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Fall Of Summer 2017 - 2ème Jour

Live report

Fall Of Summer 2017 - 2ème Jour Azarath + Bulldozer + Count Raven + Coven + Crescent + Demolition Hammer + Ende + Immolation + Marduk + Melechesh + Morbid Saint + Orange Goblin + Septicflesh + Toxik + Venom
Le 09 Septembre 2017 à Torcy, France (Base de Plein-Air Vaires-Torcy)
Miracle, il ne pleut pas! On va pouvoir prendre tranquillement l'apéro avant de rejoindre les scènes pour cette deuxième et dernière journée qui annonçait encore du lourd. Ça ne durera malheureusement pas longtemps puisque la pluie réapparaîtra dès les premiers groupes. Heureusement, elle disparaîtra en milieu d'après-midi pour ne plus revenir!
(Keyser)


ENDE (Sanctuary Stage) :

Après une bonne partie de la journée d'hier passé sous la flotte, le soleil semble finalement décidé à pointer le bout de son nez pour cette deuxième journée. Un temps sec tout particulièrement bienvenu qui va me permettre de faire sécher (un peu) mes vêtements avant d'attaquer un samedi des plus chargés. Lorsque j'arrive devant la Sanctuary Stage, les Bretons d'ENDE sont déjà à pied d'œuvre devant un public déjà relativement nombreux. Tant mieux pour le groupe car il est vrai qu'il n'est jamais facile de devoir ouvrir les hostilités aussi tôt face à une assistance encore endormi et probablement toujours imbibés de la veille. Pour ma part, et malgré ma curiosité envers ENDE, je ne fais pas preuve d'une très grande concentration, écoutant d'une oreille distraite le groupe tout en discutant avec Keyser. Résultat des courses, je ne retiens pas grande chose de ce premier concert de la journée si ce n'est que ce que j'ai entendu m'a plutôt plu. A revoir en salle en faisant preuve de davantage d'assiduité...
(AxGxB)


CRESCENT (Blackwaters Stage) :

On poursuit cette phase de réveil avec CRESCENT, groupe égyptien dont je n'avais jamais entendu parler et qui pourtant existe quand même depuis 1999. Ces derniers arrivent sur scène et s'installent sans faire de vague. Le public, lui, attend patiemment, ne sachant pour la plupart probablement pas à quoi s'attendre. En ce qui me concerne, on m'a glissé à l'oreille que le groupe marchait dans les pas d'un certain Nile ce qui fait plutôt sens pour un groupe égyptien. Et très vite, c'est effectivement l'impression qui va ressortir de leur prestation rappelant effectivement Nile mais aussi un certain Behemoth. Je suis donc plutôt agréablement surpris par la qualité de ce que j'entends même si le son ne permet pas toujours d'apprécier le Death Metal de CRESCENT à sa juste valeur. On sent néanmoins que les Egyptiens ne sont pas là pour enfiler des perles, enchaînant les riffs et les blasts à toute berzingue sur fond de growl puissant et caverneux. Le public, même s'il n'est pas encore complètement réveille, semble lui aussi plutôt emballé par ce qu'il entend à en juger par les réactions enthousiastes devant la scène. On verra même un drapeau égyptien apparaître dans l'assistance en soutient à un groupe efficace mais dont le jeu de scène particulièrement limité handicape un peu sa prestation. Je finirai d'ailleurs par perdre le fil après vingt-cinq minutes pourtant convaincantes. Mais que voulez-vous, il faut bien se sustenter et à midi passé, le couscous et sa saucisse à base de tofu me font sérieusement de l'œil...
(A)

Du death aux thématiques sur l'Égypte ancienne? Tiens, ça me rappelle quelqu'un! La filiation avec Nile paraît en effet assez claire dans un premier temps. Je n'avais toutefois jamais entendu parler de CRESCENT avant l'annonce de leur participation à cette quatrième édition du Fall of Summer. Un bref passage sur Metal-Archives m'apprend que le groupe, qui lui vient directement d'Égypte, existe pourtant depuis 1999. Le combo n'a sorti qu'un EP cette année puis plus rien en dix ans pour revenir avec un deuxième EP et un full-length en 2014. Le tout en autoproduction. Il fallait les trouver ceux-là! Leur show m'a néanmoins laissé perplexe. Difficile en effet de juger leur musique, effectivement proche de Nile mais en plus blackened, car le son ne s'est pas montré à la hauteur, bien trop brouillon pour discerner vraiment ce qu'il se passe et émettre un vrai jugement. Pourtant le cadre sur le sable était parfait pour eux (bon ok il manquait le soleil de plomb)! Certaines choses m'ont plu (les mecs ont de bonnes bouilles, ça riffe pas mal, ça blastouille) et d'autres moins, notamment la longueur excessive des morceaux. Ce sont les points négatifs qui finissent par prendre le dessus et je commence à m'ennuyer au bout de 15-20 minutes. À réécouter dans des conditions plus favorables pour voir si CRESCENT mérite d'être mis en lumière ou s'il doit rester pourrir dans les bas-fonds de la pyramide métallique.

