chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
104 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Darkified - Cthulhu Riseth

Chronique

Darkified Cthulhu Riseth (Compil.)
(The Complete Works Of Darkified)

Si tu souhaitais impressionner tes amis adeptes de death de Stockholm des années 90 ayant fraîchement découvert la scène avec le bouquin de Daniel Ekeroth (néophytes en somme héhé), il suffirait de leur citer les obscurs Darkified. « Hmmm… plaît-il ? » Formé en 1991 à partir des cendres de Grimorium, le groupe se séparera un an plus tard… Comme longévité, difficile de faire plus court. Un laps de temps qui aura tout de même suffit aux jeunes Suédois à enregistrer une démo (Dark) et un EP (Sleep Forever) sorti sur le label espagnol Drowned Productions. Une compilation A Dance On The Grave suivra en 1995 (désormais introuvable). Pourtant si vous êtres friands de Metal-Archives (pain béni pour dénicher de nouveaux groupes), le line-up de Darkified pèse son poids et en alerta quelques uns. Deux personnages bien connus de la scène metal en Suède : Joakim Göthberg aux fûts (Dimension Zero, ex-Marduk, ex-Cardinal Sin) et Roberth Karlsson à la basse (Facebreaker, Scar Symmetry, Tormented, ex-Edge Of Sanity, ex-Pan-Thy-Monium…). 20 ans après la séparation de Darkified, Vic Records (habitué à ce genre d’exercice) décide de ressortir du grenier les œuvres du groupe mais en y ajoutant aussi leur unique concert à Göteborg en 1991 (ainsi qu’une version « répétition » anecdotique de « Sleep Forever ») sous le remastering (parfait) de maître Swanö. Pour embellir l’objet, Erik Danielsson (Watain) s’occupera de l’artwork tandis que Dan Swanö ([liste de groupes tenant sur deux pages]), Uffe Cederlund (Disfear, ex-Entombed, ex-Nihilist, ex-Morbid) et Niklas Sundin (Dark Tranquillity) agrémenteront le booklet de quelques anecdotes.

La démo Dark démontre à première écoute une musique death metal à la base typique des prémices du style (Nihilist, Carnage, Grotesque…) : crade et bestial. Certains titres n’auraient d’ailleurs pas fait taches sur un album d’Edge Of Sanity (première époque : production et riffs) voire d’un plus récent « tribute » comme Bloodbath (la ressemblance entre « A Summon for the Nameless Horrors » et « Omnious Bloodvomit » est carrément flagrante). Pas étonnant quand on sait qu’en plus d’enregistrer la chose, Dan Swanö aura aussi mis son nez dans les compositions (à la guitare et aux claviers). « Claviers » effectivement, plutôt original pour l’époque (à l’instar d’un Cemetary) et qui se marie merveilleusement bien avec le reste des instruments. Résultat : un « evil death metal » à l’atmosphère « Lovecraftienne » oppressante (dès l’ « Intro » frissonnante) mettant un pied dans d’autres styles extrêmes émergeant, et plus particulièrement le black metal (Grotesque au porte étendard). On rappelle d’ailleurs qu’à ce moment là, Jocke Göthberg venait tout juste de former un certain Marduk (à la guitare et à la batterie). Compréhensible. Au centre, le frontman Martin Gustavsson aux hurlements jouissifs ponctués de lamentations poignantes (le hit « The Forgotten City » : « Leave Me Alone, I got nothing to do with this, Phnglui mglwnath cthulu, R'lyeh wghnagl fhtagh… »). Ces titres en « live » (« raw » au possible) de Darkified confirmeront son appétence pour le black metal (la reprise de Bathory est assez explicite). Une ambiance noire où les Suédois délivrent un concert d’une rare intensité (pour ne pas dire « chaotique ») et violence (tout particulièrement pour l’époque, nous ne somme qu’en 1991). Le chant possédé de Martin est juste hallucinant et la frappe de Jocke démentielle. La maturité des membres semble étonnante (certains n’étant même pas majeurs).

Sleep Forever demeure la partie la plus intéressante de cette compilation. L’EP qui ne contient que deux « réels » morceaux (l’inquiétant « The Whisperer In The Darkness » étant instrumental), vaut à lui seul son achat à mon sens, le titre éponyme « Sleep Forever » figurant assurément parmi les perles de ces années là. Darkified affûte son death metal aux teintes black et accouche d’une musique aux airs « pro » (en préparation d’un futur album). Des vagues de riffs atomiques (nuque en agonie à 2:12), des nappes de claviers toujours aussi mystiques et ce break (passage acoustique magnifique à 3:10) à vous crucifier sur place… Encore une fois, on retrouve le père Swanö (clairement le Midas de Suède, tout ce qu’il touche se transforme en or) au son (la production se veut cette fois nettement plus « propre »), à la guitare et aux claviers. Le tube « The Forgotten City » déjà présent sur la démo ne change pas tellement, il parait cela dit plus « carré » et potentiellement plus redoutable encore. 8 minutes au compteur ?! Rageant…

Frustrant et triste… Un an pour enregistrer quelques hits death metal « originaux » (relents black savoureux assez uniques pour l’époque) puis disparaître abruptement… Je n’ose imaginer la suite de la discographie de Darkified si ils ne s’étaient pas séparés, nous aurions très certainement eu droit à des albums de chevet ainsi qu’un nom à inscrire au panthéon du death metal suédois. La compilation Cthulhu Riseth (aisément trouvable à moins de 10€) saura pour sûr satisfaire ceux appréciant le style et souhaitant ajouter un groupe au statut « underground et culte » dans leur étagère.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Darkified
Death Metal
2012 - Vic Records
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (3)  3.83/5
Webzines :   -

plus d'infos sur
Darkified
Darkified
Death Metal - 1991 † 1992 - Suède
  

vidéos
Sleep Forever
Sleep Forever
Darkified

Extrait de "Cthulhu Riseth"
  

tracklist
01.   Intro
02.   Howlings from the Darkness
03.   A Summon for the Nameless Horrors
04.   The Forgotten City
05.   Outro – Out from Darkness
06.   Sleep Forever
07.   The Forgotten City (1992 version)
08.   The Whisperer in the Darkness
09.   Intro (live)
10.   A Summon for the Nameless Horrors (live)
11.   Howlings from the Darkness (live)
12.   Enter the Eternal Fire (Bathory cover) (live)
13.   The Forgotten City (live)
14.   Sleep Forever (rehearsal)

Durée : 38:01

line up
parution
26 Mars 2012

Essayez aussi
Paths Of Possession
Paths Of Possession
Promises In Blood

2005 - Metal Blade Records
  
Dead Congregation
Dead Congregation
Sombre Doom (EP)

2016 - Martyrdoom Productions
  
Stenched
Stenched
Purulence Gushing From The Coffin

2024 - Me Saco Un Ojo Records / Extremely Rotten Productions
  
Carnal Tomb
Carnal Tomb
Embalmed In Decay

2023 - Testimony Records
  
Vader
Vader
Thy Messenger (EP)

2019 - Nuclear Blast Records
  

The Burning
Storm The Walls
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique
Venthiax
Rites Of Ra (EP)
Lire la chronique