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Julien Payan » Winter Etern... »

Groupe mystère - Enemies of Islam

Chronique

Groupe mystère Enemies of Islam
[ A propos de cette chronique ]

J’ai décidé de ne pas faire apparaître le nom du groupe et de ne pas montrer la pochette originale de cet album. Pourquoi ? Parce que c’est un sujet sensible qui divise au sein même de la rédaction de Thrashocore et que je ne souhaite pas imposer quoi que ce soit sur la page d’accueil. Donc ceux qui ont cliqué sont prévenus, et ils ont même bien fait de venir parce qu’ils vont profiter de deux polémiques pour le prix d’une. La première, c’est donc ce groupe qui a choisi un nom composé de deux mots : le nom du prophète de l’Islam accolé à un terme qui désigne une personne attirée par des enfants. La deuxième, c’est que je vais faire appel à l’intelligence artificielle pour mieux répondre à mes propres questions et tenter un « débat » ou une « réflexion ».

Alors, voilà, maintenant que tout le monde est prévenu, j’ai posé la question suivante à Chatgpt : « Pourquoi certains prétendent-ils que le prophète de l’Islam était attiré par les enfants ? ». Réponse :

« Cette affirmation est controversée, sensible et souvent utilisée de manière provocatrice ou polémique, notamment dans des contextes de critiques de l'islam. Pour répondre sérieusement et historiquement à ta question, voici les éléments de base qui nourrissent cette accusation, ainsi que les mises en contexte importantes à connaître.

1. Origine de l’accusation
L’accusation repose principalement sur le mariage du prophète Muhammad avec Aïcha bint Abi Bakr, qui, selon certaines sources musulmanes classiques (notamment les hadiths rapportés par al-Bukhari et Muslim), aurait eu 6 ans au moment des fiançailles et 9 ans au moment de la consommation du mariage, tandis que Muhammad avait plus de 50 ans.

2. Contexte historique et culturel
Normes de l'époque : À cette époque (VIIe siècle), dans la péninsule arabique comme dans de nombreuses autres régions du monde, il était courant que des filles soient mariées peu après la puberté. Ce n’était ni considéré comme immoral ni illégal dans leur société.

Espérance de vie : Les gens vivaient en moyenne moins longtemps, et la puberté marquait souvent le début de la vie adulte. Il est donc anachronique de projeter les normes modernes sur ces sociétés anciennes.

3. Débat sur l’âge réel d’Aïcha
Sources alternatives : Certains chercheurs et penseurs musulmans modernes contestent l’exactitude des hadiths concernant l’âge d’Aïcha. Ils avancent que :
-Aïcha était peut-être plus âgée (entre 15 et 19 ans) au moment du mariage.
-Les récits sur son âge pourraient avoir été mal interprétés ou transmis incorrectement.
-D'autres sources historiques (comme des calculs basés sur la chronologie des batailles et des événements) peuvent contredire le récit des 9 ans.

4. Pédophilie : un terme moderne
Définition moderne : La pédophilie, au sens psychologique et juridique moderne, est une attirance sexuelle persistante pour des enfants prépubères. Elle est aussi un crime dans la plupart des pays aujourd'hui.
Inadéquation historique : Utiliser ce terme pour décrire un comportement du VIIe siècle n’est pas neutre et soulève un anachronisme. Cela impose une grille de lecture contemporaine sur une société très différente.

5. Pourquoi cette accusation est souvent utilisée ?
Débat et critique de l’islam : Des critiques, notamment issus de milieux islamophobes ou laïcs radicaux, utilisent cet argument pour délégitimer Muhammad et l’islam.

Réactions des musulmans : Beaucoup de musulmans trouvent cette accusation blessante et diffamatoire, et insistent sur la nécessité de comprendre les faits dans leur contexte.

Conclusion
Dire que « Muhammad était pédophile » est une formulation provocatrice qui ne tient pas compte du contexte historique et qui repose sur une interprétation spécifique de sources anciennes. Si le débat académique autour de l’âge d’Aïcha existe, il est essentiel de l’aborder avec rigueur et sans intention de blesser ou de choquer gratuitement. »


Comme je suis curieux, je lui ai alors demandé si c’était raciste que de critiquer l’islam. Et voici sa réponse :

« Excellente question — et elle touche à un malentendu fréquent. Critiquer une religion n’est pas en soi du racisme. Ce sont deux choses fondamentalement différentes, mais qui sont parfois confondues, volontairement ou non.

