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Live Evil 2013 - 1ère Journée

Live report

Live Evil 2013 - 1ère Journée Satan + Pentagram Chile + Vampire + Beastmilk + Necrowretch + Eliminator + Bästardhammer
Le 19 Octobre 2013 à Londres, Royaume-Uni (The Garage)
Après un pré-show mémorable, j'avais hâte d'entamer cette première journée qui s'annonçait comme la meilleure. Satan, forcément! Il faudra toutefois s'armer de patience car la queue des non-Britanniques pour récupérer sa place achetée sur Internet n'avance pas très vite. Ce n'est ainsi que vers 15h45 que je peux enfin m'engouffrer dans le Garage afin de découvrir la grande salle. On repère déjà le bar qui trône au fond sur toute la longueur après quelques marches. Sur la scène, de taille moyenne mais suffisamment relevée, le premier groupe s'active déjà.

Il s'agit de BÄSTARDHAMMER, groupe que je ne connaissais pas du tout. Difficile de décrire leur musique semblant être un mélange de styles qui ne me sont pas tous familiers. C'est gras et assez punk/hardcore dans l'esprit. Ça me fait un peu penser à du Pro-Pain à l'époque du full-length pour le groove dégagé, en plus extrême et crusty. C'est assez efficace, simple et entraînant, le chanteur semble avoir pas mal d'humour mais ça n'ira pas plus loin en ce qui me concerne, car trop répétitif et limité malgré quelques ralentissements doomy bien dark qui font leur petit effet. Et puis le chant criard du bassiste sur les backing vocals est vite irritant. Bonne nouvelle par contre, le son est déjà bien meilleur que la veille à l'étage. Mais ça ne suffit pas à me faire apprécier les Britanniques plus que ça. Le public n'a pas non plus l'air très emballé. Il faut dire aussi que BÄSTARDHAMMER joue tôt devant un parterre pour le moins clairsemé, la faute sans doute aux embouteillages à l'entrée pour choper son billet.

Le show d'ELIMINATOR sera tout autre. Je n'avais entendu les Anglais que sur certains extraits sympathiques, ils m'ont définitivement convaincu en live. Taper dans la NWOBHM est déjà un bon début pour m'amadouer! ELIMINATOR reprend ainsi les vieilles recettes de Judas Priest pour les mid-tempos de bikers et de Iron Maiden pour les envolées en lead. Le groupe est jeune (1er EP en 2011) mais on sent déjà une bonne maîtrise technique et un feeling intéressant dans les rffs et mélodies. Le chanteur, nouveau venu dans la formation et qui n'est autre que l'ancien guitariste de Skyclad, apporte son expérience et sa bonne technique vocale. Il manque cependant quelque chose dans sa voix (un timbre ou un charisme particulier) pour en faire un frontman vraiment marquant. J'aurais également aimé plus de rythmiques rapides alors que la formation préfère nous faire headbanguer sur du bon gros mid-tempo en acier trempé. Mais dans l'ensemble, voilà la première bonne surprise du Live Evil, qui a joué dans la bonne humeur et a en outre bénéficié d'un son distinct. Les spectateurs, de plus en plus nombreux, ont aussi apprécié à en juger par les applaudissements entre chaque morceau.

Au tour désormais du seul groupe français du festival, NECROWRETCH, de fouler les planches. Pas du tout connaisseur du groupe malgré le buzz autour des Rhône-Alpins depuis plusieurs années, avec notamment des chroniques élogieuses sur Thrashocore, j'avais hâte de découvrir enfin le combo, ici sous la forme d'un trio avec un batteur de session. Malheureusement, j'avoue ne pas avoir accroché à la musique de la formation alors que c'est pile poil ce que je suis censé aimé. Du moins la première partie du show. Les Français pratiquent certes un death old-school dark, evil et assez bestial mais le monopole des parties rapides lassent, d'autant que le son est bien plus brouillon que pour les deux formations précédentes. Compliqué du coup de discerner les riffs. Le chant très écorché du frontman, peu agréable à mes oreilles, ne m'aide pas non plus à rentrer dans le set même si ce genre de timbre permet au groupe de se démarquer des 10 000 formations death old-school qui growlent. Puis, petit à petit, je commence à apprécier un peu plus, les morceaux se faisant plus variés et l'ambiance plus prenante (ne serait-ce pas du Incantation que j'entends sur certains riffs sinistres?). Point d'orgue du show, NECROWRETCH reprend "Zombie Ritual" de Death en final. De bons efforts mais je reste loin de la révélation.

Révélation qui viendra plutôt sur la formation suivante, BEASTMILK. Pourtant, le style du groupe qui en fait le plus atypique du festival, aurait dû me rebuter. Mais l'écoute préalable de la demo tape et de l'EP Use Your Deluge m'avait complètement conquis. J'étais donc curieux de voir ce que ça pouvait donner en live. Résultat grosse claque! Le "post-punk apocalyptique" à la Joy Division (apparemment, je ne suis pas un spécialiste) des Finlandais ensorcelle, ce grâce à des riffs simples, mémorables et envoûtants, des parties de batterie hypnotiques ("Red Majesty") et un chant grave à la fois désespéré et sensuel. D'ailleurs, BEASTMILK semble beaucoup plaire aux nombreuses demoiselles de l'assistance qui se trémoussent à peu près toutes sur le son ultra efficace du combo (mon Satan ce "Children Of The Atom Bomb"!). Le timbre de l'ex-Code et Dødheimsgard dégage la même chose que feu Peter Steele de Type-O-Negative (en moins soporifique) et il possède un charisme certain même s'il en impose moins physiquement que l'ex-Carnivore. Le groupe enchaîne ainsi les tubes sombres et diablement attirants et reçoit un accueil chaleureux d'un public pas forcément là pour eux à la base. Le son est excellent, les musiciens, bien lookés, assurent et on passe un excellent moment clairement à part ce week-end. On aura aussi le droit à un extrait du premier full-length Climax à venir fin novembre chez Svart Records, "Death Reflects Us". Inutile de dire que je me jetterai dessus.

Retour au death metal ensuite avec VAMPIRE. Malgré un vrai nom de merde, la démo éponyme des Suédois bute des culs et je n'avais donc aucun doute sur l'efficacité du combo sur scène, d'autant qu'il passe à un quintette en live avec le batteur de Verminous et Henrik Palm de In Solitude à la seconde guitare. Bien vu puisque le gig des Scandinaves est passé aussi vite que l'inversion de la courbe du chômage. Ultra efficace à défaut d'être révolutionnaire, le death à l'ancienne très thrashy de la formation rappelle au bon souvenir d'une époque où les genres extrêmes partouzaient dans la plus grande indifférence sur qui joue quoi. Ça ne se prend pas la tête et ça envoie juste la sauce. Aucune communication avec le public, lights rouges uniquement pour coller au matricule sanguinaire, 20 minutes de show, on a rarement vu plus expéditif! Rien de plus logique après tout puisque la discographie de VAMPIRE ne se résume pour le moment qu'à une démo 3 titres. On attend la suite pour confirmation.

Tous les groupes déjà montés sur scène jouent du old-school mais ne se sont formés que ces dernières années. On passe maintenant au vrai old-school d'époque avec les revenants de PENTAGRAM, désormais appelés PENTAGRAM CHILE puisque les Chiliens se sont enfin aperçus qu'il existait déjà un groupe nommé de la sorte et plus connu. Et le combo était attendu vu la joie des spectateurs à l'entrée en scène des vétérans. Hé oui, PENTAGRAM CHILE, c'est culte! La preuve, le groupe vient seulement de sortir son premier full-length The Malefice après près de 30 ans d'existence! À rendre jaloux Sadistic Intent! En ce qui me concerne, j'avais découvert les Sud-Américains par le groupe que le frontman Anton Reisenegger avait formé après le premier split de PENTAGRAM, Criminal. Et honnêtement, je n'avais pas vraiment été subjugué par le thrash/death de la formation. Allait-elle me faire mentir en live? Pas vraiment! J'ai du mal à voir en PENTAGRAM CHILE autre chose que comme du sous-Slayer en plus extrême, Amérique du Sud oblige. Ça fait souvent tchouka-tchouka, les ralentissements sont sympas et font bouger la tête, le chant de Reisenegger est toujours aussi acide, le groupe est ravi d'être là et le public est à fond dedans mais moi, je suis tout ça d'un œil distrait. Sans déplaisir mais sans extase non plus ("Spell Of The Pentagram" et "Demoniac Possession" me font tout de même plus d'effet que les autres compositions), j'attends la fin du show de presque 1h du quatuor pour me placer devant et assister, déjà, au dernier concert de ce samedi.