Setlist:

Through The Scars Of Horus
Sons Of Monthu
Beyond The Path Of Amenti
Reciting Spells To Mutilate Apothis
Obscuring The Light
(K)


TOXIK (Sanctuary Stage) :

Groupe de seconde division pour les uns, petit bijou tout simplement sous-estimé pour les autres, une chose est sûre les amateurs de Thrash ne pouvaient pas faire l'impasse sur le premier concert hexagonal de ce groupe américain né dans les années 80 à qui l'on doit deux albums encore très solides aujourd'hui. Bien entendu, le line-up a depuis été quelque peu bouleversé puisque seuls demeurent encore Josh Christian et Charles Sabin. Mais pouvait-il en être autrement pour un groupe formé en 1985 ? Quoiqu'il en soit, avec la présence sur scène du chanteur de Think This ainsi que du guitariste des débuts il n'y avait absolument aucune raison de s'inquiéter. D'autant qu'il faisait beau et presque chaud, un temps idéal pour s'envoyer dans les oreilles ce genre de Thrash rapide et technique à la voix haut perchée. Placée sous le signe de la décontraction, cette première rencontre franco-américaine sera très rapidement couronnée de succès et cela en grande partie grâce au charisme certain d'un Charles Sabin qui malgré le poids des années à encore pas mal d'énergie à revendre. Celui-ci n'hésite pas ainsi à haranguer la foule, à solliciter le public à la moindre occasion, à taper la discute entre chaque morceau, à annoncer les titres à venir... Une réelle sympathie qui va donner lieu à un moment pour le moins inattendu. En effet, le groupe a proposé à une fan d'une vingtaine d'années de monter sur scène afin d'accompagner Josh Christian à la guitare rythmique. Plutôt cool non ? En tous les cas, la jeune demoiselle ne va absolument pas se ridiculiser, livrant une prestation bien plus qu'honorable. Et si elle n'est évidemment pas hyper à l'aise sur scène, Josh et Charles ne vont pas hésiter à venir la dérider un peu dans ce que l'on imagine être un moment à la fois magique et particulièrement stressant. Côté setlist, la part belle est faite sans trop de surprise aux titres de World Circus et Think This. TOXIK nous gratifiera également des trois titres issus du EP Breaking Class C'est pas mal mais je me serai bien passer de cette séquence/introduction/interlude Reggae à vomir... En tous les cas, les gars de TOXIK s'amusent et cela va s'entendre tout au long de ce set énergique et plutôt bien ficelé dans l'ensemble. Un bon moment que les personnes présentes auront également su apprécier à en croire les réactions plutôt positives tout autour de moi.
(A)

Alors là, c'est la grosse fessée! Déjà très content de voir ce groupe culte pour la première fois en France, celui-ci a en plus tout cassé sur la Sanctuary. Si on pouvait avoir quelques doutes sur un énième retour de vieux groupe oublié, TOXIK a vite fait comprendre à l'assistance qu'il n'est pas venu pour beurrer les sandwiches. Quelle classe, quelle technique, quelle maîtrise! Du riff à n'en plus savoir qu'en faire, des solos virevoltants, des rythmiques ultra efficaces, du groove, un son canon, c'était vraiment jouissif! Même si j'aurais préféré Mike Sanders au micro en raison de son timbre plus aigu, je dois avouer que Charles Sabin a assuré comme un chef, que ce soit sur ses lignes de chant (moins sur celles de World Circus, le bonhomme ayant un timbre un peu plus grave et groovy qui dénote un peu par rapport à l'original) ou en qualité de frontman puisqu'il a bien su chauffer le public. Du World Circus donc ainsi que du Think This pour la partie classique et aussi du tout récent puisque TOXIK a ressorti début août un EP 3-titres intitulé Breaking Class qui m'a eu l'air pas mal du tout en live. Voilà ce qu'on s'est pris dans les oreilles, du bon vieux speed/thrash technique qui décoiffe et n'a pas pris une ride. Pas rouillés les mecs!

Setlist:

Spontaneous
Heart Attack
Social Overload
Stand Up
Greed
False Prophets
Psyop
World Circus
Breaking Class
Think This
(K)

Aujourd’hui, je porte un bermuda et croyez-moi, quand il pleut, ça faite toute la différence. On n’a pas beaucoup plus froid mais on se galère bien moins pour entrer dans la tente sans tout mouiller. J’ai vu moins de concerts que la veille et passé plus de temps à suppléer les absences de l’équipe de restauration où j’ai passé toute la soirée à servir des frites à des festivaliers affamés. Mon premier contact avec la setlist du jour est le trio de Thrash TOXIK qui fait son grand retour après plus d’une décennie de silence. J’ai beaucoup aimé leur nouvel EP dont l’artwork sert de backdrop et leur set est très bon. Le groupe communique avec la public, ne se la joue pas et envoie du lourd.
(rivax)


COUNT RAVEN (Blackwaters Stage) :

Parmi les quelques raretés que proposait le Fall Of Summer cette année, il y avait les Suédois de COUNT RAVEN, groupe de Doom traditionnel qui opère depuis 1989 en toute discrétion bien qu'il soit connu et très largement respecté par les amateurs du genre. En ce qui me concerne, même si je ne suis pas un grand connaisseur, j'aime écouter de temps à autre le très bon High On Infinity, seul album du groupe que je connaisse véritablement. Mené par le grisonnant Dan Fondelius, COUNT RAVEN évolue sous la forme d'un trio avec à la basse Samuel Cornelsen de Goatess ainsi qu'un certain Jens Bock à la batterie. C'est sous un soleil des plus agréables que les Suédois font leur entrée sur la Blackwaters Stage. Bien qu'ils semblent particulièrement détendus, ces derniers ne perdent pas de temps et entament très vite les premières notes de "The Poltergeist", premier morceau de leur dernier album en date (Mammons War) paru en 2009. Très vite, je suis agréablement surpris par la qualité du son et surtout la lourdeur des riffs qui vont venir nous enfoncer dans le sable jusqu'aux genoux. La machine lancée, COUNT RAVEN va enchaîner les morceaux sans se prendre la tête, une prestation sympathique mais peut-être un peu trop plan-plan dans la mesure où il ne se passe pas grand chose sur scène. Heureusement, les Suédois sont bien en place et se délecter de cette voix et de ces riffs servis par un tel son est déjà un véritable plaisir. Dan Fondelius prendra la parole de temps à autre, notamment pour annoncer un nouveau morceau intitulé "The Nephilims" à paraître sur leur prochain album. Entre Doom et Stoner Rock, COUNT RAVEN joue avec aisance et classe ces riffs lourds et brûlants sur lesquels vient se poser la voix tranquille et assurée de ce gentil papy. Le groupe terminera son set sur deux titres de High On Infinity, les excellents "The Madman From Waco" ainsi que le fameux title track. Parfait pour clore un set posé mais plein de groove.
(A)

Belle éclaircie, température agréable et pentes pas encore trop détrempées, les conditions sont parfaites pour le set de COUNT RAVEN, un groupe de Doom à la réputation avantageuse. Le power trio est emmené par un chanteur qui ressemble beaucoup à Dumbledore dans les films Harry Potter, ce qui ne jure pas avec le set enfumé. C’est du bon Doom dynamique servi par une formation qui sait que ses belles années sont derrière elle. Le set est agréable et le public à l’avenant.
(R)


AZARATH (Sanctuary Stage) :

Après cette petite heure de Rock'n'Roll héritée des Black Sabbath et autres Saint Vitus (malheureusement absent de cette édition), changement de registre avec les Polonais d'AZARATH qui vont se faire un malin plaisir de pulvériser la Sanctuary Stage grâce à leur Death/Black particulièrement véloce et virulent. Un set tellement impitoyable que le groupe finira par faire tomber la pluie sur Torcy après une première moitié de journée plutôt ensoleillée... Et c'est bien dommage car une partie du public, moi compris, va fuir se réfugier sous les arbres pour tenter tant bien que mal de rester au sec. Pris entre le besoin vital de ne pas finir trempé (c'est bon, j'ai déjà donné hier toute la journée ou presque) et l'envie de regarder ce qui se passe sur scène, je perds malgré tout un peu le fil de la prestation d'un AZARATH remonté à bloc. Quelle plaie car les choses avaient franchement très bien commencé avec notamment un petit enchaînement particulièrement infernal autour d'"At The Gates Of Understanding", "Holy Possession" et "Supreme Reign Of Tiamat". Même si le line-up a été quelque peu bouleversé ces derniers mois, cela ne semble pas avoir affecté l'efficacité d'AZARATH qui continue en dépit de quelques problèmes de son, à malmener une assistance décidément ravi d'en prendre plein la tronche malgré cette fichue averse qui va durer, durer, durer...
(A)

Voilà encore un groupe dont la présence me réjouissait. Alors certes le nouvel album In Extremis m'a déçu par rapport à la tuerie Blasphemers' Maledictions. La star Inferno ne participe jamais aux tournées derrière les fûts et le départ de Necrosodom au chant et à la gratte marque un gros coup dur pour AZARATH. Mais le recrutement de Marcin des prometteurs Embrional peut aussi se révéler le signe d'un nouveau départ pour ce qui reste l'un des meilleurs groupes de death metal polonais, loin devant certaines grosses machines surcotées. Leur concert au Party.San ne m'avait cependant pas convaincu à cause d'un son médiocre. J'espérais donc bien mieux du passage des Slaves à Torcy. Passage qui s'est en effet avéré plus marquant, même si je dois avouer que j'en attends encore davantage d'une telle machine de guerre. Le son de la Sanctuary est correct mais manque souvent de puissance, ce qui réduit l'impact des groupes les plus bourrins qui s'y produisent. Et AZARATH fait partie de ceux-là. On a toutefois bien senti l'effet rouleau compresseur de la musique du combo, entre la brutalité millimétrée du DM polack et la rage folle sud-américaine, ce qui m'a suffi à apprécier plus le set du Fall of Summer que celui du festival allemand. Les Polonais ont en plus joué pas mal de titres de Diabolic Impious Evil, l'album le plus représenté. Ça tombe bien, c'est mon préféré! Ils ont de toute façon visité l'ensemble de leur discographie de Demon Seed à In Extremis en passant par Blasphemers' Maledictions. Marcin fait plutôt bien le job car sa voix dégage aussi ce côté maléfique qu'avait Necrosodom. Il reste cependant trop statique et ça manque de ces râles inhumains que sortait souvent le chanteur/guitariste de Deus Mortem, Anima Damnata et ex-Thunderbolt. Le son n'étant pas non plus très clair, le côté brutal d'AZARATH ressort encore plus et c'est un véritable carnage, notamment à la batterie avec toutes ces rafales de blast-beats dévastatrices. L'inconvénient c'est que le tout sonne assez vite répétitif, dommage pour les morceaux récents plus subtils qu'il n'y paraît. Une prestation quoiqu'il en soit très efficace d'AZARATH mais que j'aimerais voir un jour dans des conditions optimales. Il faut les faire venir au Netherlands Deathfest!

Setlist:

The Slain God
Christscum
Baptized In Sperm Of The Antichrist
Supreme Reign Of Tiamat
For Satan My Blood
At The Gates Of Understanding
Whip the Whore
Infested With Sin
Holy Possession
Doombringer
Devil's Stigmata
Let My Blood Become His Flesh
(K)


BULLDOZER (Blackwaters Stage) :

Durer même encore un peu pendant le set très attendu des Italiens de BULLDOZER. Toujours soucieux de rester sec, je vais choisir de me planter sous le pont situé entre les deux scènes. Un point de vue éloigné de la Blackwaters Stage mais qui va tout de même me permettre d'apercevoir l'essentiel de la scène et ainsi admirer la superbe cape d'AC Wild ainsi que son fameux pupitre ensanglanté en forme de cercueil. Mais en dépit de son statut de groupe culte, je suis de ceux qui connaissent très mal le Thrash de BULLDOZER (et ce que j'en ai écouté ne m'a jamais transcendé). Du coup, je ne montre pas un enthousiasme débordant pour le show des Italiens... Pourtant, ce que je vais entendre dès les premières minutes va se montrer plutôt convaincant avec notamment un petit côté Carnivore loin d'être désagréable que je vais retrouver un petit peu tout au long du set énergique de BULLDOZER. D'ailleurs le public est lui des plus motivés et s'en donne à cœur joie sur une setlist essentiellement tournée vers les quatre premiers albums du groupe. Du pain béni pour tous ces amateurs de Thrash à l'ancienne qui vont ainsi pouvoir se régaler de ces titres simples, dynamiques et fédérateurs dont on pourra constater les effets de manière immédiate. Pour ma part, je partage mon temps entre les discussions qui se font autour de moi et oreilles/yeux tournés vers la scène le temps d'un morceau ou deux. Finalement, si je suis loin de me souvenir de tout, je garde de cette prestation un plutôt bon souvenir. Du coup, il va donc peut-être falloir approfondir un peu davantage la discographie des Italiens, enfin seulement les quatre premiers albums puisque la suite à vraiment de quoi faire peur (délire techno/eurodance à l'italienne absolument dégueulasse).
(A)

N'ayant jamais écouté BULLDOZER de ma vie, j'y allais par curiosité. Le groupe italien a un statut culte apparemment alors histoire de ne pas mourir idiot, il fallait bien aller voir ce que cela pouvait donner. Black/Speed/Thrash disait Metal-Archives donc ça pouvait fortement me plaire. Un peu moins confiant par contre pour le "Techno" qui apparaît aussi dans le style mais ce ne serait qu'erreur de parcours au début des années 1990. Pas de techno cet après-midi en effet mais bien du metal evil très old-school. Ça sent le Venom, le Bathory, le Motörhead et compagnie. Avec un délire bien kitsch (ou ridicule, j'hésite) du délirant frontman AC Wild en tenue du comte Dracula qui chante devant un pupitre blanc ensanglanté. Assez théâtral, bancal et finalement très italien! Musicalement, je n'en retiens pas grand chose, ça reste assez simple et répétitif mais avec une efficacité certaine car bien rock 'n roll et rythmé sur du mid-tempo headbangant ou plus souvent des cavalcades speed/thrash. Une découverte tout de même assez sympathique et le genre de rareté que l'on aime voir au Fall of Summer.

Setlist:

Neurodeliri
IX
Desert!
Ilona The Very Best
The Derby
Impotence
Minkions
The Final Separation
Ride Hard - Die Fast
Cut-Throat
Whisky Time
Fallen Angel
Play Video
Willful Death
(K)


MELECHESH (Blackwaters Stage) :

Ça par contre, ce n'est pas vraiment une rareté. Je n'avais toutefois jamais vu ni réellement écoutéMELECHESH, c'était donc l'occasion de s'y mettre, d'autant que j'entends souvent de très bons retours sur leur son. Effectivement, la prestation des Israéliens exilés désormais en Allemagne m'a plutôt convaincu. Ça riffe très bien, avec des mélodies typées orientales allant bien avec l'univers du combo. C'est carré et ça joue assez rapide, pour un mélange black/thrash/death puissant et efficace. C'est peut-être un peu trop propre, calibré et gentil pour moi mais force est de constater que les mecs savent y faire et n'ont pas conquis leur public, venu nombreux devant la Sanctuary, avec de la poudre aux oreilles comme certains. Un autre groupe dont il serait judicieux que j'écoute les albums!
(K)

La pluie reprend entre AZARATH et BULLDOZER et je fais la plus grosse connerie de mon fest : je vais me réfugier sous ma tente, je m’endors et je rate le plus beau concert du festival, celui de MELECHESH. Je me déteste vraiment d’avoir loupé ça, car ce que j’en ai entendu depuis mon abri de toile avait tout de l’excellence.
(R)


DEMOLITION HAMMER (Blackwaters Stage) :

Après leur énorme prestation au Netherlands Deathfest de cette année, j'étais particulièrement pressé de revoir les New-Yorkais de DEMOLITION HAMMER. J'arrive devant la Blackwaters Stage quelques minutes avant le début du set histoire de prendre place au plus près de la scène. Un RDV absolument immanquable pour qui goûte son Thrash à coups de marteau dans la tronche. Une fois ces vieux briscards installés derrière leurs instruments, les plus attentifs auront très vite remarqué la présence derrière les fûts de James DeMaria, batteur de Toxik. Celui-ci assure ici l'intérim (cela nous avait d'ailleurs été annoncé par Charles Sabin) en remplacement d'Angel Cotte. Vu la cadence tenue par ce viking tout en muscle durant le set de Toxik, je ne me faisais pas trop de souci quant au résultat en compagnie de ses compatriotes de DEMOLITION HAMMER. Et effectivement, une fois la machine lancée, il va être bien difficile de l'arrêter. Côté setlist, aucune surprise. Le groupe qui a signé son retour aux affaires l'année dernière reste campé sur ses classiques et c'est de toute façon tout ce qu'on lui demande. Avec une énergie et une rage toujours aussi incroyable, les New-Yorkais vont dégainer quelques-uns de leurs meilleurs morceaux à commencer par le redoutable, efficace et imparable "Skull Fracturing Nightmare". Si l'enchainement n'est pas tout à fait identique à celui du Netherlands Deathfest, on retrouve cependant toujours les mêmes titres à savoir : "Carnivorous Obsession", "Hydrophobia", "Neanderthal", "Human Dissection", "Infectious Hospital Waste" ou encore ".44 Caliber Brain Surgery". Toujours aussi remonté contre la Terre entière, le père Reynolds balance comme à son habitude des "fuck" et autres "shit" à tout bout de champ, galvanisant un public déjà particulièrement motivé pour se mettre sur la tronche. Car où que je regarde devant moi, les gens sont effectivement occupés à mosher et à se rentrer dans le lard en tout bien tout honneur. Difficile de départager ce show de celui du Netherlands Deathfest mais une chose est sûre, DEMOLITION HAMMER, après plusieurs années d’absence, signe là l’un des retours les plus fracassants dans le genre. Certains groupes de cette époque encore en activité devraient clairement en prendre de la graine. Quel panard !
(A)

Quatrième fois que je les vois cette année depuis leur retour en fanfare. Pas de lassitude à l'horizon tant les Américains ont une nouvelle fois tout détruit sur leur passage, à grands coups de riffs thrash 90s ultra incisifs, de tchouka-tchouka dévastateur, de groove de porc et de chant vénère. Pas de problème de son, celui-ci est suffisamment puissant et clair pour que l'on s'en prenne plein les oreilles pendant trois quarts d'heure qui défilent à vitesse grand v. Steve Reynolds fait toujours son concours de "fuck", appelle à la bagarre et au sang tandis que les autres musiciens arpentent la scène avec une attitude de tough guys mais dans la joie et la bonne humeur. Quant au batteur, c'est Jim DeMaria de TOXIK qui a joué quelques heures avant et qui remet ça en remplacement d'Angel Cotte, indisponible. Chapeau! Quand on ouvre son set sur "Skull Fracturing Nightmare" de toute façon, qui pilonne pendant deux minutes avant de balancer un mid-tempo casse-nuque au groove diabolique qui fait headbanger violemment toute l'assistance, comment ça pourrait mal se passer?! Cela pousse même les plus courageux à piter dans le sable alors que le public s'était plutôt distingué jusqu'ici par son relatif immobilisme, chose toutefois fréquente au Fall Of Summer et qui ne me dérange pas outre-mesure. Mais là c'est DEMOLITION FUCKING HAMMER, faut pas déconner! Que des tubes, que des tueries, de la violence gratuite comme on aime pour se défouler. Clairement l'un des meilleurs concerts du festival. New-York City, motherfuckers!

Setlist:

Skull Fracturing Nightmare
Carnivorous Obsession
Hydrophobia
Neanderthal
Omnivore
Infectious Hospital Waste
Human Dissection
.44 Caliber Brain Surgery
(K)


MORBID SAINT (Sanctuary Stage) :

L’autre groupe que tous les amateurs de Thrash attendaient c’est bien évidement MORBID SAINT à qui l’on doit l’un des albums les plus redoutables des années 90 en dépit d’un artwork particulièrement dégueulasse, l’excellent Spectrum Of Death. Bien que reformés depuis 2010, on ne peut pas dire que les Américains aient été des plus actifs sur les planches ces dernières années. C’est pourquoi il était inimaginable de passer à côté de cette prestation, probablement la première en France. Lorsque (b]MORBID SAINT arrive sur scène, je m’étonne néanmoins de la relative jeunesse de son chanteur. Si la voix semble similaire, il est pourtant clair que le gars qui se tient en face de moi ne peut pas avoir 50 berges. Vérifications prises après le concert, il s’agit effectivement d’un petit nouveau ayant intégré la formation courant 2016. Si on regrettera l’absence de Pat Lind, je trouve que son remplaçant s’en est sorti haut la main avec une voix tout aussi agressive et surtout un débit absolument hallucinant que l’on va pouvoir constater dès les premiers morceaux du set. Si ces quelques titres n’ont pas fait l’unanimité autour de moi, je les ai trouvés en ce qui me concerne plutôt convaincants à commencer par l’excellent "Destruction System" issu de ce deuxième album enregistré en 1992 mais qui n’est sorti officiellement qu’en 2015. Bien sûr, les choses sérieuses vont néanmoins véritablement commencer lorsque MORBID SAINT va entamer le redoutable "Lock Up Your Children", premier titre de Spectrum Of Death qui sera joué ici en intégralité et dans l’ordre. Arghhhhhh ! Constitué pour l’essentiel de pièces récemment rapportées, le groupe va néanmoins distiller une leçon de Thrash en bonne et due forme. On appréciera à juste titre le riffing imparable du timide Jay Visser qui en plus de ne pas bouger d’un centimètre, va rester le visage dissimulé derrière sa longue tignasse à scruter sa guitare. Heureusement pour l’ambiance, les autres musiciens vont se montrer beaucoup plus actifs, notamment Cliff Wagner qui va tenir son rôle de frontman très à cœur. Moins percutant qu’un DEMOLITION HAMMER, MORBID SAINT n’a cependant pas démérité. Bon, c’est vrai, j’aurai préféré voir Pat Lind derrière le micro mais force est de reconnaître que ce nouveau chanteur s’en est sorti haut la main.
(A)

