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Fall Of Summer 2017 - 1er Jour

Live report

Fall Of Summer 2017 - 1er Jour Annihilator + Au-Dessus + Blasphemy + Broken Hope + Cattle Decapitation + Gaahl's Wyrd + Grave Digger + Magma + Merciless + Necrowretch + Primordial + Shining + Hideous Divinity
Le 08 Septembre 2017 à Torcy, France (Base de Plein-Air Vaires-Torcy)
Un an (et une semaine) après avoir mis pour la première fois les pieds au Fall Of Summer, me voilà comme des milliers d'autres festivaliers de retour sur la gigantesque base de loisirs de Vaires-Torcy. Cette fois-ci je n'ai plus de moto et c'est donc en transport en commun que je dois me rendre sur le site. Les ennuis commencent dans le RER, d'abord à Nation où un sac a été abandonné dans une rame empêchant les trains de circuler normalement puis à Torcy où nous devrons encore attendre plus de quarante-cinq minutes l'une des deux navettes acheminant le flot de festivaliers sur place. Il n'y a pourtant que quelques kilomètres entre les deux mais un souci technique semble avoir sérieusement handicapé le service. Fort heureusement, il ne pleut pas (enfin pas encore) et surtout je suis suffisamment en avance pour voir venir (d'autant que l'on a déjà planté ma tente pour moi) alors pas de stress... Une fois sur place, je constate avec plaisir que peu de choses ont changé. Il n'y a finalement que l'absence de chapiteau pour le Market Place (quel dommage !) que je remarquerai, pour le reste cela semble être calqué à l'identique des précédentes éditions (enfin du moins celle de 2016, la seule que j'ai faite auparavant).
(AxGxB)

En trois éditions, le Fall of Summer s'est imposé comme un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de metal extrême pointu. Des affiches originales et spécialisées doublées d'un site superbe à la géographie idéale ont ainsi réussi à convaincre toute une horde de métalleux de France et de Navarre de venir se réunir pour célébrer la fin de l'été en musique. Certes pas autant que l'organisation aurait voulu mais la date est désormais bien marquée tous les ans dans les agendas de nombreuses personnes de bons goûts. Comme moi, qui me faisais une joie de revenir à la base de loisirs de Torcy, transformée le temps d'un week-end en paradis métallique pour porteurs de vestes à patches.

Les portes s'ouvriront comme chaque année avec pas mal de retard. Retard dû cette fois à l'abris du bar de la colline qui n'a pas résisté aux vents nocturnes. Les bénévoles s'affairaient encore ce midi à remonter la tente. Pas vraiment de nouveautés sur le site si ce n'est le grand chapiteau du merchandising qui a disparu au profit de stands ouverts. Dommage, ce n'était pas l'année où il fallait l'enlever vu le sale tour que nous jouera la météo quasiment tout le week-end!
(Keyser)

Pour cette quatrième édition du désormais classique festival Metal Extrême francilien de la rentrée, nous avons reçu un invité surprise et pas vraiment bienvenu : la pluie. Il a draché sévère sur un temps cumulé de douze heures durant les deux jours du festoche, et malheureusement, plutôt sur les heures de concert que sur celles de sommeil. Site noyé, sets humides, boue collante omniprésente, grosses gamelles sur la colline…. les festivaliers ont fait l’expérience du festival en zone humide sans que cela altère leur motivation ni leur passion. Il y aura toujours des grognons pour pointer du doigt les insuffisances de l’orga en réaction à ce déluge prévisible et annoncé, mais il ne faudrait pas perdre de vue l’aspect artisanal et le budget hyper serré de ce festoche indépendant qui fonctionne bon an, mal an, sans aucune subvention. Quoi qu’il en soit, les épisodes pluvieux ont révélé aux festivaliers que le site manque cruellement d’endroits où s’abriter, si l’on exclut le merch, le camping et les quelques arbres de la base de loisirs de Vaires Torcy. Il fallait être parfois très motivé pour résister à l’envie de filer s’abriter sous sa tente le temps de l’averse, avec le risque de ne plus vouloir en ressortir une fois le soleil revenu. Sur le volet météo le gros atout du site c’est que les pits des deux scènes n’étant pas “en herbe”, la pluie n’a pas transformé les fosses en auges à cochons!

Peu de nouveautés quant aux aménagements, à part le remplacement de l’ancien chapiteau du market par un village de tentes, hélas moins adaptées aux averses qui ont transformé les allées en bourbiers impraticables et les tentes des exposants en abris de fortune pour festivaliers voulant échapper à l’ondée. Le food truck de l’année dernière, un peu anecdotique, a été remplacé par une tente assez encombrante, bloquant partiellement la circulation à un point névralgique, entre l’entrée du site et les scènes. Enfin, des plateformes surélevées et équipées pour les PMR ont été installées devant chaque scène. Elles seront cependant peu utilisées (par des PMR, s’entend).

Cette année, comme en 2014, j’ai choisi de participer au festival en tant que bénévole et même si mes vacations m’ont permis de suivre plusieurs concerts, je n’en ai bien entendu pas suivi autant qu’un festivalier “normal”. C’était mon troisième Fall Of et comme pour les deux précédents, je ne connaissais pas le quart des groupes participants, ce qui m’a permis d’aborder les concerts avec candeur et sans grandes attentes et de faire de bien belles découvertes, même si mon statut de bénévole ne m’a permis que de survoler la plupart des sets.
(rivax)


AU-DESSUS (Blackwaters Stage) :

Assez surprenant de retrouver un groupe de post-black sur ce festival plutôt orienté old-school et traditionnel mais pourquoi pas. D'autant qu'AU-DESSUS, signé chez Les Acteurs de l'Ombre (on comprend donc mieux leur présence ici), n'est pas le plus chiant que j'ai pu entendre dans ce style. Affublés de capuche comme c'est la grande mode ces derniers temps pour se la jouer plus obscur, les Lituaniens ont toutefois livré une prestation sobre et classe qui a dû plaire aux amateurs du genre. Le son s'est en plus avéré plutôt bon, clair et puissant. Personnellement, j'apprécie leurs passages rapides black metal, moins les séquences post atmosphériques lentes et dissonantes qui m'ennuient vite. Un début en douceur pour s'échauffer qui aurait pu être pire.

Setlist:

VIII
IX
VII
II
XI
XII
(K)


HIDEOUS DIVINITY (Sanctuary Stage) :

On enchaîne sur la Sanctuary avec les invités de dernière minute. Au départ non programmé malgré sa présence sur la tournée rassemblant CATTLE DECAPITATION et BROKEN HOPE, HIDEOUS DIVINITY a bénéficié du retrait de Doom dont le guitariste s'est blessé au doigt. Ce n'est pas moi qui vais pleurer sur cette annulation, n'ayant pas du tout aimer leur concert au Netherlands Deathfest en mars dernier (beurk ce chant ultra criard insupportable). Mais ce n'est pas moi non plus qui vais crier de joie malgré l'étiquette death metal, n'étant pas fan des Italiens. Ça s'est à nouveau confirmé en ce début d'après-midi. Alors oui ils ont des belles chemises noires assorties avec leur logo, oui ça blaste beaucoup, oui ils y mettent beaucoup d'énergie, oui le son n'est pas trop mal mais niveau riffs, ça m'ennuie au plus haut point. À l'instar de leurs compatriotes de Hour Of Penance, HIDEOUS DIVINITY se complaît dans ce death metal moderne qui blaste dans le vent, sans comprendre que les riffs restent ce qu'il y a de plus important. Je me demande si je n'aurais pas préféré Doom finalement!
(K)


NECROWRETCH (Blackwaters Stage) :

La première fois que j'ai vu NECROWRETCH c'était au mois de mars l'année dernière dans un endroit plus proche du squat que de la salle de spectacle (Le Cirque Electrique à Paris). Le son y était relativement mauvais et m'avait quelque peu gâché la fête. J'étais donc très content de pouvoir revoir les Français sur scène d'autant qu'entre temps le groupe a sorti un nouvel album intitulé Satanic Slavery. Malheureusement il y a beaucoup de vent en ce premier jour de festival et celui-ci va très vite s'inviter à la fête créant des sensations de creux désagréables. Et comme si cela ne suffisait pas, le son peine à convaincre. Heureusement, le technicien derrière la console fera très vite le nécessaire pour que les choses s'arrangent au moins un petit peu. Sans être parfait, le son gagne ainsi en clarté ce qui va permettre de mieux reconnaître les morceaux joués par NECROWRETCH. Sans surprise, le groupe fait la part belle aux titres de son nouvel album (l'entame du set se fera sur l'excellent "Sprawl Of Sin") auxquels vont venir s'ajouter quelques classiques tels que "Putrid Death Sorcery", "Black Death Communion", "Feast Off Their Doom" ou bien encore "Purifying Torment"). Le line-up complété cette année par l'arrivé du bassiste Malik Çamlica (Decaying Purity, Hyperdontia...) n'a jamais été aussi redoutable. Vlad continue d'en imposer notamment par ce débit mitraillette particulièrement impressionnant. Mais c'est surtout Ilmar qui, derrière ses fûts, attire tous les regards. Le visage grimé par quelques coups de peinture, l'ex-Bloody Sign paraît littéralement possédé. Ses yeux grands ouverts et ce regard fou donne au show de NECROWRETCH une saveur toute particulière. J'ai vraiment hâte de les revoir dans l'obscurité d'une salle pour une immersion encore plus saisissante (le 8 décembre à Paris en compagnie d'Impiety et Ritualization). Quoi qu'il en soit et en dépit d'un son qui aurait pu être meilleur, le groupe se donne à fond et enchaîne les hymnes sataniques à tout vitesse devant un public certes encore un peu clairsemé mais néanmoins motivé. Une entrée en matière des plus convaincantes sous un ciel des plus menaçant.
(A)

Beaucoup plus mon rayon, j'attendais avec impatience la prestation des Français que j'ai vraiment découverts avec leur dernier excellent album Satanic Slavery. Les extraits de leurs anciennes sorties ainsi qu'un show au Live Evil londonien en 2013 ne m'avaient en effet pas spécialement convaincu. Là c'est une tout autre histoire. Du death légèrement blackisant qui pue le bouc et va droit au but. C'est evil, nerveux et haineux, ça riffe à l'ancienne, ça blaste, ça crie, on croirait presque entendre un groupe d'Amérique du Sud si les gars maîtrisaient moins leurs instruments. Mais là ça maîtrise grave et on s'en prend plein la tronche pendant plus de quarante minutes dont la première moitié sera consacrée à leur nouveau méfait. Même si on note un côté répétitif difficile à éviter dans ce genre radical, NECROWRETCH a clairement assuré sur cette belle scène disposée dos au lac désert vu le temps grisâtre. Là commence vraiment mon Fall of Summer!

