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Netherlands Deathfest III - 3ème Jour

Live report

Netherlands Deathfest III - 3ème Jour Altarage + Angel Witch + At The Gates + Cauldron Black Ram + Claudio Simonetti's Goblin + Darkspace + Fleshgore + Grave + Internal Bleeding + Kjeld + Merrimack + Mortuary Drape + Mournful Congregation + Pulmonary Fibrosis + Sacrificial Slaughter + Sadistic Intent + Shape Of Despair + Urn
Le 04 Mars 2018 à Tilburg, Pays-Bas (013)
On pensait passer à côté des annulations aujourd'hui. Pas de bol puisque c'est même Sadistic Intent, dont le vol a pris trop de retard en raison d'une escale à Londres, qui doit renoncer. Une grosse déception car il s'agissait d'un des groupes que je voulais le plus voir. Les organisateurs ont toutefois réussi à trouver un remplacement de dernière minute, THE FLESH. Ce qui évidemment ne rattrape pas du tout la défection des Californiens. J'ai grave les boules, comme beaucoup, mais l'affiche a encore de la gueule et il n'y a pas de raison de ne passer un bon dernier jour malgré leur absence aussi inattendue que dommageable.
(Keyser)


SACRIFICIAL SLAUGHTER - 14h15-14h50 (013 Second Stage) :

On commence avec les Américains de SACRIFICIAL SLAUGHTER présents sur le circuit depuis plus de 15 ans mais dont je ne connais absolument rien. Leur death/thrash grindy, sans être exceptionnel, se montre néanmoins suffisamment efficace pour passer un bon moment. Ça joue vite, ça bourre, la bonne humeur des musiciens est de mise, le son est bon et le public répond déjà présent avec quelques pogos. Je n'en demande pas plus pour une entame de dimanche.
(K)


ALTARAGE - 14h50-15h30 (013 Main Stage) :

Débuter cette dernière journée par l’annonce de l’annulation de SADISTIC INTENT à sérieusement plombé ma motivation. Heureusement, les Italiens ont inventé la pizza pour se remonter le moral. C’est donc après un bon repas que je retrouve la Main Stage pour le set d’ALTARAGE. Bon alors on a eu les masques, les capuches, les cagoules, voilà maintenant les tenues d’apiculteur… Non, sérieusement, c’est quoi le délire là ? Qu’est-ce que c’est que ce filet qui pendouille de vos trognes masquées les gars ? Franchement c’est pas sérieux...
Je profite de ce live report pour vous avouer que je ne me suis jamais penché sur le cas d’ALTARAGE. Pourtant, les louanges les concernant sont nombreuses mais j’ai toujours repoussé à plus tard l’écoute de leurs disques. Et ce n’est pas ce concert qui va me donner particulièrement envie de m’y plonger. Certes le son est gros, les riffs sont lourds, le growl est profond mais ça ne m’a pas empêché de me faire quand même un peu chier... Et puis cette manie de laisser courir le même riff pendant trois plombes, c’est pénible. Bref, j’ai un peu l’impression que le groupe s’est retrouvé là au bon endroit au bon moment mais que finalement il n’a pas grand-chose à proposer. Allez, la suite...
(AxGxB)

Fort de deux albums encensés par la critique, ALTARAGE était clairement attendu par une frange importante du public du Netherlands Deathfest. Si j'avais fait l'impasse sur le premier album des Espagnols, je m'étais procuré le petit dernier Endinghent. Un nouvel album de death metal ultra opaque et obscure difficile à appréhender. Une sorte de Portal, en plus lisible tout de même. Je ne sais en tout cas toujours pas si j'aime ou non, certains passages se révélant très prenants quand d'autres ennuient. Ce que je sais, c'est que le show des Basques ne m'a pas captivé. On passera sur leurs longues capuches/cagoules (vous savez ce que je pense de tout ça!), c'est simplement la musique à laquelle je n'ai pas accroché en ce début d'après-midi. Trop de longues séquences lentes, pas assez de brutalité même si ça blaste régulièrement. Alors ok on ressent bien l'atmosphère soufrée des plus noires (l'inscription "no hope" collée au dos de la guitare d'un des membres qui nous la montrera en soulevant son instrument à la fin d'un morceau résume bien l'ambiance générale!). Mais derrière, pas grand chose à retenir, notamment niveau riffs. L'attitude minimaliste des musiciens, en adéquation avec leur style, certes, n'a pas non plus contribué à apprécier davantage. Dommage parce que j'avais quand même ressenti de meilleures vibrations sur disque.
(K)


PULMONARY FIBROSIS - 15h30-16h10 (013 Second Stage) :

Le premier groupe français de cette troisième édition du NDF qui n'en comptait que deux avec MERRIMACK qui passera plus tard au Patronaat. Je n'y allais d'ailleurs que pour ça et parce qu'il n'y avait rien d'autre en même temps. Le nom de PULMONARY FIBROSIS ne m'attirait en effet pas des masses, m'attendant à du groregrind inaudible comme je déteste. Exactement ce que j'ai ressenti pendant les dix minutes que je suis resté devant les Français. Vocaux ultra pitchés, blasts rudimentaires, riffs inintéressants si ce n'est quelques effets de groove, bordel sonore incompréhensible la plupart du temps, je n'ai pas du tout adhéré à la prestation du combo qui faisait toutefois le show car bien remuant sur les planches. Si je trouve un groupe comme Jig-Ai ultra jouissif, ce genre de goregrind me laisse complètement de marbre. Désolé, ce n'était pas du tout pour moi. J'aurais au moins essayé!
(K)


FLESHGORE - 17h00-17h40 (013 Second Stage) :

Ça ne va pas beaucoup s'améliorer avec FLESHGORE que j'avais peut-être déjà vu mais dont je n'avais aucun souvenir. Pas étonnant car leur brutal death un peu core est loin d'être marquant. Ça bourre, ça groove, ça joue avec conviction mais rien ne retient mon attention. Du brutal death générique comme il en existe beaucoup trop. Décidément, c'est un début de dimanche assez compliqué! Est-ce la fatigue accumulée ou moi qui fais la tronche à cause de l'annulation de Sadistic Intent? Je ne sais pas mais pour l'instant, j'ai connu mieux ici!
(K)


CAULDRON BLACK RAM - 17h00-17h40 (Patronaat) :

Bien que SADISTIC INTENT ait été remplacé au pied levé par d’illustres inconnus bien courageux (The Flesh), le prochain groupe sur mon agenda est CAULDRON BLACK RAM, formation australienne relativement rare par chez nous et qui compte dans ses rangs des membres de Stargazer, Misery’s Omen et MOURNFUL CONGREGATION (également présent sur l’affiche ce jour). Direction la Patronaat pour quarante minutes d’un Black/Death/Thrash aux riffs et aux structures tout à fait étranges. Loin de faire l’unanimité à en juger par les vas et viens qui animeront la Patronaat pendant toute la durée du concert, je vais cependant rester scotcher par la formule des Australiens. Pourtant, il ne se passe pas un seul morceau ou je me demande : "Pourquoi ce riff ?", "Pourquoi ce plan ?", "C’est quand même bizarre non ?". Mais il y a définitivement quelque chose de captivant dans cette musique à commencer par un sens du groove assez irrésistible. Je ne saurais pas vous dire quels morceaux ont été joués en cette fin d’après-midi mais une chose est sûre, CAULDRON BLACK RAM m’aura convaincu de leur porter à l’avenir davantage d’attention.
(A)


ANGEL WITCH - 17h30-18h20 (013 Main Stage) :

Je voulais voir ensuite ANGEL WITCH et chanter à tue-tête "You're an angel witch" mais malheureusement j’ai entendu le chant dans les choux alors je suis parti. Déso.
(A)

Voilà ce qu'il me fallait pour démarrer ma journée. Du bon vieux heavy metal des familles! Je le répète, c'est une très bonne chose de la part des organisateurs de varier un minimum les plaisirs, comme ils l'ont toujours fait au Maryland Deathfest. Ils le prouvent encore avec ANGEL WITCH, que je n'avais eu la chance de voir qu'une fois au Fall Of Summer. Les Anglais font partie des combos les plus reconnus parmi la fameuse NWOBHM, notamment pour son premier full-length éponyme. Ça tombe bien, c'est dessus que le groupe se concentre avec pas moins de sept extraits sur dix morceaux joués (huit en comptant le bonus de la réédition des trente ans, "Baphomet"), dont le cultissime "Angel Witch" en clôture. Gros panard que d'entendre tous ces classiques! Le reste rappelle que ANGEL WITCH avait sorti un dernier album en 2012, le sympathique As Above, So Below dont les deux meilleurs morceaux, "Dead Sea Scrolls" et "Into The Dark", seront joués. Nickel! Enfin pas tout à fait pour Kevin Heybourne, un peu à la ramasse au chant! Mais le guitariste n'a jamais été un grand chanteur de toute façon, ce n'est donc pas la petite forme de ses cordes vocales qui m'empêchera de savourer ce concert. Ni la dégaine et le jeu de scène pas très virils du deuxième guitariste Jimmy Martin qui à mon avis ne doit pas sucer que des Chupa Chups. Mais cela ne nous regarde pas comme dirait l'autre (surtout qu'il peut bien faire ce qu'il veut ce monsieur!). Le gig m'a en tout cas sacrément ragaillardi après des débuts plutôt moribonds. Le heavy c'est la vie, encore une nouvelle preuve!

Setlist:

Gorgon
Confused
Atlantis
Dead Sea Scrolls
Sorcerers
White Witch
Into the Dark
Angel of Death
Baphomet
Angel Witch
(K)


INTERNAL BLEEDING - 18h20-19h10 (013 Second Stage) :

Je me rattraperai de cet échec en allant voir INTERNAL BLEEDING qui est déjà à pied d’œuvre sur la Second Stage depuis quelques minutes. Keyser m’en avait vaguement parlé sur le chemin entre Paris et Tilburg mais les Américains ont depuis la sortie d’Imperium changé de chanteur. Ce n’est donc pas Keith DeVito que l’on retrouve sur scène mais un certain Joe Marchese arrivé courant 2016. Tout comme Shaun Kennedy de Pyrexia qui occupe le poste de bassiste suite au départ de Brian Hobbie. Enfin, avec le décès relativement récent de Bill Talley, le groupe a également dû recruter un nouveau batteur en la personne de Kyle Eddy. Beaucoup de mouvements qui n’ont pas entamé l’énergie ni la motivation des Américains à en juger par ces débuts particulièrement encourageants. J’assiste à tout cela depuis le fond de la salle mais le public semble tout aussi motivé et répond présent aux "Yo, Yo, wassup" du guitariste Chris McCarthy, pur produit new-yorkais. D’ailleurs, ça tchatche pas mal entre les morceaux, souvent pour remercier les gens d’être présents et de se montrer aussi passionnés dans le pit, parfois pour tuer le temps pendant un petit problème technique avec la guitare de Chris Pervalis, seul membre fondateur encore présent. Mais cette propension à tailler le bout de gras ne gâche en rien l’efficacité redoutable des compositions d’INTERNAL BLEEDING. Il faut dire que la formule des New-Yorkais est faite pour la scène entre grosses accélérations, séquences pleines de groove et mosh part bien musclées. Rien d’original là-dedans, la recette en est même quelque peu répétitive mais au moins, le public ne rechigne jamais à l’effort, moshant à s’en décrocher les cervicales. Le groupe profitera également de ce set pour nous présenter un nouveau morceau qui, en ce qui me concerne, ne m’a pas particulièrement convaincu. Malgré cela, INTERNAL BLEEDING et son Deathcore typiquement new-yorkais (le vrai) nous auront quand même collé une bonne petite claque.
(A)

On se dépêche de se rendre à la petite scène pour ne rien rater d'un des groupes que j'attendais le plus de ce NDF: INTERNAL BLEEDING. Je me rappelle encore de la claque infligée à l'édition finale de l'ancien NDF. C'était dans la grande salle. Bookés cette fois sur la 2nd stage, il ne fallait pas tarder sous peine d'avoir quelques difficultés pour rentrer. Pas de souci étonnamment, on peut se placer sans peine à droite de la sono. Ça peut commencer, on est prêt à se manger une bonne mandale de NYDM dans la tronche! Et si la baffe n'a pas fait aussi mal que la première, elle s'est quand même révélée sacrément musclée! Pourquoi pas aussi mal? Parce que le son, quoique nickel, n'avait pas la puissance et le gras de la grande salle. Aussi parce que le line-up a été entièrement remanié, exception faite bien sûr du guitariste géant Chris Pervelis qui semblait encore plus grand sur la petite scène aux côtés de ses camarades bien plus petits. Nouveau guitariste, nouveau bassiste, nouveau chanteur et malheureusement nouveau batteur puisque le vétéran Bill Tolley est décédé l'année dernière. L'ancien pompier aura évidemment le droit à sa dédicace pendant le show. Pourquoi quand même sacrément musclée? Parce que le death metal de INTERNAL BLEEDING, très core sur les bords, reste d'une efficacité à toute épreuve, peu importe qui joue. Ce groove urbain de porc! Ces riffs slammy qui rendent dingue! Ces accélérations sauvages! Cette haine vomie sur nos sales gueules qui en redemandent! Le nouveau line-up a bien assuré, notamment le chanteur Joe Marchese bien en voix même si plus traditionnel (guttural) que Keith DeVito, le guitariste Chris McCarthy qui n'a eu de cesse d'haranguer la foule et le bassiste Shaun Kennedy à la longue barbe nouée et à l'instrument tenu à bout de bras, sans doute sous l'emprise de substances illicites vu sa gestuelle loufoque et son sourire niais qui ne l'a pas quitté. Il y a eu aussi la foule qui a bien mis le bordel (ça finira d'ailleurs sur un envahissement de la scène à l'invitation du groupe). Sans oublier deux nouveaux morceaux qui figureront sur le prochain album dont "Final Justice", déjà dévoilé en ligne, et qui présagent d'un opus dans la même veine coriace que l'excellent Imperium. Bref, un bon gros moment jouissif bête et méchant comme on les aime!
(K)


CLAUDIO SIMONETTI'S GOBLIN - 19h00-19h50 (013 Main Stage) :

Je garde du concert au Fall Of Summer 2016 un excellent souvenir. Du coup, il était absolument hors de question de louper le set de GOBLIN au NDF. Je rejoins donc les copains au balcon histoire d’y assister les bras posés sur la rambarde. Rapidement, Claudio Simonetti et les musiciens qui l’accompagne arrivent sur la Main Stage. De là où je suis, je constate que la salle est loin d’être remplie. Et même si plusieurs morceaux du compositeur italien ont accompagné nombre de films d’horreur et d’épouvante, ce genre de musique électronique/Rock Progressif ne peut pas faire l’unanimité dans un festival de ce genre. Tant pis car vous savez ce que l’on dit : "les absents ont toujours tord". Bien entendu, au jeu des comparaisons, cette prestation ne fait pas tout à fait le poids face à celle du Fall Of Summer. Principalement à cause du cadre bien moins idyllique. Mais aussi parce que l’effet de surprise est en ce qui me concerne aujourd’hui passé. Ah et peut-être parce qu’il n’y a pas de danseuse orientale cette fois... Par contre, Claudio a ramené avec lui une nouvelle bassiste qui pète la forme dans son petit short en jeans. D’ailleurs, tout le monde semble l’avoir (bien) remarqué à en juger par ces applaudissements bien plus fournis qui lui sont accordés en comparaison de ceux destinés aux autres musiciens, Claudio compris. Boys will be boys hein...
Côté setlist, je n’ai pas noté de grandes différences par rapport à ce fameux concert de 2016. Peut-être un moins de titres joués ce soir malgré tout mais je n’en suis même pas sur... Quoiqu’il en soit, avec cet écran géant toujours positionné derrière les musiciens, nous voilà à nouveau plongés dans certains des plus grands et/ou plus connus films d’horreur italien à commencer par le Dawn Of The Dead de Romero ou le Suspiria d’Argento. Et encore une fois, ça marche du tonnerre. Simonetti derrière ses claviers s’éclate comme au premier jour (ce moment où il trafique sa voix comme un gosse qui découvre l’hélium) et surtout les musiciens qui l’accompagne (guitare, basse et batterie) apportent une énergie Rock particulièrement efficace (un peu comme Carpenter Brut sur scène). Je peux comprendre qu’on n’adhère pas à la musique de l’Italien mais franchement, j’ai encore pris un pied pas possible.
(A)