Parce que oui, la tête d'affiche du premier jour du Live Evil n'est pas n'importe qui. Ce soir, SATAN en personne montait à Londres. Et vu le niveau de la prestation du groupe au Hell's Pleasure, je ne pouvais pas ne pas être là. C'est donc agrippé à la barrière que je vais suivre une heure durant ce qui sera à nouveau un concert mémorable. Dire que je vois SATAN pour la deuxième fois en deux mois! J'ai l'impression que c'était hier si ce n'est que Brian Ross semble avoir perdu un peu de ventre sous son horrible t-shirt avec un ange enchaîné et une colombe, le genre de merde pseudo-gothique qu'on trouve aux puces de Clignancourt. On lui pardonnera vite cet écart vestimentaire car le bonhomme, dès le combo d'intro gagnant "Trial By Fire"/"Blades Of Steel", met tout le monde d'accord vocalement. Malgré les années, le chanteur n'a rien perdu de son timbre particulier, respect. Les Britanniques enchaînent ensuite sur "Time To Die" et "Twenty Twenty Five" de leur nouvel album Life Sentence, sans doute le meilleur album de heavy des 20 dernières années. Même setlist qu'au Hell's Pleasure pour l'instant mais peu m'importe. Je prends un pied pas possible à entendre ces monuments de heavy metal joués par des musiciens au sommet de leur art qui eux aussi semblent s'éclater. Steve Ramsey et Graeme English ne cesseront jamais de sourire tout du long. Sean Taylor est facile derrière la batterie et quant à Russ Tippins, sa classe me laisse sans voix. Enfin, sans voix pas vraiment puisque je scande régulièrement les paroles des morceaux, accompagnés par toute la salle. Ça fait plaisir d'être entre gens de bon goût! L'ambiance est excellente, ça remue comme pas possible derrière si bien que j'ai du mal à conserver ma place devant. Brian Ross remerciera d'ailleurs à plusieurs reprises les spectateurs pour leur ferveur, ce qu'il n'avait pas vu depuis longtemps en Angleterre. C'est parce qu'il y avait pas mal d'étrangers diront les mauvaises langues. Le son est très bon en plus même s'il n'atteint pas la perfection du Hell's Pleasure. On est tout de même bien gâté et les classiques s'enchaînent avec d'abord un retour sur le fantastique Court In The Act: l'instrumental "The Ritual" qui permettra à Ross de souffler un peu puis un fédérateur "Break Free". Ça joue vite (SATAN a toujours eu des couleurs très speed), ça joue bien et c'est juste l'extase. Seule différence avec la setlist en Allemagne, le groupe a la bonne idée d'envoyer le vindicatif "Hunt You Down" que je m'étais plaint de ne pas avoir eu. Que dire de plus? Un véritable rêve éveillé que j'aurais voulu voir prolongé à l'infini. Mais toutes les bonnes choses ont une fin paraît-il. SATAN nous gratifiera tout de même d'un rappel écourté par l'heure tardive (couvre-feu de 23h déjà dépassé). Exit "Heads Will Roll", les Anglais passent directement à "Kiss Of Death" pour une fin de concert en apothéose. LE groupe de la journée et du fest haut la main. Le pied intégral pendant une heure. Et on se demande encore comment un tel groupe ne jouit que d'une reconnaissance limitée. Merci messieurs!

C'est sur cette nouvelle démonstration de SATAN que s'achève la première journée du Live Evil 2013. Comme pour le pre-show, ce fut une réussite, avec cette fois un meilleur son mais une ambiance moins typée MJC bondée. Le samedi était clairement la journée à ne pas manquer et ça c'est confirmé même si BÄSTARDHAMMER, NECROWRETCH et PENTAGRAM CHILE ne m'ont pas transcendé. ELIMINATOR, BEASTMILK, VAMPIRE et SATAN m'ont eu fait passer une excellente journée et j'ai déjà hâte de remettre le couvert le lendemain. Le dimanche s'annonce déséquilibré par rapport au samedi mais quelque chose me dit qu'on va tout de même pouvoir trouver son bonheur.

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1 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
27/10/2013 11:38
Ah, dommage Pour Necrowretch. J'aimerai bien les voir. De même pour Vampyr. Bon, la suite maintenant Clin d'oeil

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