Setlist:

Sprawl Of Sin
Tredeciman Blackfire
Satanic Slavery
Black Death Communion
Putrid Death Sorcery
Verses From The Depths
(K)

Arrivée en cours de concert, ce premier set de mon Fall Of 2017 sert surtout à me mettre dans l’ambiance. Le Black Metal du matin, ça pique un peu, mais ça nettoie bien les esgourdes, rien de tel pour se mettre dans le bain, même si je n’adhère pas des masses à la musique du gang dont le son, depuis les collines, semble un petit peu brouillon.
(R)


BROKEN HOPE (Sanctuary Stage) :

Pas le vieux groupe américain de death metal que j'apprécie le plus, BROKEN HOPE a toute de même le mérite de faire partie des pionniers du brutal death. Une brève apparition de ma part lors de leur performance ultra brutale au premier Netherlands Deathfest m'avait en plus assez impressionné. J'ai donc suivi leur gig tout du long avec attention. Je n'en démords pas, il y a bien mieux que BROKEN HOPE dont le DM à l'ancienne s'avère trop basique et générique, surtout aujourd'hui, malgré la radicalisation récente de leur son qui ne s'est pas forcément entendue cet après-midi en raison d'un son trop faiblard. Cela dit, quelques mid-tempos headbangants ou accélérations blastées bien efficaces, ainsi que le charisme et la grosse voix de Damian Leski de Gorgasm ont su nous faire apprécier un tant soit peu le set du quintette de Chicago dont on ne boudera pas au final ce rarissime passage en France.
(K)

En débarquant devant la Sanctuary Stage, je reconnais BROKEN HOPE à son backdrop aussi laid que spectaculaire, reprenant l’artwork du dernier méfait du gang, Mutilated and Assimilated. C’est quand même bien brutal.
(R)


GRAVE DIGGER (Blackwaters Stage) :

Si le début du set des Allemands m'a fait craindre le pire à cause d'un son sans envergure sur l'éponyme "Healed By Metal" de leur nouvel opus que je n'ai même pas écouté vu le titre ridicule, GRAVE DIGGER a finalement délivré une belle prestation, le son ayant vite gagné en consistance. Ce fut certes sans surprise mais avec l'efficacité et la bonne humeur communicative de son leader Chris Boltendahl affublé d'un moule-burnes à rayures noires et blanches des plus kitsch collant parfaitement avec le heavy metal teuton du combo. Le frontman charismatique et l'excellent guitariste Axel "Ironfinger" Ritt qui a grave la classe avec ses poses sur les solos tiennent vraiment le groupe à eux seuls. Côté setlist, l'accent est légèrement mis sur le dernier album par le biais de trois extraits qui m'ont paru aussi corrects que génériques quand le reste du gig sera consacré pas mal à d'autres titres récents ("Ballad Of A Hangman", "Season Of The Witch", "Highland Farewell"...) et tout de même un peu aux classiques que sont "Witch Hunter", "Excalibur" et bien sûr "Heavy Metal Breakdown" et son refrain repris par le public. Un public d'ailleurs peu nombreux, prouvant une nouvelle fois que la France n'est décidément pas un pays de heavy metal. Tant pis pour les absents, c'était bien cool!

Setlist:

Healed By Metal
Lawbreaker
Witch Hunter
Ballad Of A Hangman
Hallelujah
Excalibur
Season Of The Witch
Highland Farewell
Rebellion (The Clans Are Marching)
Heavy Metal Breakdown
(K)

Un superbe backdrop représentant la mort dans une immense église gothique accueille les spectateurs. Sur une intro kitch et dégoulinante, une mort de carnaval toute aussi kitch s’avance au micro pour annoncer le set de GRAVE DIGGER avec la prestance et le talent du comédien incarnant le père Fourras dans Fort Boyard. Déboule alors sur scène l’improbable quatuor Hollandais mené par un frontman qui est une sorte de sosie de Franck Dubosc et dont le pantalon rayé noir et blanc est assorti à l’instrument de son guitariste. Musicalement, c’est gentillet, un peu désuet aussi, mais c’est le premier groupe en chant clair et mélodique de la journée et dans ce monde de brutes, ça fait du bien. Cela dit, les chansons ayant tendance à toutes se ressembler, je finis par préférer à ce spectacle, la chaleur accueillante du stand de bières spéciales.
(R)


CATTLE DECAPITATION (Sanctuary Stage) :

Toujours une bonne claque en live, je n'avais aucun doute sur la capacité des Américains à continuer de distribuer des mandales sur scène. Surtout avec leur récent album The Anthropocene Extinction qui maintient le groupe parmi la liste restreinte des formations extrêmes les plus intéressantes. Une nouvelle fois, CATTLE DECAPITATION a tout cassé grâce à des compositions brutales et variées piochées dans les deux dernières sorties ("Manufactured Extinct", "The Prophets Of Loss", "Clandestine Ways (Krokodil Rot)", "Mutual Assured Destruction", "Forced Gender Reassignment", etc.). Et aussi grâce à son chanteur Travis Ryan qui, malgré quelques kilos en trop et une ressemblance de plus en plus frappante avec Randy Blythe de Lamb Of God, assure toujours autant au micro. Une présence scénique redoutable ainsi qu'une versatilité de tons remarquables (growls, gruiks, shrieks, clean...) font de lui l'un des meilleurs frontmen de la scène. Dommage néanmoins que le son assez brouillon n'ait pas su restituer la richesse des morceaux des Californiens. Il fallait ainsi bien les connaître, ce qui était sans doute le cas pour les spectateurs venus nombreux assister à cette démonstration des plus efficaces.
(K)


SORTILÈGE TRIBUTE (Blackwaters Stage) :

Les organisateurs du Fall Of Summer ont toujours eu à cœur de rendre spéciales leurs éditions grâce à la participation de groupes que l'on a très peu l'habitude de voir sur scène ou bien qui n'ont tout simplement jamais joué en France. Mais un autre de leurs petits plaisirs sont les hommages fait à certains groupes français qui aujourd'hui n'existent malheureusement plus. Après le Tribute à Massacra qui a eu lieu l'année dernière, Jessica et ses acolytes récidivent cette année avec un hommage à SORTILÈGE, l'un des groupes de Heavy Metal français les plus emblématiques. Comme pour celui à Massacra, ce tribute sera mené par d'autres musiciens que ceux de SORTILÈGE. Au chant, on retrouve ainsi Alexis Roy-Petit de Hürlement épaulé pour l'occasion par Farid Medjane (ex-Trust), Bruno Ramos (Manigance), Yves Campion (Nightmare) et Nicklaus Bergen (ADX). Mais les quelques anciens membres de SORTILÈGE présents à Torcy (Didier Demajean, Daniel Lapp et Jean-Philippe Dumont) ne seront pas non plus oubliés puisqu'ils monteront sur scène afin d'interpréter un de leurs tubes ("Marchand d'Hommes"). Malgré ce line-up deluxe, je n'étais pas spécialement rassuré quant à la tournure des choses, principalement parce que l'hommage à massacra de l'année dernière n'avait pas forcément été très concluant (à quelques exceptions près). Toutefois, en décidant ne pas faire tourner les musiciens entre chaque morceau, ce tribute à certainement gagné en cohérence. Quoi qu'il en soit, la plus grosse difficulté était selon moi de faire "oublier" l'absence de Zouille. A ce petit jeu-là, Alexis Roy-Petit s'en est je trouve très bien sorti. Bon, ça manquait peut-être un peu d'énergie sur scène mais le chanteur de Hürlement n'a pas démérité un seul instant. Derrière, les autres musiciens s'en donnent également à cœur joie, que ce soit Farid Medjane qui aura le sourire aux lèvres du début à la fin, Yves Campion qui va arpenter la scène en long et en travers sans oublier de taper la pose ou bien Nicklaus Bergen dont on appréciera la qualité du doigté. Pourtant, j'ai trouvé que cela manquait d'un petit quelque chose, probablement à cause d'une setlist de laquelle était absente certains tubes (pas de "Majesté", de "Cyclope de l'étang" ou de "La hargne des tordus" !). Et si le public a souvent bien répondu à l'appel en reprenant en chœur l'essentiel des paroles, je trouve que l'ensemble souffrait d'un petit manque de folie. Mais il faut savoir ne pas cracher dans la soupe. Ainsi, comme beaucoup d'autres festivaliers autour de moi, quel ne fût pas mon plaisir de reprendre les refrains de "D'ailleurs" ou de "Métamorphose" ou tout simplement d'entendre sur scène des morceaux tels que "Quand un aveugle rêve", "Sortilège, "Délire d'un fou" ou bien "Marchand d'hommes" sur lequel se sont donnés rendez-vous trois anciens SORTILÈGE. Au final, si j'en attendais peut-être davantage, j'ai tout de même passé un très bon moment et c'est déjà très bien comme ça.
(A)

Clairement le moment que j'attendais le plus de ce Fall of Summer. Alors oui ce n'est pas vraiment SORTILÈGE. Ça ne l'est pas du tout d'ailleurs alors que l'on aurait pu s'attendre à davantage d'implication des trois anciens membres du groupe Didier Demajean, Daniel Lapp et Bob Snake qui ne sont sortis des backstages que sur le dernier morceau "Marchand d'Hommes" pour un final émouvant. Oui, il n'y avait pas l'extraordinaire Zouille et sa voix d'ange, ni le compositeur Stéphane Dumont exilé aux États-Unis. Oui, tout cela manquait de répétitions et de réelle complicité entre les protagonistes, même si aucun n'a failli, des guitaristes Bruno Ramos (Manigance) et Nicklaus Bergen qui ont su réanimer avec brio les riffs légendaires, les mélodies mémorables et les solos de sorciers, à l'incontournable bassiste Yves Campion (Nightmare) et à l'ex-Trust Farid Medjane tout sourire, sans oublier la brève apparition de Gil Di Bravo de Présence sur "Messager". Oui, les éternels grincheux n'ont pas tout à fait tort sur ces points. Mais putain quel pied d'entendre ces morceaux incroyables en live, surtout pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'assister à un concert de SORTILÈGE dans les années 1980! Je n'avais aucun doute sur la capacité d'Alexis Roy-Petit de Hürlement à reprendre le répertoire de Christian "Zouille" Augustin qui n'a pas souhaité prendre part aux festivités et j'avais bien raison. Le petit frontman à la grande voix a su faire oublier l'absence de l'irremplaçable Zouille, le Rob Halford français, en restant fidèle aux timbres d'origine tout en apportant ce qu'il faut de sa touche personnelle. Une gageure vu la versatilité et la difficulté technique des lignes de chant qui montent très souvent vers les plus hauts aigus. On sentait en plus Alexis véritablement ému de chanter les paroles d'un de ses groupes préférés. Il en parlera d'ailleurs en termes très élogieux à plusieurs reprises, notamment pour "une des plus belles ballades qui donnent des frissons" pour la magnifique "Quand un Aveugle Rêve" ou carrément "la plus belle balade de tous les temps et ma chanson préférée de SORTILÈGE" en introduction de la majestueuse "Délire d'un Fou". Bien d'accord avec lui tant ces deux morceaux furent pour moi les meilleurs moments du set. Un set qui en a connus plein d'autres, tous les morceaux de SORTILÈGE restant foutrement bonards. Rien que "D'Ailleurs" me mettra sur le cul d'entrée de jeu. "Metamorphose" et "Sortilège" furent aussi à retenir, avec le prix du karaoké pour ce dernier. J'attendais toutefois davantage de chant de la part du public qui m'a semblé trop timide alors que SORTILÈGE retrouve pourtant une certaine popularité chez la nouvelle génération. Une bien belle fête quoi qu'il en soit et un grand merci au Fall of Summer pour ce moment dont j'ai goûté chaque seconde, SORTILÈGE étant pour moi de loin le meilleur groupe français de heavy metal. C'est malheureusement aussi l'heure qu'a choisi la météo pour commencer à déverser sa pluie et inonder les spectateurs, pour ne s'arrêter qu'au milieu de la nuit.