SHAPE OF DESPAIR - 19h55-20h45 (013 Second Stage) :

Changement de registre avec les Finlandais de SHAPE OF DESPAIR dont j’ai longtemps croisé le nom sans jamais m’intéresser à leur musique. Direction la Second Stage où le groupe est déjà sur scène depuis une ou deux minutes tout au plus. Il y a d’ailleurs beaucoup de monde dans la salle, du coup je vais me contenter de rester aux abords afin de pouvoir m’en aller plus facilement si jamais cela ne me convenait pas. Tout juste installé, je remarque la présence d’une demoiselle sur scène, un peu en retrait, les mains jointes devant elle, la tête baissée et dissimulée par la grande capuche de sa robe/tunique. Ah, il y a donc une chanteuse aussi dans SHAPE OF DESPAIR... Mince. Du coup, je m’attends alors au pire, genre une voix gothico-théâtrale comme on peut en trouver sur certaines productions signées Napalm Records ou que sais-je encore... Finalement, les interventions de Natalie Koskinen ne sont pas systématiques et surtout de courtes durées. Du coup, elles apportent une touche féminine pas forcément désagréable sous forme de chant épuré (et plus j’écoute les albums plus j’apprécie) sans rendre l’ensemble trop fleur bleue. Tant mieux parce que le Funeral Doom de SHAPE OF DESPAIR est déjà particulièrement mélodique. Entre ces nombreuses nappes de synthétiseur, ces bribes de chant clair venues nuancer ce growl désespéré et ces guitares envoûtantes, le groupe Finlandais ne joue pas du coup sur le même tableau qu’un Evoken mais va plutôt marcher du côté de leurs compatriotes de Skepticism pour ce côté si mélancolique. Côté setlist, la part belle est faite au dernier album, Monolith Fields avec des titres tels que "Withdrawn", "In Longing", "Descending Inner Night" ou "Monotony Fields". Et comme je suis resté jusqu’au bout, je crois que le verdict est plutôt clair : j’ai aimé.
(A)


GRAVE - 20h40-21h30 (013 Main Stage) :

Timing serré oblige, les Suédois sont déjà en pleine action lorsque je mets les pieds dans la salle. Mince… Mais bon, je sais que je n’ai pas loupé grand-chose. Quoi qu’il en soit, ce set revêt une couleur plutôt particulière puisque GRAVE célèbre ce soir avec nous ses 30 ans de carrière. Et oui, déjà... Histoire de marquer le coup, le groupe a donc décidé de ne jouer que des anciens morceaux. Et quand je dis anciens, je veux dire vraiment anciens. Les Suédois vont ainsi se concentrer sur leurs démos poussant ainsi le vice jusqu’à préférer les premières versions de titres pourtant repris plus tard sur les premiers albums du groupe. Old School donc. Je m’attendais néanmoins à un concert un peu plan-plan de la part de ces vétérans qui lors de notre précédente rencontre s’étaient montrés efficaces mais relativement posés. Et bien quelle erreur ! GRAVE m’a littéralement soufflé grâce à des titres nerveux, au son redoutable alliant cette puissance et cette précision propre au Poppodium au caractère rugueux de ces compositions de trente ans d’âge. Sur les planches, le groupe est à fond à commencer par Tobias Cristiansson et Mika Lagrén qui n’arrêteront pas d’arpenter la scène en long, en large et en travers. Forcément coincé derrière le micro, Ola Lindgren hurle à la mort de son growl râpeux que l’âge ne semble pas avoir (trop) altéré. Pouah, quelle claque ! Et je ne suis pas le seul à le penser vu les réactions du public. Entre ceux qui mosh avec l’énergie de leurs vingt ans et toutes ces têtes qui se secouent vigoureusement à côté de la mienne, nul doute que GRAVE fait ce soir l’unanimité. En même temps, difficile de ne pas convaincre avec des titres tels que "Deformed", "Black Dawn", "Hating Life", "Into The Grave", ou "Extremely Rotten Flesh". Ainsi, moi qui n’avait pas prévu de rester durant toute la durée du set, me voilà à applaudir chaleureusement, encore sous le choc, alors que les membres de GRAVE quittent la scène, laissant derrière un champ de ruines.
(A)

Vu l'affiche débordant de groupes que l'on a pas souvent l'occasion de croiser, voir GRAVE pour la énième fois ne m'emballait pas plus que ça. Sauf que les Suédois, qui n'ont jamais dévié de leur ligne directrice commandée par l'inépuisable Ola Lindgren, devaient se concentrer ce soir sur leur premier album culte Into The Grave ainsi que sur leur période démos histoire de fêter leur 30 ans d'existence. Du coup, au lieu d'avoir du Swedish old-school death metal, on aura le droit à du Swedish very old-school death metal! Trop cool! Non, l'idée est bonne et permet de donner un peu plus d'intérêt au concert en entendant des versions live de titres pas souvent joués, certains même déterrés d'époques encore plus lointaines comme Corpse et Putrefaction. Cela dit, n'étant pas un grand expert du combo scandinave, je n'ai pas trop vu la différence et j'avoue que j'ai regardé les trois quarts du show sans déplaisir mais sans enthousiasme exacerbé non plus. C'est carré, c'est efficace, ça bourre, ça sonne nickel mais il aurait peut-être fallu une ambiance plus intimiste combinée à des conditions moins pro pour vraiment ressentir le côté early days. Des morceaux plus récents ont aussi été joués en plus. Mais bon, il y a bien pire néanmoins (AT THE GATES passent juste après d'ailleurs...) et on reste toujours un peu content de voir ces vétérans fidèles au poste.

Setlist:

Deformed
Black Dawn
Day of Mourning
Hating Life
Into the Grave
Extremely Rotten Flesh
Reality of Life
Severing Flesh
Annihilated Gods
(K)


URN - 21h20-22h10 (Patronaat) :

Je coupe le dernier quart d'heure de GRAVE pour rejoindre le Patronaat où les Finlandais de URN vont se produire. Après un nouvel album convaincant et une prestation au No Compromise des plus savoureuses, hors de question de rater un des meilleurs groupes de black/thrash du circuit. En fait, j'aurais pu rester jusqu'au bout du gig de GRAVE car Sulphur et sa bande cloutée prennent le temps pour monter sur scène. Quelle bande de rock stars! Ce sera d'ailleurs le seul groupe de ceux que j'ai vus qui commencera en retard. Ce n'est pas non plus Gun's 'n Roses mais 15 minutes à poireauter quand on est fatigué et qu'on a mal aux pieds, c'est une éternité! On oubliera toutefois vite l'attente tant le quatuor a mis tout le monde d'accord, que ce soit sur les anciens titres bien raw ou les récents plus mélodiques, excepté le rock 'n roll "Hail The King" dédié à Lemmy de Motörhead. Qu'est-ce que c'est bon le black/thrash, surtout en live! Le son est très correct dans la chapelle reconvertie (le déguisement de prêtre du frontman grimé aux lunettes de soleil se fait du coup on ne peut plus opportun!) et le public, sans devenir complètement fou, bouge bien devant. Difficile en effet de résister aux accélérations assassines, aux mélodies épiques, aux solos heavy ou au chant écorché du plus australien des groupes finlandais qui a une nouvelle fois prouvé qu'il n'est pas revenu aux affaires pour trier les lentilles.
(K)


DARKSPACE - 23h10-00h00 (013 Second Stage) :

