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NETHERLANDS DEATHFEST IV - JOUR 3

Live report

NETHERLANDS DEATHFEST IV - JOUR 3 Deicide + Encoffination + Holocausto Canibal + Incantation + Intestine Baalism + Mgla + Naglfar + Phlebotomized + Possession + Prostitute Disfigurement + Revenge + Severe Torture + Viscera Infest + Vomitory
Le 05 Mai 2019 à Tilburg, Pays-Bas (013)
Dernière journée et pas des moindres pour ce quatrième Netherlands Deathfest. Du culte et de la rareté, comme on est en droit d'attendre de ce type de festival. Ce dimanche s'annonce fameux et malgré la fatigue accumulée depuis deux jours, on a tous hâte d'y être.
(K)


ENCOFFINATION (13h30-14h10, Main Stage)

Un petit air de Gloomy Sunday flotte sur scène en ce dernier jour de festival, puisque le duo américain d’ENCOFFINATION est venu avec la ferme intention de plomber l’ambiance avec leur Death/Doom d’outre-tombe. Il revient encore à Justin Stubbs d’ouvrir la journée, comme la veille avec FATHER BEFOULED. Le bonhomme, déjà impressionnant la veille, est maintenant glaçant, le visage fermé, sans la moindre émotion, ni expression. La sobriété est poussée à l’extrême, on touche du doigt une rigueur toute protestante. Placés de biais sur scène et dans une face à face en diagonale, les deux larrons, dont les silhouettes se découpent sur fond de lumière rouge criarde, n’échangent pourtant pas un regard. Trois riffs par morceau, des notes qui s’étirent jusqu’à l’épuisement, un growl qui se prolonge jusqu’au dernier souffle, une frappe rare mais qui fait mal, une atmosphère putride et mortifère, il n’y a pas de doute, nous avons eu droit à une démonstration de Death/Doom, servie par un son excellent, bien qu’un peu trop courte à mon goût.
(E)

C'est logiquement accompagné d'ENCOFFINATION, groupe avec lequel il partage son maître-à-penser, que FATHER BEFOULED est venu pour la première fois en Europe. Autant j'aime bien ces derniers (quoique cela dépend des albums), autant ENCOFFINATION m'ennuie. Non seulement son logo ressemble de façon trop flagrante pour être honnête à celui d'Incantation mais son doom/death s'avère beaucoup trop lent et monolithique pour moi. C'est donc sans surprise que la prestation des Américains m'a endormi. On appréciera la puissance et la lourdeur du son du 013 à nouveau en pleine possession de ses moyens ainsi que l'ambiance sombre et funéraire dégagée. En ce qui concerne l'intérêt purement musical par contre, ce style de death metal ne me parle pas, tout du moins pas sur quarante minutes. On dirait une intro interminable. Il faut dire aussi que la formation ne se compose que de deux membres, le chanteur/guitariste Ghoat et le batteur Elektrokutioner. La Main Stage semble ainsi bien trop grande pour le duo, la disposition du batteur sur le côté gauche et Ghoat légèrement tourné vers lui, n'aidant pas non plus. Le guitariste frontman n'a pas non plus un charisme incroyable, loin s'en faut. Pas grand chose auquel se raccrocher en fin de compte et si je suis la prestation ultra statique du combo jusqu'au bout, on ne peut pas dire que j'ai pris mon pied.
(K)


HOLOCAUSTO CANIBAL (14h10-14h55, 2nd Stage)

Il ne me faudra pas plus de deux morceaux pour me conforter dans l’idée que le Death/Grind lusitanien n’est fait pas pour moi. C’est pauvre et sans grand intérêt.
(E)

Plus rapides et plus remuants sur scène, les Portugais ne m'ont pas pour autant plus convaincu que le groupe d'ouverture. J'ai trouvé leur death/grind très quelconque, avec des blasts à la ramasse. Il reste cela dit un bon groove assez gras pour l'efficacité et une reprise de "Zombie Apocalypse'" de Mortician pas dégueu. Et pourtant, je n'aime pas Mortician !
(K)


POSSESSION (14h25-15h15, Main Stage)

À l’exception de backdrop, le Poppodium ne semble pas disposé à laisser les groupes envahir les scènes avec leur gros paquetage. Point de candélabre, ni la moindre petite bougie pour POSSESSION qui en écoule habituellement un bon stock. Je les retrouve deux mois après leur explosive prestation au Magasin 4 de Bruxelles, ils tiennent toujours une forme olympienne, notamment V. Viriakh, qui ne tient pas en place, occupe savamment l’espace, à tel point qu’il me fait de plus en plus penser à Wraath de DARVAZA, avec son attitude haineuse et provocante, entendons-nous bien, il s’agit là d’un compliment ! Un morceau sera dédicacé à REVENGE, MGLA et DEUS MORTEM, tandis qu’un autre sera l’occasion d’un duo au micro (sans présentation, je suis bien incapable de dire de qui il s’agissait). Un efficace set d’affreux, sales et méchants bougres, avec sa juste dose d’attitude de poseurs (manquerait plus qu’ils soient timorés !), parfait pour nous sortir de la torpeur encoffinesque. À défaut du feu, nous avons au moins eu droit au soufre de l’Enfer. Malheureusement, le son n’a pas donné entière satisfaction et a rendu l’ensemble parfois assez brouillon et c’est bien dommage.
(E)

Arrivé vingt minutes après le début pour cause de chevauchement avec HOLOCAUSTO CANIBAL, je m'étonne du son très brouillon de la grande scène. On va se mettre plus en arrière vers la console. C'est déjà un peu mieux, sans être la folie ! Ça fait longtemps que je n'ai pas écouté POSSESSION et je ne connais pas ce que les Belges ont sorti après l'EP 1585-1646 de 2015. Pas que leur black/death soit mauvais mais on les voyait tellement partout à l'époque et ils pratiquaient un style tellement à la mode que j'avais fini par m'en éloigner. Et ce n'est pas ce concert qui me fera y revenir. Le groupe assure toujours scéniquement, ça bourre, ça pue Satan, mais je ne rentrerai jamais dans le show. La faute, entre autres, à une batterie sous-mixée qui faisait que le tout manquait de puissance ainsi qu'à des riffs peu discernables sur les nombreuses parties rapides. Décidément, pas terrible ce début de journée !
(K)


PHLEBOTOMIZED (15h20-16h00, 2nd Stage)

La Second Stage est un peu étriquée pour accueillir tout ce petit monde. PHLEBOTOMIZED avait tout pour me plaire sur le papier et ils ne m’ont pas déçue ! C’est même tout le contraire, j’ai adoré de la première à la dernière seconde ! Ils ont réussi, avec brio, à produire une version vivante de leur Death Metal « intelligent », aux compositions brillantes, bourré de technique et saupoudré d’un brin de folie. Il n’y a rien de plus casse-gueule que de coller du clavier dans le Metal, a fortiori dans le Death (n’est pas NOCTURNUS qui veut), cependant les Néerlandais ont eu l’art de l’introduire intelligemment : ni dominateur, ni anecdotique, il sublime ce savant mélange de brutalité et de finesse, voire de poésie. J’ai été épatée par Ben de Graaff, qui n’est pas aussi jeune que son allure juvénile peut nous faire croire. Il dégage un charisme incroyable et ses qualités vocales sont impressionnantes, il maîtrise tout : la voix claire, le scream et le growl, le sien me rappelle celui de Barney période Harmony Corruption. Même si j’aurais préféré une setlist plus centrée sur Immense Intense Suspense, les titres de Deformation of Humanity sont passés crème. À en juger par les visages souriants des membres de PHLEBOTOMIZED et par les acclamations nourries du public, le plaisir semble avoir été grandement partagé. Et puis, c’est quand même fun de voir un mec couché sur un clavier pour headbanguer !
(E)

Pour ma part, il faudra en fait attendre ce concert des Néerlandais pour que commence véritablement ce dernier jour. Il n'y avait pas que moi qui attendais le groupe de pied ferme d'ailleurs, la 2nd Stage est déjà bien remplie dix minutes avant le début du gig. Sans connaître la discographie de PHLEBOTOMIZED sur le bout des doigts car je n'ai que la compilation Devoted to Gods / Preach Eternal Gospel et le premier album Immense Intense Suspense avant que la formation me perde sur un Skycontact bien trop avant-gardiste pour moi, je me faisais une joie de les découvrir sur scène, curieux du rendu que leur musique originale pouvait avoir en live. Allais-je adorer ou plutôt m'ennuyer ? Mon pessimisme naturel penchait pour la deuxième option. D'autant que je n'avais pas écouté leur nouvel album Deformation of Humanity paru fin 2018, échaudé par une pochette affreuse et la chronique positive de MoM et ses goûts discutables. Finalement, le concert des Bataves fut excellent. Les vieux titres jonglant entre death limite brutal et doom écrasant m'ont bien fait plaisir et même les nouveaux extraits m'ont convaincu. PHLEBOTOMIZED a évidemment poursuivi dans son côté avant-gardiste et progressif mais j'ai trouvé un esprit, une ambiance old-school savoureuse à ce show. Les claviers, instrument qui me file souvent des boutons, est bien là mais pas trop présent. Pas du tout dérangeants, il ne me gâchent pas le set, ce dont j'avais un peu peur. Ça doit être une autre histoire sur l'album où je les soupçonne de ressortir davantage mais là, c'est passé crème. Bon, après tout, il y avait déjà du synthé sur les anciens titres ! Les nouveaux morceaux restent loin de la brutalité des débuts, on ne va pas se mentir, mais je les trouve tout de même assez efficaces. Le son est bon en plus, les solos mélodiques exquis et le frontman bien cool. Rien à redire sur ce show qui restera comme un des points forts de ce NDF.
(K)

Setlist :
. Devoted to God
. Proclamation of a Terrified "Breed"
. Barricade
. Eyes on the Prize
. Deformation of Humanity
. Mustardgas
. Descend to Deviance



REVENGE (16h00-16h50, Main Stage)

À l’inverse d’un BLASPHEMY, dont le Fallen Angel of Doom passe encore pas trop mal sur piste, mais qui se transforme en supercherie grossière sur scène, le REVENGE est un plat qui se mange en live. La Main Stage du 013 leur va si bien ! Déjà en 2016, j’avais été impressionnée par le rendu furieux d’une prestation de haute volée, avec un son d’une limpidité auquel on ne s’attend pas forcément avec ce genre d’extrémisme musical et qui pour moi, rend enfin justice aux Canadiens : ils ont quand même une putain de maîtrise instrumentale, n’en déplaise à leurs détracteurs, sinon, nous aurions droit à la bouillie sonore dont on les accuse bien trop souvent et à tort. Je suis une fois de plus convaincue par leur set, d’une violence inouïe, mais parfaitement compréhensible, l’alternance des chants est super bien en place, c’est méchamment carré et d’un professionnalisme à toute épreuve. Tout en les regardant et en savourant la performance, je suis partie en débat avec moi-même. REVENGE ne seraient-ils pas les Impressionnistes ou les Suprématistes d’antan en peinture ? Hier voués aux gémonies, demain encensés pour leur talent avant-gardiste, je souhaite à Scum.Collapse.Eradication. la même réhabilitation que celle de Malevitch avec son Carré Blanc sur Fond Blanc. Enfin, j’aimerais savoir ce qui a bien pu se passer dans la vie de l’enfant James Read pour qu’il ait besoin d’extérioriser autant de colère et de férocité en martyrisant sa batterie ? Je parie que cela a un rapport avec sa mère, c’est toujours la faute de la mère, de toute façon ...
(E)

Setlist :
. Us and Them (High Power)
. Traitor Crucifixion
. Pride Ruination (Division Collapse)
. Mass Death Mass
. Desolation Insignia
. Altar of Triumph
. Banner Degradation (Exile or Death)
. Wolf Slave Protocol (Choose Your Side)
. Death Heritage (Built Upon Sorrow)
. Oath Violator
. Silent Enemy



INTESTINE BAALISM (16h50-17h30, 2nd Stage)

Voilà le groupe que j'attendais le plus lors de ses trois jours. De très, très loin ! Mon groupe de death metal japonais préféré que les organisateurs m'offraient pour la première fois sur scène. Merveilleux ! Sauf que j'ai vite déchanté. Non pas à cause de la coupe de cheveux au bol aussi ridicule que typique du guitariste ou celle émo à mèche du bassiste. Plutôt à cause du son. Celui-ci n'a pas toujours été génial sur cette édition mais il a fallu que le pire arrive pendant le groupe que je voulais le plus voir ! J'ai encore les boules presque un mois après ! Sans doute ma seule chance de voir INTESTINE BAALISM et elle est gâchée par un son absolument dégueulasse ! C'est quoi le problème ? On ne discerne pas les riffs putain ! Tellement pas qu'on peine à reconnaître les morceaux ! C'est juste une putain de bouillie ! Pour un groupe avec des riffs géniaux, notamment sur son premier album, l'excellentissime An Anatomy of the Beast (1997), il y a de quoi faire un double facepalm ! Bon allez, on se calme, on essaye d'en faire abstraction, tu connais bien les morceaux et tu vas bien pouvoir prendre un peu de plaisir. Alors oui, quand même. Déjà, rien que le fait de voir les Tokyoïtes m'a donné le sourire. Et puis sur les passages plus mid-tempos et mélodiques, ça passait mieux. Là, on pouvait enfin se délecter du feeling de la formation. L'ambiance était aussi excellente avec un gros accueil de la part du public. Quant à la setlist, c'était du tout bon avec beaucoup de morceaux du premier album (4) et trois du deuxième et très bon Banquet in the Darkness (2003). Rien par contre de Ultimate Instinct (2008), très recommandable pourtant même s'il s'agit du plus dispensable. La frustration redeviendra forte à la fin du concert, bien trop court. Malgré l'effort de se concentrer sur les bonnes choses, c'est tout de même un goût amer qui me restera pendant encore longtemps en bouche. Si vous ne connaissez pas INTESTINE BAALISM en tout cas, foncez écouter leur death metal plus ou moins mélodique plein de bons riffs, de mélodies, de solos et de parties rapides jouissives ultra efficaces (tchouka-tchouka, blasts, etc.). Le premier album est le plus bourrin avec des influences brutal death (rha ce "Corporal Celebration" joué en ouverture et dont le démarrage sent bon le Suffocation) puis ça se fait de plus en plus mélodique à la Suédoise (mais toujours très bon et couillu) pour finir sur des notes plus black metal. Le chant guttural du guitariste Seiji Kakuzaki, seul membre originel de 1992, se fait un poil trop monotone mais on s'y habitue et les shrieks black metal assurés par le bassiste en live pimentent un peu la chose. Je n'espère qu'une chose maintenant, c'est les revoir dans de meilleures conditions ... À mon avis, je peux toujours rêver !
(K)

Setlist :
. Corporal Celebration
. A Curse of Baal
. The Genuine Tone
. Blasphemy Resurrected
. A Place Their Gods Left Behind
. Banquet in the Darkness
. An Anatomy of the Beast



MGŁA (17h30-18h20, Main Stage)

Autant je ne me lasse pas de voir MGŁA sur scène, autant il me devient pénible de n’avoir à en dire que du bien. Les prestations se suivent et se ressemblent : toutes aussi solides les unes que les autres. Les Polonais méritent amplement l’énorme succès qu’ils rencontrent depuis plusieurs années maintenant, d’une part en raison d’un dépoussiérage réussi du Black Metal, d’autre part, grâce à des performances scéniques fascinantes, alors qu’ils ne font strictement rien d’autre que jouer leur musique, balèze, non ? Placée sur le côté, j’ai bloqué pendant une heure sur la gestuelle virtuose de Darkside sur ses cymbales, il est quand même époustouflant, le gars ! Une fois de plus aujourd’hui, ce que je vois sur scène me fait divaguer : c’est quand même vachement beau de « voir » la musique prendre vie, là sous nos yeux. Ça me donne une furieuse envie de relire l’Ainulindalë de Tolkien, tiens ! Enfin, je chipote, mais il faut bien trouver quelque chose à dire : je n’aurais pas dit non à quelques variations dans la setlist, celle-ci étant en tous points identique à celle proposée au Magasin 4 à Bruxelles en mars dernier. Et puis, le son était peut-être un poil trop fort, j’ai quitté la salle avec des bourdonnements plein les oreilles. Ah si, le gigantesque backdrop n’était pas bien repassé ... C’était vraiment pour chipoter.
(E)

Apparemment, c'est un peu eux qui ont lancé la mode des capuches. Déjà que j'évite le plus possible les groupes à hype, ça me donne encore moins envie d'y aller. La curiosité l'emporte finalement, même si je ne resterai pas tout le set. J'aurais pu cela dit car les Polonais m'ont plutôt convaincu. Le jeu de scène est minimaliste pour ne pas dire ultra statique mais le black metal de MGŁA dégage quelque d'hypnotique qui m'a attiré. Le son s'avère qui plus est très correct et ça blaste pas mal. Suffisant pour que j'apprécie ce que j'entende, une bonne surprise.
(K)

Setlist :
. Exercises in Futility I
. Exercises in Futility IV
. Mdłości II
. With Hearts Toward None I
. Exercises in Futility II
. Groza III
. With Hearts Toward None VII
. Exercises in Futility VI
. Exercises in Futility V



SEVERE TORTURE (18h20-19h00, 2nd Stage)

Les Néerlandais de SEVERE TORTURE devaient être très attendus, j’ai tenté à plusieurs reprises et par les différents points d’entrée de pénétrer dans la petite salle. En raison de cette affluence, des agents de sécurité sont postés devant les portes et filtrent les entrées au compte-gouttes, on ne peut rentrer que quand d’autres festivaliers sortent. Impossible de me faire une idée du set, n’ayant pu me faufiler que quelques minutes avant la fin et n’ayant strictement rien vu de ce qui se passait sur scène.
(E)

Ah tiens, il y avait longtemps ! SEVERE TORTURE fait partie de ces groupes fameux qui ont fait la solide réputation de la scène (brutal) death néerlandaise. Mais ils se faisaient bien trop discrets ces derniers temps. Leur dernier album, Slaughtered, date quand même de 2010 ! Cela me faisait donc grand plaisir de les revoir, en espérant qu'ils n'aient rien perdu de leur efficacité en live. Si leur BDM ne manque en effet toujours pas de piment et que les musiciens semblent avoir toujours la flamme, les conditions n'étaient pas toutes réunies pour faire du show le meilleur que j'ai vu des Bataves. La faute surtout à un son de gratte trop brouillon pour bien discerner les riffs, d'autant que je n'avais pas révisé et pas écouté le groupe depuis très longtemps. On ajoute un manque global de puissance sonore, résultant en un rendu assez mollasson alors que pourtant, ça cogne grave avec du blast-beats à foison. La caisse claire Tefal un peu irritante n'a pas trop aidé non plus. Malgré ces défauts handicapants, le concert fut quand même appréciable, le groupe déployant son death metal barbare avec conviction, sur fond de riffs sanguinolents et de groove efficace, à l'image de ce backdrop ultra cool qui prévoyait déjà peu de finesse. Ce qui serait bien maintenant, c'est un nouvel album !
(K)


VOMITORY (19h00-19h50, Main Stage)

Décidément, le Swedish Death Metal ne fera pas recette avec moi ce week-end. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à VOMITORY : la prestation est convaincante, sincère, le plaisir d’être sur scène évident. Le son est plus que satisfaisant, mais je m’ennuie gentiment à 80 % du temps, je sors de ma torpeur sur les 20 % restant quand un bon passage me titille l’oreille et me fait plier la nuque. Le problème avec VOMITORY n’est pas qu’ils aient une discographie inégale, mais des compositions inégales. Les conditions optimales n’étant peut-être pas réunies, je leur accorderai volontiers une seconde chance à Méan cet été, où j’espère apprécier davantage les quelques fulgurances dont ils ont le secret.
(E)

Qui ne sait pas encore que VOMITORY est de retour pour fêter ses trente ans d'existence ? Les Suédois s'affichent sur tous les festivals cette année ! Et pour le coup, ce n'est pas pour me déplaire. Leur passage au Braincrusher in Hell fin mars en Allemagne avait été plutôt convaincant, juste éclipsé par un show absolument terrifiant de Dead Congregation juste avant. Aucun problème pour les revoir un peu plus d'un mois après, surtout dans une salle aussi magique que la Main Stage du 013. Sauf que cette année, la qualité sonore laisse parfois à désirer. VOMITORY en a fait les frais, en particulier en début de show, catastrophique à ce niveau. Du coup "The Voyage" fut plutôt "The Naufrage". Le son s'améliorera par la suite, sans toutefois se montrer à la hauteur de la salle où j'ai vécu pas mal de mes meilleurs concerts. Alors même s'il n'y a rien à redire concernant la prestation des Scandinaves tout sourire, leur death metal qui tartine (blaaaaasts !) et encore moins la setlist qui pioche dans les huit albums de la discographie fournie du quatuor (avec une légère inclinaison vers Blood Rapture et Primal Massacre), je n'ai pas été bluffé par le résultat comme j'avais adoré leur gig en Allemagne. L'efficacité était là, la brutalité était là, le groove était là, l'ambiance dans la salle était là mais on s'attendait à davantage ici au NDF vu le cadre normalement idyllique. Petite déception donc mais j'ai quand même déjà hâte de les revoir au Metal Méan cet été. Parce que quand même, quel groupe !
(K)

Setlist :
. The Voyage
. Gore Apocalypse
. Revelation Nausea
. Madness Prevails
. Regorge in the Morgue
. Terrorize Brutalize Sodomize
. Serpents
. Primal Massacre
. Chaos Fury
. Raped in Their Own Blood



VISCERA INFEST (19h50-20h30, 2nd Stage)

On pouvait se douter que les Japonais de VISCERA INFEST n’étaient pas venus pour faire dans la dentelle, si l’on garde en mémoire les artworks de leurs deux albums aux doux noms de Sarcoidosis et Verrucous Carcinoma. Un petit monsieur en slip kangourou tabasse frénétiquement un kit de batterie réduit au strict minimum (quelques toms et quelques cymbales) et bizarrement agencé, tandis qu’un autre petit monsieur, guère plus épais que son instrument, bourrine les cordes de sa basse. Sérieusement, à eux d’eux, ils ne devaient pas faire plus de 80 kilos tout mouillés. Le contraste est assez étonnant avec le guitariste-chanteur tout en cheveux, en rondeurs et en bracelet à piques. Le degré zéro de la subtilité, mais un sommet de rapidité et d’énergie débridée. Un joyeux bordel bien foutraque et bien vénère, comme seul un groupe de Gore/Grind japonais peut en proposer.
(E)

Toujours dans l'idée de ne pas rater des groupes japonais sur un fest même s'ils ne jouent pas notre style de prédilection parce qu'ils sont rares et déjantés, place à VISCERA INFEST et son goregrind à la Disgorge (Mex). Comme prévu la musique ne m'a pas spécialement emballé mais l'ambiance fou-fou/bon enfant m'a suffit à passer du bon temps. J'ai particulièrement aimé le batteur en caleçon à damiers sur son kit minimaliste et son tom au niveau des cymbales. Son jeu ultra nerveux entre blast-beats épileptiques et groove efficace s'avère un des atouts de la formation nippone. Il nous gratifiera même d'un solo de batterie ! Première fois que je vois ça pendant un concert de grind ! Le reste du combo n'est pas en reste, bien remuant, les mecs sont contents d'être là, prennent leur pied et le public avec. On ne comprend pas tout, non seulement à la musique mais aussi à ce que nous racontent les Japonais et leur accent à couper au couteau mais on s'éclate bien ! Le chanteur aime bien faire le cochon entre les morceaux et finira ses délires en demandant aux fans de s'asseoir puis de remuer les pieds en l'air très vite dès que le morceau reprend sur les blasts. Du grand what the fuck typique du pays du soleil levant !
(K)


INCANTATION (20h35-21h30, Main Stage)

John McEntee nous avait pourtant prévenus ! Ils étaient venus pour « nous botter le cul avec du putain de Death Metal », le moins que l’on puisse dire, c’est que la promesse a été tenue ! J’ai un peu honte de le dire maintenant, mais je traînais un peu des pieds, la fatigue de ce dernier jour aidant, les ayant vus un paquet de fois ces derniers temps. Ne me lapidez pas, j’ai déjà sorti le cilice depuis pour avoir eu cette affreuse pensée de faire l’impasse. Ils ne sont pas nombreux les gars dont on peut dire qu’ils incarnent le style de la Mort qui tue, Mister McEntee en fait partie, il suinte par tous les pores le Death Metal from U.S.A. (il n’oublie d’ailleurs pas de rendre hommage aux précurseurs de NECROPHAGIA dont il porte également un t-shirt), et en ce dimanche, il est en forme, en très grande forme, au moins autant que ses acolytes dont les qualités techniques sont indiscutables et dont l’attitude est exemplaire : humbles mais totalement investis et visiblement heureux d’être sur scène, le batteur souriant de toutes ses dents de la première à la dernière minute. Le set d’INCANTATION, avec le pur son « made in Poppodium », fut une démonstration de puissance et d’authenticité, avec une setlist habituelle mais réjouissante, regroupant la fine fleur de leur longue discographie (je kiffe tellement Carrion Prophecy !) : du bon gros Death Metal à papa, mais qui tâche salement et qui doome efficacement. INCANTATION est l’un des rares groupes dont il est impossible de se lasser, j’ai failli en douter ...
(E)

Si VOMITORY m'a un peu déçu à cause du son, cela n'a heureusement pas été le cas pour INCANTATION qui a bénéficié des meilleures conditions possibles. Les solos de Sonny Lombardozzi étaient un peu trop en avant mais rien de bien méchant. Méchant par contre, le set des Américains l'a été foutrement. Déjà très convaincant au Braincrusher in Hell fin mars, le combo a encore élevé le niveau de jeu pour un concert des plus intenses à la gloire du death metal, le vrai, celui qui sent le bouc. Et justement, le premier album ultra culte de la formation, Onward to Golgotha, fêtait ce jour ses 27 ans, tout comme le bassiste live Luke Shively. Voilà qui a dû bien motiver le jeune musicien qui a violemment headbangué tout du long. Si le backdrop du dernier opus Profane Nexus s'affiche derrière le groupe, c'est donc bien Onward to Golgotha qui aura le plus d'honneurs ce soir avec trois extraits : l'indémodable "Christening the Afterbirth" en ouverture, le plus rare "Golgotha" et l'excellent "Immortal Cessation". Les autres morceaux old-school seront "Shadows of the Ancient Empire" et "The Ibex Moon" en final dédié à la mémoire de Killjoy de Necrophagia. Pour le reste, ne sera joué que du récent, le seul point noir du set car les derniers opus restent clairement en-dessous. Je n'aurai décidément jamais le droit à "Desecration (of the Heavenly Graceful)" !? Cela dit en live, même si la différence entre les périodes reste présente, on la sent moins. La passion avec laquelle John McEntee joue et s'adresse aux nombreux spectateurs compense. Quelle brutalité, quelle rage dégagées par les vétérans ! Quasiment que du bourrin pendant les deux tiers du set jusqu'à "Rites of the Locust" avant que l'atmosphère ne s'alourdisse sur "Carrion Prophecy". Je n'en doutais pas mais, malgré un dernier album assez moyen, INCANTATION a toujours le feu sacré, au moins en live. Un grand respect pour ce combo culte qui continue d'arpenter les scènes du monde entier après trente ans d'existence. Chapeau bas !
(K)

Setlist :
. Christening the Afterbirth
. Shadows of the Ancient Empire
. Lus Sepulcri
. Golgotha
. Profound Loathing
. Immortal Cessation
. Rites of the Locust
. Carrion Prophecy
. Dominant Ethos
. Ascend Into the Eternal
. The Ibex Moon



PROSTITUTE DISFIGUREMENT (21h30-22h20, 2nd Stage)

Désolée, Glen Benton est déjà sur scène à se préparer, j’ai de nouveau treize ans et je reste scotchée aux barrières de la Main Stage ...
(E)

Ça continue d'enchaîner ! Retour à la 2nd Stage et aux Pays-Bas avec l'un de ses glorieux représentants, les féministes et LGBT-friendly de PROSTITUTE DISFIGUREMENT qui viennent de sorti un nouveau très bon album éponyme. Gros kiff de revoir sur scène le groupe que je n'avais pas croisé depuis un bail. Du sang a coulé sous les ponts entre-temps, le frontman de toujours Niels Adams s'est rasé la tête, Michiel van der Plicht n'officie plus derrière les fûts, remplacé par Dennis Thiele (Brutal Unrest, Resurrected) et deux nouveaux guitaristes, Bob Sneijers des excellents Fungus et Alexander Przepiorka (Brutal Unrest), balancent les riffs chirurgicaux. C'est que ça c'est germanisé chez Prostipute ! Heureusement, le bassiste historique Patrick Oosterveen porte lui toujours ses cheveux longs jusqu'aux fesses ! C'est bien de pouvoir se raccrocher à quelque chose dans ce monde où tout change beaucoup trop vite, et pas pour le meilleur. Ce qui ne change pas non plus, c'est la capacité de PROSTITUTE DISFIGUREMENT à bourrer joyeusement et balancer les pires immondices avec l'aisance la plus totale. Le son est énorme, ça blaste à mort (même si une petite baisse d'intensité de la part du batteur se fera sentir sur les blasts) et ça envoie le groove rapide sauf sur le fameux "She's Not Coming Home Tonight" au riff principal lourd et gras. Sans surprise, les nouveaux titres passent très bien le cap du live et c'est une belle mandale que l'on se prend dans la tronche. À noter l'expéditif "G-B Massacre" dédié à VOMITORY, influence notable pour les Bataves, en particulier sur leur période récente entamée par Descendants of Depravity (2008) et marquée par le changement de chant plus classique et compréhensible auquel tout le monde n'a pas adhéré mais que personnellement je préfère.
(K)


DEICIDE (22h20-23h20, Main Stage)

DEICIDE et moi, c’est une longue histoire d’amour. Les aléas d’un couple de trente ans, avec ses hauts et ses bas, au gré de rencontres mémorables ou de désaccords musicaux, je t’aime, moi non plus. Vingt-quatre années ont passé depuis ce concert à l’Arapaho à Paris à l’occasion de la sortie de Once Upon the Cross. Autant dire que j’étais un brin fébrile, mais excitée comme une puce. Pendant l’installation et le sound-check, je retrouve un Glen Benton bedonnant mais d’humeur taquine, n’hésitant pas à répondre aux interpellations, parfois de manière quelque peu grossière, du public impatient (on ne se refait pas !), pratiquant quelques exercices de gymnastique faciale en vue du combo « sourcils froncés – yeux révulsés – menton rentré » et jetant des poignées de médiators, provoquant de petites échauffourées aux barrières. Je crois que nous avons tous eu une pensée compassionnelle pour ce pauvre Chris Canella, nouvellement arrivé, qui a cassé une corde dès les premières secondes de Dead by Dawn. Il reviendra à la fin du morceau, un peu piteux, supportant sans broncher le chambrage de Benton (quel enfoiré !). La setlist, généreuse, avait de quoi me satisfaire, faisant la part belle aux anciennes productions, à l’exception de Legion, qui fit figure de parent pauvre, et présentant les meilleures compos du dernier opus Overtures of Blasphemy, que j’apprécie de plus en plus. En tout cas, ça change des sets d’antan, expédiés en moins de trente minutes. DEICIDE joue encore vite, DEICIDE joue encore fort, DEICIDE récite toujours son rosaire démoniaque avec frénésie. Je m’interroge toujours sur l’utilité du lutrin fixé au pied du micro de Benton, serait-ce les antisèches des lyrics ? Dans ce cas, tu peux t’en débarrasser au plus vite, mon Glenou, car tu ne m’auras pas dupé longtemps, tant tu as yaourté tout au long du set ! Escroc, va ! La très bonne nouvelle, c’est que j’ai découvert en la personne de Kevin Quirion un excellent guitariste, très appliqué, humble et réservé, bon petit soldat aux backing vocals, je l’ai définitivement adopté (mais, croix de bois, croix de fer, je n’oublierai jamais les frères Hoffmann). Steve Asheim est toujours au taquet derrière ses fûts, même si le poids des années semble avoir entamé quelque peu sa fougue légendaire. Je regrette cependant la qualité du son, qui, une fois de plus, n’a pas été des plus fameux. Malgré cela, l’émotion fut vive, mais j’ai gardé ma dignité et mon maquillage (presque) intacts.
(E)

Je ne me suis toujours pas penché sur Overtures of Blasphemy qui a reçu pas mal de louanges l'année dernière. Ni sur In The Minds of Evil (2013) d'ailleurs, qui, lui, avait vécu un accueil plus mitigé. Il faut donc remonter au pas trop mal To Hell with God (2011) pour ma dernière écoute d'un nouveau DEICIDE. Et sans doute davantage encore pour mon dernier concert des Américains. Forcément, la curiosité était grande de mon côté. DEICIDE vaut-il encore la peine de se déplacer ? Glen Benton a-t-il toujours la foi ? La réponse à ces interrogations ne se fera pas attendre et pas celle que l'on aurait espéré. Les premières impressions sont souvent les bonnes, ce fut on ne peut plus vrai ce soir. Arrivé alors que le show a déjà commencé, je remarque qu'il n'y a qu'une seule guitare. Apparemment, le petit nouveau Chris Cannella a eu quelques soucis techniques mais il sera bien de retour. Bon, ça, ça peut arriver. Mais l'image renvoyée par le groupe, du haut des escaliers de la Main Stage, n'alléchait pas vraiment. Aucun backdrop (mine de rien ça compte) et les musiciens, statiques, sont resserrés au centre de la scène sans occuper tout l'espace dédié. On dirait un jeune groupe sans assurance intimidé par la salle et la foule. Le pire étant tout de même Benton lui-même qui a pas mal gonflé et perdu niveau puissance vocal. Il semble d'ailleurs baragouiner n'importe quoi alors qu'il a ses antisèches devant lui ... Quand il s'adresse au public, ses paroles et son ton sonnent moribond. Il ne semble pas motivé plus que ça, blasé et limite saoulé, grattant machinalement, sans passion, les cordes de sa basse. Après la claque INCANTATION, ça fait franchement de la peine pour cette légende du death metal dont les trois-quatre premiers albums font partie du panthéon du genre. Heureusement, le son s'avère correct et la setlist satisfaisante. Même si pas mal de morceaux récents ne servent pas à grand chose et ne reçoivent pas d'enthousiasme significatif en retour, beaucoup de vieux classiques remportent l'adhésion. J'avoue que "When Satan Rules His World" et "Once Upon the Cross" m'ont quand même bien donné envie d'headbanguer. Comme ce gars assis juste devant moi semblant dormir la tête dans les bras sur les marches et qui se lève d'un coup pour headbanger frénétiquement trente secondes sur "When Satan Rules His World" avant de se remettre en position de décuvage comme si de rien n'était. C'est à l'image du concert en fait. On s'emmerde la plupart du temps mais quelques fulgurances nous rappellent que c'est tout de même DEICIDE qui joue. Les derniers soubresauts d'une bête à l'agonie ? Je n'espère pas mais le show n'aura clairement pas été à l'avantage des Floridiens.
(K)

Setlist :
. Dead by Dawn
. When Satan Rules His World
. Scars of the Crucifix
. Crawled From the Shadows
. They Are the Children of the Underworld
. Once Upon the Cross
. Defying the Sacred
. Serpents of the Light
. Seal the Tomb Below
. Oblivious to Evil
. Excommunicated
. Dead but Dreaming
. In the Minds of Evil
. Sacrificial Suicide
. Kill the Christian



NAGLFAR (23h15-0h00, 2nd Stage)

J’ai sciemment choisi de finir mon festival avec LE concert que j’attendais depuis trop longtemps et en conséquence de ne pas faire l’effort de voir NAGLFAR, qui de toute façon, ne suscite pas vraiment mon intérêt. J’ai déjà beaucoup de mal avec le concept de Death mélo, alors le Black mélo ...
(E)

Après la déconfiture DEICIDE, j'avoue avoir d'abord perdu la motivation de découvrir NAGLFAR, groupe dont je n'entends pourtant que du bien depuis des années, notamment sur Thrasho, mais pour lequel je n'ai jamais fait l'effort d'écouter. La notion de black metal mélodique peut-être. Quoiqu'il en soit, j'ai quand même réussi à me bouger pour aller voir les Suédois au moins dix minutes. Ce fut la dernière bonne surprise d'une journée montagne russe en termes d'émotions. Le son s'avère très bon, clair et puissant. Les riffs mélodiques en tremolo me plaisent bien, ça blaste pas mal et ça joue avec conviction. Le tout porté par un frontman assez charismatique qui me paraît fort sympathique malgré une gestuelle un peu efféminée. Je ne resterai pas longtemps, la fatigue et le fameux mal aux pieds ayant raison de ma volonté, mais le show des Scandinaves m'a clairement donné envie d'écouter sur album.
(K)

Setlist :
. The Darkest Road
. Spoken Words of Venom
. Bring Out Your Dead
. Blades
. Feeding Moloch
. And the World Shall Be Your Grave
. The Mirrors of My Soul
. A Swarm of Plagues
. The Brimstone Gate



L’édition 2019 du NETHERLANDS DEATHFEST m’a procuré de vives émotions avec DEICIDE, PESTILENCE et ELECTRIC WIZARD et m’a réservé d’excellentes surprises avec quelques autres sets fort mémorables. Il n’empêche, le Het Patronaat m’a terriblement manqué. Je ne compte pas les concerts fantastiques, notamment de Black Metal (mais pas que) dans cette chapelle, auxquels elle conférait un charme incomparable. C’est une grande perte pour le festival, même si l’orga n’y peut absolument rien. D’un point de vue très personnel, l’affiche n’était pas, dans sa globalité, la meilleure de ces quatre premières éditions : j’y vois une certaine forme de relâchement, une moindre prise de risque, notamment sur le Black Metal, dont l’offre était relativement pauvre ou assez convenue. La Main Stage est toujours aussi accueillante et propose toujours des show-lights d’excellente qualité ; je ne dirai cependant pas la même chose du son, qui me paraissait les années précédentes toujours au top, et qui cette année, m’a semblé parfois moyen sur quelques concerts, voire carrément défaillant sur de « gros sets » comme ANAAL NATHRAKH ou CENOTAPH. Moralité, je pense que j’attendrai de découvrir les premières salves de noms avant de prendre mon pass pour 2020. J’ai quand même été rassurée sur un point : malgré un running-order au timing serré sur seulement deux salles, dont l’une est considérablement plus petite que l’autre, j’ai rarement eu de difficultés pour accéder à la Second Stage, parfois même moins que les années précédentes ! La jauge aurait-elle été revue à la baisse ? L’affluence était-elle moins importante ? Difficile de se faire une idée précise, le fest n’était (et n’a jamais été) sold-out. Le point noir, comme chaque année, est l’état de saleté dans lequel se retrouvent les salles, sans même avoir besoin d’attendre la fin de journée, en raison d’une marée de gobelets en plastique qui jonchent le sol. Il serait peut-être temps de passer au gobelet consigné et/ou d’éduquer ces hordes de dégueulasses qui ne font pas l’effort de faire quelques pas pour trouver une poubelle (et on en trouve partout). Et pour finir ... qu’est-ce que j’ai eu froid dans ce complexe, bordel !
(E)

Cette dernière journée du Netherlands Deathfest se termine donc sur une bonne note. Un ultime jour très chargé qui a connu quelques ratés (INTESTINE BAALISM, DEICIDE) ou de semi-déceptions (VOMITORY, SEVERE TORTURE) mais qui m'a aussi fourni son lot de tueries (PHLEBOTOMIZED, INCANTATION, PROSTITUTE DISFIGUREMENT) et de "découvertes" (MGŁA, NAGLFAR). Globalement, c'est une nouvelle réussite pour ce quatrième NDF nouvelle version. Ce qui paraissait au début comme une édition au rabais s'est tout de même révélée un bon cru. Le passage de trois à deux scènes avec moins de groupes a finalement été un mal pour un bien même si, l'âge et la paternité n'aidant pas, j'ai tout de même fini sur les rotules. Le son, par contre, aura été le point le plus délicat sur certains concerts alors que le 013, notamment la Main Stage, nous avait habitué à être irréprochable à ce niveau (je ressasse encore INTESTINE BAALISM !). Quant à la météo, la date repoussée à mai aura certes évité les nombreuses annulations de 2018 dues à la tempête de neige mais on s'est quand même grave pelé le jonc, sous la flotte, avec des températures indignes d'un printemps bien entamé. Évidemment c'est la faute à pas de chance, l'organisation n'a pas encore la main sur le climat. S'il y a bien de vraies critiques à formuler, elles ne doivent en tout cas pas occulter une nouvelle fois la qualité de l'affiche. Les organisateurs nous ont encore proposé un line-up au poil, mélangeant raretés, jeunes pousses prometteuses et combos cultes. Ce sera donc avec grand plaisir que la tradition du périple néerlandais perdurera encore l'année prochaine. Reste à attendre la confirmation des dates, toujours pas connues, et du lieu, des bruits de couloirs numériques faisant état d'un possible déménagement. En espérant que ce ne soit que des rumeurs tant Tilburg et son 013 paraissent indissociables du NDF.
(K)

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Netherlands Deathfest IV
Netherlands Deathfest IV
Juin 2019
  

3 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
03/06/2019 14:50
Oui, chouette report mais qui, en dépit de quelques prestations auxquelles j'aurai aimé pouvoir assister (celle de Morta Skuld par exemple) ne me fait pas regretter de ne pas y être allé pour la première fois en 4 éditions. On verra ce que réservera la suite mais en effet, l'absence de la Patronaat est bien dommage (et je ne parle pas d'un potentiel déménagement) et surtout le son, s'il n'est plus ce qu'il était, promet à nouveau de belles déconvenues... En espérant que ça s'arrange. On verra avec les premiers noms de l'affiche de 2020 pour voir si j'y retourne ou pas.
grintold citer
grintold
03/06/2019 14:38
Merci à vous pour cet excellent report ! Hâte d'en voir d'autre
Jean-Clint citer
Jean-Clint
02/06/2019 14:02
Excellent report comme d'habitude tous les deux ! Grosse affiche avec de nombreux groupes qui donnent envie, notamment DEICIDE qui même en mode automatique reste plus convaincant que de nombreuses formations actuelles !

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