Le monde a-t-il réellement besoin d’un nouveau groupe influencé par
METALLICA ? Pas de mon point de vue, cela va sans dire. C’est pourtant bel et bien ce que nous proposent les Italiens de
SLYTHER au travers de leur premier album intitulé
Chronicles of Despair.
Pochette horrible affublée du classique « Obey » en guise de référence au film
Invasion Los Angeles, dénonciation du capitalisme, oui ces jeunes messieurs ont la passion du
metal et plus spécifiquement d’un
thrash soigné, propre sur lui. Ce n’est pas un reproche en soi, j’adore la musique léchée autant que mal léchée. Cependant, le quatuor est encore trop vert, se cherche un style et ça s’entend en dépit des nombreuses qualités à commencer par le soin apporté à l’enregistrement, aux solos, à l’équilibrage des instruments, c’est plutôt réussi !
Il est cependant regrettable que la formation ait souhaité placer absolument tout ce qui devrait à leurs yeux composer un disque situé à la croisée de
Master of Puppets et de
Load : cavalcades rythmiques entraînantes (« Violent Fist »), chant aux intonations immédiatement reconnaissables, arpèges et autres ponts acoustiques,
leads mélodiques à foison, plans
heavy rock, pseudo-ballade instrumentale de dur au cœur tendre (« Memories »), pour enfin finir le disque avec le morceau le plus radical (« The Sleepwalker »)… Difficile de faire plus exhaustif, plus convenu également mais là c’est la méchanceté gratuite qui parle car c’est un bon début de carrière.
Pourtant,
SLYTHER, ce n’est pas que cela. Certaines pistes dévoilent des ambitions plus
hardcore, à l’image du
groovy « Shut the Fuck Up » qui tombe malheureusement un peu à plat tant il détonne d’avec le reste ou encore les rythmiques plombées du final de « Visions » alors que, sur le papier, ces instants ouvrent au contraire une voie artistique intéressante à nos musiciens. Du moins davantage intéressante que coller au cul des Américains car si l’influence est pardonnable dans le cadre d’un premier LP de trente minutes, cela risque de rapidement ne plus suffire pour décoller au-delà des frontières de la ville, même avec l’appui de
Time to Kill Records.
En définitive, il serait certes injuste de tirer à boulets rouges sur
Chronicles of Despair, sortie prometteuse s’il en est, mais il va falloir revoir quelques trucs : enchaîner un titre instrumental (« Memories ») avec un interlude (« Awake -4 »), ce n’est guère utile, s’essayer au
rapcore (« Shut the Fuck UIp ») n’est pas l’idée du siècle, les tentatives de
growls sont superflues dans ce contexte, elles sonnent forcées, le plus dur sera de digérer totalement l’héritage des idoles.
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