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Vektor - Terminal Redux

Chronique

Vektor Terminal Redux
Il est des groupes qui commencent de manière confidentielle: quelques tournées discrètes, appuyées par une communication sur les réseaux sociaux et des publications sur Youtube. Ainsi, le curieux, égaré dans le fil des recommandations, remarque, comme sorti de nulle part, un nom à l’orthographe agressive. « Vektor ». Ça signifie pas grand-chose. Un vecteur ? J’veux pas de physique, moi. Et le « k » pour faire pas content, le nom qui finit en -or, histoire que ça soit Thrash… De quoi être sceptique.
Mine de rien, après un Black Future qui rendait un bon hommage au Progressive Thrash à la Voivod ou Watchtower, le groupe américain en a fait du chemin ! Peu à peu, ils se sont imposés comme une nouvelle référence du Thrash moderne. C’est véritablement avec Outer Isolation qu’ils sont allés plus loin, via une musique plus exigeante, plus ambitieuse et bâtie autour d’un scénario. Pour ce deuxième album, ils ont également joué en Europe.
Par la conquête de territoires ainsi que la communication Internet, Vektor a été reconnu comme pourvoyeurs de musique richement composée, fichtrement bien conçue et réfléchie. C’est pas juste de la violence saturée à l’ancienne, c’est également une volonté de raconter une histoire et de proposer une leçon en terme d’écriture et de gestion de rythme. Ça envoie en hachant menu puis ça te permet du repos, toujours avec une balance qui évoque les grands noms du Progressive Metal extrême à l’ancienne tels que Obliveon, Coroner, Realm ou Toxik. Enfin, Vektor, c’est surtout la grandiloquence cosmique. Comme ils disent : « Sci-fi or die ! »

Terminal Redux a été produit sur un temps long, cinq ans exactement. Comme affirmé sur leur Facebook, chaque membre du groupe n’est pas musicien professionnel et a un job à plein temps. Ils ont minutieusement géré la communication, faisant attention à ne pas trop faire monter la hype. Il a fallu attendre longtemps avant d’avoir quelques morceaux à écouter, tels que LCD et son tapping qui passe bien en ouverture afin de conduire vers des riffs incisifs qui fondent dans l’oreille. Autant le dire, un tel morceau augurait le meilleur : 7 minutes de progression au poil, avec des changements de rythme et des mélodies qui ne sonnaient pas artificiel, le tout porté par leur souffle si particulier et ces guitares à la tonalité explosive, comme un éclair qui parviendrait quand même à tonner dans le vide sidéral. Autrement dit, ces cinq années, on sent que ça a permis de réfléchir longuement à la suite de l’histoire qu’ils ont entamée dans leur deuxième album.

Mais, in fine, après plusieurs mois d’écoutes, que retenir de ce Terminal Redux ?
La qualité du boulot, d’abord, force le respect. Que ce soit la batterie, la basse, la voix ou les guitares, c’est de très, très bonne facture – et la production exemplaire rend l’ensemble extrêmement lisible.
On sent que rien ne se soumet à la facilité, que l’envie de se dépasser est là. Certains affirmeront que la batterie reste campée sur son habitude de blast beats, mais ce serait ignorer des moments bien appuyés tels que le morceau Mountains Above The Sun. Une batterie qui sonne clair et qui frappe fort (on est pas sur du Stoner, ça ne sera pas gras), tout en étant accompagnée par une guitare qui limite sonnerait Djent sous une autre production. On a une vraie diversité qui conduit alors au monstre de l’album, à savoir Ultimate Artificier. Tout y est : riff impeccable, chant d’outre-Terre, instants appuyés, progression au top et rythmique comme il faut. Et à partir de ce moment, tout prend une autre tournure.
Autant le début de l’album est dans les standards de Vektor (surtout Charging the Void qui semble être là pour rappeler aux agités du fond ce que pouvait être leur style), mais à partir de la rupture amorcée par le 4ème morceau, et passée cette forme d’introduction que forment les trois premiers titres, on est sur quelque chose d’assez furieux.
Ce qui est très appréciable, c’est que l’ensemble prend le temps et mesure chaque moment. Rien ne va trop vite, rien ne semble tomber à plat.
J’ai le sentiment de faire face à une œuvre travaillée avec soin et passion. Pteropticon va ainsi de trouvailles en trouvailles, sous des guitares qui sonnent de manière singulière. Psychotropia crée une ambiance assez étrange, avec un genre de groove que j’ai rarement senti chez le groupe, surtout au niveau du chant et de la batterie qui cognent à l’unisson. Outre Pillars of Sands, on arrive à un Collapse posé, une Thrash ballade qui est, je pense, une première pour le groupe. Une merveille qui m’a évoqué les douces mélodies des ballades de Schuldiner.
Alors qu’on pensait avoir tout eu, l’album termine sur un long morceau de plus de treize minutes, globalisant tout ce qui fait la grandeur de l’ensemble, avec une pause magnifique sous des chants féminins et la voix claire du chanteur. Recharging The Void clôt ainsi une épopée musicale cosmique et incisive, très acide parfois. De la guerre dans les oreilles, mais agréablement dosée.

Et j’arrive ainsi à ce moment où la dernière note tombe. Je reste sur le cul.
Ça fait plus d’une dizaine de fois que je lance ce Terminal Redux, et je ne parviens pas à fixer quoi que ce soit. Peu importe mon humeur, le moment de la journée ou la façon dont je l’écoute, je reste soumis à une puissance qui me dépasse.
J’ignore d’où ça vient, si c’est le sens d’écriture hyper poussé du groupe, cette narration qui se sent par l’instrumentation ou ces progressions entre poutrage extrême et massif, accélérations à vitesse max dans les solos et accalmies mélancoliques… Peut-être que ça vient surtout de mon propre amour envers un groupe qui a relancé le Progressive Thrash moderne par ce côté « over the top » que le chanteur parvient à conduire via une palette folle de tonalités.
Je pense que c’est tout ça qui a fait de Vektor un groupe incontournable.

Vous verrez par-ci par-là des critiques qui vont affirmer que Terminal Redux est un peu « too much », qu’ils ne font finalement que du Vektor et que le chant se paume parfois dans des délires Black Metal – ils semblent ignorer que le chant Thrash est déjà aigu de base. Seulement, je n’ai pas l’impression que ces dénonciations soient légitimes.
« Too much »… Terminal Redux est une odyssée cosmique, qui veut jouer avec une histoire à grande échelle, forcément on ira dans la grandiloquence. Et Vektor conduit le Thrash jusqu’à des sommets d’agressivité mélodique comme j’en ai peu entendu dans le genre, le tout sans tomber dans le mauvais goût du « max à tout va ».
Dire qu’ils font du Vektor serait ignorer l’effort qu’ils ont mis pour créer de véritables situations émouvantes. Encore une fois, Collapse est un monstre et me fout le bon frisson à chaque fois. Et, bordel, Recharging The Void… Osez me dire après ça qu’ils n’ont pas cherché à dépasser leur style !
Enfin, en vouloir à son côté trop « Black Metal »… Je veux bien essayer de comprendre, mais il faut arrêter les bullshits. Je trouve que c’est de la mauvaise foi et que les personnes qui ont affirmé ça n’ont pas voulu essayer de comprendre ce qui se jouait vraiment, en brandissant cette étiquette comme des œillères qu’on se fixerait hargneusement pour se forcer à ne rien voir.

Car Vektor, avec ce troisième disque, assoit sa présence : on a un monument qui dépasse le paysage du Thrash Progressif. Il impose sans concession sa marque, et l’explosion laisse sur le carreau ceux qui n’ont pas envie de s’accrocher. Vu la passion qu’a déchaînée ce disque, le nombre de critiques qui se sont multipliées à son sujet, je suis convaincu qu’on tient ici le véritable album de l’année dans les genres Thrash et Prog. Parce que ceux qu’on pensait sortis de nulle-part ont réussi à se faire une place et parce que cet album, au-delà de tout, est une putain de claque – qu’on encaisse ou non.

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18 COMMENTAIRE(S)

Dakini citer
Dakini
13/06/2017 00:57
note: 10/10
J'ai du mal à comprendre ceux qui le jugent difficile d'accès.

L’œuvre est tellement bien conçue de bout en bout qu'elle s'écoute d'elle même, je suis rentré dedans dès la première écoute pour ma part.

Bref, un très très gros disque qui, je l'espère, laissera sa trace, car là, BORDEL, quand même
MoM citer
MoM
18/04/2017 23:01
note: 9.5/10
mayhem13 a écrit : Grosse découverte pour moi! J'aime beaucoup la voix, assez proche de celle de Havok, donc elle ne me gêne pas.

J'ai découvert Havok juste après Vektor. On est en effet dans des standards Thrash à l'ancienne avec Vektor, pour ça que ceux qui disent "ça fait Black" je suis pas forcément de cet avis.
La touche black se fera par certains blast beats assez furieux, même si j'admets que la voix est éraillée. Mais on est loin du shriek ou autres techniques vocales du Black metal.

