Aborcja - Do krzyża abarotem
Chronique
Aborcja Do krzyża abarotem
C’est qu’elle est bien vilaine cette pochette de Do krzyża abarotem, pas bandante pour un rond. C’est pourtant avec elle que les Polonais d’ABORCJA décident de plonger dans le grand bassin, cette sortie étant un premier LP qui fait suite à l’EP Zaburzenia de 2023 puis à un split de 2025 aux côtés de cinq autres formations obscures de la même nationalité.
Sondage : selon vous, quelles sont les chances pour qu’une telle abjection visuelle appartienne au genre thrash metal ? Faibles ou élevées ? Evidemment élevées, ce mauvais goût assumé ne saurait mentir. Le quatuor évolue donc dans ce registre tellement en vogue, sans pour autant totalement basculer dans la nouvelle vague du old school. Enfin… Le fond du propos y trempe totalement, avec plutôt des accointances pour la vieille scène allemande, technique et agressive. De toute façon, il n’y a pas à tortiller : lorsqu’on est en recherche de bon thrash, de même que d’un bon porno vintage, c’est vers l’Allemagne des années 80 qu’il faut se tourner. Par conséquent, un fond assez référentiel qui a pour lui de rarement lever le pied et de rester sur un seuil de violence tout à fait honorable notamment grâce à des tempos majoritairement rapides et des solos hystériques enlevés. Jolie performance des guitaristes, qu’il faut signaler : à eux deux ils illuminent régulièrement les titres de leurs interventions sauvages.
La forme quant à elle tend à s’approcher de l'école du modernisme. Déjà au niveau du son (les Polonais ont toujours été soigneux de ce côté-là) mais également de certaines rythmiques groovy voire d’un chant pouvant flirter avec le death, chose rare dans les formations de puristes. Sinon ? Bah comme souvent il me sera difficile de grimper au rideau avec une telle musique entendue mille fois, aussi bien exécutée soit-elle. Car il n’y a objectivement guère de reproches à émettre à l’encontre d’ABORCJA et c’est plutôt une bonne chose que les musiciens aient décidé de garder ces neuf compositions au lieu de les avorter. Cependant, une fois que l’on a reconnu les vertus de l’enregistrement, la technicité des musiciens ainsi que la qualité d’un vocaliste particulièrement en verve, le reste ne fera que s’inscrire dans la continuité de ce qui s’est pratiqué par le passé, se pratique et se pratiquera encore dans dix ans sans doute.
En définitive, l’album est plaisant, il a le mérite de savoir s’arrêter au bon moment (trente-quatre minutes, c’est le maximum sachant que j’ai commencé à décrocher aux alentours de la septième piste) et il saura accompagner quelques chaleureux moments passés avec vos convives favoris, tout simplement. Une entrée en matière convaincante qui saura me trouver présent si un deuxième volet vient à paraître.
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3 COMMENTAIRE(S)
citer | Ahaha mais oui ! ça devait moins bien rendre avec une aiguille à tricoter ! |
citer | Sans parler du cintre sur ce logo... |
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3 COMMENTAIRE(S)
27/04/2026 17:57
27/04/2026 17:08
Ahah bien vu, j'avais pas fait gaffe à ça... la grande classe effectivement !
Dommage car musicalement ça fait le job sans problème !
27/04/2026 14:57