Vraisemblablement,
SARDONIC ALLEGIANCE ne s’est pas trop emmerdé pour illustrer ce troisième EP, ni pour le baptiser d’ailleurs :
Coast I et
Coast II partagent la même pochette sur laquelle un filtre gris a été apposé, on ne peut pas dire que le groupe se soit cassé la tête et c’est dommage. C’est dommage car, musicalement, ceux qui ont apprécié l’offrande précédente devraient à nouveau retomber sous le charme du Néerlandais, aussi un petit effort aurait-il été appréciable pour brosser les amateurs dans le sens du poil.
Au fil de ces quatre nouvelles compositions,
Triest réaffirme son positionnement au cœur de la mouvance
black metal mélodique d’inspiration nordique (Suède, Norvège) avec désormais un surcroit de puissance. Je ne sais pas si cela est redevable à la production plus pêchue ou à la présence accrue de rythmiques massives mais, par bien des aspects, le style penche aujourd’hui davantage du côté d’un
THE LEGION, voire des récents travaux de
TSJUDER également, soit une proposition méritante qui fait définitivement honneur à la scène nationale. Et si les trois premiers titres sont peu ou prou issus du même moule avec leur format de cinq minutes, ce sera « Prodigious Night (The Sorceress) » qui fera office de pièce maîtresse avec ses dix minutes. L’occasion pour le compositeur de laisser libre court à ses envies de musiques épiques, de développer des ambiances moins frontales et davantage nuancées avec notamment de superbes parties solos.
Au-delà de cette démonstration visant à élargir le champ des possibles du
one-man band, il reste que je suis définitivement plus sensible à son
black lorsqu’il se fait pur, direct, que dans ses développements mélodiques, et ce même lorsque le tempo ralentit (« My Rightful Ruination ») car
SARDONIC ALLEGIANCE est alors contraint d’aller à l’essentiel, sans fioritures. Cela dit, après trois EP, je pense qu’il est grand temps pour la formation de passer à l’étape supérieure en nous proposant un véritable album, à la fois pour confirmer que le talent d’écriture n’est pas tributaire des courtes distances mais également afin de satisfaire les auditeurs qui ne manqueront pas de se délecter de cette sortie tout de même conséquente avec ses vingt-six minutes. En effet, il est difficile de prendre
Coast II en défaut tant il déroule tous les arguments d’une sortie qualitative : un chant inspiré capable de transmettre de l’émotion, un jeu de guitare travaillé, finalement assez complexe dans ses variations, des alternances de tempos qui confèrent une excellente dynamique à l’ensemble… D’où ma petite frustration en voyant arriver la fin du disque, j’aurais bien signé pour deux chansons supplémentaires.
Comme
SARDONIC ALLEGIANCE ne déçoit pas, il reste une formation à suivre d’autant que le compositeur me semble être en progrès constant, affirmant sa personnalité et parvenant à se détacher de ses influences initiales pour creuser son propre sillon. J’espère juste que la carrière ne sera pas une accumulation d’EP et qu’au moins un album viendra asseoir une réputation qui ne demande qu’à grandir, voire à s’épanouir sur un label au lieu de cette carrière en indépendant.
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum