Nous le savons, le label
Divebomb Records est un spécialiste de la réédition des vieilleries
thrash ou
heavy souvent aussi intéressantes que méconnues / oubliées. J’étais par conséquent plutôt enjoué au moment de partir à la découverte des Américains de
DEMENTIA, seulement auteurs de ce
The Insanity Chronicles débarqué en 1996 puis d’une démo,
Symphonies in the Key of Doom, en 1998.
Hélas, force me sera de constater qu’au-delà du charme indéniable de l’ancien, je n’ai guère été emballé par ces dix titres tout de même étonnamment obscurs et qui regardent énormément sur l’Angleterre, la perfide Albion selon l’expression consacrée : un côté
punk qui évoquera approximativement
VENOM, quelques ambitions mélodiques du côté des guitares afin de justifier une fort lointaine affiliation avec les balbutiements d’
IRON MAIDEN mais est-ce suffisant pour me transporter ? Je ne le crois pas, surtout lorsque surgissent les premières mesures de « B.A.D. », rappelant un croisement impie entre les accords
glam de
Girls, Girls, Girls et le
heavy rock graisseux de
Lemmy. Cela dit, le style
biker a son public.
J’ajouterais que les compositions ont pour fâcheuse habitude de se ressembler, la faute à une technique relativement limitée de même qu’à une inspiration inconstante en dépit de quelques trouvailles intéressantes à l’image du pont acoustique central de « Celebrations of Evil » ou encore de l’introduction atmosphérique de « Terror from Beneath » qui font souffler un vent frais sur un disque sinon bien trop classique au regard des canons en vigueur tant dans les années 90 qu’aujourd’hui. Je ne m’amuserai pas à énumérer les disques parus en 1996 mais s’il fallait établir une comparaison,
DEMENTIA aurait peu de chances de franchir le premier tour des confrontations.
Également, je ne comprends pas trop l’intérêt d’avoir remplacé la pochette originale par cette horreur indigne que je trouve finalement assez faiblement dans l’esprit de la musique du trio davantage
speed heavy rock que purement
thrash, cela dit même pour un groupe de
thrash l’illustration serait immonde. Dommage donc pour les Américains, leur carrière fut brève mais je ne crois pas qu’il y avait le potentiel pour être autre chose qu’un énième couteau de fond de tiroir rarement utilisé car bien trop en-deçà de ses influences marquées et faisant même parfois preuve d’un mauvais goût évident : les notes de marche nuptiale en introduction de « Till Death Do Us Part » craignent un maximum.
Cependant, inutile de tenir rigueur de quoi que ce soit au label qui continue son travail de défricheur. Il remonte parfois des pépites,
DONOR par exemple, ce n’est pas le cas ici, l’album s’achevant sur un « Questions of My Sanity » qui ne sait pas où il va entre double pédale puissante et chant glamouse. Hop, je mets ça de côté pour ne plus jamais y revenir.
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum