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Ohyda - Zbezczeszczone świętości
Chronique
Ohyda Zbezczeszczone świętości
Des gars qui composent de la musique tout seuls et qui multiplient les projets solos, on en connaît un paquet. Mais deux types qui jouent ensemble dans une tripotée de formations, c’est plus rare. C’est pourtant le cas de deux Polonais très, très complices : Diabolizer et Bloodwhip. On les retrouve dans URWERK, GOATHRONE, MORBID WINDS, MORDHELL, MIRROR OF THE VOID, ZMORA, et donc OHYDA ! Sept formations communes : c’est peut-être bien un record. Leur petit secret ? Le premier est batteur, et prêt à jouer à la demande. Quant au second, il déborde d’envies et d’idées. Résultat : ils se retrouvent régulièrement à créer ensemble du black metal. Il leur arrive aussi d’inviter un troisième larron dans leurs aventures. C’est le cas ici, avec Necheshetrion au micro. Lui non plus n’est pas un inconnu : il a déjà croisé leurs routes dans MIRROR OF THE VOID et MORDELL, et sévit aussi dans HALO OF MIASMA, NEKRAPE ou encore BLACKPHLEGM.
Que de noms. Que de noms dont on n’a jamais entendu parler, en plus… Alors pourquoi s’intéresser à OHYDA plutôt qu’à un autre ? Le résultat d’un plouf-plouf ? Pas du tout. Ce choix vient directement du label. OHYDA est signé chez une valeur sûre : Wolfspell Records. Les autres projets ne sont pas mal lotis non plus – on les retrouve chez Lower Silesian Stronghold, Putrid Cult ou Fallen Temple – mais aucun n’a à mes yeux la stature de Wolfspell Records. On y trouve beaucoup de formations talentueuses, et c’est sans effort que je lui accorde une confiance aveugle. Et cette fois encore, j’ai bien fait : cet album a réussi à déclencher mon bouton de jouissance auditive en un rien de temps.
OHYDA, c’est du black metal ultra raw, ultra direct, sans grande concession. Les éléments sont simples, voire bruts, mais ce sont ceux qui me font toujours chavirer, ceux qui me rappellent les meilleurs moments de JUDAS ISCARIOT et tous les petits disciples qui ont suivi : BLACK CIRCLE, LEERE… On trouve bien quelques mélodies qui viennent cisailler les murs recouverts de pus, dans un esprit proche des productions de DARKTHRONE des années 90. Le reste est extrême, avilissant, avec ces affreux vocaux perçants qui crachent du venin mortel. Les intentions sont diaboliques, le résultat l’est tout autant. Et le groupe en est bien conscient – suffisamment sûr de lui pour oser un rire maléfique sur « Koniec jest wieczny ». C’est toujours risqué, un rire : ça peut vite tourner au ridicule. Mais ici, ça fonctionne.
Et les huit compositions fonctionnent elles aussi – à condition, bien sûr, d’avoir un goût pour le style. Leur relative brièveté (en moyenne autour de 4 minutes) empêche toute lassitude. Un dernier point qui m’a conquis : les paroles en polonais, qui ajoutent une tension supplémentaire. Voilà un disque à garder sous le coude pour les jours où seul un bon crachat de venin polonais peut faire du bien.
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