Vous savez ce qui peut être pas mal après DEMOLITION HAMMER? Enchaîner sur MORBID SAINT! Parce que dans le genre enchaînement qui met tout le monde sur le carreau, le doublé s'est posé là! Deuxième fessée thrash de suite avec les Américains que je vois pour la première fois en live. Bon, vu que le style reste assez similaire à celui de leurs copains new-yorkais (le thrash du quintette du Wisconsin est juste plus rapide et foufou, moins groovy), cela a pu sonner de façon un peu trop similaire et donc répétitif, surtout si l'on n'est pas fan. Perso j'adore et j'ai pris mon pied! Le line-up a beau avoir été complètement remanié par rapport à la fin des années 1980/début des années 1990 avec le seul Jay Visser d'origine à la guitare, cela n'empêche pas MORBID SAINT d'envoyer du bois comme à la grande époque. Le chanteur chauve et barbu possède en plus un sacré coffre et ressort le même timbre hystérique que Pat Lind. Il en a peut-être irrité plus d'un, ne variant pas des masses, mais je trouve que ça colle très bien au style frénétique de la formation. Et vous savez ce qu'il y a de cool aussi? Après nous avoir offert deux nouveaux morceaux, le groupe a tout simplement joué son premier album phare Spectrum Of Death en intégralité! Je m'attendais à beaucoup d'extraits mais pas à la totalité! Du coup ce fut une excellente surprise. C'est tchouka-tchouka time au Fall Of Summer et ça fait du bien par où ça passe!

Setlist:

Destruction System
Flesh Of The Disease
Daku
Lock Up Your Children
Burned At The Stake
Assassin
Damien
Crying For Death
Spectrum Of Death
Scars
Beyond The Gates Of Hell
Thrashaholic
(K)


ORANGE GOBLIN (Blackwaters Stage) :

ORANGE GOBLIN sera mon dernier concert de la journée avant d’aller bosser à la tente restauration. C’est un peu le concert le plus attendu de beaucoup de festivaliers (pas autant que VENOM, certes, mais il y a foule devant la scène et sur les pentes de la colline qui sert d’amphithéâtre naturel à la Blackwater Stage. Ben Ward est en grande forme, il le fait bruyamment savoir et passe presque autant de temps à communier avec le public qu’à chanter. Et je serre des pognes, et je partage des bières, et je dis combien je suis content d’être là… tant et si bien qu’on a du mal à vraiment profiter de la musique, d’autant plus que les slammeurs font leur grand retour, cette fois-ci avec la bénédiction de la sécurité, et que les premiers rangs du pit sont noyés sous un flot continu et passablement boueux de slammeurs. Si vous ne saviez pas déjà ce que je pense des slammeurs dans le Metal, je vous le dis haut et fort : JE DETESTE. Bref, je n’accroche pas plus que ça à ce concert dont l’ambiance festive ne cadre pas avec l’habituelle (et finalement attachante) froideur respectueuse du public du Fall Of Summer.
(R)


IMMOLATION (Sanctuary Stage) :

Voici l’une de mes plus grosses attentes du week-end. Pour quoi ? Et bien parce que figurez-vous que les New-Yorkais d’IMMOLATION figuraient jusqu’à ce fameux samedi 9 septembre sur la liste des groupes que je n’avais encore jamais vu sur scène... Ah oui, ça vous étonne ? Bah moi aussi. Ainsi, après un Atonemment qui a chez moi remporté un franc succès, j’attendais de pouvoir me confronter sérieusement au riffing de M. Vigna ainsi qu’à la longue et belle chevelure de M. Dolan. Car ne nous trompons pas, malgré toute la sympathique que j’ai pour l’ex-Incantation Alex Bouks ou pour l’excellent cogneur qu’est Steve Shalaty, c’est bien sur Rob Vigna et Ross Dolan que vont se poser l’essentiel des regards. Des regards happés par la gestuelle toute particulière du guitariste chauve au riffing si personnel. Et pendant que ce dernier tricote dur à coup de jetés de poignets, le père Dolan assure avec une aisance insolente ses lignes de basses et ce growl profond et puissant. Pendant près d’une heure, IMMOLATION va donner la preuve de son incroyable suprématie en s’attardant tout particulièrement sur les titres de son dernier album (sept seront joués ce soir). Si comme beaucoup j’aurai aimé entendre davantage de titres de Dawn Of Possession (seulement "Into Everlasting Fire" et "No Forgiveness (Without Bloodshed)") ainsi que quelques extraits de Failure For Gods, Close To A World Below ou Unholy Cult, j’avoue avoir été complètement sous le charme du set des Américains. Certes, le son manquait clairement de puissance (de façon assez flagrante sur les premiers titres, moins sur la seconde moitié du set) mais avec ce riffing si atypique fait de dissonances et de contorsions diaboliques, ces accélérations et ces ralentissements à se rompre les cervicales ainsi que cette voix extrêmement menaçante (le tout servi avec une décontraction affolante), IMMOLATION a prouvé qu’il était encore digne de figurer parmi les meilleurs groupes du genre. Car en effet les années passent mais les Américains n’ont strictement rien perdu de leur superbe. Voilà donc une première rencontre à marquer d’une pierre blanche.
(A)

Pas d'oranges pour moi, ce sera plutôt crème brûlée! J'attendais impatiemment ce concert d'IMMOLATION pour deux raisons. Enfin revoir les Américains sous la forme d'un quatuor après les avoir vus un moment en trio, et parce que leur nouvel album Atonement s'est avéré une grande réussite, dans un esprit evil et lancinant proche de Here In After. À quatre depuis l'arrivée d'Alex Bouks (ex-Incantation, Goreaphobia...) en remplacement de Bill Taylor, il est clair que le groupe en impose davantage, notamment pendant les solos où la rythmique diabolique garde sa consistance. Le problème, c'est que le son manquait cruellement de puissance. Très bon niveau clarté, on pouvait se délecter de toutes les subtilités du death metal vicieux du combo, mais en ce qui concerne le volume sonore, c'était vraiment trop faiblard, réduisant l'impact de la musique qui n'en manque pourtant pas d'habitude. Ce fut toutefois le seul point négatif du show qui s'est révélé excellent de bout en bout. Même si j'ai toujours un peu de mal avec le jeu de scène robotique du très sympathique Rob Vigna, IMMOLATION reste impérial sur scène, délivrant son death metal avec une classe folle et une passion intacte, mené par un Ross Dolan et son timbre diabolique aussi monstrueux que sa chevelure est longue. Les New-Yorkais nous ont en plus offert beaucoup d'extraits d'Atonement, pas moins de sept! Ayant déjà vu la formation à de nombreuses reprises jouer tout un tas de classiques, ce choix couillu n'a pas eu de mal à me convaincre. Enfin des vieux briscards fiers de leur nouveau bébé et qui n'ont pas peur de mettre les oldies de côté pour présenter du neuf! "The Distorting Light" et "When The Jackals Come" dès l'ouverture du set, puis "Destructive Currents", "Above All", "Fostering The Divide", "Rise The Heretics" et enfin "Lower", les nouveaux titres passent très bien l'épreuve des planches, dans ce style si particulier au groupe. Un vrai régal, une putain d'ambiance! D'autant qu'IMMOLATION a tout de même eu le temps de placer quelques classiques comme "Nailed To God", "No Forgiveness" et "Into Everlasting Fire" en final. Juste dommage que Close To A World Below ait été oublié. Mais je ne ferai pas la fine bouche tant les Américains ont une nouvelle fois démontré leur force. Malgré les années qui passent, la tripotée de nouveaux groupes à capuche et encens qui se la jouent ultra occultes, IMMOLATION les enterrent tous avec de simples chemises noires et une musique autrement plus mémorable. Une belle leçon de death metal pour clôturer le festival, c'est parfait!

Setlist:

The Distorting Light
When The Jackals Come
No Forgiveness (Without Bloodshed)
Destructive Currents
Nailed To Gold
Above All
Kingdom Of Conspiracy
Fostering The Divide
Rise The Heretics
The Purge
Lower
Into Everlasting Fire
(K)


COVEN (Blackwaters Stage) :

Je me suis déplacé pour voir COVEN plus par curiosité que par réel intérêt. Je connais très mal leur discographie et n’ai dû écouter qu’une seule fois l’album Witchcraft Destroys Minds & Reaps Souls. Autant vous dire que j’allais là-bas tel un touriste cherchant à se divertir. Plongés dans le noir et une espèce de fumée blanche et épaisse, des hommes encapuchonnés transportent jusqu’au milieu de la scène sous une musique inquiétante un cercueil qu’ils vont dresser face au public. Après être sortis de scène, deux de ces hommes vont revenir avec dans les mains un énorme drap tendu pour dissimuler derrière la présence de Jinx. Celle-ci va alors prendre place dans le fameux cercueil installé quelques minutes auparavant. Cette mise en place terminée, le set peu enfin commencer. Après une très longue introduction sous forme de rituel satanique, Jinx sort finalement de sa prison de bois avec un masque serti de faux diamants. C’est beau, ça brille mais ça dissimule quand même pas mal sa voix qui sera loin d’être précise sur ce premier titre. A ce stade, j’ai peur que ce concert soit un échec cuisant. Heureusement, passé ce premier morceau, Jinx décide de quitter ce masque pour révéler le visage d’une femme finalement bien en voix. Les choses vont dès lors s’arranger et même si je ne suis pas forcément très client de leur Hard Rock/Doom un brin psychédélique, un brin mélodique, un brin satanique, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment. Entre cette atmosphère occulte volontairement surjouée, ces titres poussiéreux qui sentent les années 70, ces éléments de décors/projections et le côté finalement assez catchy de ses compositions, la musique de COVEN me permets de souffler/me divertir un peu en ce samedi des plus chargés (surtout après une nuit aussi courte). Bon, je n’irai pas à chacune de leurs prestations mais ce n’était pas un moment désagréable, bien au contraire.
(A)


MARDUK (Sanctuary Stage) :

Après cette ambiance 70’s à mort, changement radical d’atmosphère avec MARDUK qui va se produire sur la Sanctuary Stage. Pas de set spécial ici mais une setlist plutôt variée qui va aller piocher dans l’ensemble de la discographie des Suédois allant ainsi de Heaven Shall Burn... When We Are Gathered à Those Of The Unlight en passant par Panzer Division Marduk, World Funeral sans oublier le petit dernier Frontschwein. Je ne sais pas si c’est la présence de MARDUK ou bien le fait qu’il s’agisse de l’avant-avant dernier concert du week-end mais il y a un monde fou devant la Sanctuary Stage. Pour ma part, je me fraye un chemin jusqu’au milieu de la foule afin d’avoir une meilleure vue sur ce qui se passe sur scène et ainsi constater que la machine MARDUK est décidément bien huilée. Bien qu’efficace dans son ensemble, la prestation des Suédois ne va pourtant pas réussir à me faire décoller. Je trouve le son un peu confus et surtout, malgré l’énergie déployée par Mortuss, l’ensemble manque quand même un peu d’âme à mon goût. En dépit de ce manque évident de motivation, j’assiste à la prestation de MARDUK jusqu’à la fin non sans m’étonner de cet entracte durant lequel le groupe va quitter la scène pour laisser tourner un sample. Ok, pourquoi pas… Et mention spéciale à un ex-fan probablement bien énervé qui a passé la première moitié du set le bras et le doigt bien tendu en direction de Mortuus ? Bah alors, on s’est fait refoulé backstage ou quoi ?
(A)


VENOM (Blackwaters Stage) :

N’ayant aucune intention d’aller assister au show son et lumière de SEPTIC FLESH, j’attendais de VENOM qu’il soit fidèle à sa réputation et à son histoire et livre au Fall Of Summer ce mélange de Heavy Metal, de Thrash et de Black Metal qui l’a rendu aussi célèbre pour ainsi clôturer mon week-end avec pertes et fracas. Quelle ne fût pas ma déception d’assister à un show des plus molassons. Enfin quand je dis assister, je vous avoue que je n’ai pas eu le courage de tenir plus de quatre ou cinq premiers morceaux tellement je me suis fait chier. Seules attractions à ce set d’une affligeante banalité, ces flammes over the top bordant la scène dans sa longueur (allant jusqu’à lécher les lumières tout là-haut) et un batteur aux cymbales positionnées à la verticales. Pour le reste, bof bof…
J’apprendrais plus tard que Cronos et sa bande se seront fendus de quelques classiques ("Welcome To Hell", "Countess Bathory", "Buried Alive", "Black Metal") en toute fin de set. Dommage mais je n’aurai de toute façon pas eu la patience…
(A)


Bon, cette quatrième édition du Fall Of Summer se conclue pour ma part un petit peu en eau de boudin même si je garde bien évidement le souvenir d’excellentes prestations tout au long du week-end et cela malgré une météo bien pénible… Les organisateurs n’y peuvent pas grand-chose mais le mauvais temps ayant été annoncé plusieurs jours auparavant, il aurait peut-être été judicieux de prendre certaines dispositions plus tôt comme disposer de la paille ici et là sur le site et le camping comme cela fût fait le samedi matin ou un mettre en place chapiteau central afin de couvrir l’ensemble des stands du Metal Market comme c’était le cas l’année dernière ?
Quoi qu’il en soit, cette nouvelle édition est une fois de plus couronnée de succès avec, cerise sur le gâteau, une affluence sensiblement plus importante que les années précédentes. On espère que les organisateurs seront en mesure (financièrement parlant) de pouvoir réitérer l’exercice pour une cinquième édition que beaucoup attendent déjà avec impatience.
(A)

Comment ça clôturer le festival? Il n'est que 20h40!? Oui mais j'ai regardé COVEN cinq minutes et j'ai bien rigolé avant de me demander ce qu'eux et moi foutaient là. MARDUK, c'est sympa mais on les voit à la messe tous les dimanches et SEPTICFLESH, ça m'insupporte (dans le genre surcoté...). Restait les cultes VENOM avec ce cher Cronos dont j'ai vu les premiers titres. Mais la fatigue l'a emporté et j'ai fini par retourner définitivement au camping pour un bref after vu le temps glacial. Au moins, il n'a pas plu autant que la veille! Une grosse averse de deux heures et puis la météo nous a enfin laissés tranquilles. Alors que retenir de cette quatrième édition du Fall of Summer? Cette maudite pluie bien sûr qui a quand même pas mal gâché l'ambiance, freiné les ardeurs des festivaliers et empêché la "rencontre" incongrue entre les plagistes en maillots de bain et les métalleux en vestes à patches à la Blackwaters stage. Mais surtout encore une fois une affiche alléchante, des groupes rares, un cadre idyllique, de bonnes bières (même si j'ai été un peu déçu par la bière brassée exprès pour le festival, la Impale Ale, trop soft), un large choix de nourriture (on a toutefois rencontré, heureusement qu'à partir du deuxième jour, les longueurs de service et les ruptures de stocks précoces qu'on avait connues sur les premières éditions) et bien sûr tous les copains, les têtes connues, tous ces gens qui se bougent pour vivre leur passion et faire perdurer la scène. Il y avait d'ailleurs plus de monde cette année, à ma grande joie. J'espère donc que l'organisation a pu rentrer dans ses frais pour nous concocter une cinquième édition l'année prochaine où j'ai déjà hâte d'être. Et toi, oui toi là, bien assis au chaud devant ton PC et qui n'y a encore jamais foutu les pieds, t'as intérêt à venir!
(K)

Bilan : la pluie en festival, c’est vraiment pas marrant.
Mes concerts préférés : MELECHESH et SHINING
Mes déceptions : MAGMA et ORANGE GOBLIN
(R)

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6 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
13/11/2017 08:49
Elzear a écrit : Ende, des bretons ? Sont pas plutôt du Maine et Loire ?
Un peu des deux selon Metal Archives :

Country of origin: France
Location: Rennes, Brittany / Angers, Maine-et-Loire
Sulphur citer
Sulphur
13/11/2017 08:49
Ikea a écrit : Ah ben pour la pluie, ça devait être pratique Mr Green
Ahah !
Je ne suis pas le seul à en chier avec le nom de ce groupe...
Ikea citer
Ikea
12/11/2017 19:04
the gloth a écrit : Melesech

Ah ben pour la pluie, ça devait être pratique Mr Green
the gloth citer
the gloth
12/11/2017 17:34
La pluie m'a fait rater pas mal de trucs, ainsi que des impondérables (boulot) qui m'ont fait arriver seulement pour Sortilège : je ne connaissais rien de ce groupe, ça m'a fait plus rigoler qu'autre chose mais c'est déjà ça...

Très content d'avoir vu Venom, malgré des problèmes de son dans la première partie de set, mais après c'était fendard !

Magma était fantastique, malgré la pluie ; et sinon j'ai bien apprécié Marduk, Demolition Hammer et Melesech. Pour le reste, je ne sais pas si je donne la palme du ridicule à Coven ou à Septic Flesh... les premiers ont en tout cas celle de l'insupportable.
Elzear citer
Elzear
12/11/2017 16:17
Ende, des bretons ? Sont pas plutôt du Maine et Loire ?
MoM citer
MoM
11/11/2017 07:58
Rah putain, Toxik et Demolition Hammer, du beau monde ! Mais un fest sous la pluie, c'est assez tendax...

Merci pour ce live-report, très sympa !

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