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Archgoat + Au Champ des Morts + Temple Of Baal

Live report

Archgoat + Au Champ des Morts + Temple Of Baal Le 28 Septembre 2019 à Paris, France (Petit Bain)
Cette date, je l’attendais depuis longtemps. Je n’avais pas eu l’occasion d’aller en concert depuis un bon moment déjà. Cette soirée, qui faisait jouer un de mes groupes favoris tous genres confondus, était absolument idéale pour renouer avec la scène. D’autant plus qu’Archgoat promettait un set spécial pour célébrer leurs 30 glorieuses années de dévotion au black metal le plus sombre et possédé qui soit, sous l’ombre du Malin.

L’arrivée au Petit Bain s’est faite assez tardivement. Je n’ai eu le temps que d’apercevoir la fin du show d’Au Champs des Morts, soit bien assez à mon goût. Oui, Maître Stéphane Bayle, Oui Anorexia Nervosa … Je m’en fous. Désolé à tous les fans du groupe, mais moi, Anorexia Nervosa, ça m’énerve. Le show n’avait pas l’air mauvais pour autant, Stéphane a sorti son look de rocker sur le retour avec lunettes de soleil et attitude désabusé, il chante avec peine et regret … Et je ne peux pas m’empêcher de trouver tout ça un peu ridicule. Le longue-durée du groupe est sympathique, il comporte des bons moments, arrive parfois à émouvoir … Mais ne me bouleverse pas non plus. Trop lacrimalement tragique, trop impudique, trop épanché. Je laisse donc le champs se labourer sans moi, et attends Temple of Baal en m’achetant un beau T-Shirt Archgoat spécialement édité pour l’occasion, reprenant les motifs créés par Chris Moyen pour toutes les sorties du groupes réunies en une seule fresque blasphématoire. La grande classe !

On attend un peu, et Temple of Baal se pointe. Amduscias est blessé, son bras est tenu en écharpe devant lui, ce qui ne l’empêche pas de prendre le micro, accompagné de Saroth qui s’est pas mal baladé dans la scène parisienne, et de BST qui se fait tout discret planqué derrière son rideau de cheveu en fond de scène. Le concert commence de suite, et je n’ai plus du tout envie de déconner. Temple of Baal, ça attaque sec. Les gros riffs thrashisants, les parties plus black orthodoxes, les passages blastés bien énervés … Tout s’emboîte parfaitement, avec Amduscias qui se donne à fond sur le devant de la scène avec une gestuelle très enragée tout le long du set. Warchangel de Ritualization viendra même faire un petit coucou au micro sur un titre, avec sa grosse voix bien imposante. Je ne peux pas prétende bien connaître la disco de Temple of Baal, à peine ai-je écouté quelques albums il y a déjà plusieurs années, mais ce concert m’a donné envie de me pencher plus sérieusement sur leur cas. Tout m’a convaincu. Les ambiances, les riffs, les thématiques … Merci au son du Petit Bain, très bon, qui permet de discerner tout ce qui se passe sans problème. Excellent moment, et petits débuts de remue-ménage dans la fosse. Convaincu !

Vingt petites minutes, pendant lesquelles je ne décolle pas de la scène, et c’est au tour d’Archgoat de débarquer. Le batteur Goat Agressor se pointe avant tout le monde, nous impose une croix inversée avec ses baguettes pendant une bonne minute avant de s’assoir derrière ses fûts. Le claviériste en side-scene envoie les samples qu’on connaît tout, à base de cloches, de grosses voix et d’orgues sinistres. Et enfin les deux frangins à la quarantaine bien tapée montent sur scène. Les gars n’ont pas encore joué une note, ils dégagent pourtant déjà une énorme prestance. Archgoat a une aura unique, que personne ne peut leur nier. Lord Angelslayer et Ritual Butcherer sont bardés de clous, de croix inversés, de sang (véritable) et de mauvaises intentions. Lord Angelslayer est toujours aussi impressionnant, avec sa voix incroyablement profonde et gutturale qui clame Sa Parole avec une bestialité innégalée. Aucune communication avec le public, on bastonne direct avec des titres tirés de leurs démos. Le son des albums est parfaitement retranscris. Tout est parfait. On s’en prend plein la gueule comme rarement. La foule part directement en carnage, c’est la furie. Au bout de quinze minutes, il y a du sang par terre. Les deux frangins restent imperturbables, continuent d’envoyer titre sur titre sans fléchir une seconde. Plus le set avance, plus les titres joués sont récents. Au bout de trois quarts d’heure, le groupe se retire, nous laissant avec un sample. Ils reviennent après quelques minutes à peine, et c’est reparti pour la seconde partie du show, qui durera trois autres quarts d’heure. Et c’est ici que j’ai personnellement complétement fait exploser les plombs.

Coup sur coup, Archgoat envoie « Lord of the Void », « Dawn of the Blacklight » avec son ralentissement monstrueux qui a failli plusieurs fois me faire partir en génocide rituel dans le métro, puis la terrible « Grand Luciferian Theophany » et « Hammer of Satan ». Implacable, bouillant. Et toujours le champ de bataille dans la fosse. Avec d’ailleurs un crétin qui est monté facilement 9 fois sur la scène pour slammer … Si tu lis ces lignes, tu as tout mon mépris. Qu’on fasse la bagarre devant Archgoat, évidemment, le groupe rendrait violent n’importe qui, mais slammer comme à un concert d’un groupe de thrash punkisant ou de death groovy et bonne ambiance, sûrement pas. J’ai d’ailleurs beaucoup prié pour que Lord Angelslayer se sente l’âme d’un Arioch et vienne lui mettre sa semelle de botte dans la gueule, en vain …
Les finlandais nous ont achevé avec des morceaux de leurs dernier excellent album. « Darkness has Returned » boucle le set avec son riff rock’n roll qui fait un énorme malheur et soulève la fosse épuisée. Puis, Archgoat se retire, après nous avoir démolit la tronche pendant une heure et demie.

Je n’avais que rarement été aussi écrasé par un groupe. Quelle prestance, quel charisme, quelle violence et quelle dévotion ! Les frères maudits nous ont lâché une extraordinaire démonstration de puissance et de noirceur. Je quitte le Petit Bain absolument exténué, mais ravi comme jamais. Archgoat est un groupe culte, culte et encore culte, qui ne déçoit sur aucun tableau.

Merci à Debemur Morti pour cette soirée d’exception, merci à Temple of Baal pour son show intouchable, et merci à Archgoat pour son black metal intemporel et son aura démoniaque. Je compte mes bleus !

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Black Metal - 1989 - Finlande
  
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Black metal - 2014 - France
  
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Black / Death Metal - 1998 - France
  

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