Setlist:

D'ailleurs
Progéniture
Métamorphose
Quand un Aveugle Rêve
Messager
Gladiateur
Sortilège
Délire d'un Fou
Marchand d'Hommes
(K)

Profitant du set de CATTLE DECAPITATION pour une pause au sec dans ma tente, je retrouve l’enceinte du fest quelques minutes après le début du concert hommage à SORTILEGE. Depuis le matin, je m’étonne du nombre de festivaliers arborant des patches du gang français et je suis encore plus ébahi en découvrant qu’une bonne partie du pit connaît par coeur les paroles des chansons d’une formation séparée depuis 1986! La prestation du tribute est plutôt émouvante, même si l’orga a un peu survendu la réunion du combo historique qui n’assure que la dernière chanson et même si le vocaliste en fait un peu trop dans le trémolo. Cela étant, cet exercice de style mélodique et en français est une bouffée d’air frais au milieu de la setlist plutôt poilue et agressive de cette édition 2017.
(R)


MERCILESS (Sanctuary Stage) :

Après ce Tribute à SORTILÈGE, je me dépêche de prendre le chemin de la Sanctuary Stage afin d'assister à l'un des concerts que j'attendais le plus aujourd'hui, celui des Suédois de MERCILESS. Bien que le groupe se soit reformé en 1999, on ne peut pas dire qu'il ait été particulièrement actif depuis, allant même jusqu'à éviter tout contact avec la scène depuis une dizaine d'années. Enfin ça c'était vrai jusqu'à l'année dernière, date à laquelle MERCILESS s'est finalement décidé à remonter sur les planches (sa participation à l'édition 2016 de Close-Up Båten). Embarqué depuis dans une série de dates exclusives (Party San Open Air, California Deathfest...), autant vous dire qu'il était inimaginable que je râte l'occasion unique qui nous était proposée par le Fall Of Summer. Pourtant, je ne savais pas trop à quoi m'attendre dans la mesure où ce genre de retour peut très vite tourner au fiasco le plus total. Mais les Suédois vont rapidement balayer mes doutes grâce à une prestation tout aussi inattendue que leur retour sur les planches. Car le moins que l'on puisse dire c'est que malgré les années qui passent, MERCILESS a su conserver cette urgence qui caractérisait ses premiers enregistrements et notamment le redoutable The Awakening, l'un des premiers albums de Death/Thrash a avoir émergé de la scène suédoise au début des années 90. Et si les cheveux se font plus clairsemés, les bedaines plus rondes et les rides plus creusées, la musique elle n'a pas bougé d'un poil. Roger Petersson et ses compagnons vont ainsi très vite rentrer dans le vif du sujet, adoptant une attitude particulièrement Punk qui va apporter une énergie incroyable à leur prestation. Le groupe ne s’embarrassant d'aucune fioriture, les titres s’enchaînent alors à toute berzingue. On retrouve pèle-mêle les excellents "Feebleminded", "Realm Of The Dark", "The Awakening", "Cleansed By Fire", "Perish", "Souls Of The Dead", "Violent Obsession", "Pure Hate", "Unbound" et sa mélodie ultra entêtante... Le tout servit par un son abrasif des plus fameux qui va rendre cette rencontre absolument inoubliable. Une setlist aux petits oignons et surtout une cadence et une puissance de feu que je ne soupçonnais pas vraiment après toutes ces années qui m'auront mis le cul par terre. L'un des concerts du festival, assurément !
(A)

Le Fall of Summer, c'est souvent l'occasion de voir des vieux groupes cultes de l'underground que l'on ne pensait jamais voir. MERCILESS fait typiquement partie de ceux-là, même si j'avais déjà eu la chance de les croiser le mois précédent au Party.San. Ne connaissant que le premier album The Awakening dont les Suédois jouent quatre extraits, je n'avais honnêtement pas pris mon pied plus que ça. Pourtant, les morceaux des autres opus proposés, MERCILESS n'ayant oublié aucun des quatre disques que compte sa discographie, m'avaient plu. Mais je ne sais pas, il manquait quelque chose. Ce fut la même histoire à Torcy. Malgré la qualité et l'efficacité du death/thrash old-school des Scandinaves, je ne suis jamais vraiment rentré dans ce concert. La faute principalement au TRIBUTE TO SORTILÈGE où j'avais encore la tête, à la pluie gênante et tout de même à une certaine répétitivité, car les retours des fans que j'ai pu entendre étaient tous très positifs.

Setlist (dans le désordre):

The Treasures Within
Feebleminded
Cleansed By Fire
Realm Of The Dark
The Awakening
Unbound
The Land I Used To Walk
Lifeflame
Unearthly Salvation
Branded By Sunlight
Dying World
Pure Hate
(K)


MAGMA (Blackwaters Stage) :

Retour sur la Blackwaters Stage pour ma première rencontre avec MAGMA mais aussi le début des complications avec une pluie particulièrement pénible qui ne va cesser de s'abattre qu'aux alentours de 3h00 du matin (il n'est que 18h30 quand celle-ci commence à tomber drue)... Autant vous dire qu'avec un simple sweat à capuche, une veste en jeans et une paire de baskets, il n'a pas fallu bien longtemps avant que je sois trempé de la tête aux pieds. Mais c'était ça où bien rester cloîtré dans ma tente... Bien que je ne sois absolument pas familier avec la musique du groupe de Christian Vander, je tenais vraiment à assister à ce concert et ainsi découvrir MAGMA sur scène, déjà par simple curiosité mais aussi pour voir si un quelconque déclic se produirait. Lorsque j'arrive face à la scène, le groupe s'apprête à lancer les festivités. Entre le chanteur, les deux choristes/chanteuses, le guitariste, le bassiste, le vibraphoniste et enfin M. Vander, autant vous dire qu'il y a un peu du monde sur scène. Soyons francs, je n'ai aucune idée de la setlist qui a été jouée en ce vendredi soir (a priori deux ou trois titres de Mekanïk Destruktïw kommandöh). Je sais simplement que nous avons eu le droit à trois ou quatre mouvements et que du début à la fin, malgré la pluie, j'ai été happé par ce qui se passait devant moi. On ne peut pourtant pas dire que cela soit un spectacle visuellement attrayant mais d'un point de vue strictement musical, MAGMA à clairement cette capacité à vous transporter (ou bien à vous laisser sur le bas côté, c'est selon). Je n'ai pas donc pas eu à résister et me suit ainsi très vite pris au jeu, emporté que j'ai été par cette musique hypnotique qui depuis les années 70 a su s'affranchir de toute barrière. Outre cette liberté prise dans la structure et l’enchaînement de chacun de ces mouvements (des montées, des descentes, des changements de plans inattendus, des idées simples ou complexes...), on est également subjugué par ces paroles d'un autre monde chantées, scandées, hurlées, susurrées dans un langage étrange, le kobaïen (je comprends maintenant où Mike Patton est allé chercher une partie de son inspiration pour des projets tels que Mr Bungle ou Fantômas). Et quand derrière sa batterie, Vander se lève pour chanter, on se dit que c'est pas mal non plus. MAGMA finira par quitter la scène après plus d'une heure de show, remerciant au passage le public d'avoir eu le cœur à rester les écouter malgré les conditions particulièrement difficiles. Bah ouais, ça valait quand même sérieusement le coup. A revoir en salle, pour sûr.
(A)

