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Netherlands Deathfest III - 2ème Jour

Live report

Netherlands Deathfest III - 2ème Jour 1349 + Blood + Devourment + Dragged Into Sunlight + Emperor + Esoteric + Evoken + Guttural Secrete + Hacavitz + Jig-Ai + Looking For An Answer + Meat Spreader + Nunslaughter + Rectal Smegma + Root + Rotten Sound + Skinless + Skullhog + The Afternoon Gentlemen + Vallenfyre + Witchery
Le 03 Mars 2018 à Tilburg, Pays-Bas (013)
Après les annulations du vendredi, samedi n'est pas non plus épargné. On le savait depuis la veille, les Britanniques de Vallenfyre ne pourront pas assurer leur prestation, tout comme leurs compatriotes de The Afternoon Gentlemen dont TEETHGRINDER, déjà venu la première année, prendra la place. On l'apprend par contre ce jour, Root ne sera pas là non plus. Pas de remplacement pour Vallenfyre, ne faisant commencer ce deuxième jour qu'à 14h, mais ce sont les inconnus de GGU:LL qui récupèrent le créneau de clôture des Tchèques. Bonne nouvelle, le temps s'avère un peu moins froid et ce sera beaucoup plus vivable malgré quelques flocons.
(Keyser)


SKULLHOG - 14h00-14h30 (013 Second Stage) :

Pourquoi pas un peu de gras pour commencer cette longue journée?! Enfin, "un peu", beaucoup plutôt tant SKULLHOG se complaît dans de la mélasse mid-tempo ultra grumeleuse! Si ça m'aurait clairement fait chier sur CD en raison du côté monolithique et limité, je dois avouer qu'ici en live, en ce début d'après-midi, ça l'a fait plutôt pas mal! Les ex-Bile ont su me faire bouger la tête avec leur death/goregrind au groove lipidique efficace qui n'arrive jamais à trop accélérer tant il s'embourbe. Et puis ça fait plaisir de voir des mecs d'Inhume qui composent le combo néerlandais. Plutôt cool pour entamer les hostilités de ce qui s'annonce comme le jour le plus chargé.
(K)


DEVOURMENT - 14h30-15h15 (013 Main Stage) :

Débuter une journée en douceur ? Pour quoi faire ? Après avoir avalé une pizza beaucoup trop petite pour le prix que je l’ai payé, direction le Poppodium 013 pour ma première rencontre avec les Américains de DEVOURMENT. Évidemment, vue l’heure, il n’y a pas foule dans la salle principale mais cela ne va pas empêcher les Texans de distiller la bonne parole. Car si la scène Slam Death est à mon goût l’une des moins intéressantes (productions en plastique, pochettes photoshopées toutes plus dégueulasses les unes que les autres, riffs souvent peu inspirés et breaks utilisés n’importe comment…), le rôle de précurseur que tient DEVOURMENT lui confère tout de même à mes yeux un intérêt particulier. D’autant que les premiers albums du groupe restent quand même de sérieuses références dans le genre.
Connaissant sa délicatesse légendaire, je ne m’étonne pas de voir DEVOURMENT mettre rapidement les pieds dans le plat avec son Brutal Slam Death à l’ancienne. Le résultat manque tellement de finesse que je ne peux me retenir de sourire tellement je trouve ça indécent. Entre le growl caverneux de Ruben Rosas, ces breaks à se rompre les cervicales et ces riffs complètement neuneu, la musique de DEVOURMENT déroge à toutes les règles de la musicalité. Un set incroyablement bovin (ce son !) et donc forcément jouissif qui va se faire majoritairement au son des titres de Molesting The Decapitated ("Shroud Of Encryption", "Devour The Damned", "Postmortal Coprophagia", "Self Disembowelment", "Choking On Bile"), premier album du groupe sorti en 1999. Qu’on adhère ou pas, une chose est sûre, on peut difficilement faire plus gras dans le genre.
(AxGxB)

Pas de régime en vue puisque l'on va enchaîner sur DEVOURMENT. Programmé au départ sur la petite scène, j'étais bien content de les voir finalement sur la grande. Plus de cinq ans que les Américains n'ont rien sorti depuis le décevant Conceived In Sewage. J'étais malgré tout impatient de les revoir, ayant toujours en mémoire la boucherie de la dernière édition du Neurotic Deathfest en 2015. Rien n'a changé si ce n'est le retour de Kevin Clark pour un show à deux guitares qui s'est avéré du coup encore plus gras que celui d'il y a trois ans. L'ex-bassiste devenu guitariste Chris Andrews a aussi pris un paquet de muscle. En adéquation avec une prestation bourrée de testostérone de la part des Texans, entre ces slam parts dégoulinantes de groove putride, ces accélérations blastées chaotiques, ce son de guitares ultra massif, ces bass drops qui font trembler le sol et les murs et ces vocaux gutturaux inhumains de Ruben Rosas. Bien sûr, ce sont les morceaux du cultissime Molesting The Decapitated ("Self Disembowelment", "Devour The Damned", "Shroud Of Encryption"...) qui font le plus d'effet mais les autres morceaux ont fait aussi quelques dégâts. Qu'est-ce que c'est con le brutal slam death mais qu'est-ce que ça peut être jouissif aussi, surtout quand ce sont les pionniers de DEVOURMENT qui nous retournent le cerveau et les entrailles!
(K)


NUNSLAUGHTER - 16h00-16h50 (013 Main Stage) :

NUNSLAUGHTER ou LOOKING FOR AN ANSWER ? LOOKING FOR AN ANSWER ou NUNSLAUGHTER ? Dans les deux cas, je n’ai jamais vu ni l’un ni l’autre sur scène... Je me décide alors à faire moitié-moitié en commençant par NUNSLAUGHTER pour ensuite bifurquer du côté de la Second Stage et voir la fin de LOOKING FOR AN ANSWER. Sauf que finalement ce ne sera pas le cas. Bah oui, je me suis retrouvé attrapé par le Death Metal des Américains, bien incapable de m’en aller face à ces compositions certes tout ce qu’il y a de plus simples mais alors d’une efficacité imparable. Il faut dire qu’en dépit de ses quarante-huit ans (dont trente de carrière avec NUNSLAUGHTER), Donald Crotsley n’a rien perdu de son enthousiasme ni de sa haine du chrétien qu’il n’hésite pas à brandir à l’aide d’un drapeau posé quelque part sur la scène.
Malgré une discographie longue comme le bras, je ne suis pas particulièrement familier du Death Metal de NUNSLAUGHTER. Tout juste quelques titres ici et là... Néanmoins, cela ne va pas m’empêcher de toute suite accrocher à la formule hyper Punk du quatuor (plus de vingt titres joués ce soir). Une musique menée pied au plancher à l’aide de riffs ultras efficaces qui vont m’accrocher l’oreille et d’une batterie volontaire à devenir complètement zinzin (tchouka-tchouka et autres délices de ce genre). Bref, rien de plus qu’un Death Metal rudimentaire, crasseux et blasphématoire balancé à la gueule d’un auditoire qui en redemande encore et encore. Dommage pour les Espagnols mais vraiment, NUNSLAUGHTER en a ici surpris plus d’un.
(A)


LOOKING FOR AN ANSWER - 16h30-17h10 (013 Second Stage) :

J'ai longtemps cru que LOOKING FOR AN ANSWER faisait du deathcore. Le nom et le logo m'ont induit en erreur pendant des années. Ce n'est que récemment que j'ai enfin compris que les Espagnols s'adonnaient depuis 1999 à un grind/death ultra nerveux. Ce concert au NDF était ainsi l'occasion de se rattraper et voir si le combo méritait les louanges. Réponse très positive! Les Ibériques ont donné un de mes concerts préférés du week-end grâce à une tornade de blast-beats jubilatoires, des riffs sombres agressifs souvent rapides, parfois pesants, de groove efficace et de vocaux grassouillets, le tout servi par un son au poil. Ce genre de grind aux influences death metal, c'est vraiment le panard en live! Achat direct au merch officiel du dernier album Dios Carne après cette démonstation de violence, les autres devraient suivre sous peu.
(K)


SKINLESS - 17h30-18h20 (013 Main Stage) :