Pas de MOURNFUL CONGREATION (je n’ai vraiment pas réussi à rentrer dedans) ni d’AT THE GATES (la voix de Thomas Lindberg m’a vite tapé sur le système) en ce qui me concerne. Du coup, je fais le pied de grue dans la salle de la Second Stage en attendant que DARKSPACE débute son concert. Assez rares sur les planches, les Suisses étaient naturellement attendus au tournant par pas mal de monde à en juger par le nombre de festivaliers à faire la même chose que moi, c’est-à-dire pas grand-chose si ce n’est tuer le temps en s’assurant une place à l’intérieur des murs. Après de nombreux allers-retours en coulisses et des balances encourageantes, la scène se retrouve vide à nouveau. Finalement, les lumières s’estompent alors que se glissent enfin sur scène et dans un silence de mort la menaçante Zorgh accompagnée par ses deux compagnons, Zhaaral (Huuuum, Zhaaral) et Wroth (celui de Paysage d’Hiver). Lorsque le groupe entame cette longue introduction aux sonorités futuro-spatiales plutôt immersives, il ne fait aucun doute que ce set sera parmi les plus mémorables du week-end. Après deux bonnes minutes passés dos au public, les trois suisses (décidément, je suis en feu) se retournent pour nous faire face. Maquillage filant, lentilles oculaires bien flippantes pour un regard d’acier impénétrable et robes noires sans chichi. Situé entre les deux garçons de ce trio, Zorgh est probablement celle qui fait le plus flipper. Entre son regard froid, ses attitudes et l’absence d’émotion sur son visage, je ne serais pas étonné que ce soit elle qui porte la culotte chez les Suisses qui entament alors les premiers riffs hypnotiques de "3.17". Un titre de dix-sept minutes durant lequel le groupe va se révéler aussi pertinent que sur disque, ne laissant rien au hasard, retranscrivant l’intégralité de sa musique sans faux pas. Et quand il y en a comme sur "2.10" ce n’est assurément pas de sa faute. Heureusement d’ailleurs que le quatrième membre du groupe est une boîte à rythme car vu les regards lancés par Zorgh à Zhaaral et Worth lorsque celle-ci sautera à deux reprises en l’espace de quelques secondes, je n’aurai pas donné cher de sa peau s’il avait été humain/e. Quoi qu’il en soit, vu la vitesse des blasts et les riffs qui suivent derrière, DARKSPACE a su parfaitement gérer cette petite déconvenue. Bien évident, il n’y a pas de communication entre le public et le groupe qui en plus des deux titres cités jouera également "4.20". Une heure durant laquelle nous seront tous embarqués dans les profondeurs de l’espace qui en dépit de ses mélodies lumineuses et de ses sonorités synthétiques n’a rien de très rassurant. Bien au contraire. Après un peu moins d’une heure de set, le groupe s’en va non sans nous remercier, cette fois-ci avec quelques légers sourires adressés à un public visiblement ravi bien qu’encore un peu frêle après ces hymnes de terreur nocturne.
(A)

Avant de me placer dans la petite salle et découvrir le groupe hype du NDF n°3, je suis quand même passé voir AT THE GATES cinq minutes pour tuer le temps. J'ai apprécié quelques accélérations thrashies mais sinon, rien à faire. Trop propre, trop calibré et la voix braillarde insupportable de Tompa que je n'ai jamais pu blairer, vocalement comme scéniquement. Le public avait l'air à fond par contre. Changement d'ambiance avec DARKSPACE que j'allais voir par curiosité uniquement car leur black metal atmosphérique/ambient m'ennuie très vite. Il n'y a pas eu de miracle, j'ai baillé. Avec un premier titre interminable et ultra lent la plupart du temps, ils ne m'ont pas non plus aidé! Le black metal des Suisses est beaucoup trop centré sur l'ambiance pour moi. C'est bien retranscrit, la gestuelle minimaliste, le look et les corpse paints du trio sont carrément flippants (on a vraiment l'impression de se retrouver face à des humanoïdes supérieurs venus d'une autre planète, et pas en paix!), il y a un gros travail derrière mais ça me touche pas du tout. Trop lent, trop long, trop monolithique. Quand le combo envoie les blasts (à l'aide d'une boîte à rythme, pas de vrai batteur) sur des tremolos froids comme le vide spatial, ça me sort un peu de ma torpeur mais sans que j'arrive à plonger dedans. Pas pour moi eux non plus, contrairement à l'assistance blindée de fans qui semblaient hypnotisés.

Setlist:

Dark 3.17
Dark 2.10
Dark 4.20
(K)


Voilà pour moi la conclusion de cette troisième édition du Netherlands Deathfest. Je suis passé vite fait à la Patronaat pour jeter un coup d’œil à la prestation de MORTUARY DRAPE mais sans grande conviction. Je finirai donc par quitter la salle après seulement cinq minutes et une terrible envie de frites chaudes pleines de mayonnaise à l’ail (ouai ouais). Bref, ce fût une fois de plus et en dépit de ces nombreuses annulations, une excellente édition dans l’une des meilleures salles européennes. J’attends désormais avec impatience que soit révélé les noms de la quatrième édition qui se tiendra cette fois-ci au mois de mai (du 3 au 5). En attendant, see ya Tilburg et à l’année prochaine.
(A)

Du coup, ce sera sortie avant la fin. Pas de MORTUARY DRAPE que je n'avais ni l'envie ni la motivation d'aller voir, c'est donc là que se termine pour moi ce troisième NDF. Clairement pas le meilleur à cause des annulations et du temps glacial (même si le climat s'est adouci le dimanche) mais ce fut tout de même, comme d'habitude, un rendez-vous qu'il ne fallait pas rater car ce n'est pas tous les jours que l'on peut admirer la plupart des groupes présents. C'est aussi toujours un plaisir de se rendre à Tilburg et dans cette salle mythique du 013. L'orga a su en plus gérer tous les problèmes de façon très pro dans sa communication et sa réactivité. Bravo à eux! Plus qu'à attendre l'année prochaine en espérant voir certains des combos annulés (surtout Sadistic Intent!) pour une revanche sur les éléments. Cette fois, il ne devrait pas y avoir de problème météo en 2019 pour la quatrième édition prévue en mai au lieu de mars. See you next year Tilburg!
(K)

DOSSIERS LIES

Netherlands Deathfest III
Netherlands Deathfest III
Mars 2018
  

4 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
29/03/2018 08:39
Moins de groupe en ce qui me concerne et surtout l'envie d'en finir avec le live report aussi Mr Green
Orel Lion citer
Orel Lion
29/03/2018 08:23
On sent la fatigue sur le 3ème jour non? Les reports sont plus concis... ou moins de groupes marquant peut être?
AxGxB citer
AxGxB
28/03/2018 14:57
Merci d'avoir lu surtout Mr Green
Jean-Clint citer
Jean-Clint
28/03/2018 14:36
Excellent report les gars ! Et comme chaque année ça donne franchement envie d'y aller !

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Netherlands Deathfest III - 3ème Jour
plus d'infos sur
Altarage
Altarage
Espagne
  
Angel Witch
Angel Witch
1978 - Royaume-Uni
  
At The Gates
At The Gates
Death Metal Melodique - 1990 - Suède
  
Cauldron Black Ram
Cauldron Black Ram
1996 - Australie
  
Claudio Simonetti's Goblin
Claudio Simonetti's Goblin
1972 - Italie
  
Darkspace
Darkspace
Black Metal Cosmique - 1999 - Suisse
  
Fleshgore
Fleshgore
2000 - Ukraine
  
Grave
Grave
Death Metal - 1988 - Suède
  
Internal Bleeding
Internal Bleeding
New York Death Metal - 1991 - Etats-Unis
  
Kjeld
Kjeld
Black Metal - 2003 - Pays-Bas
  
Merrimack
Merrimack
Black metal - 1994 - France
  
Mortuary Drape
Mortuary Drape
1986 - Italie
  
Mournful Congregation
Mournful Congregation
Funeral Doom/Death - 1993 - Australie
  
Pulmonary Fibrosis
Pulmonary Fibrosis
1998 - France
  
Sacrificial Slaughter
Sacrificial Slaughter
2001 - Etats-Unis
  
Sadistic Intent
Sadistic Intent
Death Metal - 1987 - Etats-Unis
  
Shape Of Despair
Shape Of Despair
Funeral Doom atmosphérique - 1998 - Finlande
  
Urn
Urn
Black/Thrash - 1994 - Finlande
  

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