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Breakdown - Divide and Konquer
Chronique
Breakdown Divide and Konquer (EP)
Humainement, l’histoire de BREAKDOWN a l’air sympathique : fondé au Brésil en 1998, le groupe s’est ensuite expatrié à Dublin pour finalement s’installer en Allemagne (on se souvient d’une époque où c’étaient plutôt les Allemands qui émigraient au Brésil). Musicalement, le sujet est en revanche moins propice à l’exotisme, hélas. Cela dit, peut-être faut-il se montrer tolérant envers une formation dont l’unique album, Time to Kill, remonte à 2007 et qui, mis à part l’EP Disorder & Unprogress de 2008 n’a jamais sorti autre chose que des démos. Le trio a donc fait son retour en 2024 (la demande de chronique n’est arrivée qu’il y a quelques semaines), conventionnel dans les grandes largeurs mais s’il n’y avait que des génies dans la scène thrash metal cela se saurait depuis longtemps. Dans le thrash ou n’importe où ailleurs bien entendu…
Mon opinion est certes tranchée, ne laissant que peu de place à la discussion mais les cinq titres qui composent cet EP Divide and Konquer ne racontent pas non plus autre chose. Le style est moderne, on pourra apprécier que les musiciens ne jouent pas la carte de la nostalgie 80’s ni de la samba metal (qui n’a pas subit Progress of Decadence d’OVERDOSE en 1993) mais il faudrait malheureusement n’avoir pas écouté un seul disque au cours de ces dix dernières années pour affirmer, droit dans ses bottes, que ces vingt minutes constituent un sommet d’art métallique. Il reste le plaisir évident des musiciens à jouer ensemble, une qualité technique jamais prise en défaut avec des solos correctement exécutés, quelques rythmiques puissantes, une production honnête, générique mais parfaitement propre, et tout de même une attention portée à éviter de trop se répéter, les cinq titres… Non, ils ne sont que très peu variés, les mélodies ne se retiennent pas vraiment, la bande est probablement à l’heure actuelle au maximum de ses possibilités. Je précise néanmoins que ce maximum reste cependant supérieur à quelques trucs signés pour d’incompréhensibles raisons qui n’ont sans doute rien de très artistique.
Par conséquent, au-delà du fait que ce soit du thrash et que je veuille rendre service en en disant un mot, il n’y a somme toute que peu de choses à raconter sur ce disque qui, s’il a le mérite de marquer le retour du groupe, n’a qu’une infime chance de marquer les mémoires. Encore une fois, je ne souhaite pas être désagréable, je serais d’ailleurs bien incapable d’écrire une chanson qui approche peu ou prou de leur niveau, c’est juste qu’en termes de thrash death la concurrence est tellement rude que ce comeback ne peut être qu’anecdotique. Cela ne signifie pas que le moment soit désagréable, l’auditeur boulimique sera éventuellement curieux de découvrir ces revenants, de mon côté nos chemins se séparent ici.
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