Pas de MEAT SPREADER en ce qui me concerne puisque je préfère garder des forces pour la venue des New-Yorkais de SKINLESS sur la Main Stage. Un set qui sera mené par un Sherwood Webber particulièrement en forme, pour le meilleur et parfois pour le pire… Car si le ridicule ne tue pas, son humour ne fera pas toujours mouche auprès du public. Par exemple, faire semblant de péter dans un micro jusqu’à en tomber par terre est le genre de blague qui ne fait pas rire grand monde au Netherlands Deathfest... Mais le garçon possède tout de même un certain charisme et surtout il sait très bien comment tenir une scène et donner le change à un public décidé à s’en mettre plein les oreilles. Débarquant des coulisses avec un bouquet de roses blanches à la main qu’il va distribuer plus ou moins délicatement (la plupart seront tout de même jetées au public), celui-ci va faire le show du début jusqu’à la fin sur une setlist essentiellement tournée vers les deux premiers albums du groupe, les très bons Progression Towards Evil et Foreshadowing Our Demise. Quelques titres plus récents seront également joués ("Deviation Will Not Be Tolerated") ainsi que deux nouveaux morceaux à paraître sur l’album Savagery ("Savagery" et "Skull Session"). Et au milieu de tout ça, une reprise improbable de Crowbar ("High Rate Extinction") qui fera le bonheur de tous les amateurs de Sludge présents dans la salle. Aidé comme la majorité des groupes présents sur l’affiche par un son incroyable, les New-Yorkais vont très vite imposer leur Brutal Death avec humour et conviction. Malheureusement, je quitte la salle avant la toute fin du set parce que j’aimerai bien pouvoir rentrer dans la Patronaat sans avoir à faire la queue dehors pendant trois plombes. Bah oui, je ne voudrais pas louper une miette d’EVOKEN, vous comprenez...
(A)

Moi qui adore le NYDM, je n'ai pourtant jamais suivi SKINLESS. Pas faute de les avoir vus en live une ou deux fois, avec toujours pas mal de plaisir! Ce show devait enfin être le détonateur pour que je me plonge dans leur discographie. Alors sans trouver ça aussi jouissif que Suffocation, Internal Bleeding, Dehumanized ou Pyrexia, le groupe dégage quand même un groove urbain typique des plus efficaces ainsi qu'une puissance de feu qui fonctionne très bien sur les planches. Le public a en plus eu le droit à deux nouveaux morceaux issus du prochain opus Savagery à venir courant mai. Les mecs sont aussi pas mal axés déconne voire carrément beauferies (le chanteur qui pète dans le micro, si c'est pas ultra beauf ça!), ça joue à la cool avec un grand sourire, là aussi nickel pour apprécier un show. Chris Andrews de Devourment viendra même faire le con avec eux à la fin en faisant mumuse avec des roses blanches, simulant son enterrement dans une ambiance fleurie bon enfant. Du gras et du fun, que demande le peuple?!

Selist:

The Optimist
Extermination of My Filthy Species
Tampon Lollipops
Deviation Will Not Be Tolerated
Savagery
Fetus Goulash
Skull Session
High Rate Extinction (Crowbar cover)
Foreshadowing Our Demise
Crispy Kids
(K)


EVOKEN - 18h20-19h10 (Patronaat) :

Trois salles, trois ambiances. Bah oui, c’est aussi ça le Netherlands Deathfest. Du coup, après le fun décomplexé d’un SKINLESS, place aux atmosphères mortifères d’un EVOKEN qui pour le coup, n’est pas là pour rigoler mais alors pas du tout. Cinquante minutes, cinq titres, quelques "thank you" esquissés d’un léger sourire entre chaque morceau et c’est à peu près tout. Une ambiance de mort qui va rapidement s’insinuer dans toute la Patronaat en dépit de quelques ivrognes bien décidés à tenir leur conversation en dépit du bon sens. Rythmes lents et funéraires, growl d’une profondeur insondable, mélodies froides et désabusées, quelques légères accélérations salvatrices et ce son cristallin et tout en puissance… Bref, tout est là pour faire de ce set un moment inoubliable. Aussi, pour cette première rencontre sur les planches, je n’ai absolument pas été déçu. D’autant que les Américains (dans lesquels on trouve un ex-Funebrarum à la basse) vont jouer la carte de la diversité en allant piocher un titre sur chaque album sorti depuis les années 2000 ("Tending The Dire Hatred" tiré de Quietus, "Antithesis Of Light" et "A Caress Of The Void" tous les deux issus des albums du même nom, "Grim Eloquence" pris sur Atra Mors). Une setlist également ponctuée par la présentation d’un nouveau morceau intitulé "Valorous Consternation" qui laisse à penser qu’un nouvel album devrait prochainement voir le jour. Le public, lui, fait comme pendant la messe en se recueillant dans le calme, tête baissée, les yeux fermés baigné par ce sentiment de ferveur qui ne le quitte pas. Et il se laisse alors transporter sans rechigner, sous le poids de ces riffs pesants, de cette voix abyssale et surtout de ces ambiances complètement défaites...
(A)


JIG-AI - 18h20-19h00 (013 Second Stage) :

Troisième fois que je vois JIG-AI, troisième fois dans cette même salle du 013. Et à chaque fois, c'est la grosse branlée! Le grind en live ça fait toujours son petit effet, JIG-AI le prouve tellement bien. Cette efficacité dans les blasts furieux, ce groove dégoulinant ou ces vocaux d'égoutier, c'est juste jouissif! De quoi faire oublier le côté toujours assez répétitif de ce genre de musique. Le son est dantesque en plus, parfait pour s'en foutre plein les oreilles. Des vraies bêtes de scène aussi les mecs, surtout le grand bassiste torse nu en bermuda avec ses cheveux très longs qui nous gratifie de mimiques ridicules, jumpe, sautille à tout va et arpente la scène de long en large en maltraitant ses cordes. Un pur bonheur pendant plus d'une demi-heure vite passée tant le goregrind des Tchèques est taillé pour le live.
(K)


WITCHERY - 19h00-19h50 (013 Main Stage) :

Après cette orgie de gras, pourquoi pas faire plus léger le temps d'un concert de thrash? C'était en plus l'occasion pour moi de découvrir WITCHERY que je n'ai jamais vraiment écouté alors que les vétérans suédois existent depuis plus de vingt piges! Sans trouver leur blackened thrash grandiose (un peu trop propre et sans passage marquant), ce show a permis de varier les plaisirs et de se délecter d'un peu de tchouka-tchouka des familles, bien mis en valeur pas le son colossal, clair et puissant de la grande scène du 013. Une petite demi-heure sympathique avec les Scandinaves puis il est temps de se placer pour le prochain concert.

Setlist:

Legion
True North
Netherworld Emperor
Nosferatu
The Storm
Witchkrieg
Lavey-athan
Oath Breaker
Of Blackened Wing
Restless and Dead
Awaiting the Exorcist
Witchburner
The Reaper
(K)


GUTTURAL SECRETE - 19h45-20h35 (013 Second Stage) :

Comme il est hors de question d’être mal placé pour le seul concert européen de GUTTURAL SECRETE, je vais passer la demi-heure qui me sépare de leur concert du côté de la Second Stage. Le groupe est en effet trop rare dans nos contrées pour les louper ou même rester coincé à l’entrée avec le son mais pas l’image. Cela aurait d’ailleurs été bien dommage tant le chanteur, Jeremiah Blue Jensen, est un putain de frontman. Derrière ses cheveux longs, ses muscles saillants et ses nombreux tatouages, le garçon possède en plus de ses capacités vocales évidentes, un côté "entertainer" qui va rendre d’autant plus efficace et mémorable cette prestation (ce moment sur "Slit Into Succulence" où le gus se marre avant même d’entamer le break brise nuque qui arrive). Mais s’il est celui vers qui tous les regards se braquent évidement en premier, ses camarades plus discrets ne sont clairement pas en reste. Putain qu’est-ce que ça joue ! Riffs exécutés à toute berzingue (troisième concert avec le groupe pour l’un des deux guitaristes), lignes de basses à vous décoller l’estomac, batterie épileptique, changements de plans inattendus, breaks à rendre dingue n’importe qui. Pouah... GUTTURAL SECRETE nous inflige là une putain de correction à coup de titres principalement issus de son premier album ("Larva Masturbation", "Coprophilic Asphyxia", "Gluttonous Portions Of Intestinal Seepage", "Reek Of Pubescent Despoilment", "Torturous Impregnation By Fecalized Insemination"). Une démonstration de maîtrise et de violence faite en toute décontraction par un groupe aussi efficace que sympathique. Certains peuvent bien cracher sur le genre pour son manque d’atmosphère et ses productions synthétiques mais quand on tient un groupe comme GUTTURAL SECRETE possédant ce degré de précision, ce sens affûté du riff et cette notion indécente du groove, on s’abstient de toutes remarques désobligeantes et on revoit son jugement. Assurément l’un des concerts du week-end en ce qui me concerne.
(A)

Sans doute l'un des show les plus attendus de ce Netherlands Deathfest troisième du nom. C'est que les Américains, reformés depuis 2014, n'ont pas souvent foutu les pieds sur le sol européen! Inratable du coup, quand on se rappelle de la claque infligée par GUTTURAL SECRETE qui sortait son premier EP Artistic Creation with Cranial Stumps en 2014 et surtout son premier full-length Reek of Pubescent Despoilment deux ans après toujours sur Unmatched Brutality à l'époque où le label culte de Jamie Bailey de Brodequin régnait en maître sur le brutal death US le plus dégueulasse et enchaînait les sorties plus bourrines les unes que les autres. Le combo de Las Vegas, en maniant savamment technicité inhumaine impressionnante et groove putride slammy ultra jouissif, avait mis tout le monde d'accord. Sept ans plus tard, Nourishing the Spoil s'avérait moins ultime car trop chaotique et synthétique mais le groupe avait su conserver une certaine aura en continuant de se démarquer. Les voir enfin sur scène faisait partie de mes grosses attentes de cette année, un peu comme quand Gorgasm, autre grand nom du brutal death US underground, était venu l'an passé. Et je n'ai pas du tout été déçu par la prestation ultra musclée des Américains, emmenés par un Blue Jensen les pectoraux à l'air aussi sauvage que souriant. Foutre Satan cette voix de porc! Orgasmique! Quant aux morceaux, si le son s'avère très bon, difficile de s'y retrouver dans ces changements de rythme toutes les cinq secondes, faits de rafales de blasts, de riffs torturés incompréhensibles et d'harmoniques sifflées, même quand on a révisé dans la voiture avant de venir! Heureusement qu'il y a ces slam parts dégoulinantes plus lisibles pour s'accrocher! Mais franchement, quel panard de se prendre ça dans la gueule! Blue Jensen dégage un putain de charisme et une puissance assez phénoménale. Les autres musiciens sont un peu plus en retrait (c'est qu'il faut quand même se concentrer un minimum pour jouer un tel truc!) mais restent présents et surtout, ils assurent grave, notamment les historiques Mike Fitzgerald derrière les fûts qui se sont fait atomisés et Randy Thomson à la gratte elle aussi mis à mal. Un coucou spécial au bassiste improbable Bruno Macias et sa tête de premier de la classe en maths. On m'aurait dit avant le gig qu'il jouait dans GUTTURAL SECRETE, j'aurais bien rigolé! Une des grosses claques du week-end en tout cas et je suis ressorti avec l'envie de me ressortir les albums bien plus souvent. Vous revenez quand vous voulez!
(K)


1349 - 20h35-21h25 (013 Main Stage) :

Sans trop de motivation, je suis les copains sur la Main Stage pour assister au concert de 1349. Ce n’est pas que je n’apprécie pas le Black Metal des Norvégiens mais je ne sais pas, je n’étais pas spécialement décidé à m’y rendre. Est-ce que cela a joué sur ma perception que j’ai eu de l’ensemble ? En tout cas on ne peut pas dire que j’ai été particulièrement séduit. Il faut dire que pour une fois le son n’est pas optimal, notamment celui de la guitare que je trouve beaucoup trop en retrait et manquant cruellement de précision. Une deuxième gratte n’aurait pas été de trop à mon avis. Et puis le côté un peu trop grand-guignol de Ravn qui tape des croix renversées avec ses deux bras cloutés... Bah forcément, bof quoi... Du coup, je reste planté là sans prendre véritablement de plaisir, plus par curiosité et histoire de dire, si un jour on me pose la question, que oui j’ai déjà vu 1349 sur scène... Voilà, inutile de s’éterniser sur la question, je n’ai pas grand-chose d’autre à en dire.
(A)

J'aime bien 1349. Enfin, j'aimais bien! Quand les Norvégiens savaient nous dégueuler leur haine glaciale à travers des blast-beats du feu de Satan à n'en plus finir et des tremolos plus froids que le corps de Johnny Hallyday. Le groupe a depuis mis un peu d'eau dans son vin et ça le fait moins chez moi. Ce concert fut le reflet de mon opinion sur la formation. Des passages radicaux des plus bonards mêlés à du mid-tempo un peu trop plan-plan. Je lâche prise au fur et à mesure, bien entamé il faut dire par la fatigue et le mal de pied. Et puis de toute façon c'était même pas Frost à la batterie!

Sculptor of Flesh
Slaves
I Am Abomination
Riders of the Apocalypse
Chained
Exorcism
Serpentine Sibilance
Atomic Chapel
Golem
Cauldron
(K)


BLOOD - 21h20-22h00 (Patronaat) :

Il paraît que c'est culte, BLOOD. Je les avais entre-aperçu en 2015 au NRW Deathfest mais j'étais bien trop bourré à la pils allemande infecte pour m'en rappeler. Ça avait l'air cool en tout cas. Tout à fait sobre, je me rends au Patronaat pour la première fois de ce samedi afin de me rattraper et de vraiment découvrir ces vétérans allemands formés en 1986 histoire de voir si j'ai raté un truc de fou toutes ces années. En fait, non. Je comprends bien le côté pionnier du death/grind primitif de ces désormais quinquagénaires mais ce n'est pas pour moi. Malgré le côté très sympathique des membres (le guitariste papy et ses lunettes de soleil genre vieux rockeur!), notamment du chanteur très content d'être là et qui a fait du bon taf en tant que frontman (même si je n'aime pas quand les mecs continuent de faire la grosse voix entre les morceaux, je trouve ça un peu ridicule), je n'ai pas accroché à la musique. Les morceaux courts vite expédiés, les riffs simplistes limités, la blastouille ni rapide ni très maîtrisée, les moments plombés lourdauds, la répétitivité de la chose, j'avoue avoir rapidement décroché. Les fans, eux, ont semble-t-il été comblés à en juger par l'accueil enthousiaste reçu par le combo sanguinaire. Tant mieux pour eux! Je suis quand même resté jusqu'au bout, attendant un déclic qui ne viendra jamais. Tant pis pour moi!
(K)


EMPEROR - 22h10-23h20 (013 Main Stage) :

