chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
52 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Testament - Practice What You Preach

Chronique

Testament Practice What You Preach
Troisième album en trois ans avec ce « Practice What You Preach » pour Testament qui ira jusqu'au bout de sa démarche stakhanoviste avec « Souls Of Black » encore un an plus tard. Et si le début de carrière des Américains est plus que respectable avec les deux brûlots que sont « The Legacy » et « The New Order », ce troisième rejeton marquera quelque peu le pas, voyant le groupe rétrograder pour des rythmiques plus mid tempo (changement déjà engagé sur son prédécesseur) et des accents plus heavy qui ne feront pas le bonheur de tout le monde.

Loin d'être mauvais, « Practice What You Preach » n'en est pas moins un album bancal, manquant cruellement de relief. Tout commence pourtant bien avec le titre éponyme (riff simple mais efficace, très bon refrain) et « Perilous Nation » (et son gimmick sympa à 2'37), majoritairement mid-tempo mais headbangants à souhait et remplissant parfaitement leur rôle de mise en bouche. On y retrouve avec toujours autant de plaisir un Chuck Billy dont la prestation ici est une fois de plus irréprochable, avec ce timbre si particulier et ponctué de quelques growls, les lyrics du groupe étant d'ailleurs bien plus sensées et engagés que la moyenne des formations de l'époque. Testament a une fois de plus fait appel à Alex Perialas pour la production qui se trouve être bien plus équilibrée que celle de « The New Order ». Et si l'entame est tout à fait correcte, c'est la suite qui va pécher. Se pose en effet le problème d'un album bourré de titres qui, à l'image d'un « Envy Life » trop lente et gentillette malgré ses choeurs typés crossover, s'oublient aussi rapidement qu'ils s'écoutent (« Time Is Coming », « Blessed In Contempt », « Greenhouse Effect » malgré leur début aguichant ou quelques accélérations sympathiques). Pas des mauvais titres en soi mais ça manque de moments marquants, d'accroche, de riffs mémorables ou de soli endiablés! S'ensuit une fin d'album sans grande saveur dans une quasi indifférence avec la très dispensable « Confusion Fusion » après une anecdotique ballade (la bien nommée « The Ballad », désolé les gars mais ce ne sera pas encore pour cette fois...) et malgré le sursaut d'orgueil « Nightmare (Coming Back To You) » en guise de dernier souffle un peu tardif.

Ma chronique aurait pu s'arrêter là si, malgré le peu d'enthousiasme que j'ai montré jusqu'ici, « Practice What You Preach » ne contenait pas l'un des tout meilleurs titres de Testament, pas le plus rapide certes mais probablement l'un des plus heavy: « Sins Of Omission ». Contrairement à la plupart de ses petits copains tout y est parfait, les riffs destructeurs, le refrain imparable de Chuck (« False sense of pride, satisfies. There's no reason for suicide. Use your mind, and hope to find, find the meaning of existence! ») et ce growl en milieu de titre, les petites mélodies vicieuses, bien sûr le solo à tiroir éblouissant de Skolnick et une fin mitraillette qui termine d' achever tout le monde. Voilà ce qui en fait un classique incontournable!

