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Swarm - Anathema

Chronique

Swarm Anathema
On y est : la rentrée est passée et après la stase estivale va arriver la nouvelle vague de sorties, dans un flux qui ira jusqu'à des bonnes pioches inespérées au mois de décembre – espérons-le !
Mais la reprise commence bien, très bien même, mais elle ne se joue pas dans le circuit principal de mon côté, et on va lorgner dans le talent de nos régions pour découvrir un skeud qui met bien.

Il y a quelques mois je vous parlais de SWARM, groupe antibois qui avait fort à faire, puisque leur projet assumé est de faire du Groove, mais du Groove qui tâche, qui balance, qui te fait bouger les miches quand bien même tu n'aimes pas ça. Avec des références variées allant bien sûr de Pantera à Lamb of God, en passant par Machine Head, le quintet s'est défoncé à grand renforts de tournées et de dates enchaînées pour gagner de la bouteille.
Après un premier disque certes pertinent par moments mais plombé par une production très compliquée, le retour en studio a été sous les meilleurs auspices, en étant pris en charge dans le Artmusic studio, qui s'est occupé notamment de HEART ATTACK ou NIHILIST. Au sein de cette institution, on ne pouvait attendre qu'un son ultra carré où rien dans le mix n'est laissé au hasard.

Y a pas à dire : Swarm et Artmusic ont pondu un sacré morceau répondant au nom de Anathema.

Les hostilités commençant par un « New Sun » de plus de 7 minutes et bien suffocant, tu sens que le boulot sur les ambiances a connu un réel soin afin de proposer des montées et descentes, le tout en mode set-up / pay-off constant. Une fois que tu sais cela, tu comprendras que le groupe, il veut que tu profites à fond de ce qu'ils vont te proposer.
J'en parlais déjà auparavant, mais une des forces de Swarm est la complémentarité des guitares, qui permet de donner un premier relief à leur musique. Si tu pioches le titre « Five », déjà tu sais que tu te mettras bien car le duo de gratteux offre un espace massif et riche en nuances (le break à 2:26 devrait être illégal). Sur six minutes, rien ne se répète, et tu te laisses noyer dans toutes les idées employées
Parce que le côté inédit, ici, c'est bien cet aspect Prog dans des compositions simplement dingues en terme de trouvailles. Les lister nuirait à votre plaisir de la découverte, mais sans trop en dire, « Frontiers », par exemple, ce ne sont que des variations, pour aller du poutrage au gros mid-tempo archi massif : merci au son, il est juste impeccable. Tu sens dans un tel titre le côté « metal », tant tu parviens à capter l'énergie et le jeu de scène qui va avec. Clair, lisible, efficace tout en étant gourmand et généreux, c'est ça qu'il faut dans ce genre de Thrash Groove bien vénèr.

Du Groove, tu en veux ? Demande à « The Deed is done » ou « Deaf Blind Silent », clairement Pantera dans le texte, avec ce jeu de batterie ultra précis, des morceaux qui montrent toute l'expertise du groupe et qui seront l'occasion de féliciter le guitariste rythmique-growleur du groupe, véritable gros ajout qu'on n'avait pas dans le précédent disque et qui permet de prouver que la diversité et la cohérence font partie des grandes qualités de Swarm.
Mais ça ne te suffit pas ? Allez, prends-toi juste le départ de « Legacy of Misery », afin de te choper un petit Djent au passage, histoire de te titiller un peu ! Clairement le morceau le plus agressif et rentre-dedans de l'album, également celui où le growl est le plus présent, mais qui conduit cela dit à un refrain où l'on retrouve des pistes additionnelles qui font orchestral et qui ajoutent un aspect solennel... Avant que tu te prennes un parpaing dans la nuque – set-up / pay-off, ne l'oubliez pas ! Ils sont tellement à fond dans ce projet d'un disque varié et conscient de ses effets que « Simple Automata Return (At Home) » inclut des voix féminines, histoire de capter l'attention en mettant cet ajout qui n'est présent qu'ici. Le tout bien dosé jusqu'à un départ ramasse dents et qui conduit à un morceau sincère et émouvant, bien entendu !
Plus de rythmiques variées, plus de solos qui en foutent plein la gueule, plus de rythmiques headbangantes à souhait... Les maîtres mots ? TOUJOURS PLUS ! En témoigne l'ultime titre, huit minutes d'instrumentale maîtrisée et qui fait dire que, vraiment, Swarm est un groupe à suivre. Le gap franchit entre les deux albums est tout bonnement hallucinant – il est le juste retour de plusieurs années de labeur acharné.

Mais tu vois, tout ça, c'est du bon qui craque sous la dent, qui fait bien son office, et ça suffirait à faire un bon album. Sauf qu'ici on a un très bon album, avec des morceaux de bravoure dedans ! Pour ça, comment ne pas évoquer « Intifada » ? Paye ton riff ! Si tu ne te trémousses pas dès le début, je sais pas ce qu'il te faut de plus, d'autant que la composition a l'intelligence de ne pas s'appuyer dessus, et de varier son propos, en allant dans l'accélération, puis le ralenti parfait pour le headbang : tout est au service de la mêlée et de la sueur, chaque instrument a pour but de te donner envie de bouger. Ceci avec tout de même des moments d'accalmies, afin que tu prennes le temps de reprendre ton souffle, avant de retomber dans la frénésie du moment. On notera, dans ce morceau comme dans d'autres, les petits détails qui s'ajoutent au fur et à mesure, comme les notes aiguës en complainte à 2:49, puis un break une minute après en mode punch dans le bide jusqu'à un solo simplement délicieux.

Par ailleurs, je crois que je vais avoir du mal à me remettre de « Sputnik Explorer » et « Life on Hold »... Parce que le premier est un gros exemple de montée, pour moi le meilleur titre d'Anathema dans ce style car, si l'ensemble fait du bien en terme de transition au cœur de l'album, le finish... Laisse tomber. Et un tel titre est une des nouveautés du groupe : leur composition a gagné en expertise ! Ce qui m'amène au second, « Life on Hold » ! Il prouve tout à fait ce que j'avance, en embrassant entièrement l'aspect Southern groove pour conduire ensuite à des moments mélancoliques et envolés. Un de mes titres favoris d'Anathema, car il dévoile en 4 minutes 10 pourquoi j'aime autant Swarm : mélodique, rythmé et efficace, le groupe ne te laisse pas t'ennuyer, et sait, avec un sens de la mesure qui force le respect, utiliser ses atouts sans trop en faire ni te frustrer, toujours en étant solide sur ses transitions et sur sa façon d'alterner les phases. On a là un album qui te comble de joie et de colère, qui te fait brandir le poing et te fracasser le crâne. On a là un de mes coups de cœur de l'année, ni plus, ni moins.

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Swarm
Progressive Groove - Thrash Metal
2019 - Indépendant
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Progressive Groove - Thrash Metal - 2013 - France
  

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Extrait de "Anathema"
  

tracklist
01.   New Sun  (07:48)
02.   Frontiers  (04:33)
03.   Intifada  (05:54)
04.   The Deed is Done  (03:23)
05.   Sputnick Explorer  (04:32)
06.   Deaf Blind Silent  (02:57)
07.   Life on Hold  (04:10)
08.   Simple Automata Return (At Home)  (05:56)
09.   Legacy of Misery  (04:27)
10.   Five  (06:05)
11.   Pyroclastic Flow  (08:34)

Durée : 58:23

line up
parution
30 Septembre 2019

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