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MusikÖ_Eye FEST #3 : DOUCEUR NOIRE

Live report

MusikÖ_Eye FEST #3 : DOUCEUR NOIRE Aorlhac + Bliss Of Flesh + Les Bâtards Du Roi + Prieuré + RüYYn + Temple Of Baal + Usquam + Versatile + Mortis Mutilati + Cataèdes
Le 07 Février 2026 à Crosne, France (Espace René Fallet)
Le nom de MusikÖ_Eye vous est-il familier ? Ici, on le connaît pour ses activités de production avec notamment la sortie d’Osteonecrovore de DEATH BLOOD et la réédition des démos de DESPOND. Mais la structure, qui va sur ses 15 ans, est également investie dans la publication de magazines (web et papier) ainsi que dans l’organisation de concerts et de festivals. C’est cette dernière partie qui nous intéresse pour cet article, puisque l’équipe organisait en février le MusikÖ_Eye FEST # 3 : DOUCEUR NOIRE. Sise à Crosne, l’association avait naturellement choisi sa commune pour héberger l’événement. Il s’agit d’une petite ville près d’Orly, qui serait d'origine gauloise, et dont l’étymologie pourrait signifier « trou d'eau » ou « excavation où le poisson se retire ». La grande traversée de l’Île-de-France pour y arriver permet de me préparer en réécoutant Chapter II : The Flames, The Fallen, The Fury de RüYYn et The Fate of Flight 800, le dernier album studio de MORTIS MUTILATI en date de ce 7 février. Puis, j’atteins le lieu des réjouissances : l’espace René-Fallet, ancien gymnase reconverti en salle polyvalente, portant le nom d’un écrivain et scénariste du XXème siècle né dans la région. L’accès est aisé : 10-15 minutes à pied de l’arrêt Montgeron-Crosne du RER D, et un parking se situe juste en face (vite rempli mais il reste de la place dans celui du centre de loisirs Le petit prince, juste à proximité).



C’est déjà à cet endroit que s’était tenu en 2019 le MusikÖ_Eye FEST # 2 qui, d’après les informations que j’ai pu trouver, proposait une sélection assez éclectique (Heavy, Thrash, Metal prog, Death, Post-Punk…), alors qu’elle est exclusivement Black Metal (avec ses variantes) pour la nouvelle édition. Et l’organisation d’expliquer que chacun des groupes présentés possède « une vraie identité artistique, une intensité scénique et une capacité à créer une atmosphère forte ». Une autre spécificité de l’affiche de cette année réside dans l’importante représentation de poulains de l’écurie Les Acteurs de l’Ombre : 5 bandes sur les 9 programmées (finalement 4, dû à l’annulation de PENSÉES NOCTURNES).

L’entrée dans le bâtiment donne le ton, avec immédiatement sur la gauche des étals de la pâtisserie crosnoise Faustinement Bon, qui a visiblement concocté une carte sur mesure autour de la couleur noire pour l’occasion : sandwiches au pain charbon végétal (dont un appelé Black Label) et desserts tels que l’Ébène, Le Myrtille Noire, Noir Végétal, L’Obsidienne ou encore Le Vanille Nocturne.



En pensant à aussi lever les yeux pour ne rien rater, la déambulation nous fait découvrir des œuvres de l’artiste Vincent Fouquet d’Above Chaos (à qui l’on doit entre autres la pochette de l’Ecclesia Gnostica d’A/ORATOS) avant d’arriver dans l’espace stands. Ce dernier, qui prend la forme de nombreux chapiteaux noirs, offre tout ce dont un métalleux peut rêver de se procurer : disques, fanzines, livres, vêtements, bijoux, tableaux et autres objets décoratifs.

Il est 13h00 et j’entends que ça commence (pile poil à l’heure), je presse donc le pas pour me diriger vers la partie concerts.