Finalement j'ai beaucoup de mal à me faire un avis définitif sur ce troisième album des Californiens. Ce n'est pas celui que j'ai le plus envie de me remettre dans les oreilles, l'écoute n'est cependant pas si décevante que ça mais on ne peut pas dire que l'on ait une envie irrépressible de repousser le bouton ''play'' une fois les quarante six minutes achevées. Même quinze ans après ma découverte de cet album, j'ai toujours du mal à savoir ce que j'en pense réellement. Pas non plus que le virement plus heavy me déplaise (attendez de voir la note que je vais coller au mal aimé « The Ritual »!), j'ai même un petit faible pour Louie Clemente et son jeu très typé rock n' roll qui garde un certain charme (j'aime ce jeu de grosse caisse simple et efficace). Reste que « Practice What You Preach » manque de panache et se révèle un peu terne dans sa globalité, un album que même Skolnick peine à illuminer de son talent.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
13/10/2017 14:07
note: 9/10
Très bon album que je me suis remis hier, il est certes moins pêchu que ses prédécesseurs mais plus abouti et les solos de Skolnick sont parmi les meilleurs qu'il ait fait. Un disque qui ne laisse pas indifférent mais une vraie réussite pour moi !
cglaume citer
cglaume
23/08/2011 20:57
note: 8/10
De la très bonne came en ce qui me concerne !!!
Niktareum citer
Niktareum
23/08/2011 20:42
note: 6.5/10
Thomas Johansson a écrit : Ah ben on est d'accord finalement! Un album faiblard plombé par le jeu basique de Clemente et qui ne vaut que pour la superbe "Sins Of Omission".
Ouais à ceci près que moi justement je l'aime bien le jeu de Clemente. Clin d'oeil
Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
23/08/2011 20:38
note: 6.5/10
Ah ben on est d'accord finalement! Un album faiblard plombé par le jeu basique de Clemente et qui ne vaut que pour la superbe "Sins Of Omission".

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Testament
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (6)  7.75/10
Webzines : (7)  7.54/10

plus d'infos sur
Testament
Testament
Thrash - 1986 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Practice What You Preach
02.   Perilous Nation
03.   Envy Life
04.   Time Is Coming
05.   Blessed in Contempt
06.   Greenhouse Effect
07.   Sins of Omission
08.   The Ballad
09.   Nightmare (Coming Back to You)
10.   Confusion Fusion

Durée : 46'04

line up
voir aussi
Testament
Testament
Low

1994 - Megaforce Records / Atlantic Records
  
Testament
Testament
The Gathering

1999 - Spitfire Records
  
Testament
Testament
Souls Of Black

1990 - Megaforce Records / Atlantic Records
  
Testament
Testament
The Formation Of Damnation

2008 - Nuclear Blast
  
Testament
Testament
Live At The Fillmore (Live)

1995 - Burning World Records
  

Essayez plutôt
Nevermore
Nevermore
Dead Heart In A Dead World

2000 - Century Media
  
Aryos
Aryos
Les stigmates d'Hécate

2015 - Exu Rei Records
  
Anthrax
Anthrax
State Of Euphoria

1988 - Island Records
  
Cryonic State
Cryonic State
Voice Of The Insane (Démo)

2008 - Autoproduction
  
Annihilator
Annihilator
Never, Neverland

1990 - Roadrunner Records
  

Dark Order
Cold War Of The Condor
Lire la chronique
(Faire) découvrir le Black Metal !
Lire le podcast
Condition Critical
Extermination Plan
Lire la chronique
Affront
Angry Voices
Lire la chronique
Les sacrifices dans le black metal
Lire le podcast
Vexovoid
Call of the Starforger
Lire la chronique
Sacred Reich
Ignorance
Lire la chronique
Bilan 2017
Lire le bilan
Assorted Heap
Mindwaves
Lire la chronique
Deserter
Coils of the Lesser Serpent
Lire la chronique
Les classiques de Sakrifiss / Le Bilan !
Lire le dossier
H2SO4
British Bangla Testament (EP)
Lire la chronique
Hellish
Grimoire
Lire la chronique
Sakrif'or 2017 / Black Metal Awards
Lire le podcast
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
Urn
The Burning
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique
Les concepts dans le BM ! Pffffffffff.
Lire le podcast
Foreseen
Grave Danger
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
No Return
The Curse Within
Lire la chronique
Les reprises BLACK METAL (Björk / Radiohead / Foufoune...) POURQUOI ?
Lire le podcast
Les sorties de 2017
Vos albums et déceptions de...
Voir le sondage
Revenant
Prophecies Of A Dying World
Lire la chronique