Que serions-nous sans les rééditions ? De pauvres bougres à l’esprit étroit, contraints d’évoluer uniquement dans l’espace-temps qui leur est dévolu, sans conscience des opulentes richesses de l’ancien temps... Enfin, l’ancien temps, 2010 ça ne remonte pas non plus à Mathusalem (quoi que…) mais qui avait alors connaissance de l’existence de
R.I.P. SOLDIER hein ? Pas moi, mais il faut dire que le groupe est brésilien, que l’album était sorti en indépendant et que mon intérêt d’alors pour le pays de la Samba était au point mort :
SEPULTURA ne me satisfaisait absolument plus et
SARCOFAGO avait plié les gaules depuis longtemps.
Il est pourtant sympathique comme tout ce seul et unique LP du trio. Anecdotique certes mais si l’on apprécie les choses bêtes de la vie, comme savourer un
SOZIEDAD ALKOHOLIKA au coin du feu, enfourner un
S.O.D. dans l’âtre (la typographie ainsi que la pochette font largement penser à
Speak English or Die) alors
The True Soldiers Never Die (oui, le nom est à chier) trouvera certainement un écho favorable en vous. Le problème c’est qu’une fois que j’ai écrit cela, j’ai à peu près fait le tour du sujet.
Les Brésiliens ne s’embarrassent pas de fioritures et optent pour les tempos
speed systématiques. Moi, cela me convient parfaitement d’autant qu’il y a parfois de petites vapeurs à la
SLAYER qui s’échappent des guitares, le chant étant quant à lui plutôt sur un registre
hardcore crossover qui confère une belle énergie aux dix compositions proposées. C’est vrai, je me passerais volontiers des solos, moches dans leur grande majorité, alors que le travail rythmique s’avère davantage intéressant dans ses saccades, soubresauts épileptiques. N’est-ce pas ainsi que l’on préfère son
thrash dès lors qu’il évolue dans le ruisseau ? Parce qu’ils sont bien gentils chez
GS Productions mais pour avoir survolé le catalogue,
R.I.P. SOLDIER n’est pas loin d’être leur meilleure entrée au catalogue… Moi je m’en branle, je dis juste que l’on peut légitimement s’interroger sur la pertinence de la réédition pour une formation qui ne devait pas intéresser grand monde en 2010 et dont le destin ne sera pas chamboulé par ce regain d’intérêt tardif du côté des Russes (rassurez-vous, esprit sain, c’était avant la guerre).
Il reste que pour les vrais de vrais, les durs à cuire, la bande propose suffisamment de violence pour justifier un engouement non feint, loin d’une quelconque
hype, suintant d’authenticité, d’énergie communicative. La
lone star du Brésil ? Peut-être, peut-être pas, le disque reste infiniment
cool en dépit de sa portée limitée.
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx