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Netherlands Deathfest II - 1er Jour

Live report

Netherlands Deathfest II - 1er Jour Bloodbath + Brodequin + Collision + Discharge + Exhumed + Gorgasm + Ingrowing + Iron Lung + Martyrdöd + Needful Things + Nocturnal Graves + Repulsion + Shrine of Insanabilis + Sick Of Stupidity + Svartidauði + Terrorizer + Wojczech + Wormrot
Le 03 Mars 2017 à Tilburg, Pays-Bas (013)
La programmation en Europe d’un équivalent au Maryland Deathfest avait créé courant 2015 un vent d’excitation palpable chez à peu près tout le monde. Avec une affiche mêlant Death Metal, Grindcore, Crust/Hardcore et Black Metal, les organisateurs du Netherlands Deathfest n’avaient pas fait les choses à moitié réunissant un grand nombre de groupes que personnes n’avaient encore jamais vu ou rêvaient de (re)voir. Infest, Blasphemy, Autopsy, Demilich, Dropdead, Angelcorpse, Morpheus Descends… Autant de noms qui ont dû motiver un paquet de gens à prendre leurs billets pour cet évènement à marquer d’une pierre blanche.
Après cette première édition couronnée de succès (je vous invite à lire notre report sur le sujet), beaucoup attendaient de voir si une suite serait donnée. La réponse ne s’est pas faite attendre puisque durant le festival nous apprenions par bruits de couloir qu’une seconde édition aurait bien lieu. Une rumeur d’ailleurs très vite confirmée par les organisateurs eux-mêmes via Facebook. Deux mois plus tard j’avais déjà ma place pour ce Netherlands Deathfest II programmé du 3 au 5 mars 2017 au Poppodium 013 de Tilburg.

Après un trajet Paris / Tilburg passé à écouter bon nombre de groupes présents à l’affiche de cette deuxième édition, nous arrivons devant le Poppodium 013 sous un ciel couvert. S’il fait moins froid que l’année dernière, il fait également moins beau. La pluie va d’ailleurs s’inviter durant tout le week-end rendant les trajets hôtel - Vapiano/Subway/KFC/Mc Do - Poppodium 013 - Tribunaal – hôtel forcément un peu plus humides.
Une fois à l’intérieur du complexe, peu de bouleversements. Les distros sont toujours présentes mais en moins grand nombre. Les prix sont également assez élevés ce qui m’empêchera de faire des folies en dépit de quelques achats ici et là. Enfin, il n’y a plus de repas dispensés au sous-sol. Pour se sustenter, c’est désormais dans le bar/restaurant de la Patronaat qu’il faut se rendre. Si celui-ci accueillait l’année dernière des clients qui n’avaient rien à voir avec le festival, la salle a cette année été réquisitionnée afin d’y recevoir les festivaliers autours de plats chauds certes bons mais proposés encore trop chers. Entre le bar et les cuisines, quelques distros pour le bonheur des fouineurs de bacs et autres collectionneurs d’artefacts en tout genre (drapeaux, pins en métal, t-shirts, CD et vinyles…)
(AxGxB)

De retour pour une deuxième année consécutive après une première édition du Netherlands Deathfest des plus réussies, je ne cachais pas mon enthousiasme à l'idée de retrouver l'antre du 013 de Tilburg pour trois jours de death metal et autres qui s'annonçaient particulièrement intenses.

Le vendredi n'était toutefois pas le jour que j'attendais le plus puisqu'il s'agit de la seule journée avec un programme plus light que les deux autres selon mes goûts. L'affiche avait quand même de la gueule et je n'allais pas faire la fine bouche. C'est vers 15h30, avec trente minutes de retard, que les portes s'ouvrent et que je m'engouffre une nouvelle fois dans ce qui est sans doute le meilleur complexe de concert en Europe.
(Keyser)


SICK OF STUPIDITY - 16h00-16h30 (013 Second Stage) :

