Trhä - Tahaccet ga qëcha com ibajn
Chronique
Trhä Tahaccet ga qëcha com ibajn
Je me suis intéressé à TRHÄ tardivement, en 2024, alors qu’il avait déjà sorti huit albums, une dizaine d’EP et une douzaine de splits. Je connaissais déjà son autre grand projet, SADNESS, mais je n’avais pas été spécialement attiré par le visuel. J’ai compris son univers en écoutant sa musique pour la première fois, et je suis devenu accro. Depuis, j’ai rattrapé mon retard tout en suivant son actualité. Je me suis donc procuré les albums passés sortis au format CD et j’ai acheté les nouveautés sur son Bandcamp, où il suffit à chaque fois d’un unique et insignifiant dollar pour faire sienne une de ses oeuvres.
Son rythme effréné est sans aucun doute son seul défaut, car il ne nous laisse pas le temps de tout bien digérer. On aimerait parfois se replonger dans d’anciens albums, mais aussi avoir le temps d’aller écouter la concurrence, mais M. TRHÄ est incapable de se retenir et enchaîne passionnément les compositions. En plus, il a ajouté un autre projet à sa collection : LIFE, qui se veut une sorte de croisement entre le punk et le screamo... Donc oui, le bonhomme est hyperactif... Mais le pire, c’est qu’il réussit à maintenir un très bon niveau. Je l’ai dit, le seul défaut, c’est qu’il est difficile de suivre, mais à part ça, il est toujours aussi convaincant.
Cette fois-ci, il a choisi de proposer des compositions plus courtes que d’habitude. Cet album en contient huit, dont la plus courte fait moins de deux minutes et la plus longue moins de huit. Quand on se souvient qu’il n’a pas hésité auparavant à en faire de dix, vingt, et même cinquante minutes, on a l’impression qu’il est devenu très raisonnable. Rien n’y est à jeter. Une nouvelle fois, il fait appel au désordre, au chaos, à une certaine anarchie musicale pour finalement pondre des compositions étonnamment jouissives à l’oreille. Sans doute parce qu’il parvient toujours à retourner une situation, comme s’il faisait exprès de donner l’impression de se vautrer lamentablement pour finalement réussir une pirouette qui devient un magnifique salto de classe mondiale. « Jê§no ◊anbi - fa£sí§t ëmat qá§mëna ëct », par exemple, en est un bel exemple. Les quatre premières minutes sont douloureuses et, tout à coup, la musique s’emballe encore plus en lâchant des riffs terribles et des vocaux possédés impressionnants.
TRHÄ est à un autre niveau, mais nous ne sommes pas tous prêts à en profiter pleinement. Trop de sorties ? Oui, mais d’un autre côté, elles sont toutes indispensables. Et celle-ci aussi, assurément !
DONNEZ VOTRE AVIS
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
AJOUTER UN COMMENTAIRE
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum