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Disarray - The Darkening
Chronique
Disarray The Darkening (EP)
Un an tout pile après la sortie de son sympathique et réussi
« Religious Disease » revoici déjà le quatuor avec du nouveau son dans sa besace, mais cette fois avec un Ep histoire de ne pas se faire oublier des fans comme de la nouvelle scène suédoise où la concurrence et la qualité sont redoutables. Ne changeant strictement rien à sa formule de bon vieux Thrash rétro et bas du front le combo livre ici trois nouvelles compositions imparables (complétées par une version réenregistrée d’un titre tiré de leur premier album - ainsi que deux autres enregistrées sur scène mais qui servent surtout de remplissage), qui vont parfaitement faire le boulot en se montrant toujours autant inspirées par les premiers METALLICA et MEGADETH que vers les créateurs de la mythique scène d’outre-Rhin. On sait donc parfaitement où l’on met les pieds et cela conviendra très bien à tout le monde, vu ce que l’on recherche avec ces petits gars qui n’ont rien perdu de leur énergie comme fougue destructrice… et dont le résultat ici va nous donner le sourire jusqu’aux oreilles sans qu’on ait eu le temps de dire ouf.
Il faut dire que ceux-ci vont démarrer pied au plancher avec le vindicatif et énervé « Poltergeist » qui va développer leur vision la plus frontale et rudimentaire en jouant quasiment à fond la caisse tout du long, ne ralentissant légèrement qu’en son centre avec l’apport d’un mid-tempo redoutable pour faire bien mal aux cervicales et accentuer le côté offensif de l’ensemble. C’est sobre et sans concessions tout en allant totalement vers les vieux KREATOR et SODOM sans que ça ne se pose de questions pour plus d’efficacité, ce qui est absolument réussi ici à défaut d’être incontournable dans le futur… mais ça défoule et c’est l’essentiel. Pourtant même si la formation mise encore majoritairement sur l’explosivité et les excès de vitesse en tous genres (comme le prouve le tout aussi impeccable et court « Evil Is Reborn » qui a bénéficié d’un lifting pour l’occasion), elle montre qu’elle gagne en densité au fil de son vécu musical comme le démontre l’agréable et fort sympathique « Lord Of Lies » qui va miser sur un mode plus pépère en médium avec quelques accents légèrement Heavy. Et même si ça s’étire inutilement tout en ronronnant un peu du fait d’une certaine redondance l’ensemble montre de belles qualités, qui confirment que les mecs savent être efficaces même en ralentissant l’allure comme en s’ouvrant à de nouveaux horizons… ce que va prouver l’excellentissime « Mass Abuse Of Power » en proposant de nombreux moments entraînants via une explosivité majoritaire d’où émerge une vraie envie d’aller faire un pogo (tant on y renifle avec plaisir des ambiances Hardcore affûtées et redoutables). Ça joue donc sur tous les tableaux ici et ça le fait parfaitement vu que l’on est happé immédiatement par ce côté presque festif qui se dégage de cette composition entre les rasades de brutalité et les ralentissements massifs, qui créent donc un ensemble dense et fluide dont on se contente volontiers tant c’est redoutable et taillé pour la scène.
Car une fois encore l’entité nous gratifie de réalisations brutes de décoffrage à la technicité relative mais qui enchaînent les droites et uppercuts à tout bout de champ… comme les versions live de « Deafening Sound » et « Forbidden Of Speech » qui ne perdent en rien de leur efficacité dans ce passage obligé pour tout groupe qui se respecte. D’autant plus qu’ici même si le son est authentique et sans chichis il reste parfaitement audible, et prouve s’il le fallait encore l’énergie redoutable de ces petits jeunes lancés à l’assaut des ténors de ce style toujours aussi à la mode. Et même si ça reste encore un peu juste pour pouvoir prétendre à mieux - tant ça reste standardisé à l’extrême et qu’il manque quelques moments forts mémorables, on n’aura rien à reprocher aux Scandinaves qui confirment les belles choses déjà entendues par le passé, et feront parfaitement leur office en première partie de têtes d’affiches comme de festivals. Rien d’indispensable donc ici mais ça comblera sans soucis les amateurs des vieux jeans troués, des vestes à patchs improbables et des tignasses épaisses qui aiment la trémousser bière à la main… c’est-à-dire beaucoup de monde en fait. Mission accomplie donc… en attendant la suite que l’on espère encore supérieure, car on sent un potentiel prêt à éclore d’ici peu… c’est tout ce qu’on souhaite car il en manque peu aujourd’hui pour être à maturité musicale et passer un cap tant espéré.
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