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Salacious Gods - Oalevluuk

Chronique

Salacious Gods Oalevluuk
C’est bien, mais c’est pas bien, mais c’est rebien, mais c’est re pas bien, et finalement c’est moyen !

« C’est bien ». Bah oui, 18 ans d’absence et un retour totalement inattendu et inespéré, c’est un plaisir certain de retrouver SALACIOUS GODS. Le dernier album remontait à 2005, et on était pratiquement sûr de ne plus jamais entendre parler des Néerlandais qui vaient réussi à nous botter le train entre 1999 et 2005 avec du black metal déchaîné emporté par des claviers particulièrement généreux. On retrouve trois anciens membres, dont un seul fondateur, à savoir le guitariste Iezelzweard, qui joue aussi pour LUGUBRE et INFIDEL REICH. Il a gardé deux de ses camarades qui étaient intervenus sur le dernier album en date : le batteur Fjildslach qui a intégré entre temps les très bons KJELD et LUGUBRE et Swerc, un multi-instrumentiste qui a joué lui aussi pour KJELD et LUGUBRE, et qui se retrouve dans STANDVAST et TARNKAPPE. Les deux autres membres sont des nouveaux. Un certain Njirrebrod, mais surtout Lafawijn, le chanteur de IKU-TURSO.

« C’est pas bien ». En fait, ce nouvel album de 9 morceaux n’est pas si « neuf » que ça. Les compositions ont en fait été réfléchies il y a 15 ans, mais plusieurs petits soucis ont fait qu’elles n’ont jamais pu être mises en boite, et qu’elles avaient été plus ou moins abandonnées. On pouvait donc espérer retrouver un SALACIOUS GODS similaire à celui de l’époque puisque rien ne présageait d’un changement d’orientation entre 2005 et 2008. Sauf que voilà, le groupe a finalement gardé ses idées de l’époque, mais en les jouant sans les envolées de clavier qui faisaient sa marque de fabrique. C’était pour moi un signe distinctif tellement fort qu’il en était nécessaire pour me convaincre, pour me satisfaire, pour me replonger dans la musique qu’il faisait et qui me parlait.

« C’est rebien ». Heureusement je ne suis pas non plus sourd ou buté, et je ne juge pas un album en fonction de ce que j’en espérais ou attendais. Je sais apprécier un groupe qui change de style si ce qu’il propose reste de qualité. Et mine de rien, l’énergie est toujours là, avec des riffs mélodiques qui accompagnent bien les ambiances galopantes. Du coup je tape du pied et secoue la tête presque inconsciemment, emporté par le résultat...

« C’est re-pas bien ». Sauf que cela ne dure que le temps de trois pistes. Il y a une monotonie qui s’installe, un manque de renouvellement et de moments marquants qui entraînent une lassitude inévitable. La magie n’opère pas et les titres ne marquent pas autant qu’à l’époque. Il manque vraiment un petit supplément d’âme à l’ensemble, qui est en plus bien trop long avec cette heure de jeu...

« C’est moyen ». Alors oui, au final je reste mitigé. Je prends du plaisir à trop peu de reprises, et je sais surtout pertinemment que je ne reviendrai pas souvent à l’écoute à l’avenir... Retour plaisant, mais à un niveau et avec une identité trop peu marqués...

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Salacious Gods
Black Metal mélodique
2023 - Hammerheart Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Salacious Gods
Salacious Gods
Black Metal mélodique - 1994 - Pays-Bas
  

écoutez
tracklist
01.   Rise, Oh Horned One, Rise!
02.   Morbid Revelations in Blood and Semen
03.   Bloedkloete
04.   Devotion
05.   Gnosis of the God Impure
06.   Honor Him
07.   Sulphur, Mingled with Poison
08.   Towards the Darkening Light
09.   Oalevluuk

Durée : 56:05

parution
6 Octobre 2023

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