Cela ne faisait pas assez longtemps à mon goût que je ne m’étais pas infligé des sorties
thrash metal de basse extraction et si elles étaient généralement européennes, là je vais pouvoir prendre un billet direction Chicago afin d’aller à la rencontre de
MISFIRE, un quatuor américain qui a sorti en 2025 son deuxième album intitulé
Product of the Environment. Sans surprise, la pochette s’avère inregardable de près comme de loin mais comme souvent c’est également cette touche kitch à la
Re-Animator (les lecteurs de
Mad Movies savent) qui confère charme et attractivité à ce genre de productions hautement confidentielles, vraisemblablement condamnées à hanter les divisions inférieures de notre musique fétiche.
Allez, je l’avoue, une fois ma deuxième pinte de Pelforth ingurgitée, j’ai commencé à leurs trouver de jolis atours à ces douze compositions et même si les quarante-trois minutes paraissent parfois un peu longuettes du fait d’une invariabilité totale du propos, je suis bien forcé d’admettre que le
heavy thrash à l’ancienne de nos trublions n’est pas si mal foutu que cela. Il y a notamment une bonne dose de
groove dans les compositions dont le
riffing pourtant convenu au possible ne manquera cependant pas de faire secouer quelques têtes. C’est sans doute là l’une des forces de ce courant musical, il a beau multiplier les poncifs, il reste toujours difficile de résister à un chant
crossover, à des riffs en aller-retour ainsi qu’à quelques solos bien troussés,
Konstadin Kostadinov se débrouillant plutôt bien pour assumer à lui seul
leads et rythmiques. Par conséquent, les morceaux entreront sans soucis dans la zone d’influence d’
EXODUS, de
TESTAMENT et c’est bien là le maximum que l’on puisse attendre de ces albums malgré tout capables de surprendre, notamment lors de ce « Artificially Intelligent » dont le riff et l’énergie rappelleront le
mosh adoré de
S.O.D., une référence toujours sympathique à avoir en tête.
En dehors de cela que voulez-vous que j’ajoute ? Le disque ferait quinze minutes de moins je n’y trouverais absolument rien à redire, voire je préfèrerais parce que
MISFIRE tourne quand même pas mal en rond et qu’il n’a pas vraiment encore les épaules nécessaires pour assumer des parutions d’une durée supérieure à trente minutes, le format somme toute idéal pour ce type de formule plaisante mais que l’on retrouvera facilement un peu partout dans le monde. Pourtant, le moment est bon, l’envie de décapsuler une boisson constamment présente, j’ai l’odeur d’un hot-dog dans les naseaux et si je m’écoutais j’irais directement faire un sort à
Sympathy for the Ignorant (2021), que je soupçonne d’être au moins aussi divertissant.
1 COMMENTAIRE(S)
22/01/2026 11:25