Je n’étais pas censé chroniquer cet album. Tout simplement parce que je ne suis pas censé être intéressé par des groupes qui intègrent trop de death dans leur musique. Sauf que voilà,
ὉΠΛΊΤΗΣ (
HOPLITES) a quelque chose de particulier qui m’attire, qui parvient à me faire dépasser les notions de styles, qui me donne envie d’y revenir. Et si c’est vrai pour sa musique, c’est aussi vrai pour son identité. Car derrière un nom de groupe et un nom d’album tirés du grec se cache en fait un... Chinois. Un Chinois qui n’a pas attendu d’être très vieux pour se trouver des passions et des intérêts pour l’histoire, la politique et les langues. Liu Zhenyang, né en 2000, est mature depuis bien longtemps, et il n’hésite pas à mettre des messages « d’opposition, de révolte et de résistance » dans ses textes. Il avait commencé en 2020 avec son autre projet solo black metal,
VITRIOLIC SAGE, qu’il n’a pas délaissé depuis, continuant de sortir un album par an.
Mais voilà, cela ne lui suffisait plus pour exprimer toutes ses facettes, tous les sentiments qu’il avait besoin de faire exploser, et il a créé
ὉΠΛΊΤΗΣ en 2021. Par contre, c’est en 2023 qu’il a décidé de s’y consacrer plus intensément. A tel point que déjà deux albums sont parus après celui donc je vais parler ici !
Ψευδομένη est paru en janvier (puis juin sur le label chinois Pest Productions),
Τρωθησομένη en avril (puis plus tard sur le même label), et
Ἀντιτιμωρουμένη en octobre. Tous ont des visuels marquants, empruntés à des tableaux de George Merle, Léopold Burthe ou encore Emilia Castañeda.
Si on récapitule, nous avons donc un one-man band chinois. Il a pris des noms de l’ancien grec pour son groupe et ses noms d’albums et de compositions. Pour le visuel, il a pris des artistes français, américains et espagnols... Quel gros bazar, ou plutôt quel mélange improbable mais réussi !
Eh bien pour la musique, c’est un peu le même topo, avec un black metal aux accents orthodoxes et dissonants puis légèrement trempé dans du death technique. Bref, on pensera obligatoirement à des groupes tels que
BLUT AUS NORD,
DEATHSPELL OMEGA,
ANAAL NATHRAKH,
ORANSSI PAZUZU... Les 9 morceaux sont implacables et ils démontent tout en 37 minutes. La violence est continue, sale, et pourtant parfaitement carrée. C’est « Bonjour, merci, au revoir, je ne vous aide pas à vous relever... ». Je n’étais pas censé apprécier ce chaos bien rangé. Je me suis fait avoir. Par contre, je n’en reprendrai pas non plus à chaque repas, ce serait un coup à me perforer l’estomac...
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