chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
21 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Devastation - Signs Of Life

Chronique

Devastation Signs Of Life
La logique aurait voulu que j’attaque la discographie des Texans de Devastation par la chronique de leur premier album mais très franchement, je ne me voyais pas attirer le chaland avec un disque aussi mauvais que l’imbuvable Violent Termination. Quitte à aborder un groupe de seconde division qui, soit dit en passant, n’a jamais eu la reconnaissance qu’il mérite alors autant le faire par un (ou des) album(s) qui en vaille(nt) véritablement la peine.
Sorti en 1989 sur Combat Records, Signs Of Life se différencie d’emblée de son prédécesseur par quelques changements de line-up relativement importants. Outre la présence d’un nouveau batteur en la personne de Louie Carrisalez (venu remplacer David Lozano qui remplaçait lui-même Jesse Lopez), c’est surtout l’arrivée d’Henry Elizondo en guise de second guitariste qui va venir absolument tout bouleverser. Jusque-là timide et particulièrement anodin, le riffing de Devastation assuré exclusivement par Dave Burk va prendre alors un très sérieux coup de fouet. Aussi, après une tournée US déjà particulièrement significative (Violent Retribution Tour), Devastation va se retrouver embarquer dans une nouvelle tournée nord-américaine, cette fois-ci en compagnie de Death chargé d’assurer la promotion de Spiritual Healing. Un timing idéal pour un groupe véritablement transcendé.

Un poils moins efficace et abouti que l’excellent Idolatry sorti deux ans plus tard, Signs Of Life en trace néanmoins les prémices et même davantage. A l’exception de l’artwork qui a effectivement pris aujourd’hui un petit coup de vieux, ce deuxième album est servi par une production qui quant à elle n’a pas pris une ride. Le travail de remasterisation effectué dans le cadre de ces rééditions (celles de Century Media parues en 1999 et non celles de Punishment 18 sorties tout récemment et sur lesquelles je n’ai pas posé mes oreilles) a été fait avec soin et sert très justement le propos d’un groupe dont l’approche a donc quelque peu changé.
Si vous aviez déjà jeté une oreille attentive à l’excellent Idolatry, sachez que l’on retrouve tout au long de ces neuf compositions ce qui fait le charme de ce troisième et dernier album. Seule petite nuance au tableau, un riffing sensiblement moins percutant ainsi que des compositions aux structures également un peu moins élaborées. Attention toutefois, il n’y a là rien de préjudiciable, surtout après un premier album qui, une fois encore, ne laissait absolument pas présager d’une telle transformation. Malheureusement, nous sommes en 1989 et Signs Of Life doit faire face à une concurrence absolument redoutable. La même année vont effectivement sortir Extreme Agression, Agent Orange, Fabulous Disaster, Beneath The Remains, Handle With Care, Leave Scars, Practice What You Preach ainsi qu’une tripotée d’autres albums de groupes peut-être moins connus mais tout aussi intéressants (Forced Entry, Defiance, Paradox, D.R.I., Believer). Autant vous dire que sans passer complètement inaperçu, Signs Of Life s’est donc vite retrouvé noyé dans la masse.
Pour tenter alors de tirer son épingle du jeu face à des partenaires tous plus redoutables les uns que les autres, Devastation va faire le choix pertinent de revoir sa copie de bout en bout. Sans bouleverser les standards établis depuis déjà belle lurette, les Texans vont élever leur niveau de jeu vers un Thrash effectivement assez peu novateur mais alors particulièrement efficace. Mené cette fois-ci pied au plancher, ce deuxième album des Américains va s’imposer par la force des choses grâce à un rythme particulièrement soutenu à base de cavalcades quasi ininterrompues et de séquences encore un peu plus appuyées (on ne parlera pas de blast mais une chose est sûre, il va vous falloir du souffle pour espérer suivre la cadence imposée ici par les Texans). A la manière d’un Demolition Hammer, ces accélérations radicales sont mis en reliefs par des séquences au groove absolument imparable où l’on a envie que d’une chose, tout défoncer autour de soi ("Eye For An Eye" à 1:13, "Desolation" à 1:44, "Signs Of Life" à 1:37, "Retribution" à 2:05, "Tomorrow We Die" à 2:19). Si de ce côté-là les choses vont donc beaucoup mieux, difficile de ne pas s’enthousiasmer également face à ce riffing (et ces solos, ces solos !) très largement inspiré(s) par celui de Jeff Hanneman et que l’on doit en grande partie au petit nouveau, le prophétique Henry Elizondo. Ce dernier, soucieux d’apporter rapidité et efficacité, va donner à Devastation davantage de nerf et de tranchant là où le groupe ne suscitait jusque-là qu’ennuie et embarras. Et même si effectivement l’influence de Slayer semble donc plutôt évidente, il faudrait être fou pour en tenir rigueur à Devastation qui se faisant passe aisément de la 36ième division à la second league. Il n’y a finalement que le chant de Rodney Dunsmore que je trouve ici encore un peu faiblard, surtout si on compare sa prestation à celle qu’il a pu faire sur Idolatry. On sent que ça manque encore un peu de hargne et de puissance même si le cœur est effectivement bien là.

