chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
71 visiteurs ::   » se connecter  » s'enregistrer
Chroniques »

Destruction - Infernal Overkill

Chronique

Destruction Infernal Overkill
L'EP Sentence Of Death en 1984 a directement propulsé Destruction sur le devant de la scène. Il faut dire qu'avec une sortie aussi extrême que mémorable, il restait peu de place à l'échec. Quelques mois après, les Teutons thrashers sortent la tape Bestial Invasion Of Hell avec notamment les morceaux "Antichrist" et "Tormentor". Deux titres qui apparaîtront sur le premier full-length du combo, Infernal Overkill, qui voit le jour en mai 1985 sur Steamhammer. Le logo classique, plus géométrique, fait son apparition et la tradition involontaire des pochettes ignobles est désormais lancée.

Quoique marqué par une spontanéité bestiale un peu immature (mais tellement jouissive!), Sentence Of Death faisait déjà preuve de personnalité et de musicalité. Infernal Overkill va enfoncer le clou. Moins extrême et fou-fou que l'EP (production plus polie notamment) mais beaucoup plus ambitieux, avec des morceaux plus longs et travaillés dépassant souvent les 5 minutes (plus de 7 pour le final "Black Death"!), le full-length va imposer le son Destruction et envoyer le groupe au panthéon du thrash. Car ce qui démarque nos Satanistes d'outre-Rhin des autres formations de l'époque, c'est bien leur propre vision du thrash metal, alliée a un sens de la composition hors-pair et une technique plus poussée que la moyenne. Grosse différence notamment au niveau des structures et des tempi. Destruction ne se cantonne pas au chuka-chuka incontournable du genre mais varie pas mal ses rythmiques, le batteur Tommy Sandmann étant loin d'être un manche, lui qui se permet des plans plus atypiques ("Death Trap" à 3'42, l'intro de "The Ritual"...), pour l'époque du moins. Jamais ultra rapide mais toujours entraînante, la musique du trio permanenté à perfs et clous est aussi connue pour les riffs légendaires de Mike Sifringer. Et là c'est vraiment la démonstration, la foire aux riffs qui tuent, qui te rendent fou et que tu n'oublieras jamais plus. Toujours bien thrashies (mordantes et agressives), les guitares ont aussi souvent ce petit quelque chose de mélodique qui fait toute la différence. "Invisible Force" et la belle variation mélodique du riff d'ouverture, "Death Trap" un peu partout, "The Ritual" à 0'39 en particulier, "Tormentor" (et oui Destruction a aussi son "Tormentor"!) entre deux passages rapides, le mid-tempo d'intro d'"Antichrist", l'ouverture de "Black Death" et le must du must, le riff principal de "Bestial Invasion", le meilleur titre de l'album et sans doute de toute la discographie des Allemands: je pourrais citer tous les titres et tous les riffs tant rien ou presque n'est à jeter ici. Quelques rares séquences légèrement moins passionnantes empêchent bien Destruction d'atteindre la note maximale mais sinon, n'est-ce pas là le signe des albums cultes? Le côté mélodique est renforcé par d'excellents soli de shredders. Destruction évite cependant la surenchère avec un seul plaisir onaniste par titre (sauf sur "Antichrist" où Mike s'en offre deux) mais assez long (parfois plus d'une minute). Un vrai bonheur!

Autre source de jouissance, la voix de Marcel "Schmier" Schirmer, plus utile que sa basse un peu délaissée par rapport à Sentence Of Death. Destruction ne serait en effet pas Destruction sans les vocaux écorchés et nasillards de l'Allemand (ce qui sera confirmé par la suite lorsque le bonhomme quittera le groupe qui tombera dans l'oubli). Son registre s'élargit ici avec quelques cris aigus à la Araya (intro d'"Invisible Force" surtout) tellement trippants et représentatifs d'une époque que j'en aurais aimé davantage. Le charisme vocal de Schmier n'empêche toutefois pas Destruction de s'essayer à un instrumental, "Thrash Attack". 3 minutes de démonstration riffesque jubilatoire!

Bon allez, on arrête de lécher le cul des Boches. On l'a bien compris, Infernal Overkill est un classique de chez classique indispensable à toute discographie de métalleux digne de ce nom. Le meilleur album de Destruction d'ailleurs car même si les Teutons fourniront encore quelques opus de qualité, jamais ils n'atteindront l'excellence de cet Infernal Overkill qui vaut bien tous les Kreator du monde pour moi. Hail Destruction!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

cglaume citer
cglaume
29/07/2009 13:10
note: 9/10
Découvert il y a seulement qq années, cet album m'a mis une grosse claque - contrairement aux albums de thrash US que j'ai pu découvrir sur le tard. Y a bon !
Niktareum citer
Niktareum
27/07/2009 12:05
note: 9/10
Album culte en effet bourré de super plans, un des rares de Destruction sur lequel j'ai posé mes oreilles d'ailleurs.
Keyser citer
Keyser
27/07/2009 08:24
note: 9.5/10
von_yaourt a écrit : Ce groupe n'est jamais arrivé à la cheville de Kreator ou de Sodom, mais il reste très bon quand même !

Sur l'ensemble de leur carrière je suis d'accord mais pas sur cet album là pour moi Clin d'oeil
von_yaourt citer
von_yaourt
26/07/2009 23:50
Ce groupe n'est jamais arrivé à la cheville de Kreator ou de Sodom, mais il reste très bon quand même !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Destruction
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (8)  8.81/10
Webzines : (7)  8.43/10

plus d'infos sur
Destruction
Destruction
Thrash metal - 1982 - Allemagne
  

tracklist
01.   Invincible Force  (04:20)
02.   Death Trap  (05:49)
03.   The Ritual  (05:11)
04.   Tormentor  (05:06)
05.   Bestial Invasion  (04:36)
06.   Thrash Attack  (02:56)
07.   Antichrist  (03:44)
08.   Black Death  (07:39)

Durée : 39:21

line up
parution
24 Mai 1985

voir aussi
Destruction
Destruction
Day Of Reckoning

2011 - Nuclear Blast
  
Destruction
Destruction
Eternal Devastation

1986 - Steamhammer Records (SPV)
  
Destruction
Destruction
Mad Butcher (EP)

1987 - Steamhammer Records (SPV)
  
Destruction
Destruction
Sentence Of Death (EP)

1984 - Steamhammer Records (SPV)
  
Destruction
Destruction
Release From Agony

1988 - Steamhammer Records (SPV)
  

Essayez aussi
Annihilator
Annihilator
Carnival Diablos

2001 - SPV
  
Testament
Testament
First Strike Still Deadly (Compil.)

2001 - Spitfire Records
  
BurstHead
BurstHead
The Price Of War

2012 - Useless Pride Distribution
  
Dust Bolt
Dust Bolt
Violent Demolition

2012 - Napalm Records
  
Overkill
Overkill
The Years Of Decay

1989 - Atlantic Records
  

The Haunted
Road Kill (Live)
Lire la chronique
Vexovoid
Call of the Starforger
Lire la chronique
Sacred Reich
Ignorance
Lire la chronique
Bilan 2017
Lire le bilan
Assorted Heap
Mindwaves
Lire la chronique
Deserter
Coils of the Lesser Serpent
Lire la chronique
Les classiques de Sakrifiss / Le Bilan !
Lire le dossier
H2SO4
British Bangla Testament (EP)
Lire la chronique
Hellish
Grimoire
Lire la chronique
Sakrif'or 2017 / Black Metal Awards
Lire le podcast
Endless Chaos
Paths To Contentment
Lire la chronique
French black metal : la relève
Lire le podcast
Urn
The Burning
Lire la chronique
Demolition Hammer
Epidemic Of Violence
Lire la chronique
Mortuary
Nothingless Than Nothingness
Lire la chronique
Demolition Hammer
Tortured Existence
Lire la chronique
Les concepts dans le BM ! Pffffffffff.
Lire le podcast
Foreseen
Grave Danger
Lire la chronique
Canker
Earthquake
Lire la chronique
Bloody Alchemy pour l'album "Kingdom Of Hatred"
Lire l'interview
Iron Age
The Saga Demos (Démo)
Lire la chronique
Fall of Summer 2017
Lire le dossier
Body Count
Bloodlust
Lire la chronique
No Return
The Curse Within
Lire la chronique
Les reprises BLACK METAL (Björk / Radiohead / Foufoune...) POURQUOI ?
Lire le podcast
Les sorties de 2017
Vos albums et déceptions de...
Voir le sondage
Revenant
Prophecies Of A Dying World
Lire la chronique
Pig Destroyer
Terrifyer
Lire la chronique
Gwar
The Blood of Gods
Lire la chronique
Bloody Alchemy
Kingdom Of Hatred
Lire la chronique
Through The Eyes Of The Dead
Disomus
Lire la chronique