J’aurai pu aller voir ROTTEN SOUND mais je voulais être frais et dispo pour EMPEROR et surtout pouvoir bien me placer sachant qu’à peu près tout le monde voudrait être présent pour cet événement. Absent du Hellfest depuis une bonne dizaine d’années, je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir sur scène Ihsahn, Samoth, Trym et le reste de la bande composée ici par Secthdamon (Myrkskog...) à la basse et ce qui semble être d’après les commentaires que j’ai pu lire un certain Gerlioz (Dimmu Borgir, Satyricon, God Seed, The Kovenant…) au clavier. J’étais donc particulièrement impatient et surtout plein d’attentes vis-à-vis de ce concert, le plus important de la journée à mes yeux. La première de ces attentes concernait peut-être la teneur du set que nous réservait les Norvégiens. 2017 fût l’occasion pour EMPEROR de célébrer les 20 ans de Anthems To The Welkin At Dusk mais un an plus tard, qu’en est-il ? Aurions-nous le droit à une setlist sous la forme d’un best-of ? Et bien non, le set de ce soir sera dédié, du moins pour la première partie, à l’interprétation complète du deuxième album des Norvégiens. Certains seront peut-être déçu, pour ma part cela me convient très bien. C’est ainsi au son de la longue introduction "Alsvartr (The Oath)" que font leur entrée les cinq musiciens d'EMPERORdevant un qui public commence à frétiller d’impatience. Ihsahn ressemble à un directeur artistique d’agence de pub avec ses cheveux tirés en arrière, ses petites lunettes, son alliance et sa chemise noir. Un garçon désormais bien posé mais putain quoi, c’est Ihsahn quand même ! Très vite, alors que le groupe entame "Ye Entrancemperium", je comprends que le set d'EMPERORsera bien au-delà de mes attentes. En effet d’où je suis, le son est incroyable. D’une telle précision et d’une telle netteté qu’il permet d’apprécier toute la subtilité et la complexité du jeu d'EMPEROR, notamment ces riffs tarabiscotés et ces nombreuses séquences qui s’enchaînent à une vitesse qui dépasse l’entendement. Alors c’est vrai, on est loin du EMPEROR de 1994, que ce soit dans l’esthétique ou bien dans l’attitude mais ces mecs à la quarantaine passée n’ont aujourd’hui plus rien à prouver à qui que ce soit. Et je ne suis pas le seul que cela ne dérange pas à en juger par les sourires béats, les têtes qui remuent, les poings qui se lèvent et les salves d’applaudissements dont se fend un public de tout évidence conquis par ce qui se passe devant lui. Après qu’ai résonné les dernières notes de "The Wanderer", l’écran derrière Trym s’allume et laisse alors apparaître des paysages de Norvège en noir et blanc. Le groupe entame alors la deuxième et dernière partie de son set au son de titres piochés sur IX Equilibrium avec un excellent "Curse You All Men !" que j’adore ainsi que trois titres issus de son premier album, In The Nightside Eclipse ("The Majesty Of The Nightsky", "I Am The Black Wizards" et un "Inno A Satana" en guise de clôture). Une heure et dix minutes plus tard, EMPEROR reprend le chemin des loges après avoir chaleureusement remercié un public encore complètement abasourdi par ce qui vient de se produire. Quel concert, mais quel concert ! Assurément le plus grand moment de ces trois jours.
(A)

La grosse tête d'affiche du Netherlands Deathfest III et le show le plus attendu de cette édition. La Main Stage n'a ainsi jamais été aussi pleine. En ce qui me concerne, j'en n'avais un peu rien à foutre d'EMPEROR, n'appréciant que modérément le black metal, qui plus est le symphonique. Je n'avais cela dit jamais écouté sérieusement les Norvégiens alors pourquoi pas, d'autant qu'aucun groupe ne jouait en même temps. Et je dois dire que j'ai été agréablement surpris par la prestation des vétérans qui ont joué en intégralité leur album Anthems To The Welkin At Dust, prestation que j'ai suivie jusqu'au bout. Bon, je ne supporte toujours pas les orchestrations pompeuses (pas omniprésentes heureusement). Je ne goûte pas non plus la voix claire d'Ihsahn, trop plate et sans émotion (les voix claires dans le heavy metal, c'est quand même autre chose!). Pour le reste par contre, j'avoue qu'EMPEROR dégage une classe certaine. L'aura des groupes cultes sans doute. Les parties de blast-beats, nombreuses, entre la puissance de feu de Trymm, la force tranquille de Samoth et Ihsahn aux guitares sans oublier l'impressionnant bassiste Secthdamon en mode hélicoptère quasi non-stop, m'ont particulièrement séduit. Sans surprise, le son est énorme, on distingue absolument tout. Au départ très dubitatif sur mes chances de prendre du plaisir face à du black sympho si culte soit-il, j'ai donc finalement été, non pas conquis, n'exagérons rien, mais étonné d'y trouver de quoi me satisfaire un minimum. Je ne serais bien sûr pas aussi dithyrambique que les nombreux fans qui avaient l'air en extase totale mais franchement, difficile de ne pas être au moins impressionné par un show à la réalisation sans faille. Et encore une fois, placer des groupes hors death metal et grind sur le planning, c'est toujours une bonne idée pour éviter de se lasser.