La pluie s’installe définitivement pendant le set de MERCILESS et comme il drache dru, une bonne partie des festivaliers cherche à s’abriter sous les arbres et les tentes du merch plutôt que de se faire saucer devant le set de MAGMA. Le combo, très attendu, se fait encore plus attendre avec un interminable soundcheck. Je ne connais la formation que de réputation et j’espère secrètement que le concert ressemblera à celui qui s’était déroulé au même endroit et à la même heure lors de la précédente édition du Fall Of Summer et à l’occasion duquel j’avais eu une révélation devant Oranssi Pazzuzu. J’aurais aimé que ce show de MAGMA soit aussi intense et envoûtant que celui des finlandais mais malheureusement, et probablement à cause de la pluie, cela n’a pas été le cas. Enfin, le set commence, avec cette musique si particulière et ce chant dans la langue inventée par le groupe et déclamée par un charismatique frontman et deux choristes qui font un peu la tronche, même s’il est difficile d’en connaître la raison vu qu’il n’y a aucune communication avec le public, très épars. C’est une musique dans laquelle il faut rentrer, ce que les conditions météorologiques ne facilitent pas. Elles auront finalement raison de ma motivation car après une vingtaine de minutes à ne pas arriver à rentrer dans MAGMA, je quitte la plage de la Blackwater et vais assister au soundcheck, tout aussi humide, de SHINING. Soulignons cependant que quelques plaisantins un peu avinés tentent un improbable slam, bien vite réprimé par le service d’ordre.
(R)


SHINING (Sanctuary Stage) :

Le groupe de Black Jazz suédois va réaliser l’une des prestations les plus lumineuses de la journée, devant un parterre bien garni et les pieds dans l’eau. Les slammeurs de toute à l’heure remettent ça et après deux tentatives avortées, se lancent dans un pogo rageur histoire de se réchauffer un peu. Sur scène, le gang se déchaîne et enchaîne (sic) des morceaux tirés de tout leur répertoire ainsi que deux compos inédites. Ce n’est pas vraiment ce que j'appellerais du Black Metal et même si les quelques soli de saxophone sont intéressant, c’est finalement les compos plus récentes, de Metal Alternatif, que je trouve les plus accrocheuses. C’est en tout cas ces morceaux qui sont plus aptes à donner la patate, ce dont nous avons tous bien besoin en cette humide soirée. Très bonne ambiance, groupe super dynamique et public réceptif. L’on se dit que le remplacement de dernière minute de Saint Vitus par SHINING était plutôt une bonne chose car les Suédois ont réussi à redonner la pêche et le sourire aux festivaliers trempés.
(R)


GAAHL'S WYRD (Blackwaters Stage) :

SHINING ne m'intéressant pas le moins du monde, je pars me réfugier à l'abris d'une tente de merchandising en attendant le concert de GAAHL'S WYRD. Après 50 minutes à espérer que la pluie cesse, je dois pourtant me faire à l'idée que cela ne sera pas le cas. Je reprends donc la direction de la Blackwaters Stage en constatant au passage que l'herbe s'est transformée en une boue compacte et glissante que je vais passer le reste du festival à éviter le plus possible. Formé en 2015, GAAHL'S WYRD est un projet mené par l'inquiétant Kristian Eivind Espedal aka Gaahl. Celui-ci est rejoint pour l'occasion par des membres de Borknagar, ICS Vortex, Sahg, Nidingr et Aeternus. L'idée derrière ce groupe est d'interpréter des titres écrits et composés par Gaal pour Gorgoroth, God Seed ainsi que Trelldom. Autant vous dire que j'étais plutôt curieux de voir et d'écouter tout ça. Déjà parce qu'entendre du Trelldom sur scène est quelque chose d'assez rare mais aussi parce que je n'ai jamais eu l'occasion de voir Gorgoroth à l'époque de Gaahl. Celui-ci arrive sur scène peu de temps après ses musiciens. Difficile à expliquer comme ça par écrit, mais il se dégage du personnage un réel charisme inspirant respect et inquiétude. Est-ce son regard froid et menaçant, sa démarche tranquille ou bien toutes ces histoires passées qui le poursuivent ? Je ne saurais le dire. En tout cas, difficile de ne pas se sentir écrasé par cette aura malveillante qui va ainsi donner le ton d'une prestation très classique mais néanmoins efficace. Car si je me méfie de ce type de projet comme de la peste, je dois reconnaître que je me suis vite laisser séduire par ces morceaux de Gorgoroth tirés d'Incipit Satan, Twilight Of The Idols - In Conspiracy With Satan et Ad Majorem Sathanas Gloriam (Argh, ce "Carving A Giant" !) ainsi que ceux de Trelldom ("Til Minne..." et "Steg"). Il y a eu également quelques reprises de God Seed mais n'étant pas familier du groupe, ce ne sont pas elles qui m'ont le plus marqué. Sur scène, les musiciens qui accompagnent Gaahl contrastent avec l'attitude fermée de leur leader. Pieds sur les retours, grimaces et autres gimmick... Ces derniers assurent le show même si tous les regards se posent sur le menaçant Kristian Eivind Espedal à la voix toujours aussi abrasive et haineuse. En dépit de son statut de groupe de reprises, GAAHL'S WYRD a su se montrer convaincant. La nuit, la pluie et l'attitude de Gaahl y sont surement pour beaucoup mais du coup, ça m'a donné envie de me rendre à la date parisienne prévue cet hiver.
(A)

C’est une toute autre ambiance qui s’installe sur la Blackwater pour le rituel de GAAHL'S WYRD. Le frontman - showman porte son classique corpse paint rayé et vomit son Black Metal tout en captivant l’auditoire avec son habituelle gestuelle lente et théâtrale. Les musiciens également maquillés sont tous excellents. Le public est plutôt recueilli et contemplatif, y compris le fou furieux torse nu et en slip qui boit le spectacle jusqu’à la lie, les épaules couvertes de chair de poule. Un grand moment, magique.
(R)


BLASPHEMY (Sanctuary Stage) :

Après deux concerts catastrophiques au Nidrosian et au Netherlands Deathfest, je n'attendais pas grande chose de cette troisième rencontre avec BLASPHEMY dont j'apprécie la musique sur disque mais qui me fait quand même l'impression d'une bonne grosse arnaque une fois sur les planches. C'est certains, les gars s'en battent les couilles et profitent tout simplement de leur statut de groupe culte pour cachetonner comme il se doit. Lunettes de soleil à 22h00 sous la pluie, clope au bec, voix complètement à la ramasse, son toujours aussi dégueulasse... Ouais les Canadiens s'en branlent. Pourtant, oui pourtant, cette troisième fois sera la bonne en ce qui me concerne. Car le son, même s'il est loin d'être bon, n'est pas aussi mauvais que les deux fois précédentes. Du coup, je réussi à m'immerger dans le show de BLASPHEMY sans trop de difficultés il me faudra quand même quelques titres) malgré une pluie persistante et un vent qui va venir éteindre toutes les bougies (sauf une) disposées sur la scène. Niveau setlist, aucune surprise, le groupe enchaîne les mêmes titres dans le même ordre sans se soucier de varier les plaisirs ou d'apporter un soupçon de nouveauté à ses prestations qu'il enchaîne en Europe à un rythme désormais assez régulier. Cartouchières et grenades saillantes, Nocturnal Grave Desecrator And Black Winds semble pourtant encore un peu plus à la ramasse que d'habitude. On entend effectivement très peu sa voix et quand celle-ci se fait finalement audible, on constate qu'elle manque cruellement de puissance. Là où il y a du mieux, c'est dans le son de guitare nettement moins pénalisant qu'auparavant. Bien sur, c'est toujours particulièrement brouillon et dégueulasse, mais il est tout de même plus simple d'identifier les dix-sept titres joués ce soir par BLASPHEMY. D'ailleurs, que le son soit bon ou pas, cela n'a jamais empêché les die-hard fans du premier rang de s'exciter avec ferveur et violence. Un pit bien virile qui fera le bonheur de tous les amateurs de la formation canadienne passée maître dans l'art du troll. Pour ma part, je me laisserai également prendre au jeu (avec plus de retenue) me permettant ainsi de faire fi de la pluie et surtout passer un bon moment à l'écoute de de ces monuments de violence que sont "War Command", "Blasphemous Attack", "Gods Of War", "Nocturnal Slayer", "Weltering In Blood" et bien entendu l'excellent "Ritual". Allez, encore un peu de courage, la journée est bientôt terminée, on va bientôt pouvoir se mettre au sec.
(A)


ANNIHILATOR (Blackwaters Stage) :

S'ensuivit une longue période de creux. L'enchaînement MAGMA (pas du tout ma came), SHINING (pareil), GAAHLS WYRD (dont j'ai tout de même vu une partie du set mais à propos duquel je n'ai rien à dire n'étant pas au fait de la carrière du célèbre ancien frontman de Gorgoroth, Wardruna et God Seed) et BLASPHEMY (que j'ai entre-aperçu quelques minutes le temps de confirmer une nouvelle fois à quel point ce groupe est mauvais et surcoté) ne m'intéressait en effet pas des masses. J'en ai donc profité pour retourner à ma tente au camping afin de me mettre à l'abri, le site n'offrant quasiment aucune solution de repli. Et je n'étais pas le seul! Il est clair que la météo capricieuse en a refroidi plus d'un, bien dommage pour l'ambiance du festival qui se déroulait très bien jusqu'ici! Mon prochain vrai concert sera donc celui de ANNIHILATOR. Pas que je sois fin connaisseur des Canadiens. Je n'y connais même rien malgré l'aura du combo. Pourquoi alors ne pas rester au chaud dans sa tente au lieu de rester planté sur le sable mouillé sous la flotte pendant une heure? Parce que je me souviens d'un concert fort sympathique au Hellfest il y a quelques années et que ANNIHILATOR a tout pour me plaire. Et puis je n'allais pas passer tout mon samedi soir loin des scènes! Bien m'en a pris car je n'ai pas du tout regretté de m'être bougé. Si le quatuor avait vite interrompu son set à l'Alcatraz en août, il a joué avec le sourire et la manière au Fall of Summer. Même placé tout devant à l'extrême gauche de la scène, le son restait très correct pour savourer la prestation au poil des Canadiens, notamment d'un Jeff Waters très en forme.Le bonhomme s'éclate, tout comme ses autres compères, et cela nous redonne un coup de fouet face au froid et la pluie. Le thrash heavisant de ANNIHILATOR fait mouche à grands coups de riffs tranchants et de solos virevoltants, surtout les classiques de Alice In Hell ("W.T.Y.D.", "Alice Hell" et "Human Insecticide" en final) et Never, Neverland ("Phantasmagoria"), même si les nombreux morceaux plus récents ne déméritent pas non plus. Je m'étonne d'ailleurs de la vitesse et la violence d'un nouveau titre, "Twisted Lobotomy", grosse claque! Le public, plutôt nombreux malgré l'heure et les conditions, a semblé lui aussi apprécier la performance. De quoi me pousser à plonger dans la discographie du groupe, au moins les classiques!

Setlist:

Suicide Society
King Of The Kill
No Way Out
Set the World On Fire
W.T.Y.D.
Second To None
Twisted Lobotomy
Alison Hell
Phantasmagoria
Human Insecticide
(K)


PRIMORDIAL (Sanctuary Stage) :

Mais avant d'aller me glisser dans ma tente, il me reste encore à assister à la prestation de PRIMORDIAL, groupe que je n'avais encore jamais vu en live. Rien d'étonnant à cela car je suis un amateur de la dernière heure qui, après plusieurs tentatives infructueuses il y a de ça plusieurs années, a finalement réussi à pénétrer leur musique après la découverte de leur dernier album en date, l'excellent Where Greater Men Have Fallen sorti fin 2014. C'est sous une pluie encore généreuse que les Irlandais font leur entrée sur scène. D'ailleurs, Alan Averill ne manquera pas l'occasion d'évoquer leur nationalité en se présentant de la sorte au public du Fall Of Summer : "Hi, we are PRIMORDIAL from the Republic Of Ireland". On m'avait vendu le personnage comme bavard et charismatique et effectivement, ces deux adjectifs lui vont plutôt bien. Vêtu d'étranges habits quelque part en une fashionista au rabais et un clodo qui se serait endormi dans un moulin à farine, le grand gaillard encapuchonné va mener le show d'une main de maître faisant preuve à chaque instant d'une force et d'une conviction débordante. Que ce soit dans ses gestes prononcés, sa voix puissante et gorgée d'émotions amères ainsi que dans ses nombreux petits discours qu'il va énoncer entre certains morceaux (même si le fond n'est pas forcément du meilleur cru), l'Irlandais s'exprime avec ferveur et passion. Et bien souvent, quand les choses sont faites de la sorte, il n'en faut pas davantage pour se laisser transporter. Et même si je peste depuis MAGMA sur cette météo exécrable, force est d'admettre que cette pluie battante associée ici à un jeu de lumières impeccable va grandement contribuer à cette atmosphère si particulière (il y a un peu d'Irlande avec nous ce soir). Une ambiance qui va se nourrir de titres aussi beaux qu'épiques tels que les excellents "Babel's Tower" (chair de poule), "Where Greater Men Have Fallen", "The Coffin Ships" (chair de poule bis) ou "No Grave Deep Enough". Putain, quel pied ! D'autant que le son est particulièrement bon permettant ainsi de se délecter du jeu des deux guitaristes Ciáran MacUiliam et Micheál O'Floinn et de leurs solos à vous hérissez le poil de plaisir ("Babel's Tower" encore !). Et à voir les réactions du public qui semble bien peu se soucier de la pluie, il est évident que je ne suis pas le seul à apprécier ce moment. Comme MAGMA quelques heures auparavant, PRIMORDIAL n'aura de cesse de nous remercier d'être présents en dépit de ces tristes conditions climatiques et le moins que l'on puisse dire c'est que ça valait bien la peine de se faire saucer dans le froid pendant près d'une heure. J'y retournerai en tout cas avec plaisir, et cela dans les mêmes conditions.
(A)


Première journée compliquée mais malgré le froid, la pluie et mes habits complètement trempés, j'ai réussir à assister à tous les concerts que je voulais voir et surtout j'ai pris quelques savates que je n'espérais pas forcément (MAGMA, BLASPHEMY) ou qu'à l'inverse j'attendais de pied ferme (MERCILESS, PRIMORDIAL). Si la nuit sera des plus courtes et difficiles, la seconde journée réservera également son lot de (très) bons moments (et d'éclaircies tant attendues).
(A)

ANNIHILATOR m'a clairement redonné du baume au cœur après la fin d'après-midi et la soirée gâchées par le temps. Cela a permis de finir sur une bonne note et de se remotiver pour le lendemain. Pour le lendemain seulement car je laissai à ses fans PRIMORDIAL qui clôturait ensuite cette première journée du Fall of Summer 2017 pour un show apparemment excellent. La pluie redoublant d'intensité, l'after sera pour moi vite écourté. En espérant que demain soit plus clément! Allez on y croit!
(K)

La pluie et la fatigue ont finalement raison de ma motivation et je plie les gaules direction ma tente où je mettrai plus de vingt minutes à enlever mes godasses raides de boue et mon jean trempé avant de me blottir dans les bras de Morphée.
(R)

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Novembre 2017
  

2 COMMENTAIRE(S)

Sulphur citer
Sulphur
11/11/2017 16:08
Et "Prosperity and Beauty" en conclusion ; je ne suis pas fou de Gorgoroth, mais ce titre tue. J'aimerais beaucoup voir ça.
gulo gulo citer
gulo gulo
11/11/2017 14:26
Ah, j'avais pas pigé ce que c'était au juste, Gaahl's Wyrd, merci. Oui, le Monsieur dégage, quand on est en face... Je l'avais vu jouer peu après son coming out, ça ricanait dans la salle avant qu'il arrive, pas pendant qu'il était là. Du tout. Croisé dans la rue juste avant le concert, aussi, pas reconnu de suite, mais forcé de me retourner sur ce type.

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