PRIEURÉ

Il y avait un plan pour accueillir les Bretons à la Péniche Antipode début décembre, c’est finalement ce jour que le quartet vient reposer ses amplis en Île-de-France (après son passage d’avril à Provins). Le projet mené par Sans-Visage évolue dans la pénombre (seules quelques lumières bleues, rouges et blanches l’éclaircissent légèrement), je ne sais pas s’il y a un souci d’éclairage ou bien si le concept du fest autour du noir amène à faire jouer les invités dans l’obscurité. Positionné parmi les premiers rangs, je jette un œil derrière moi et je parviens quand même à voir que la salle est déjà remplie aux trois quarts, ça commence très bien. Dans l’autre direction, la scène met quant à elle en avant notamment le leader chanteur-guitariste masqué (son pseudo est justifié) à la voix éraillée, ainsi qu’un bassiste (également en renfort au chant) qui semble monté sur des ressorts (on l’observe bondir !). La setlist reprend surtout des titres de 2023 et 2025 et est quasiment identique à celle du Live in Provins. Dommage qu’elle n’inclue pas « Marécages » puisque Quentin Foureau est présent aujourd’hui et qu’il y narre l’introduction. Musicalement, le Metal noir armoricain sonne à mes oreilles assez cru et Black Punk plus qu’épique, tel que le notait Sosthène dans son papier à propos de Jusqu'au bénitier. Cela a ses avantages en concert et ça plaît, comme le confirment les applaudissements à l’issue du set.


LES BÂTARDS DU ROI

Une introduction instrumentale conséquente se charge de nous mettre dans l’ambiance pour la venue des Orléanais. Le côté médiéval est renforcé par leur accoutrement, constitué de toges et de masques faits de toile de jute, uniquement troués au niveau des yeux. C’est de la sorte que se présente le trio (deux chanteurs-guitaristes et un batteur) et malgré ce line-up resserré, l’équipe relève très aisément le défi de rapidement nous captiver. Cela est en partie dû à sa très bonne gestion de la scène, son assurance apparente et la conviction mise dans la prestation. Les exilés savent à quel moment se rapprocher du public, usent de la gestuelle et égaient le set en s’amusant, ce qui attire et retient franchement l’attention. Par exemple, lorsque les deux gratteux se font face, puis reculent de manière synchronisée en réalisant de grandes enjambées. Outre la prestance, leur succès s’explique aussi grâce aux rythmes entraînants de ce Black Metal épique aux riches accents mélodiques et moyenâgeux, ainsi qu’aux deux chants (en français). Je pense tout particulièrement à ce temps fort (pourtant potentiellement casse-gueule) où ils s’expriment en simultanément, l’un en clair, l’un en aigu. C’est la découverte sensation du jour, ils sont très applaudis et la longue queue pour leur merch, toujours pas terminée quand le groupe d’après enchaîne, témoigne du véritable coup de cœur collectif des festivaliers. Pour en savoir plus, je vous invite à vous pencher sur la chronique détaillée de leur deuxième album Les chemins de l'exil rédigée par Jean-Clint.




USQUAM

Il y a un an, Sosthène portait à notre connaissance Ex Nihilo, le premier long-format d’un quartet au nom encore confidentiel, malgré une existence depuis 2018. Cette sortie a permis aux Parisiens de participer à l’Atone Mass Festival II ainsi qu’au Muscadeath, de belles occasions de faire parler d’eux (en bien en plus !). En intro, deux membres du line-up jouent les percussionnistes en frappant sur des bidons en métal, ce qui fait toujours son petit effet. Ce sera la seule démonstration de martelage de fûts, car la batterie est cachée derrière une vaste toile arborant le visage de Méduse paré de cheveux faits de serpents, et ne sera pas utilisée (le drumming entendu par la suite – tout comme le clavier – est programmé). La tête de Gorgone au design soigné (après le visage doré de la pochette de l’album) rappelle le soin apporté à la partie visuelle. Je pourrais aussi mentionner les artistes élégamment vêtus et les colonnes de fumées de part et d’autre de la scène. Mais le choix de symboles antiques et la façon dont la chanteuse danse font également écho à des éléments presqu’envoûtants et oniriques pour citer Niktareum dans son live report du festival valletais. Toutefois, si besoin de le préciser, je rassure nos lecteurs en terminant cette chronique par le partage de mes notes qui caractérisent ce show de Black Metal mélodique comme mêlant mysticisme et avalanche de décibels !


