chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
340 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Fernan Nebiros » The Watcher »

Soulrot - Nameless Hideous Manifestations

Chronique

Soulrot Nameless Hideous Manifestations
Vous ne l’avez peut-être pas remarqué mais Keyser et moi-même sommes embarqués depuis quelques années déjà dans une mission d’utilité publique consistant à défricher la scène underground chilienne et à vous la restituer à travers quelques écrits qui, bien souvent, ne manquent pas d’enthousiasme. Car si tout n’est pas forcément bon à prendre, l’essentiel des sorties étiquetées Death Metal en provenance du Chili restent tout de même particulièrement recommandables.

C’est le cas du premier album de Soulrot paru l’année dernière sur le label espagnol Memento Mori Records. Formé en 2013 à Valparaíso, le trio s’acquitte de quelques sorties quasi-obligatoires pour un groupe de sa stature (une démo puis un EP) avant de s’atteler à la composition de Nameless Hideous Manifestations, premier album illustré par le talentueux Juanjo Castellano. Un coup de pinceaux qui forcément me fera me pencher sur le cas de ces trois Chiliens qui, à ma grande surprise, pratiquent un Death Metal largement influencé par la scène suédoise de la fin des années 80/début des années 90, Carnage et Dismember en tête.

Plutôt habitué aux productions de type Black/Death bestial (Perversor, Wrathprayer, Slaughtbbath…), Death sombre et blasphématoire (Cenotafio, Magnanimvs, Totten Korps…) voir Thrash (Ripper, Invincible Force, Hellish…), je ne m’attendais pas à trouver de la part d’un groupe chilien ce genre d’influences typiquement suédoises. Une bonne surprise même si effectivement le spectre de la bande à Matti Kärki plane fortement sur les dix titres de ce premier album. Mais puisque Smothered a tiré sa révérence l’année dernière et que Brutally Deceased a perdu le peu d’inspiration qu’il avait au profit d’une production over the top encore plus abusée que sur ces deux premiers albums, peu nombreux sont à mes yeux les formations dignes d’intérêt marchant aujourd’hui dans les pas du célèbre groupe de Stockholm. Alors forcément, ce premier album de Soulrot, s’il ne brille ni par son originalité ni par ses prises de risques, demeure malgré tout du pain béni pour tous les amateurs du son gras et rugueux de Dismember.
Enregistré par le groupe lui-même et masterisé par Jack Conrow aux Enormous Door Studios (Antichrist, Darkthrone, Insurgency, Mammoth Grinder, ZOM…), ce premier album bénéficie d’une production évidemment très typée Sunlight Studios. Un son rugueux et abrasif qui d’emblée confère à Nameless Hideous Manifestations une couleur bien particulière et facilement identifiable. De toute façon, il fallait bien ce genre de production pour coller aux compositions imaginées par Soulrot. Si les riffs tronçonneuses se taillent évidemment la part du lion, ils sont également accompagnés par une section rythmique particulièrement musclée qui ne faiblit qu’en de rares occasions. Des moments choisis avec soin pour rompre avec ces accélérations Punk toujours aussi jouissives (je n’ai jamais pu résister à une bonne séance de tchouka-tchouka) et autres séquences de blasts punitifs (allez, semi-blasts pour faire plaisir à l’ami Keyser). Car du haut de ses trente-six minutes, ce premier album se concentre bien évidemment sur l‘essentiel, frappez vite et fort comme seul et unique modèle. Une approche frontale, sans grande originalité mais encore une fois terriblement efficace pour peu que vous soyez client de ce genre de Death Metal scandinave mené la rage au ventre.
Soulrot porte également une certaine attention à la place des mélodies dans les compositions qu’il propose. Si les riffs ne font certainement pas dans la finesse à charcuter comme ils le font, cela n’empêche pas le guitariste Jose Olmos de livrer d’excellents leads et autres soli tout au long de l’album (ce lead à vous coller des frissons sur le début de l’excellent "Those Who Dwell In The Abyss" mais aussi "Infertile Anti-Womb" à 2:38 ou bien encore "Incorporeal Autopsy" à 3:01). Exactement ce qu’il faut pour renforcer cette atmosphère sombre et inquiétante déjà distillée par ces riffs menaçants. Dommage que Soulrot ne n’en serve pas davantage, cela aurait sûrement été un plus pour les Chiliens. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant, Nameless Hideous Manifestations est un premier album rondement mené dont le seul défaut est probablement le risque éventuel d’essoufflement passé un certain nombre d’écoutes. Personnellement je n’en suis pas encore là mais c’est clairement le genre de disque duquel il faut parfois se méfier de ses premières bonnes impressions, tout simplement parce que personne ne fera jamais mieux qu’Entombed et Dismember en la matière.

Amateurs de Death Metal rugueux typique de ce que la Suède pouvait produire aux débuts des années 90, ce premier album de Soulrot devrait combler sans mal toutes vos attentes. On y trouve à peu près tout ce qui faisait le charme des productions de l’époque même si, en effet, j’aurai apprécié entendre davantage de leads et de soli tout au long de ces trente-six minutes. Quoi qu’il en soit, si pour vous l’efficacité prime sur tout le reste et notamment l’originalité, alors ce Nameless Hideous Manifestations devrait figurer en bonne place de vos listes d’écoutes. Ce n’est certes pas le disque de l’année (ou plutôt celui de l’année dernière) mais il fait largement son office dans le genre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Soulrot
Death Metal
2017 - Memento Mori
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (2)  7.25/10
Webzines : (1)  8.5/10

plus d'infos sur
Soulrot
Soulrot
Death Metal - 2013 - Chili
  

tracklist
01.   Desde El Arrecife Del Diablo...  (00:25)
02.   Those Who Dwell In The Abyss  (05:18)
03.   From My Grave  (02:49)
04.   Ectoplasmic Revelations  (05:25)
05.   Infertile Anti-Womb  (03:54)
06.   This Putrid Canvas  (04:28)
07.   Majestic Rot  (03:01)
08.   Incorporeal Autopsy  (03:50)
09.   Blackstone  (02:57)
10.   Transfigured Through The Void  (04:40)

Durée : 36:47

line up
parution
24 Avril 2017

Essayez aussi
Bloodbath
Bloodbath
The Arrow Of Satan Is Drawn

2018 - Peaceville Records
  
Repuked
Repuked
Club Squirting Blood

2024 - Soulseller Records
  
Cryptworm
Cryptworm
Spewing Mephitic Putridity

2022 - Pulverised Records / Me Saco Un Ojo Records
  
Death From Above
Death From Above
Reckoning of the Damned

2025 - Great Dane Records
  
Nader Sadek
Nader Sadek
In The Flesh

2011 - Season Of Mist
  

Mortuary
Agony In Red
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique