Peut-être y en a-t-il encore ici pas trop grabataires et qui se souviennent avec émotion de
HOAX, formation parisienne assimilée au
thrash qui connut un certain succès dans la première moitié des années 90 grâce à trois LP plutôt convaincants :
Ego Eater (1991) accompagné de son tube « An Eye for an Eye »,
Pressure (1993) puis
Brainstorm at Dawn (1996). Si je parle de ces anciens combattants, c’est tout simplement parce que
Destroy/Rebuild, album qui marque les débuts de
SLEDGEHAMMER, m’y a fait penser. Une version modernisée certes (quoi que), plus rapide et radicale, mais le
crossover des Lyonnais contient beaucoup de cette fibre « à l’ancienne » qui donne toujours à ce style son goût si particulier.
Ainsi, du côté des riffs, les allers-retours secs et saccadés plongeront l’auditeur dans le creuset des références anglo-américaines, une touche de
punk hardcore ancestral, une surcouche de la joie de vivre du
thrash californien (« Moaning Mother »), celui qui se trimballe en bermudas + baskets aux pieds toute l’année, avec cependant un élément réellement différenciant par rapport à la concurrence hexagonale : la voix éraillée de la chanteuse
Alice Lassalle. Oh, ce n’est certes pas une grande vocaliste, pas du genre à se lancer dans de folles démonstrations techniques, cependant elle dégage une énergie incroyable, un esprit
punk dans l’aspect rudimentaire de sa performance et je pense alors à des trucs de vieux,
JINGO DE LUNCH par exemple, également pour les penchants
rock agressif de la formation lors des solos ou de certains riffs lâchés (« More Women in the Moshpit », l’hymne de cet album). J’ai
OTH au bord des lèvres mais ça serait exagérer, nous sommes plus proches de
Kill ’Em All (« Howling Metal »).
Ne voulant pas non plus donner l’impression que l’unique intérêt réside dans la présence d’une
frontwoman, il s’agira avant tout de reconnaître sans flagornerie que la paire de six-cordistes assure une prestation rythmiquement impeccable, ayant en revanche quelques réserves sur les parties
leads, incisives mais assez dispensables à mon sens. De plus, avec une composition telle que « Corruption Cloud » qui dépasse les six minutes,
SLEDGEHAMMER démontre qu’il en a dans la cafetière et que la bande ne se contente pas de sprinter dans l’urgence d’une émeute urbaine, même si le batteur n’accorde que peu de répit à ses comparses tant il s’éclate sur les tempos rapides.
En soi,
Destroy/Rebuild n’a rien de fou, il ne propose absolument rien de neuf, néanmoins son énergie positive ne m’envoie que de bonnes ondes et le t-shirt « Graveyard Patrol » en mode Pat’Patrouille est génial. Il ne m’en faut pas plus pour considérer que cette sortie est une réussite, améliorable évidemment, mais cela mériterait une programmation à l’
Xtreme Fest (Tarn).
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par AxGxB
Par DEMONIKA