J’aime bien
ENDLESS, sa démarche, les deux protagonistes ont l’air d’être de belles personnes. Par leur implication au sein d’associations de lutte contre les cancers pédiatriques d’abord (peut-être que les musiciens ont été touchés de près, peut-être que c’est simplement une cause qui leur tient à cœur), les mauvais esprits (ou les connards) pourront dire que ce n’est pas grâce à leurs ventes qu’un remède sera trouvé, il reste que si une fois par mois chaque Français donnait un euro à une association réellement utile (je laisse chacun libre de sa définition de l’utile), cela ferait pas mal de pognon pour une fois distribué à bon escient. Cela devient chose rare dans ce pays. Et puis le groupe nous sollicite à nouveau alors que je n’avais pas été tendre avec
Hand of God, cela démontre un certain état d’esprit que tout le monde ne possède pas, ils sont nombreux à ne pas pouvoir souffrir la moindre critique…
Mais cette chronique ne devant pas être un déversoir à mes penchants politiques, je vais donc m’intéresser à ce
Incantation of Darkness, deuxième LP de la formation. La pochette aurait dû me mettre sur la voie mais l’interrogation n’a surgi qu’à l’écoute de « Possession », le morceau d’ouverture : suis-je vraiment en train d’écouter le même groupe ? Où diable sont passés le
metal d’inspiration
MEGADETH et son chant clair nasillard ? De ces travers, il n’en est désormais plus question.
ENDLESS pratique le
death metal avec deux conséquences possibles : soit on déplore ce revirement osé, soit on s’en félicite (bon, nous pourrions aussi y être indifférent). Pour ma part, j’appartiens au deuxième camp car si tout le disque baigne dans une atmosphère à la
MORBID ANGEL, celui d’
Abominations of Desolation pour être précis, voire de quelques relents
Gateways to Annihilation à l’image du riff introductif de « Prayer to God », il reste que
Jendark (batterie) et
Holypied (chant – guitare – basse) ont selon moi parfaitement réussi leur métamorphose, passant de l’album poussif de 2024 à un solide
cover band des légendes de Tampa. Le mimétisme est même assez bluffant dans les intonations vocales, les solos à la sauce
Azagthoth, les alternances entre des ralentissements pesants et des accélérations blastées, la production même, le tout affirmant haut et fort des progrès techniques indéniables de la part de ces musiciens dont je n’attendais sincèrement rien.
Certes, cette influence appuyée de l’Ange Morbide pourrait se retourner contre ses géniteurs qui, en deux ans, ont pris un virage tellement radical qu’il frôle le syndrome de la girouette. Pourtant, compte-tenu du bond qualitatif réalisé, il serait mal avisé que je regrette le temps passé. Les pistes sont accrocheuses, sonnent de façon plus professionnelle avec des finitions soignées là où
Hand of God (était-ce une allusion à Maradona d’ailleurs ?) pêché, sentant trop l’amateurisme sans pour autant masquer l’envie, le plaisir, la volonté. Franchement, je peine à croire que ce sont les mêmes deux individus qui sont responsables de
Incantation of Darkness et je peine à comprendre comment, en aussi peu de temps, une telle transformation a pu s’opérer. Quoi qu’il en soit, j’ai écouté ces dix titres avec un plaisir non feint, y retrouvant la saveur des années 90 sans en être une vile caricature et rien que pour cela, cette sortie est une réussite qui mérite un coup de pouce.
Bravo
ENDLESS, tu as su me faire complètement revoir mon opinion initiale.
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
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Par Sosthène
Par Jean-Clint
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Par Jean-Clint