La dernière fois que je me suis rendu au Cirque Électrique, c’était pour le Slamming French Brutality Tour et la salle l'Anti-club avait dû fermer peu de temps après pour travaux (je ne dis pas qu’il y a un lien ;-)). C’était en octobre 2024 et ça fait très plaisir d’y retourner en cette mi-2025 car le lieu est vraiment sympa, bien underground. En plus, mon dernier concert Grindcore, la Fiesta des copains !, avait eu lieu à la Cantine de Belleville alors en comparaison, l'Anti-club paraît immense !
Il s’agit cette fois d’accueillir les Malaisiens de PERPETUAL qui semblent profiter d’une invitation à l’Obscene Extreme Festival pour réaliser une tournée de quelques dates en Turquie, Angleterre et Europe continentale. Des formations fort recommandables ont été prévues pour les accompagner sur l’événement parisien. Allons écouter tout ça…
GLADBECK
J’avais raté
JASONxTATANE qui ouvrait la
Fiesta des copains !, je vais pouvoir me rattraper puisque le duo se reproduit ce soir, sous leur nouveau patronyme de
GLADBECK (une référence à la prise d'otages de Gladbeck de 1988 en Allemagne ?). C’est avec un petit quart d’heure de retard que les jeunes montent sur scène, l’un à la guitare, l’autre à la batterie ; les deux avec un micro de chant. Ils enchaînent un certain nombre de morceaux pendant… 8 minutes ! À part un titre plutôt lent et lourd, les autres sont rapides et ultra courts, du Fastcore dans toute sa splendeur. Cela plaît aux spectateurs du Cirque qui restent cependant sur leur faim mais on nous avoue que toute la discographie de
GLADBECK vient d’y passer, qu’il n’y en a plus d’autres. Bon, les copains nous en refont une quand même puis le guitariste pose son instrument, on comprend que c’est la fin. J’entends derrière moi un « Court et intense, c’est tout ce que j’aime ». Je trouve que c’est bien résumé. Les lascars gagnent à être connus, surtout qu’ils sont « en vrai aussi brutaux qu’attachants » selon les gars de
RECTORRAGIE !
SERPILLÈRE
C’est à nouveau sous la forme d’un trio que les compères se représentent et Yoann, le guitariste, n’est pas venu pour faire face à un auditoire contemplatif car il nous lâche rapidement un « Vous allez vous bouger le cul » ! Il fait bien car quelques minutes après (temps que ça monte au cerveau ;-)), un
pogo se déclenche pour honorer le collectif et lancer la partie sportive de la fête. Le public réagit également à l’annonce de certaines chansons phares, notamment « Sarah Connard » qui est quasiment acclamée. De mon côté, j’apprécie « Peste Citron » et son intro à la basse. Quant au titre « Wladimir Godemichet », sa présence sur la
setlist est l’occasion d’accueillir un invité pour venir pousser la chansonnette. C’était de Ré de
GORUPTED lors de la soirée
Hawaiian Massacre, le Grind sous les palmiers !, c’est Wlad de
PENDRAK cette fois ci. Enfin, les fans redemandent « Faxe Ta Chatte » en rappel, ce qui est accordé. Au total, 24 petits missiles envoyés pour notre plus grand plaisir par un gang en forme, quoique Manu, le bassiste, me semble avoir moins la bougeotte que d’habitude. En tout cas, le Grindcore des Parisiens est vraiment crasseux et c’est tant mieux car comme ils disent : « Plus c’est sale, mieux on travaille » !
RECTORRAGIE
J’ai un peu papoté dehors pendant la pause et lorsque je suis de retour au sein de l’Anti-club, je constate qu’il y a du monde et que ça
pogote déjà, alors que le
show a dû commencer il y a quelques minutes à peine. À mon avis, les aficionados du
power trio n’ont pas pu résister plus longtemps que la fin de l’intro avant de se lâcher. Puis le chanteur rappelle que son groupe a sorti une démo intitulée
« Digital Rectal Exam », ce qui suscite la curiosité d’un spectateur qui – intrigué – lui demande en retour « Ça parle de quoi ? ». « De ce que des sociétés te mettent dans le cul » obtient-il comme réponse, hahaha. Même s’il y a des messages sociétaux, c’est vraiment déconne et bonne ambiance, à l’image des articles gonflables de plage qui volent au-dessus de la fosse (qui doivent être des souvenirs de la
release party). Sur fond de Grindcore très rapide, il nous est ainsi proposé un
wall of love ou encore de continuer à évoquer des thèmes d’actualité (« New Shit », qui parle peut-être des médias mais je ne suis plus sûr). L’heure du rappel arrive et on nous sert l’entêtant « Radio Hit » d’
ANAL CUNT (RIP) en guise de conclusion. Pour leur deuxième concert seulement (visible sur YouTube en cliquant sur ce
lien) sous la configuration
RECTORRAGIE, on peut dire que les gaillards sont déjà bien rodés et qu’ils savent comment foutre le feu !
PERPETUAL
Alors que Sagamore vous parlait récemment de
TOOLS OF THE TRADE, sa grosse révélation du
Lixiviat Festival #3, je vous présente aujourd’hui leurs compatriotes de
PERPETUAL. En plus de se rendre à Trutnov, ces derniers célèbrent cette année leurs 30 ans (quelle longévité !) et la sortie d’un nouvel EP : « Extreme Insanity ». Et ils ouvrent justement leur
set avec un premier extrait de cet EP :
« Stigma », pièce qui sent bon le Grindcore
old school. On n’est donc pas surpris de les voir reprendre « Unchallenged Hate », un vieux
NAPALM DEATH (de l’album « From Enslavement to Obliteration »), « notre influence à tous » comme les Malaisiens l’affirment. Une telle référence, un appel à arrêter la guerre et leur bonne humeur ne peuvent qu’enthousiasmer les grindcoreux parisiens qui se lancent dans des
slams et font les foufous. On continue dans les reprises avec du
CARCASS et quelques notes de « The Trooper » (oui, d’
IRON MAIDEN) pour le rappel. C’est en sueur que la faune de l’Anti-club quitte la salle, avant que ne se produise ensuite le « rappel à l’envers ». C’est-à-dire que le groupe demande au public de revenir ; original. Cette requête étant accompagnée d’un détail : il va nous falloir danser (cela me remémore
ONANIZER lors de l’événement
Love Grind Violence). Pas évident comme ils nous servent du
TERRORIZER (oui, beaucoup d’hommages au programme) mais bon, tant que ça bouge, ça passe.
Merci à Adeline pour l’assiette de bonbons à l’entrée, et aussi pour avoir permis une escale française à PERPETUAL. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir des groupes underground venus de l’autre bout de la planète, alors on savoure. Et puis c’est également toujours l’occasion de passer du bon temps avec les groupes locaux dans un lieu accueillant.
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint