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A Dead Forest Index + Chelsea Wolfe

Live report

A Dead Forest Index + Chelsea Wolfe Le 18 Novembre 2015 à Paris, France (Maroquinerie)
Comment? Chelsea Wolfe sur Thrashocore?
On pourrait légitimement se demander ce que fait cette artiste américaine sur nos pages. Et pourtant, le dernier album en date de la chanteuse, Abyss, prend une tournure bien plus écrasante et dense que ses précédentes œuvres, lui octroyant ainsi les faveurs du public metal. Un public qui s'est déplacé en masse (le concert étant d'ailleurs complet) à la Maroquinerie pour assister à la prestation de la chanteuse, de passage à Paris, qui nous aura fait quelques frayeurs après avoir annulé plusieurs dates de sa tournée européenne pour cause de maladie.


Mais avant de voir la musicienne sur scène, place à A Dead Forest Index, jeune duo en provenance de Nouvelle-Zélande, venu pour enchanter nos esgourdes de leurs douces chansons folk. Vu comme ça, voilà un début de soirée idyllique! Malheureusement, ce ne sera que sur le papier tant la prestation des deux hommes m'a ennuyé. Les compères ne sont pas de mauvais musiciens et leurs morceaux n'ont rien de honteux, mais les compositions offertes au public ont le mauvais goût d'être incroyablement communes et plates. Quelques passages drones timides viennent agrémenter ces mélodies sirupeuses, sans apporter quoi que ce soit de passionnant aux morceaux. Adam Sherry a une voix relativement maîtrisée mais là encore, très passe-partout et commune pour le genre. Lui et Sam Sherry semblent pourtant donner du cœur à l'ouvrage et adressent quelques mots au public, visiblement touchés de voir tant de monde, mais je n'ai qu'une hâte : que leur set se termine au plus vite. La présence surprise de la guitariste de Savages Gemma Thompson aurait presque pu être intéressante, seulement, la piste jouée en trio n'est guère plus enthousiasmante que les autres. Heureusement, la prestation n'aura duré que trente minutes. Un peu plus et je sombrais dans les bras de Morphée…

L'attente entre l'ouverture et la tête d'affiche n'aura pas été de très longue durée : une vingtaine de minutes plus tard, voilà que l'introduction quasi-religieuse de Chelsea Wolfe retentit dans la Maroquinerie. C'est sur « Carrion Flowers », issue du dernier opus en date de l'Américaine, que celle-ci et les musiciens l'accompagnant arrivent sur scène. L'orientation plus lourde et massive de l'album Abyss se fait alors ressentir par la puissance donnée à la section rythmique, qui martèle pendant le refrain alors que Chelsea envoûte de sa voix fragile et vaporeuse. On pouvait craindre des défaillances de ce côté là, l'artiste ayant été aphone pendant quelques jours, il n'en sera heureusement rien. Qui dit nouvel album à promouvoir, dit place importante accordée à celui-ci dans la setlist et c'est pas moins de huit morceaux que les quatre musiciens interpréteront. Abyss est un disque relativement diversifié et cette polyvalence se retrouve également sur scène, la lourdeur étant contrastée par des instants plus reposants où Chelsea mise avant tout sur sa voix pour captiver l'auditoire (« Maw », « After the Fall »). L'artiste n'oublie pas qu'elle a également écrit d'autres œuvres avant et passe ainsi par la case Pain is Beauty avec trois titres. Surprise : pas de « Feral Love », certainement le plus connu des morceaux de Chelsea Wolfe. En revanche, et dommage pour moi, l'Américaine jouera « We Hit a Wall », seule composition tirée de cet opus que je n'aime pas, et que je n'apprécie pas plus en concert. Tant pis. Heureusement, « House of Metal » et surtout « Kings » avec ses sonorités électroniques me rappellent bien vite pourquoi Pain is Beauty est l'un des albums que j'écoute le plus régulièrement depuis 2013. La musicienne affiche une certaine proximité avec l'audience, en communiquant avec celle-ci ou, plus surprenant, en distribuant des fleurs au premier rang pendant « House of Metal ». On sent l'artiste sincèrement heureuse d'être présente et de partager ce moment avec le public parisien. « Iron Moon », clôture du set avant un rappel bien mérité, est indéniablement l'un des moments forts de ce concert grâce à sa pesanteur et à la puissance des guitares, encore plus lourdes et intenses que sur format physique. Chelsea y montre diverses facettes de sa voix, en restant toujours aussi envoûtante. La jeune femme et les musiciens l'accompagnant ne quitteront pas la scène bien longtemps, le rappel étant vivement attendu avec impatience par les spectateurs. Les quatre musiciens termineront ainsi avec « Color of Blood », mais surtout avec l'excellente « Pale to Pale », tirée de Ἀποκάλυψις, qui offre une conclusion idéale à ce concert.

Setlist :

Carrion Flowers
Dragged Out
After the Fall
We Hit a Wall
Kings
Maw
House of Metal
Simple Death
Survive
Iron Moon
Color of Blood
Pale on Pale


Chelsea Wolfe nous aura vraiment offert un concert digne de ce nom. Avec les nombreuses ovations qui lui sont accordées à la fin de la performance, nul doute que les spectateurs sont repartis ravis de cette soirée. Le prochain passage dans nos contrées est attendu avec la plus grande impatience.

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