On commence par un groupe de grindcore local de Rotterdam sur la petite scène du 013. Inconnu au bataillon, je me rends malgré tout à leur représentation histoire de débuter tranquillement ces trois jours. Et ce fût un moment plutôt sympa à défaut d'être génial. Le son est bon, le public est déjà au rendez-vous avec pas mal de monde qui lance les premiers pogos et les Néerlandais délivrent un grind hystérique efficace avec un guitariste, pas de bassiste (bandes enregistrées) et deux chanteurs particulièrement excités dont un m'a fait penser à Joost Silvrants de Inhume avec ses high kicks en sautant. Ça bourre, ça blaste et ça éructe comme des demeurés, il ne m'en faut pas plus pour bien démarrer la première journée, surtout sur vingt minutes vite passées.
(K)


COLLISION - 16h30-17h00 (013 Main Stage) :

Moi pas connaître non plus mais je tente, sur ma lancée de SICK OF STUPIDITY. Sauf que là, ça le fait beaucoup moins sur cette grande scène pas du tout adaptée à ce style de musique. Celle-ci n'est en plus pas très folichonne, sorte de grind moderne insipide et générique dans lequel je ne rentrerai pas du tout. Pas convaincu, c'est donc au bout de cinq minutes que je sors de la Main Stage, préférant faire la tournée du merch qui se révélera plutôt décevante (moins que l'année dernière et souvent chère). Tant mieux pour mon porte-feuille!
(K)


EXHUMED - 17h30-18h10 (013 Main Stage) :

Bien que les hostilités aient débuté depuis 16h00, mon premier concert de la journée sera celui des Américains d’EXHUMED. La dernière fois que je les avait vus c’était à Paris et j’avais été vraiment déçu par la qualité du son (c’était évidemment au Glazart...). De fait, je comptais bien sur leur passage au Netherlands Deathfest pour corriger le tir. Forcément, en se produisant sur la Main Stage, il y avait vraiment très peu de chances pour que je sois une fois de plus encore déçu. Et effectivement, pour une mise en bouche on peut dire que les choses se sont particulièrement bien passées. Sans surprise, les Californiens ont ainsi asséné leur Death Metal largement inspiré par les Anglais de Carcass avec force, conviction et un soupçon de fun. Car si Matt Harvey et sa bande ne se sont jamais trop pris au sérieux (ces derniers sont arrivés sur scène au son d'une version électro du célèbre "Thriller" de Mickael Jackson), bien conscient qu’ils devaient beaucoup à d’autres groupes, ces derniers ont toujours eu à cœur d’apporter un petit côté théâtral à leurs prestations. Ainsi, après seulement quelques titres, voilà que débarque sur scène ce docteur fou armé de sa tronçonneuse à lumière. Bien sur celle-ci ne fonctionne pas et ce que l’on entend ne sont que des samples. Mais associé au Death Metal chirurgical et sanguinolent d’EXHUMED, la combinaison des deux fonctionne merveilleusement bien notamment lorsqu’il s’en ira déballer ses tripes (un amas de tissus rougis qu’il cache alors sous sa blouse) devant un public enclin à jouer le jeu à 100%. Le groupe va ainsi enchaîner les titres passant au crible l’essentiel de sa discographie de Gore Metal ("Casketkrusher", "Limb From Limb", "Open The Abscess") à Necrocracy ("Coins Upon The Eyes", "Dysmorphic", "Sickened") en passant bien évidemment par All Guts, No Glory ("All Guts, No Glory", "As Hammer To Anvil") et Slaughtercult ("Decrepit Crescendo"). Efficace et redoutable comme peut l’être ce genre de Death Metal mené tambour battant à coup de riffs tronçonneuses, la prestation d’EXHUMED constitue une excellente entrée en matière à ces trois jours haut en couleur dont la suite ne promet aucun temps mort.
(A)

Curiosité là-aussi car je n'ai jamais écouté EXHUMED. Je sais en effet très bien qu'il s'agit d'un groupe hommage à Carcass que je n'apprécie pas des masses alors je n'ai jamais fait l'effort. S'il fallait absolument inviter le très sympathique Matt Harvey, habitué des combos tribute, j'aurais préféré Gruesome, une des tueries de la première édition ou encore mieux, Dekapitator pour du bon vieux thrash pas finaud. Tant pis, on se contentera du death grindy des Américains. Sans surprise, je n'ai pas trouvé ça mauvais, c'est même bien emballé et plutôt carré mais ça ne m'a pas transcendé. Le son de gratte pas super précis et les problèmes techniques de l'autre gratteux n'ont pas non plus aidé à plonger corps et âme dans l'univers gore kitsch de la formation. J'avoue toutefois avoir un peu headbangué au son des riffs qui ne manquent pas de groove ou des quelques blasts qui dynamisent les compos. Les scènes de série Z avec un invité déguisé en chirurgien psychopathe qui brandit une tête décapitée remplie de sang qu'il se renversera dessus ou qui fera plus tard joujou avec une tronçonneuse m'auront également fait sourire.
(K)


BRODEQUIN - 18h05-18h50 (013 Second Stage) :

J’ai eu la chance de ne pas voir BRODEQUIN lors de son passage au Hellfest l’année dernière, lorsque le groupe alors sur le retour avait troqué sa batterie par une vulgaire boite à rythme programmée par Jon Engman, batteur d’origine de BRODEQUIN (quelle ironie). Ce groupe de Brutal Death américain qui à l’époque de ses albums avait fait sensation dans le milieu était devenu l’espace d’une prestation la risée de presque tous. Du coup, nombreux étaient les réticents à vouloir se rendre devant la Second Stage. Sauf que pour ce concert, BRODEQUIN a fait appel aux services d’un véritable batteur en la personne de Jan Van Lugtenburg, jeune néerlandais de 21 ans qui, à l’exception d’un moment de flottement dû à des problèmes de retour, va livrer une prestation impressionnante. Jamie Bailey est également accompagné d’un nouveau guitariste. Celui-ci a en effet recruté Joaquin Chavez (Embodied Torment) histoire de laisser derrière lui le mauvais souvenir de son dernier passage en Europe. Et si du coup je n’attendais pas grand-chose de cette prestation après tous ces mauvais échos, je dois bien reconnaître que je me suis quand même pris une bonne petite gifle. Sans finesse et sans nuance aucune, Jamie Bailey et ses compagnons vont livrer une prestation d’une rare brutalité. Aidé par un son plutôt bon (considérant le déluge de riffs, de blasts et autres growls), BRODEQUIN va littéralement souffler les spectateurs de la Second Stage. Je passerai ainsi mon temps à m’époustoufler devant ce déferlement de violence et de technique balancé avec décontraction. Si BRODEQUIN a déçu et même fait rigoler pour son passage au Hellfest, nul doute qu’il a été pris beaucoup plus au sérieux au Netherlands Deathfest où le trio à livrer une prestation sacrément massive qui aura probablement ravi l’essentiel des amateurs de Brutal Death.
(A)

La performance des Américains au Hellfest l'année dernière m'avait tellement fait rire (ah ce pauvre Jon Engman, dans l'incapacité physique de jouer, qui s'excitait sur les touches de sa boîte à rythme!) qu'il était hors de question que je rate leur prestation au NDF. Celle-ci fut cela dit bien différente puisque BRODEQUIN a compris le ridicule de la chose et a recruté un vrai batteur en la personne du néerlandais Jan Van Lugtenburg (Carcinogenic, Contorted Mind) qui jouait donc à domicile. On a du coup beaucoup moins rigolé aux dépens de la formation qui faisait quand même plus sérieuse. De là à rendre la musique du trio intéressante, moi qui ne l'apprécie que très moyennement? Pas vraiment. Car pour moi, le brutal death du combo se montre bien trop répétitif et bas du front. Malgré un son étonnamment bon, une brutalité primitive, un Jamie Bailey toujours souriant et sympathique et quelques rares séquences mid-tempos groovies headbangantes, je n'ai pas vraiment pris mon pied devant ce manque de vrai bon riff où le chant tellement grave se confond avec la basse dans un bordel qui m'a vite ennuyé. Les problèmes de son pour le batteur, qui n'avait à un moment aucun retour et jouait au hasard, n'ont pas arrangé les choses. Le public, venu nombreux voir ce groupe "culte" du patron de feu-Unmatched Brutality, s'en est en tout cas donné à cœur joie entre pogos, slams et stage divings malgré les panneaux d'interdiction (ce n'est pas ça qui allait arrêter des bons gros métalleux!).
(K)


GORGASM - 19h10-20h00 (013 Second Stage) :

A peine ai-je le temps de glisser une tête par l’une des entrées de la Main Stage afin d’apercevoir brièvement DISCHARGE qu’il est temps à nouveau de reprendre le chemin de la Second Stage pour assister à la prestation de GORGASM, célèbre groupe de Brutal Death que l’on ne voit que trop rarement en Europe et en France pour passer à côté. Malheureusement pour moi, le set des Américains est en partie à cheval sur celui des légendaires REPULSION que je n’ai encore jamais vu. Il me faudra donc écourter ma présence. Et quel dommage d’avoir à renoncé à vingt minutes en compagnie de GORGASM tant la première partie du set des Américains s’est révélée être la punition que tout le monde attendait. Aidé par un son puissant et précis, le groupe originaire de Lafayette va absolument tout écraser sur son passage. Il faut dire que Damian Leski, seul membre d’origine encore à bord, semble particulièrement remonté, haranguant la foule comme pour mieux l’exciter. Celle-ci ne se fera cependant pas prier, créant suffisamment de chaos devant la scène pour me tenir à bonne distance et ainsi apprécier au mieux la prestation de ces musiciens tous plus impressionnants les uns que les autres (entre ces mains qui se baladent sur les manches et ces frappes dans tous les sens). Après avoir entamé leur set sur "Seminal Embalment" qui va très rapidement mettre les points sur les "i" et rappeler à ceux qui auraient pu oublier que GORGASM est à ce jour l’un des leaders de la scène Brutal Death, les Américains vont continuer leur campagne de destruction massive à coup de "Stripped To The Bone", "Coprophiliac", "Dirty Cunt Beatdown", "Bleeding Profusely", "Fisticunt", "Disembodied", "Visceral Discharge", "Corpsefiend" ou encore "Starved For Perversion". Une setlist chargée (et encore, je n’ai assisté qu’à deux tiers du set) où les titres s’enchainent sans discontinuer et qui va ainsi faire la part belle à toute la discographie de GORGASM. C’est donc la mort dans l’âme que je dois quitter la Second Stage pour aller prendre place dans la grande salle située juste à côté et ainsi assister à l’une des prestations que j’attendais le plus, celle de REPULSION.
(A)

Le concert que j'attendais le plus de la journée. Après plus de dix ans à me délecter de la musique des Américains, je vais enfin pouvoir la savourer en live! Alors c'est sûr, ce n'est plus le même line-up qu'à la grande époque mais après deux albums post-reformation tout à fait corrects, l'équipe autour du rescapé Damian Leski a démontré sa légitimité. Déception toutefois, le son se révèle peu avantageux pour les guitares, empêchant d'entendre clairement les mélodies pourtant une part importante du brutal death de GORGASM qui lui ont permis de se démarquer (du moins d'où j'étais car j'ai eu de bons échos d'autres personnes mieux placées). Le son reste toutefois bien gras, suffisamment bon et puissant pour qu'il ne gâche pas trop la fête, faisant juste davantage ressortir le côté groovy et bourrin du quatuor. Du coup, malgré la mise en retrait dommageable des mélodies et quelques autres reproches (quasi que du "semi-blast", pas assez de vrai blasts, le chant à deux au lieu de trois), j'ai pu apprécier le set bien burné de la formation très en forme qui a dégagé une sacrée puissance. D'autant que le pit était en ébullition, un joyeux bordel! Grosse ambiance donc pour ce qui sera clairement l'un des moments forts du Netherlands Deathfest deuxième du nom, prouvant que GORGASM reste une valeur sûre du brutal death mondial, autant sur album que sur les planches. Putain, "Deadfuck", "Lesbian Stool Orgy" et compagnie, c'est quand même autre chose que BRODEQUIN!
(K)


REPULSION - 19h40-20h25 (013 Main Stage) :

N’ayant pas mis les pieds dans un grand festival du type Hellfest depuis maintenant une bonne dizaine d’années, je suis toujours inévitablement passé à côté des récentes prestations de REPULSION. Une bien frustrante réalité pour un garçon comme moi qui tient en très haute estime ce groupe et son album Horrified qui a marqué le monde du Grindcore et du Death Metal. Heureusement, ces temps sont désormais révolus puisque depuis le vendredi 3 mars 2017, je fais désormais parti de la bande. Quoi, vous n’avez jamais vu REPULSION ? Pfff, la hchouma ! Composé au deux tiers du line-up d’origine, on retrouve donc Scott Carlson au chant et à la basse ainsi que Matt Olivo à la guitare. Pour les accompagner derrière les fûts, un jeune freluquet tout sec qui a fait ses armes au sein de formations loin d’être de tout repos (Coke Bust et Magrudergrind entre autres). Un line-up A+ pour une prestation jouissive du début à la fin. Je ne vais pas m’attarder sur la qualité du son, une relative constante durant tout le festival mais plutôt sur ce sentiment d’urgence dégagé par REPULSION et notamment Scott Carlson impérial de bout en bout. Les Américains vont ainsi exécuter la quasi-totalité d’Horrified (à l’exception de "The Lurking Fear") avec en guise de bonus deux reprises. La première de « Death Dealer » des Canadiens de Slaughter. La seconde de « Schizo » des Anglais de Venom. Pied au plancher, à fond de cale du début à la fin, REPULSION va délivrer ses courts brûlots Death/Grind à un public remonté à bloc. Olivo, malgré quelques soli rajoutés pas forcément toujours très utiles et surtout Carlson, même s’il va parfois oublier de chanter dans le micro, vont s’en donner à cœur joie, arpentant la vaste scène de la Main Stage avec énergie et panache. Un set rock’n’roll à l’image de ce t-shirt Motörhead qu’arbore fièrement Carlson. Et moi je jubile, tout simplement, à l’écoute des "Radiation Sickness", "Acid Bath", "Horrified" et autre "Maggots in Your Coffin" sur lequel viendra d’ailleurs gratter Joacim Carlsson, guitariste des Suédois de General Surgery. Après 45 minutes d’une prestation Punk à mort, REPULSION tire sa révérence laissant ainsi les spectateurs du Netherlands Deathfest II conscients d’avoir assisté à l’un des meilleurs concerts du week-end. "Period" comme on dit là-bas.
(A)

Le set du combo culte a déjà commencé depuis un moment mais je ne pouvais décemment pas quitter le set de GORGASM avant la fin, voyant enfin pour la première fois le groupe de brutal death alors que j'avais déjà vu REPULSION deux fois, certes mémorables. Par chance, il y a dû avoir un peu de retard car je pourrais voir plus de trente minutes du set qui se terminera vers 20h30 passées. Tant mieux, même si ce fut sans doute la moins bonne des trois fois que j'ai pu voir l'un des groupes pionniers en matière de death/grind. La faute à une caisse claire aux abonnés absentes pendant les blasts et ça, je déteste ça! Il m'en faut néanmoins davantage pour dénigrer REPULSION qui a quand même régalé le public venu en nombre headbanger et pogoter au son des classiques du trio américain emmené par un Scott Carlson toujours aussi cool et rigolard. Riffs punks, groove de porc, blast-beats incessants, growls vénères à l'arrache, attitude je balance des mandales qui ont révolutionné le genre au milieu des années 1980 comme si de rien n'était avec une classe folle, voilà de quoi rendre la foule hystérique, partie dans des pogos interminables devant la scène. Du grind, du death, un peu de thrash, la musique de REPULSION se fait certes un poil répétitive car usant toujours des mêmes schémas mais difficile de faire plus efficace que cet unique album légendaire du nom de Horrified, l'une des sorties les plus importantes du metal extrême, joué quasiment en intégralité (seul "The Lurking Fear" manquera à l'appel). Pour couronner le tout et comme d'habitude, la formation rendra hommage à deux de ses principales influences, Venom avec "Schizo" et Slaughter sur "Death Dealer". Autre moment fort, la visite d'un membre de General Surgery sur le tube interplanétaire "Maggots In Your Coffin" qui précédera un "Horrified" ultra bonnard pour clôturer une prestation impeccable s'il n'y avait pas eu cette absence de caisse claire frustrante sur les blasts. Pas grave, REPULSION reste monstrueux!

Setlist:

The Stench Of Burning Death
Bodily Dismemberment
Splattered Cadavers
Slaughter Of The Innocent
Acid Bath
Decomposed
Radiation Sickness
Festering Boils
Pestilent Decay
Death Dealer (Slaughter cover)
Repulsion
Driven To Insanity
Eaten Alive
Crematorium
Schizo (Venom cover)
Six Feet Under
Black Breath
Maggots In Your Coffin (featured Joacim Carlsson from General Surgery)
Horrified
(K)


TERRORIZER - 21h00-21h45 (013 Main Stage) :

Après avoir repris mes esprits, j’arrive face à la Main Stage un petit peu avant 21h00. J’espérais bien ainsi pouvoir écouter World Downfall dans son intégralité avant de me ruer devant les Australiens de NOCTURNAL GRAVES sous la Patronaat. C’était malheureusement sans compter sur l’attitude de diva d’un Pete Sandoval qui passera plus de 25 minutes à faire des roulements de toms pour peaufiner un son de batterie ne souffrant d’aucun défaut particulier. Du coup il est presque 21h30 quand je décide finalement de quitter bredouille la Main Stage. Niquez-vous !
(A)

Après un set au Hellfest dans lequel je n'avais pu rentrer en raison d'un son absolument exécrable et d'un taux d'alcoolémie handicapant, j'espérais bien voir autre chose du set de TERRORIZER, orienté sur World Downfall. Encore heureux j'ai envie de dire vu le niveau des deux albums post-reformation complètement insignifiants! Ça commençait cependant bien mal à cause d'un retard qui s'accumule et qui agace tout le monde. Pete Sandoval ferait-il son Axl Rose? C'est ainsi avec trente minutes de retard sur l'heure prévue et après un speech sans intérêt de l'ex-Pete Sandoval au public sur le devant de la scène que TERRORIZER démarre son concert comme attendu sur "After World Obliteration". Le son de gratte est bon, clair et puissant, la basse pas proéminente et les vocaux bien appuyés. On se rend en fait vite compte que la seule chose qui ne va pas, c'est la batterie. Ça va à peu près quand ça groove au début des morceaux mais dès que ça part en blasts, le pauvre Sandoval est aux fraises. Le drogué repenti born-again n'arrive pas à suivre la cadence et c'est à peine si l'on entend la caisse claire sur les blast-beats. Ce point se verra résolu vers la fin du show (l'ingé son se décidera enfin à pousser le bouton) mais trop tard, le mal est fait. Si la performance de l'ex-Morbid Angel laissera à désirer, j'avoue avoir tout de même pris un pied certain à l'écoute de l'intégralité de World Downfall (pas tout à fait dans l'ordre et amputé de "Need To Live" semble-t-il). C'est peut-être un poil répétitif, ça ressemble plus à un tribute band (Lee Harrison de Monstrosity à la guitare, Sam Molina ex-Monstrosity à la basse et au chant), Sandoval n'est plus que l'ombre de lui-même et gâche tous les blasts mais j'ai quand même trouvé ça super efficace et assez jouissif. Bien mieux qu'au Hellfest en tout cas! La preuve, je suis resté jusqu'au bout, ce qui m'a fait rater Wormrot et surtout Nocturnal Graves sur la Patronaat où je n'aurais même pas mis les pieds de la journée.

Setlist:

After World Obliteration
Storm Of Stress
Fear Of Napalm
Human Prey
Corporation Pull-In
Strategic Warheads
Ripped To Shreds
Injustice
Whirlwind Struggle
Infestation
Condemned System
Resurrection
Enslaved By Propaganda
Crematorium
State Of Mind
Dead Shall Rise
World Downfall
(K)


NOCTURNAL GRAVES - 21h45-22h25 (Patronaat) :

Il n’y a presque personne lorsque j’arrive à l’étage de la Patronaat. En effet, les quatre australiens peaufinent encore leurs derniers réglages avant d’entamer l’une de leurs rares prestations en Europe. Avec ses poutres apparentes et son toit à deux versants, la Patronaat est en tous les cas la salle la plus propice à une atmosphère intimiste et toute particulière (comprenez qu’il y a en effet une certaine ironie à assister à une célébration de Black/Death Metal dans ce qui ressemble fort à une église). Au fil des minutes qui passent se remplie à vue d’œil la Patronaat. A 21h45 pétantes, NOCTURNAL GRAVES investit les planches sous les quelques acclamations d’un public qui n’est pas là par hasard, bien conscient que la venue des Australiens sur le territoire européen constitue tout de même un petit évènement en soi. Prompt à rentrer dans le vif du sujet, NOCTURNAL GRAVES va imposer son rythme à coup de brûlots Black/Thrash blasphématoires absolument redoutables. Pas le temps de niaiser, entre les riffs de la paire Shrapnel/Decaylust qui puent le bouc, les assauts matraqués de L. Wilson et la voix rugueuse et arrachée de Nuclear Exterminator, le public n’aura pas vraiment le temps de souffler (d’autant que le groupe n’est pas vraiment porté sur la communication). Proposant une setlist variée, NOCTURNAL GRAVES va aller taper autant dans ses deux albums (Satan’s Cross et ...From The Bloodline Of Cain) que dans ses EPs, notamment l’excellent Lead Us To The Endless Fire / Sharpen The Knives sorti à seulement 200 exemplaires et disponible l’année dernière durant sa tournée américaine. Un set particulièrement intense et efficace qui laissera très probablement quelques marques indélébiles à tous ceux qui auront eu la chance d’y assister.
(A)


BLOODBATH - 22h25-23h25 (013 Main Stage) :

Bien que je n’avais encore jamais vu BLOODBATH auparavant, je n’avais pas vraiment prévu d’assister à leur prestation. Finalement, je me laisserai porté par les copains qui ont semble-t-il passés de bons moments en compagnie des Suédois. Après tout, pourquoi pas, j’aime quand même beaucoup les deux premiers albums que d’ailleurs je possède. C’est donc sur la Main Stage que va se produire BLOODBATH. Moins casual chic que pour le set de Paradise Lost au Fall Of Summer, Nick Holmes arrive sur scène vêtu d’une bure, contrastant ainsi avec les autres membres du groupe plus décontractés. Quoi qu’il en soit, le set démarre sous les meilleurs auspices puisqu’après un "Outnumbering The Day" qui annonce d’emblée la couleur, le groupe va enchainer avec l’excellent "So You Die", soit probablement mon titre préféré de Resurrection Through Carnage. Après un petit détour par son dernier album ("Mental Abortion"), BLOODBATH va ensuite interpréter le title track de son EP Breeding Death. Ah ouais ? Décidément je suis gâté. Pourtant, si la setlist est plutôt bonne, le son puissant, le chant de Holmes convaincant et ses interventions toujours assez comiques, il y a comme une retenue, quelque chose qui manque et qui rend la prestation de BLOODBATH non pas décevante mais pas non plus mémorable. C’est agréable, particulièrement bien exécuté, dans l’ensemble convaincant mais je ne sais pas, il n’y a pas cette excitation ni cette rage que l’on recherche dans un show de Death Metal. Le groupe souffre peut-être d’un côté trop propre et posé pour réussir à me séduire pleinement sur scène. En tout cas, l’heure de show me sera agréable sans pour autant avoir ce goût de reviens-y ou de "c’était trop court" que l’on peut ressentir lors de certaines prestations.
(A)

Le souvenir de leur démonstration à la dernière édition du Neurotic encore en tête, c'est fatigué mais confiant que je me dirige sur la Main Stage pour le dernier show de la journée me concernant. Sans surprise, BLOODBATH a déroulé tranquillement son old-school Swedish death metal joué par des vétérans qui n'ont plus rien à prouver, se faisant juste plaisir avec du bon gros son qui tâche. Et pour tâcher ça a tâché grâce au son impeccable, puissant, précis et gras de la grande scène qui permettait de tout bien entendre. Les mecs savent y faire en matière de riffs qui tranchent, de petites mélodies vicieuses, de rythmiques entraînantes et de vocaux prenants. Il faut dire qu'en commençant par "Outnumbering The Day" de leur meilleur album, l'excellentissime Nightmares Made Flesh, c'était joué d'avance. Du death metal ultra efficace, catchy et composé de main de maître par la fine fleure suédoise face auquel nul fan de ce type de son ne peut rester insensible. Mid-tempos headbangants à mort, tchouka-tchouka entraînant, quelques blasts jouissifs, tout le monde prend son pied. Je garde certes une préférence pour le show d'il y a deux ans car j'étais plus près de l'action (je me suis cette fois placé en retrait sur les marches près de la console afin de me délecter de la musique) mais celui-ci fut une nouvelle preuve que BLOODBATH reste une des meilleures formation de death old-school malgré la profusion de l'offre. Et ce n'est pas un Nick Holmes en tenue de prêtre qui me fera dire le contraire, lui qui semble toujours prendre autant de plaisir dans son rôle de frontman d'un des précurseurs du revival death. Un petit "Eaten" toujours aussi tubesque à la fin et voilà une belle tarte dans les dents pour finir cette première journée du NDF II.

Setlist:

Outnumbering The Day
So You Die
Mental Abortion
Breeding Death
Cancer Of The Soul
Weak Aside
Let The Stillborn Come To Me
Ways To The Grave
Anne
Like Fire
Soul Evisceration
Mock The Cross
Eaten
(K)


Pour ma part, c’est sur ce concert de BLOODBATH que se termine la première journée de cette seconde édition. Je serais bien allé voir MARTYRDÖD et SVARTIDAUDI qui m’avait quelque peu déçu lors du Nidrosian fin 2015 mais je n’en ai pas eu le courage... Dommage pour moi car il semblerait que les Islandais se soient montrés redoutables sur la scène du Patronaat.
(A)

Comme prévu, vendredi fut loin d'être jour le plus chargé mais il aura vu tout de même quelques bons concerts, en particulier ceux de GORGASM (en dépit des mélodies peu audibles), REPULSION (légende ultra cool), TERORRIZER (malgré un Sandoval diva aux fraises) et BLOODBATH (la leçon). Des débuts "en douceur" si l'on peut dire! On peut à mon avis, car le lendemain s'annonçait tout simplement incroyable. À tout de suite pour la suite!
(K)

DOSSIERS LIES

Netherlands Deathfest II
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Mars 2017
  

2 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
28/03/2017 13:00
Y avait Nocturnal Graves en face de Wormrot et pour moi y avait pas photo. Le set des Australiens était vraiment cool. Je ne regrette pas une seule seconde.
Insania citer
Insania
28/03/2017 12:34
T'es chiant Keyser avec tes histoires de semi-blasts haha :P
Bon report en tout cas, je suis venu essentiellement pour Gorgasm et Brodequin, pas decu des deux effectivement, meme si je pense que Brodequin a encore un peu de chemin a faire avant d'avoir un line-up "live" capable d'une presta irréprochable.
Dommage que vous ayez raté Wormrot, c’était clairement la purée ce set, pas ce que j'ecoute tout les jours mais franchement au NDF c'etait la guerre.

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Death Metal - 1998 - Suède
  
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Ultra brutal death metal - 1998 - Etats-Unis
  
Collision
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2000 - Pays-Bas
  
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Discharge
1977 - Royaume-Uni
  
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Death Metal - 1990 - Etats-Unis
  
Gorgasm
Gorgasm
Brutal Death - 1994 - Etats-Unis
  
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Iron Lung
1996 - Etats-Unis
  
Martyrdöd
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Needful Things
1995 - République Tchèque
  
Nocturnal Graves
Nocturnal Graves
Black / Thrash - 2004 - Australie
  
Repulsion
Repulsion
Death Metal - 1986 - Etats-Unis
  
Shrine of Insanabilis
Shrine of Insanabilis
Black Metal - 2015 - Allemagne
  
Sick Of Stupidity
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Svartidauði
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Black Metal Orthodoxe - 2002 - Islande
  
Terrorizer
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Death Metal - 1987 - Etats-Unis
  
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1995 - Allemagne
  
Wormrot
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Grindcore "mélodique" - 2007 - Singapour
  

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