Allez, avec cette dernière chronique, nous aurons pu boucler la carrière d’
AGRESSOR, tout du moins en termes de LP car je ne compte pas m’atteler aux démos, splits, EP et autres compilations. Je ne commencerai pas en refaisant l’historique de la formation mais, entre
Neverending Destiny et
Medieval Rites, tout le monde est plus ou moins d’accord pour affirmer que son
thrash death metal a décliné, bien que je préfèrerais parler d’une évolution vers un pur
death qualitatif bien que moins personnel. En effet, il sera difficile de remettre en question les mérites de chacune des sorties, tout ce qui précède ce
Deathreat étant à mon sens parfaitement digne d’intérêt, pour les raisons évoquées dans les articles respectifs. Les puristes ne partageront peut-être pas cet avis, encore bloqués sur leur
Licensed to Thrash.
Pour ce dernier LP en date,
Alex Colin-Tocquaine a pris le temps (plus de six ans) de reconstruire une équipe complète autour du duo inséparable qu’il forme avec le bassiste
Joël Guigou en appelant en renfort le talentueux
Romain Goulon pour la batterie ainsi que
Joss Sarroche en seconde guitare, tous deux alors en provenance de
BELËF (
Infection Purification gagne à être connu). Est-ce que l’arrivée de sang neuf change quoi que ce soit ? Sur la forme, pas vraiment, aucun album n’ayant jamais souffert d’un quelconque déficit technique. Non, la principale modification provient de la disparation totale de ces passages épiques à la Conan qui constituaient l’une des singularités des Antibois. En se concentrant uniquement sur son
death mid-tempo,
AGRESSOR rentre trop dans le rang, le premier certes mais le rang quand même.
Outre l’ombre flagrante de
MORBID ANGEL (« Nightmare Comes By » en tête de gondole), il devient désormais moins évident de distinguer le groupe de ses proches confrères que sont
MERCYLESS et
LOUDBLAST, toutes ces formations n’ayant selon moi fait que perdre de leur identité à compter des années 2000. Vous aurez beau me dire que
Those Who Reign Below est un bon album, il ne vaudra jamais
Coloured Funeral, idem pour
Alterings Fates and Destinities face à
Sublime Dementia et en écrivant cela je ne cherche absolument pas à montrer que les légendes des 90’s perdent toutes en intérêt avec leur temps puisque, par exemple, je préfère largement la fin de carrière de
DEATH à ses débuts, idem pour
MORBID ANGEL, etc.
Par conséquent,
Deathreat pantoufle un peu dans l’épaisseur cotonneuse de la production signée
LB Lab Studio (« Order of Chaos »), évidemment impeccable mais semblable à des centaines d’autres parutions. La conséquence, c’est que même lorsque le tempo s’emballe (« Lust of the Flesh » ; « Transmutation » ; « Desolation »), je ne ressens pas vraiment de différence d’impact alors que le batteur blaste comme un damné, les pieds en feu sur sa double. Il restera cependant le plaisir d’écouter un album qui aurait pu sortir en 1995, le chant d’
Alex excellent dans son registre guttural chanté ainsi que des solos particulièrement inspirés qui apportent une touche mélodique bienvenue dans un registre sinon hélas trop convenue au regard d’un passé innovant.
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