Après un premier album qui semble-t-il n’a pas su intéresser grand monde (ça semble d’ailleurs encore être le cas aujourd’hui étant donné qu’il n’a jamais été réédité – le premier pressage CD datant de 1996 ne compte pas vraiment comme une réédition), Devastation a su opérer avec Signs Of Life une transformation des plus salutaires qui va alors placer les Texans sur le devant (effectivement très encombré) d’une scène Thrash s’apprêtant malheureusement à opérer son propre déclin. Si le groupe n’est donc pas parmi les premiers cités lorsqu’il s’agit d’évoquer les grandes heures du Thrash, reste qu’il a produit deux albums particulièrement solides sur lesquels tous les amateurs du genre devraient jeter un peu plus qu’une oreille attentive.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Devastation
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  7.63/10

plus d'infos sur
Devastation
Devastation
Thrash - 1986 † 2009 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Eye For An Eye  (03:33)
02.   Desolation  (03:32)
03.   Manic Depressive  (02:44)
04.   Signs Of Life  (04:12)
05.   Retribution  (04:01)
06.   Tomorrow We Die  (05:00)
07.   Contaminated  (02:29)
08.   Fear Of The Unknown  (06:01)
09.   Escape To Violence  (02:33)

Durée : 34:05

line up
parution
2 Octobre 1989

voir aussi
Devastation
Devastation
Idolatry

1991 - Combat Records
  

Essayez aussi
Legion Of The Damned
Legion Of The Damned
Malevolent Rapture

2006 - Massacre Records
  
Chaos
Chaos
Violent Redemption

2013 - Autoproduction
  
Ripper
Ripper
Experiment Of Existence

2016 - Unspeakable Axe Records
  
Exalter
Exalter
Obituary For The Living (EP)

2016 - Transcending Obscurity
  
Legion Of The Damned
Legion Of The Damned
Sons Of The Jackal

2007 - Massacre Records
  

Exmortus
Ride Forth
Lire la chronique
Through The Eyes Of The Dead
Disomus
Lire la chronique
Ripping Corpse
Dreaming With The Dead
Lire la chronique
Le BM du Québec se limite à 3 groupes... MON CUL !
Lire le podcast
The Black Dahlia Murder
Nightbringers
Lire la chronique
Attomica
Attomica
Lire la chronique
Highrider
Roll For Initiative
Lire la chronique
Devastation
Signs Of Life
Lire la chronique
Act Of Defiance
Old Scars, New Wounds
Lire la chronique
MORTUARY : Metal Extrême Lorrain depuis 1988
Lire l'interview
The Haunted
Strength in Numbers
Lire la chronique
J'ouvre le coffret ultra rare de HUMUS ! (CA TOURNE MAL !)
Lire le podcast
Nervosa
Agony
Lire la chronique
Hellfest 2017 - Jour 3
Arkhon Infaustus + Beyond C...
Lire le live report
Hellfest 2017 - Jour 2
Aerosmith + Agnostic Front ...
Lire le live report
Pourquoi le loup dans le black metal (Les loups sont dans la bergerie)
Lire le podcast
Metal Made in Rambouillet
Lire le présentation
Prezir
Contempt (EP)
Lire la chronique
Vulture
The Guillotine
Lire la chronique
Nervosa
Victim of Yourself
Lire la chronique
SYLAK OPEN AIR 2017
Aborted + Brujeria + Caliba...
Lire le live report
Satan présente GRAVELAND (feat. Sakrifiss)
Lire le podcast
Black Metal in french : Les destructeurs
Lire le podcast
Expulsion
Nightmare Future (EP)
Lire la chronique
Contorsion
United Zombie Nation (U.z.N)
Lire la chronique
METALDAYS 2017
Lire le dossier
Extravasion - Entretien avec le groupe
Lire l'interview
REVENEZ ! Guerriers du black Metal !
Lire le podcast
Municipal Waste
Slime And Punishment
Lire la chronique
Le Black Metal de Molière : L'éveil
Lire le podcast
Extravasion
Origins Of Magma (EP)
Lire la chronique