VERSATILE

De la même manière qu’au Muscadeath, ce sont les Suisses qui emboîtent le pas à USQUAM. Tout comme je le reportais au sujet de leur représentation au Klub, le groupe d'Horror Industrial Black Metal (on me souffle que ça pourrait plaire aux amateurs d’ABORYM) propose une approche quasi-théâtrale. Son spectacle mérite donc de lui accorder un peu de place, et je suis ravi à ce titre de voir les Genevois sur la large scène de l’espace René-Fallet (plus adaptée que les planches du second sous-sol de la salle de Châtelet-Les Halles, bien que l’on y perde le côté intimiste). Le chanteur peut facilement arpenter le bois afin d’exhiber son drapeau à la vue de tous, le guitariste est à l’aise pour effectuer les mouvements amples de ses jambes, le batteur dispose de l’espace pour positionner en face de nous et cogner un fût, et le quartet sait convenablement accueillir Jessy, la chanteuse d’USQUAM le temps d’un featuring. Ensemble, ils font pulser leur audience en apportant un aspect électro unique à cette journée. Les autres interactions avec le public sont la distribution de masques blancs qui permettent la participation à la fête, ainsi que la descente du percussionniste pour une séance de frappes dans la fosse. Ça plaît, je comprends pourquoi ils tournent autant. D’ailleurs, si vous accrochez à leur LP Les Litanies Du Vide et que la curiosité vous pousse à aller les découvrir en concert, il va y avoir de nombreuses occasions, notamment en Bretagne (Tremblay Metal Fest en mars, et Kreiz Y Fest en mai).




CATAÈDES

Après les décibels et les beats, les univers médiévaux et fantastiques nous reviennent sous forme de contes démoniaques et de sonorités folk-ambiant. En effet, Quentin Foureau (conteur connu de la sphère Black Metal de l’ouest de la France) et son acolyte Dorminn (murmures et accompagnement musical acoustique) assurent à 17h00 un intermède qui sort de l’ordinaire. Ils nous font voyager avec les yeux et oreilles grands ouverts pendant 40 minutes à travers des histoires traditionnelles sombres réadaptées de nos régions (notamment de Bretagne) et du monde entier. Les thèmes développés comme ceux de la peste, la guerre et le vampirisme savent charmer un auditoire qui s’est assis en tailleur face à la « Petite scène » pour boire les paroles d’un conteur expressif. Par contraste, Dorminn, au visage tout de blanc maquillé, reste quant à lui de marbre et très mystérieux. Un duo à recommander pour agrémenter vos prochains événements !


RüYYn

Voilà un concept que nous apprécions et suivons au sein de la rédaction de Thrashocore. Il suffit de se pencher sur les notes attribuées par AxGxB et Jean-Clint respectivement à RüYYn (EP) (4/5) et Chapter II : The Flames, The Fallen, The Fury (8/10) pour s’en rendre compte. Mais aussi de jeter un œil à nos live reports du passage du combo en 2024 au Motocultor puis au Muscadeath. Comme il est difficile de s’en repaître, je n’ai pas hésité à prendre ma place pour ce MusikÖ_Eye FEST quand j’ai su que RüYYn y était programmé. Le style du projet mené par Romain Paulet (ex-ERASED MEMORY, guitariste rythmique de NATREMIA sous le pseudo Rx XN, et gratteux pour les concerts de LUNAR TOMBFIELDS) n’a pas manqué d’épithètes variés pour le décrire : magnétique, envoûtant, hypnotique, prenant, aliénant, lumineux, froid/glacé, atmosphérique, post-, mélodique et mélancolique ; également : épique, débridé, pied au plancher ou encore rouleau compresseur ! C’est vous dire la richesse et l’intensité des émotions éprouvées. Les faire jouer en milieu d’après-midi à Carhaix en extérieur l’été n’était pas le plus adapté pour ressentir au mieux l’ambiance occulte, alors que ce soir à 18h00 en février, sous les lumières rouges diaboliques de cet ancien gymnase de banlieue, c’est tout de suite plus propice à magnifier la musique et la prestance de ces hommes, dont le visage maquillé de noir est traversé d’une bande dorée verticale. La faune crosnoise tombe sous le charme, tout d’abord calmement (en particulier pendant les parties instrumentales) avant de se mettre à remuer au son des séquences plus pêchues. Si on s’intéresse individuellement aux musiciens, j’ajouterais que le couac à la batterie est évidemment pardonné (Romain glisse que c’est la première fois que le cogneur joue parmi eux), que la basse tire bien son épingle du jeu et qu’enfin, les solos de guitare relèvent avec brio les compositions spirituelles de ce Black Metal en or.


MORTIS MUTILATI

Ayant un excellent souvenir de la prestation de PENSÉES NOCTURNES au Tyrant Fest en 2019, je me réjouissais de profiter à nouveau d’un show déjanté. Cependant, « une histoire de planche à roulette et de distraction éthylique » qui a fracturé la main de leur batteur Jason (tenant également les baguettes pour TEMPLE OF BAAL) rend cela impossible. On lui souhaite un prompt rétablissement et on espère que ce n’est que partie remise.

L’orga a alors sorti de sa manche son joker local MORTIS MUTILATI (il me semble qu’il est de l’Essonne). On échange donc la folie contre la mélodie funèbre des mutilés par la mort, qui avaient été mis à l’honneur il y a un an par l’association Noir Hexagone à l’occasion du Paris is Black !!! Act.01. Il en avait été tiré l’album live Dead in Paris 2025 dont la setlist est proche de celle de ce soir (il ne manque que trois morceaux aujourd’hui : « Homicidal Conscience », « Invocation La Momie » et « Ashes »). On commence ainsi avec quelques murmures monstrueux en intro, avant d’entendre des extraits du premier opus, puis de progresser chronologiquement dans la discographie. Cela nous fait passer par l’instrumental entêtant « The Fate Of Flight 800 » que j’adore et que j’attendais, pour finir avec « Death Worshippers » (lancé par la chanteuse Asphodel) et l’excellent « Scutigeridae » (aux trémolos prenants suivis d’un solo dans la dernière partie du titre), tous deux issus du prochain LP Death Worshippers (que j’espère voir chroniqué par Sakrifiss, et qui sera disponible quand vous lirez ces lignes). Quasiment à domicile, les acolytes masqués sont à ce moment les plus acclamés de la journée ; je suis alors surpris que Macabre (bassiste-chanteur et leader de la formation) questionne « Est-ce que vous êtes là ? ». Mais que voulez-vous, un peu de ferveur en plus ne peut pas faire de mal à ce qui est déjà mort.


AORLHAC

On vient de voir s’enchaîner des artistes pour qui la recherche d’identité visuelle fait partie intégrante du show à produire, c’est alors paradoxalement l’absence de quelque corpse paint, masque ou encore costume des membres du quintette qui me saute aux yeux. En effet, pas de look particulier, on ouvre donc deux fois plus les oreilles pour se plonger dans les vieilles histoires traditionnelles et régionales auvergnates que nous conte la troupe de Spellbound. Ce dernier ne perd pas de temps à embarquer ses fans qui se font rapidement entendre sur le refrain d’« Au Travers de nos Cris » (extrait de Pierres Brûlées) en scandant Salut à toi. « Mandrin, l'enfant perdu » et « Infâme saurimonde » (tous deux issus de L’Esprit Des Vents), par leur entrain, font également s’agiter les festivaliers qui lancent des « hey, hey » le poing levé. La formation a beau être celle qui bénéficie de la plus longue durée de jeu de toute la journée (53 minutes), le public reste mobilisé jusqu’au bout. Je ne sais pas s’il y aura toujours le même joli éclairage rouge et vert, mais vous ne retrouverez en tout cas pas le bassiste Alex lors des prochaines apparitions d’AORLHAC (Metal Pulse #2 d’Ambérieu-en-Bugey en mai, et Motoc cet été) car il a été annoncé récemment que ce dernier ne faisait désormais plus partie du groupe et qu’un appel avait été lancé pour le remplacer.


BLISS OF FLESH

Un nom dont nous sommes tous plus ou moins familiers. Cela s’explique notamment par leur longévité (plus de 25 ans d’existence), leur participation à de nombreux festivals (dont le Motocultor 2015) et tournées (en compagnie de grands noms) ainsi qu’à un Black/Death sans compromis. On avait craqué pour Tyrant il y a 5 ans, il va falloir qu’on se penche sur Metempsychosis paru l’année dernière via Black Lion Records (un clip du single «The Awakening » est disponible sur YouTube). Pour ce qui est de ce soir, il faut patienter car le show tarde à débuter. Je vois que cela s’affaire autour de la batterie mais je ne sais pas quel est le problème. La salle est un peu moins remplie : signe d’impatience ou bien départs obligés pour les transports en commun ? Quoi qu’il en soit, 35 minutes après l’heure indiquée au running order, cela commence enfin. Nous sommes plongés dans l’obscurité (comme au début de la journée) et seules de fulgurantes lights bleues, violettes, blanches et rouges illumineront les pécheurs impénitents le temps de quelques instants. Je distingue les Calaisiens maquillés, en attirail clous et cuir, avant de découvrir un impressionnant chanteur torse-nu, barbu, cheveux longs et coiffé d’une couronne d’épines, ça pose l’ambiance. Leur son résonne autant martial que dévastateur, au point d’en faire perdre l’équilibre à deux-trois mecs alcoolisés qui tentent un pogo. Je note un dernier titre chanté en allemand, il faudra que je me renseigne sur les paroles. Et puis le quintette s’arrête au bout de 39 minutes seulement, un set sans doute écourté pour limiter le retard pris. À réécouter pour retrouver cette aura malsaine et sentir les clous qui s’enfoncent dans la chair.





TEMPLE OF BAAL

À la fin des années 90, quand on sortait s’abreuver de Black Metal parisien, on allait se délecter de combos tels qu’ANTAEUS, ETERNAL MAJETSY, GARWALL, MALESANCTUS, ARKHON INFAUSTUS ou encore… TEMPLE OF BAAL. Et ça fait plaisir de revoir les mystiques car ils ont marqué une longue pause scénique entre le concert de 2019 avec ARCHGOAT et leur retour sur les planches pour le Winter Rising d’octobre 2025. Ils continueront d’ailleurs sur leur lancée en jouant au Courts of Chaos en mai prochain.
Pour la même raison qui a contraint PENSÉES NOCTURNES à annuler sa présence aujourd’hui, les adorateurs de Baal ont dû trouver un batteur au pied levé pour maintenir leur participation, et c’est Rachid « Teepee » Trabelsi (de CORROSIVE ELEMENTS, CONVICTION, SWAMP TERROR, WITCHES) qui s’assoit derrière les fûts pour l’occasion. On est à nouveau plongé dans les ténèbres pour observer (tant bien que mal) le quartet évoluer dans un bleu diffus. Je n’ai pas la setlist mais on peut imaginer que les titres datent un peu puisqu’à part un split en 2017, leur dernier album Mysterium est sorti il y a 10 ans. Pour remonter plus loin, il est même annoncé avec fierté la compo « Bleeding Thoughts » de Traitors To Mankind qui fête quant à lui ses 20 années. On retrouve donc ce Metal Extrême aussi pesant que teinté de rapides rythmes Punk/Thrash à la VENOM. Les fucking maniacs old school parviennent à déclencher un pogo avant de remercier Rachid pour son apprentissage des morceaux en seulement 12 jours, et de tirer le voile à minuit passé sur ce Douceur Noire.



Cet après-midi et cette soirée ont été délicieuses !

Au goût de nos oreilles, mais les papilles n’ont pas été délaissées non plus. Car en plus des spécialités de la pâtisserie Faustinement Bon, on pouvait se régaler de chili végétarien ou de pâtes. Et pour se rincer le gosier, il y avait bien évidemment un choix de bières (à 7 euros la pinte).



Pour revenir à la musique, le choix d’un genre de Metal, en l’occurrence le Black Metal, m’a bien plu. En pensant à une quatrième édition, je me dis que poursuivre dans cette veine, en restant sur une seule thématique musicale conserverait son intérêt. À nouveau sur le même style, et pourquoi pas non plus alterner en s’essayant à d’autres ? Comme au Doom extrême pour lequel il existe des événements spécialisés en Belgique (par exemple le From Dusk Till Doom & Haunting The Castle), en Italie ou bien en Allemagne mais qui sont à ma connaissance inexistants dans nos contrées.

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