Zamarro - Dirty Power
Chronique
Zamarro Dirty Power
Zamarro enables you to let off steam and to rock, as it provides pure power-rock in an independent way.
Voilà pour la note d'intention. Et puisque ZAMARRO a un faible pour les vieilles bagnoles rutilantes, allons y pour le contrôle technique. Formé en avril 2002 par messieurs Gisin (guitare, chant), Redolfi (basse, chant) et Hediger (batterie), le trio compte déjà un EP, “1st Race” et deux albums au compteur (“Lust In Translation”, 2004 et “The Beast Is On Your Track”, 2006), tous deux enregistrés près de Seattle sous la houlette de l'illustre producteur Jack Endino (NIRVANA, SOUNDGARDEN). Si on ajoute à cela la première partie de DANKO JONES et divers gigs avec des groupes comme WOLFMOTHER ou FU MANCHU, la voie est toute tracée : bienvenue en territoire stoner/rock, 1er bar à droite passé le cactus à trois branches.
Mais malgré un beast frappé sur sa plaque d'immatriculation, ZAMARRO n'est pas Christine et une fois au drive-in, vous pourrez peloter votre copine sans craintes que celle ci ne s'étrangle derrière le volant. En effet, le combo suisse est la version diet coke des groupes de bûcherons suitant la bière et le sludge qui sévissent dans les relais routiers les moins fréquentables. Pensez speed rock, plutôt FIREBIRD et CLUTCH que DOWN ou HIGH ON FIRE car ZAMARRO, avec ses refrains léchés et ses rythmiques aguicheuses, soigne son image de world's toughest pop band. Le caractère très catchy des lignes de chant préserve d'ailleurs l'album d'une certaine monotonie, car qui espère trouver sur “Dirty Power” des compos progressives et des ambiances planantes poursuivra sa route jusqu'à la prochaine station. Ici, c'est l'efficacité qui prime et si on peut parfois regretter l'absence d'une seconde guitare (ou de solis/breaks plus développés), là n'est pas le propos. Le côté aéré de ce troisième full length est au final tout sauf un handicap car avec 3:30 mn en moyenne par morceau, “Dirty Power” est candidat au poste de l'album idoine de fin de semaine, quand les jambes sont lourdes et le cerveau vide. Pas besoin d'en avoir beaucoup en réserve pour chanter à tue-tête sur “Wild Dogs” - et son wo-ho-ho fédérateur - ou sur “Future” qui frappe direct au cortex cérébral avec son refrain killer. On enchaîne avec l'excellente “More”, qui rompt (un peu) le schéma de composition dans lequel se complaît ZAMARRO en proposant des rythmiques légèrement plus marquées, et même un petit détour lead à mi parcours, toujours sur fond de mid tempo assez véloce.
Alors bien sûr, tout ça manque un peu d'épaisseur, de grain, et ZAMARRO gagnerait sans doute à sonner plus cradingue. Mais passé la première écoute, qui donne le sentiment d'avoir affaire à un groupe trop propre sur lui, “Dirty Power” s'avère aussi nerveux que l'inénarrable Stitch Jones, l'ayatollah autoproclamé du rock n' roll. Produit au Little Creek Studio par V.O. Pulver (GURD), “Dirty Power” remplit donc parfaitement sa fonction d'aimable chevauchée électrique, ne souffrant aucun temps mort ou baisse de régime. Sit back and enjoy the ride ou comme dirait l'actrice Chelsea Field : “Allez cow-boy, on va lâcher la vapeur” (le premier qui trouve le film dont est tiré cette réplique gagne mon plus grand respect et une paire de santiags toutes neuves).
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