Dommage que le groupe ait split, mais c'était inévitable vu que c'était un projet en parallèle de leur vie personnelle, c'était pas un job à temps plein. Je suis curieux de voir ce que ça donnera à l'avenir !
mayhem13 citer
mayhem13
20/03/2017 00:01
Grosse découverte pour moi! J'aime beaucoup la voix, assez proche de celle de Havok, donc elle ne me gêne pas.
Jimmy Jazz citer
Jimmy Jazz
24/01/2017 23:26
note: 8/10
Très très gros disque ! Les premières écoutes ont étés plutôt mitigées mais une fois la voix et la prod assimilés, l'album révèle ses trésors. L'écriture est de haute volée. Le riffing rapide et incisif est porté par une batterie technique mais qui n'oublie pas qu'il faut savoir "groover". Les parties plus mélodiques m'ont fait penser parfois à Deafheaven ou Mastodon mais aussi (et surtout) à du Devin Townsend, notamment sur l'album Terria, ce qui a finit de m'achever et m'a fait dépenser mon argent durement gagner à la sueur des mes aisselles. Aujourd'hui Je lui donne un 8 qui va se transformer en 9 voir en 9,5 dans les prochaines semaines. Et quelle pochette !!
Un Chevelu citer
Un Chevelu
18/01/2017 13:25
note: 10/10
MoM a écrit : Un Chevelu a écrit : QUUUUWAAAA ? Comment ça cet album n'est pas dans le bilan de 2016 ? Comment n'est-t-il pas dans les meilleurs albums de 2016 ?!
Amenez moi le directeur!


Rassure-toi Sourire


ha ouf, il y a quand-même une justice dans ce monde ^^
MoM citer
MoM
18/01/2017 07:06
note: 9.5/10
Un Chevelu a écrit : QUUUUWAAAA ? Comment ça cet album n'est pas dans le bilan de 2016 ? Comment n'est-t-il pas dans les meilleurs albums de 2016 ?!
Amenez moi le directeur!


Rassure-toi : http://my.thrashocore.com/sondages/liste/tous.html#%2Fsondages%2Fsondage%2F19-les-sorties-de-2016-sondage.html Sourire
Un Chevelu citer
Un Chevelu
17/01/2017 12:00
note: 10/10
QUUUUWAAAA ? Comment ça cet album n'est pas dans le bilan de 2016 ? Comment n'est-t-il pas dans les meilleurs albums de 2016 ?!
Amenez moi le directeur!
Mera citer
Mera
02/01/2017 13:19
note: 9/10
Ça faisait très longtemps que j'avais pas fait un achat coup de cœur comme ça direct après la première écoute et absolument aucun regret parce que cet album est une petite bombe, définitivement dans mon top 2016 !

Alors ok, la voix aurait pu être un peu moins irritante sur le long terme. Et l'album aurait pu être écourté légèrement (petit effet "ventre mou" de mon côté, notamment le couple Pteropticon / Psychotropia, un micro poil moins marquant et le début de Collapse, pas fan).

Mais putain, comment ne pas s'incliner devant l’enchaînement des 3 premiers titres, Pillars of Sand (la tuerie de l'album pour moi) ou cette longue conclusion, epic as fuck.

Headbang
Fabulon citer
Fabulon
02/01/2017 10:16
Je hurle avec la meute mais que dire de plus sinon que cet album est une tuerie!

Il est massif, recherché, fourmille de détails, ça riffe à mort, et finalement pas si difficile d'accès que ça vu le genre pratiqué (et je ne parle pas du sublime artwork.)

Bien bel album! Le Concepts of Math de WATCHTOWER fait bien pale figure à côté!

Ichabold citer
Ichabold
01/01/2017 22:40
Il se mérite, mais une fois assimilé c'est juste extraordinaire.
Tamal citer
Tamal
30/12/2016 19:31
note: 10/10
Enfin la chronique sur thrashocore, il en aura fallu du temps, l'album est sorti en mai... Et en plus le groupe s'est dissout il y a 2 ou 3 jours, il ne reste plus que Dave ( en même temps Vektor c'est lui )
Pour moi tout y est parfait, rien a jeter. Après un nombre incalculable d'écoutes il reste pour moi l'album de l'année tout style confondu, ça faisait longtemps que je n'avais pas été ébloui par un tel de travail.
Un Chevelu citer
Un Chevelu
29/11/2018 18:53
note: 10/10
totalement d'accord avec la chronique : album de thrash et de prog de l'année... Et de loin ! Vektor écrase littéralement toutes concurrences

MoM citer
MoM
28/12/2016 15:51
note: 9.5/10
Jotun35 a écrit : Par contre je ne suis pas vraiment d'accord quand tu dis que Charging the void c'est du Vektor classique.

Quand je disais que c'était classique c'était que j'avais ressenti les riffs et l'évolution du morceau comme quelque chose qui restait dans les clous du groupe. Mais, en effet, j'ai pas du tout évoqué ces choeurs qui servent à lier avec le morceau final Recharging the Void. On ouvre et on ferme, ça forme un tout. J'ai pas vraiment parlé non plus de l'histoire de l'album, je trouve que c'est vraiment le travail sonore et cette évolution dans tout l'album qui font le sel de ce disque.
MoM citer
MoM
28/12/2016 15:44
note: 9.5/10
Keyser a écrit : Je reconnais le talent et la personnalité des mecs qui sonnent aussi très bien en live. Je trouve donc que, pour une fois, le buzz est justifié. Personnellement par contre, ça ne me touche pas plus que ça. Je préfère mon thrash plus classique, moins prog et technique. La voix me gonfle aussi. Mais bravo cela dit, sacré taf!

Je suis totalement d'accord avec toi : ils méritent leur succès. Je suis d'accord aussi avec le fait que, selon nos attentes et goûts, ça ne plaira pas. Le Thrash Prog de haute volée comme ça, ça peut vite devenir gonflant. Mais ils réussissent à garder l'attention là où, dans un autre genre, DragonForce se plante magistralement. C'est pas tout de jouer vite et d'en mettre plein les oreilles, il faut un vrai souci d'écriture que DragonForce n'a pas.
Keyser citer
Keyser
27/12/2016 08:16
note: 7/10
Je reconnais le talent et la personnalité des mecs qui sonnent aussi très bien en live. Je trouve donc que, pour une fois, le buzz est justifié. Personnellement par contre, ça ne me touche pas plus que ça. Je préfère mon thrash plus classique, moins prog et technique. La voix me gonfle aussi. Mais bravo cela dit, sacré taf!
Jotun35 citer
Jotun35
27/12/2016 00:59
note: 10/10
MoM a écrit : Jotun35 a écrit : 10/10 album de l'année!

J'en ai pas parlé, mais l'album est un bel objet, rien que la jaquette est super bien foutue !
Personnellement, je l'ai pris avec le t-shirt noir Terminal Redux avec le spationaute, il claque comme il faut. Mais les t-shirts Vektor sont plutôt sympa Clin d'oeil
Ils savent y faire les coquinous pour nous pousser à consommer Gros sourire


Absoluement! Personellement je l'ai en vinyl et en CD et j'ai pris le t-shirt basé sur le logo de la NASA.

Par contre je ne suis pas vraiment d'accord quand tu dis que Charging the void c'est du Vektor classique. Ils ouvrent directement avec un morceau long et des choeurs sur la fin du morceau, chose très surprenante pour du Vektor.
Bref ca va être difficile pour eux de faire mieux par la suite!
MoM citer
MoM
26/12/2016 10:02
note: 9.5/10
Jotun35 a écrit : 10/10 album de l'année!

J'en ai pas parlé, mais l'album est un bel objet, rien que la jaquette est super bien foutue !
Personnellement, je l'ai pris avec le t-shirt noir Terminal Redux avec le spationaute, il claque comme il faut. Mais les t-shirts Vektor sont plutôt sympa Clin d'oeil
Ils savent y faire les coquinous pour nous pousser à consommer Gros sourire
Jotun35 citer
Jotun35
26/12/2016 02:04
note: 10/10
10/10 album de l'année!

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Vektor
Progressive Thrash Metal
2016 - Earache Records
notes
Chroniqueur : 9.5/10
Lecteurs : (27)  9.11/10
Webzines : (22)  8.96/10

plus d'infos sur
Vektor
Vektor
Progressive Thrash Metal - 2004 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Charging the Void  (09:11)
02.   Cygnus Terminal  (08:15)
03.   LCD (Liquid Crystal Disease)  (07:33)
04.   Mountains Above the Sun  (01:22)
05.   Ultimate Artificer  (05:04)
06.   Pteropticon  (06:00)
07.   Psychotropia  (07:39)
08.   Pillars of Sand  (05:19)
09.   Collapse  (09:22)
10.   Recharging the Void  (13:36)

Durée : 01:13:21

line up
parution
6 Mai 2016

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