Setlist:

Ye Entrancemperium
Thus Spake the Nightspirit
Ensorcelled by Khaos
The Loss and Curse of Reverence
The Acclamation of Bonds
With Strength I Burn
The Wanderer
Curse You All Men!
The Majesty of the Nightsky
I Am the Black Wizards
Inno a Satana
(K)


DRAGGED INTO SUNLIGHT - 23h15-00h00 (013 Second Stage) :

Puisque cette fin de deuxième jour du NDF a pris un virage black metal, autant continuer! C'est toutefois un tout autre type d'art noir que nous ont proposé les Britanniques de DRAGGED INTO SUNLIGHT. Beaucoup moins brutal (quoique certaines séquences ne faisaient pas semblant) mais plus extrême, plus sombre et plus lent, avec une grosse louche de doom. Alors forcément, j'ai beaucoup moins accroché qu'à EMPEROR. D'autant que si les Norvégiens restaient connectés aux spectateurs par le biais d'Ihsahn qui s'adressaient un peu à eux entre les morceaux, DRAGGED INTO SUNLIGHT se ferme complètement à son auditoire en jouant dos au public, avec des lights minimalistes, sans aucune interaction. Ça colle bien à l'ambiance ultra obscure du combo certes mais c'est un peu comme tous ces groupes pseudo occultes à capuche et breloques. Beaucoup d'esbroufe, de paraître, de superficiel. EMPEROR n'a même pas eu besoin de corpse paint pour convaincre. Ce n'est cela dit pas ça qui m'a empêché de m'amuser. C'est juste beaucoup trop mou et atmosphérique pour moi. N'arrivant pas à rentrer dans le show, je quitte donc le 013 avant la fin. Les remplaçants de Root, GGU:LL (du drone/doom, l'horreur!), ça ne me disait rien du tout non plus!
(K)


Après un vendredi assez light qui a permis de se mettre dans le bain tranquillement, le samedi s'est transformé comme prévu en bonne grosse boucherie. Entre les prestations de GUTTURAL SECRETE, DEVOURMENT, JIG-AI, LOOKING FOR AN ANSWER, SKINLESS et EMPEROR, il y avait vraiment de quoi faire en deuxième jour bien chargé. Le climat est resté froid mais ça s'améliore doucement et nul doute que le dernier jour se fera bien plus clément. Pas pour nos oreilles toutefois parce que, même si dimanche s'annonce plus calme me concernant, il y a encore du lourd à venir! C'est pas fini!
(K)

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Netherlands Deathfest III
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Mars 2018
  

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Netherlands Deathfest III - 2ème Jour
plus d'infos sur
1349
1349
Black destructeur aux relents thrash - 1997 - Norvège
  
Blood
Blood
1986 - Allemagne
  
Devourment
Devourment
Brutal Death - 1995 - Etats-Unis
  
Dragged Into Sunlight
Dragged Into Sunlight
Blackened Sludge / Death / Doom - 2006 - Royaume-Uni
  
Emperor
Emperor
Post-black - 1991 - Norvège
  
Esoteric
Esoteric
(ex-)Esoteric Doom/Death - 1992 - Royaume-Uni
  
Evoken
Evoken
Doom/Death Atmosphérique - 1994 - Etats-Unis
  
Guttural Secrete
Guttural Secrete
Brutal Death - 2002 - Etats-Unis
  
Hacavitz
Hacavitz
2003 - Mexique
  
Jig-Ai
Jig-Ai
Grindcore/Goregrind - 2005 - République Tchèque
  
Looking For An Answer
Looking For An Answer
Grind Death - 1999 † 2019 - Espagne
  
Meat Spreader
Meat Spreader
2014 - Pologne
  
Nunslaughter
Nunslaughter
1987 - Etats-Unis
  
Rectal Smegma
Rectal Smegma
2003 - Pays-Bas
  
Root
Root
1987 - République Tchèque
  
Rotten Sound
Rotten Sound
Grindcore - 1993 - Finlande
  
Skinless
Skinless
Death Metal - 1992 - Etats-Unis
  
Skullhog
Skullhog
2006 - Pays-Bas
  
The Afternoon Gentlemen
The Afternoon Gentlemen
2007 - Royaume-Uni
  
Vallenfyre
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2010 † 2018 - Royaume-Uni
  
Witchery
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Thrash metal - 1997 - Suède
  

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