Après avoir fait ses premières armes au sein de
SIN CERA, groupe de
groove metal avec lequel il a sorti en 2010 l’album «
L’autre fera le lien »,
Nicolas Prubot a décidé de réorienter sa vision musicale vers quelque chose de plus dur, de plus sombre mais également de plus solitaire puisqu’il est désormais seul aux commandes du projet
INERTE. Sa première tâche a donc été d’écrire un album, «
S/C », soit cinq compositions de ce qu’il qualifie comme étant du
dark metal. A vrai dire, je n’ai jamais vraiment compris ce qui se cachait derrière ce style, si ce n’est un album de
BETHLEHEM, entendant généralement un mélange de
death et de
black sur des mid-tempos. Et c’est exactement ainsi que je qualifierai
INERTE.
Si je devais commencer par relever les qualités de cette nouvelle formation, j’évoquerais en premier lieu la pochette. Je la trouve esthétiquement très réussie et même si le style ainsi que les coloris me font fortement penser à quelque chose dont je ne parviens pas à me souvenir, elle donne bien le ton du contenu musical. Il faudra également noter l’honnête qualité de la production : pour un truc qui a certainement été fait tout seul, chaque instrument sonne sans empiéter sur les autres, avec un chant distinct, même si j’ai du mal à comprendre les paroles, pourtant en français il me semble. Rien à dire du côté du packaging donc, c’est du travail soigné.
Maintenant, si je m’intéresse aux aspects purement musicaux, c’est vrai que mon cœur balance en faveur des parties les plus lourdes, comme sur « Béance grise » ou « Gras », plutôt que pour les rythmes rapides, plus communs en dépit de leur qualité d’exécution. Les passages narrés me semblent aussi plus dispensables : je comprends leur présence, ils sont cohérents avec la démarche artistique mais ils manquent encore un peu de profondeur pour apporter une touche suffisamment lugubre à l’ensemble. A l’inverse, le chant growlé passe bien mieux, il y a un bon équilibre dans l’articulation gutturale. Pour le reste, je ne pense pas faire offense au musicien en disant que les compositions sont encore parfois un peu brouillonnes (je pense à « L’icône sale » notamment, qui cherche à mélanger trop d’éléments à la fois) et que l’identité sonore d’
INERTE devrait être encore un peu travaillée pour parvenir à sortir de la masse de groupes en activité.
Dans tous les cas, pour une première apparition publique, ce nouveau one-mand-band démontre un certain savoir-faire, avec notamment une bonne maîtrise instrumentale. A voir si la suite apportera l’originalité qui pour le moment fait encore trop défaut.
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Keyser
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Jean-Clint
Par xworthlessx
Par Ikea
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Lestat
Par Krokodil
Par Niktareum
Par Jean-Clint
Par Jean-Clint