Du Death Metal à Antony (Hauts-de-Seine) ? En y réfléchissant, je me dis bien avoir vu passer une affiche pour du Black Metal (THE GREAT OLD ONES, MOONREICH et HOULE) là-bas il y a deux ans, déjà en décembre. Il doit y avoir une asso locale qui aime fêter la fin d’année au son de groupes métalliques extrêmes, il faudra que je me renseigne. En attendant, allons voir ça de plus près. Cela commence bien grâce à un accès aisé au lieu, que ce soit en transports en commun (10 minutes à pied du RER) ou en voiture (parking, et on trouve aussi de la place pour se garer dans les rues avoisinantes). Niveau restauration, je vois un food truck devant le bâtiment quand j’arrive et il y a également des kébabs dans une grande rue à proximité. Quant à l’Espace Vasarely, il a été inauguré en 2014, donc c’est un endroit encore récent (ça change du Klub). La « salle club », très haute de plafond, semble disposer d’un bon matériel, pour le son comme pour les lumières. Avec sa forme rectangulaire, une taille similaire (jauge de 200 personnes) et ses aspects modernes et épurés, elle me rappelle les Covent Garden Studios d’Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise), où j’avais découvert INDICIBLE lors d’un événement très confidentiel.
CREEPING FEAR
Les Viroflaysiens ont récemment pris l’habitude d’ouvrir pour des « grands anciens » :
MERCYLESS en juillet (cf. live report du
Death Metal Assault),
LOUDBLAST en novembre, et maintenant
BENIGHTED ; on ne va pas s’en plaindre ! C’est l’occasion de se prendre en pleine face la « rythmique ultra lourde et les blasts débridés » que relevait Jean-Clint dans sa chronique de
Realm of the Impaled, le nouvel album du quatuor. Avec son t-shirt
DYING FETUS, Gabriel (à la guitare) pose le ton et c’est vrai que l’équipe est là pour nous servir des accélérations monstrueuses et dévastatrices. De courts ralentissements de tempo sont néanmoins les bienvenus et des solos, comme sur « Hate Crush Consume » joué en troisième position de la
setlist, viennent épicer le tout. Le bassiste (apparemment fan de
HUMANITY’S LAST BREATH), que l’on retrouvera derrière les fûts de
BENIGHTED, fait le bonheur des photographes avec toutes ses postures marquées. Le dynamisme scénique est également apporté par le guitariste-chanteur Clément qui se rapproche successivement de Gabriel et Matthias (basse) pour des face-à-face tonitruants. Cela nous amène pour finir en beauté à « Torture Wheel » (un hommage à
Instruments of Torture et sa couverture, de
BRODEQUIN ?) qu’Hector entame debout derrière sa batterie. D’ailleurs, les deux mecs derrière commentent positivement sa performance durant le
show. L’ensemble est vraiment très bon, j’espère qu’on les verra prochainement en tête d’affiche pour encore mieux en profiter.
IANWILL
Je doute que le Thrasho lecteur ne manifeste beaucoup d’intérêt pour du Metalcore, quand bien même mixé à du Death mélodique. Je vais cependant partager quelques mots sur la prestation de
IANWILL, sait-on jamais (et puisque je suis là). Tout d’abord, je pense qu’une partie de l’audience, inhabituellement jeune et féminine par rapport à un événement de Metal extrême « traditionnel », s’est déplacée pour cette formation. Les fans au
look alternatif me rappellent en effet plus ceux que j’avais observés lors de la
tournée Pain Remains de
LORNA SHORE, que ceux que l’on croise habituellement pour des dates de Death caverneux au Klub. Chacun des artistes est chaudement applaudi lorsqu’il monte sur les planches ; il y a de la ferveur. Ça bouge beaucoup, sur scène avec des musiciens qui bondissent (au point qu’un guitariste en perde sa casquette), comme dans la salle où ça sautille, à en faire trembler le sol. La musique est très rythmée, des nappes de synthé en fond contribuent à l’ambiance et évidemment la chanteuse Audrey alterne
growl et chant clair. C’est bien fat mais comme prévu, ce n’est pas mon truc, ça me laisse complètement insensible (après, ce n’est pas non plus de la torture de tenir les trois quarts d’heure). En revanche, c’est un gros succès auprès du public dont les cris et les applaudissements couvrent quasiment les remerciements finaux d’Audrey.
BENIGHTED
Voilà les chouchous de Chri$ et de Niktareum, un groupe que l’on a l’impression d’avoir presque toujours connu. On vous a déjà proposé 16
live reports des Stéphanois et puisque vous aimez ça, en voici un 17ème. J’apprends que c’est un retour à Antony (ils étaient venus il y a 3 ans), qu’il s’agit du premier concert en région parisienne avec leur nouveau batteur (Matthias, qui a rejoint l’équipe en septembre), et de leur dernier
show de l’année. Ils devraient donc se lâcher, de quoi donner raison à mes voisins qui affirment : « Là, on va prendre cher ». Effectivement, après une arrivée sous les applaudissements, le gang balance directement la sauce et c’est
pogo dès le premier titre ! Julien fait tourner son doigt pour demander un
circle pit mais les Antoniens semblent préférer faire les foufous en pogotant. Enfin, pour l’instant, car le chanteur a de la suite dans les idées, vous verrez. C’est maintenant le moment de présenter formellement Matthias, qui tenait la basse de
CREEPING FEAR il y a deux heures : « 22 ans et une putain de sulfateuse ! ». Les autres membres restent impressionnants, je pense notamment au chanteur qui est un sacré morceau et qui se balade pieds nus, vêtu de son t-shirt « Grind and destroy ». Il se tape régulièrement le cou, et le bassiste (en renfort au chant) a plutôt tendance, quant à lui, à se cogner le crâne. Sans oublier Audrey de
IANWILL qui est invitée pour venir
growler en duo sur « Experience Your Flesh ». Julien revient à la charge en expliquant qu’il aimerait que l’on commence un
circle pit avant le début de la prochaine chanson, ce qui serait une bonne façon de la lancer. Il ne se fait cette fois pas prier et ça tourne ! Pareil un peu plus tard quand le défi est de tenir dans le
mosh pit jusqu’au bout des deux minutes de la composition (qui doit être « Fame of the Grotesque » ou « Scapegoat »). C’est un véritable carnage musical et je ne m’attendais pas à trouver de tels acharnés dans la fosse de l’Espace Vasarely. En plus, les nombreux fidèles réagissent aux classiques et connaissent les paroles, il suffit de les voir à l’œuvre durant « Carnivore Sublime » et « Let the Blood Spill Between My Broken Teeth ». Les 60 minutes défilent et il est déjà l’heure de dire au revoir, avec une appréciation sincère adressée au public, pour avoir choisi d’être là ce soir, surtout en sachant à quel point le programme des sorties est chargé ces jours-ci (cf. l’introduction du
"Transmutations" European Tour 2025). Il ne me reste plus qu’à passer au stand
merch prendre une photo des sauces piquantes
BENIGHTED pour montrer à Sosthène ce qu’il a raté, puis à rentrer me repasser
Ekbom pour une nuit agitée garantie !
200 places vendues pour une capacité de 200 personnes, c’était un sold out, ça fait plaisir. Pour ceux qui ont loupé la date ou qui voudraient remettre ça, vous pouvez noircir la page du 25 avril de votre agenda 2026. Non pas parce que ma grand-mère aurait eu 101 ans, mais car c’est le jour de la quatrième édition du Brutal Swamp, où l’on retrouvera notamment à l’affiche CREEPING FEAR et BENIGHTED :-).
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