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Interview d'HORROR WITHIN pour l'album "Soul Awakening"

Interview

Interview d'HORROR WITHIN pour l'album "Soul Awakening" Entretien avec le groupe (2025)
Salut les gars et merci de m’accorder un peu de temps pour cette interview, tout d’abord on va commencer par du classique avec l’histoire du groupe, pouvez-vous me raconter sa création ?

HW : Salut, et tout d’abord, c’est nous qui te remercions ! Le projet est né en septembre 2019 des cendres de SEXPLUSH, un groupe plutôt foutraque qui a joué un peu de tout au cours de sa modeste histoire : du Metal, mais aussi du Rock ou du Punk dans des temps plus anciens… Suite à des changements dans le line-up, on avait envie d’évoluer vers des horizons plus sombres et plus violents. HORROR WITHIN venait de naître.

Vous venez tous d’univers musicaux différents (ELECTRIC SHOCK, DISOWNING, ANTROPOFAGO...) ça n’a pas été trop difficile au départ de trouver une ligne musicale commune ?

HW : Pas vraiment, dans le sens où le compositeur principal (Philippe, l’un de nos deux guitaristes), qui proposait les morceaux, avait une idée assez claire du type de musique vers lequel faire tendre HORROR WITHIN. Après, bien évidemment, chacun a pu amener sa patte, mais la base était déjà posée.

Votre premier Ep « Awaiting Extinction » a eu son petit succès au sein de la scène Française, ça ne vous a pas mis la pression pour la composition de l’album ?

HW : Merci pour le retour ! Pas spécialement, car on avait pas mal de compos en stock. La pression est plutôt venue au niveau de l’enregistrement et de la production : on y a passé un temps considérable, avec des moments parfois compliqués, et on avait vraiment envie de concrétiser nos efforts.

Ce qui m’a marqué sur celui-ci c’est qu’on est dans la droite ligne de l’Ep mais avec plus d’expérience et de technique, mais sans jamais en faire trop. L’écriture s’est-elle faite simple ou cela a-t-il été compliqué ?

HW : Comme dit précédemment, plusieurs morceaux étaient déjà composés et représentaient l’évolution du groupe au fil de sa courte histoire. Il a fallu les retravailler pour trouver une cohérence générale, mais rien d’insurmontable

La production est également puissante, moderne mais jamais synthétique... bien loin de certains poncifs qu’on peut reprocher au style, vous avez fait attention à cela ?

HW : Oui, on tenait vraiment à avoir une production organique, vivante, et surtout avec une réelle dynamique, pour ne pas lasser ni fatiguer l’auditeur.

Le magnifique artwork est signé Samaelle Edrakin, pouvez-vous me parler d’elle ? Comment êtes-vous entrés en contact ? A-t-elle eu carte blanche ou aviez-vous déjà des idées préalables à lui soumettre ?

HW : Le contact a été simple : c’est la fille de notre guitariste Philippe. Elle a fait des études de graphisme à Émile Cohl, école réputée dans le domaine, avec comme objectif initial d’être character designer. Après avoir contacté différents artistes reconnus, on a décidé de lui donner sa chance, et on ne le regrette pas du tout. On avait quelques idées, qu’elle a su parfaitement retranscrire tout en apportant sa patte personnelle. N’hésitez pas à la contacter !

Vous êtes désormais signés chez le toujours qualitatif Dolorem Records, comment vous êtes-vous retrouvés sur le label d’Alex ? C’est vous qui l’avez démarché ou l’inverse ?

HW : On venait de terminer le mastering de notre album, et on l’a présenté à plusieurs labels, dont Dolorem. Alex a rapidement montré de l’intérêt et, après plusieurs échanges, on a décidé de partir ensemble. On est très contents de ce choix, notamment sur le plan humain, qui est essentiel pour nous.

Qui a eu l’idée de faire un clip pour « Phobophobia », et qui s’en est chargé ? Avez-vous eu des retours après cette nouvelle exposition ?

HW : On avait échangé avec Alex sur les singles à sortir avant l’album, et « Phobophobia » s’est rapidement imposé. On trouvait sympa l’idée de faire un clip, et compte tenu du planning, on s’est dit : allez, on y va ! On voulait quelque chose de simple et spontané. Un pote de Philippe est venu filmer une répétition et a réalisé le clip. Franchement, au vu des conditions et des moyens, on est plus que satisfaits du résultat. Si jamais, c’est Pomodoro Film, basé à Montpellier. On a eu quelques retours, surtout de notre entourage, mais c’est déjà encourageant.

On connaît quelques bons groupes au sein de Montpellier et de l’Hérault en général (HEGEMON, CERTA MORTIS), y’en a-t-il d’autres qui méritent le détour et que vous aimeriez mettre en avant ?

HW : On ne prétend pas encore bien connaître la scène locale, mais on sait qu’il y a une belle vitalité. On espère pouvoir contribuer, à notre échelle, à faire vivre cette dynamique et à la mettre en lumière.

Quels sont les projets d’ici la fin de l’année ? Des concerts, des festivals ?

HW : Entre les activités des uns et des autres, on a fait une petite pause après le tournage de « Phobophobia », ce qui nous a permis de prendre du recul et de nous focaliser sur la sortie, assez énergivore ! On va reprendre tranquillement les répétitions, et on commence déjà à réfléchir au successeur de « Soul Awakening ». Vu le temps que ça nous prend pour sortir quelque chose, il n’est jamais trop tôt ! Niveau concerts, rien de concret pour l’instant : on est en phase exploratoire, et ce n’est vraiment pas facile. Petit message au passage : on étudie toute proposition ;)

En parlant de concerts quel est votre meilleur souvenir/expérience scénique à l’heure actuelle ? Une formation en particulier qui vous a marqué ?

HW : Pas évident, mais peut-être celui avec IMMOLATION et AKIAVEL : notre plus grosse affiche, et le premier concert en tant que chanteur pour Loris, l’une de nos deux Castafiore actuelles. Même si on n’a pas énormément de concerts au compteur, on a déjà partagé la scène avec pas mal de groupes aux shows bien rodés. À chaque fois, ça a été un très bon souvenir et l’occasion de rencontrer des musiciens talentueux. Ça nous rappelle aussi qu’il faut rester humbles et que rien n’est jamais acquis.

C’est l’heure de se quitter, je vous laisse le mot de la fin !

HW : Encore un grand merci pour cette interview. On espère avoir donné envie à certains de plonger dans notre univers. À très bientôt — sur scène ou sur disque, au plaisir de partager ça avec vous !

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