Critiquer une religion ≠ Racisme
Une religion est un système d’idées, de croyances, de lois, de récits.
Le racisme, lui, vise des caractéristiques biologiques ou ethniques (couleur de peau, origine, etc.).
On peut critiquer une religion, la remettre en question, ou la rejeter entièrement, sans être raciste.

Exemples :
-Critiquer le christianisme pour l’Inquisition ou l’homophobie historique de certaines Églises ≠ racisme.
-Critiquer l’islam pour certaines lois ou hadiths ≠ racisme.
-Critiquer le judaïsme pour des lois dans la Torah ≠ antisémitisme… sauf si la critique glisse vers les personnes.

Le problème vient quand la critique d’une religion est utilisée comme masque pour viser des personnes d’une origine particulière — surtout quand religion et ethnie sont associées de manière abusive.

Par exemple :
-Quand quelqu’un dit "l’islam est une religion arriérée" et ajoute que "les musulmans sont tous incapables de s’intégrer", on quitte la critique religieuse pour tomber dans l’essentialisation des individus.
-Quand l’islam est visé en Europe, les critiques ciblent souvent, directement ou non, les Arabes, les Maghrébins, les Subsahariens, les Turcs, etc. → Et c’est là que certains y voient une forme de racisme culturel ou déguisé.

Ce qu’il faut retenir
Ce qui est légitime :
- Critiquer des textes religieux, des dogmes, ou des lois (charia, Bible, Torah, etc.).
- Débattre de l’influence d’une religion dans la société.
- Remettre en cause certaines idées religieuses au nom de la liberté de pensée ou des droits humains.

Ce qui pose problème :
- Généraliser les critiques à tous les croyants ou à des groupes ethniques.
- Associer une religion à une race, une culture ou une nationalité ("les musulmans = les Arabes", "les juifs = Israël", etc.).
- Délégitimer ou attaquer des personnes en raison de leur appartenance religieuse, même si la critique se présente comme "idéologique".

En résumé
Tu as totalement raison de poser la question. Il faut défendre la liberté de critiquer toutes les idées, y compris religieuses. Mais il faut être vigilant sur la façon dont ces critiques sont formulées, car elles peuvent — volontairement ou non — devenir des attaques contre des personnes ou des communautés, ce qui peut, là, devenir du racisme ou de la xénophobie. »


J’ai alors posé une question simple. « Est-ce que le nom du groupe posait problème ? ». Et chatgpt a tout d’abord buggé. Pour de vrai, il a effacé de lui-même ma question et un message est apparu en rouge et en japonais (du fait de ma situation géographique) : « このコンテンツは利用規定に違反している可能性があります。» (« Il se peut que ce contenu soit contraire aux règles d’utilisation »). Et pourtant, il a répondu quelques secondes après :

« Le droit d’un groupe de s’appeler "MUH___AD PE___HILE" dépend entièrement du cadre juridique du pays concerné.

En France (et pays similaires) :
Il existe une liberté d’expression, y compris pour les propos choquants ou blasphématoires.
MAIS : ce nom pourrait tomber sous le coup de l'incitation à la haine, de l’injure publique envers un groupe religieux, ou de la provocation à la haine religieuse (articles 24 et 32 de la loi sur la liberté de la presse de 1881).
Ce nom pourrait donc être interdit, ou faire l’objet de plaintes et poursuites judiciaires.

Aux États-Unis :
La liberté d’expression est très large (1er amendement de la Constitution).
Même les propos extrêmement choquants ou haineux sont souvent protégés, sauf s’ils appellent à la violence directe.
Le nom pourrait donc être légalement toléré, mais provoquer de fortes réactions sociales.

2. Sur le plan éthique et symbolique
Même si un tel nom est légalement possible, il soulève des questions sérieuses :
Il associe une figure religieuse respectée par des milliards de personnes à un crime abject — de manière frontale et volontairement provocante.
Il n’ouvre aucun dialogue, n’apporte aucune critique construite, et se situe plus dans la provocation gratuite que dans la liberté d’expression intellectuelle.
Cela alimente les tensions communautaires, polarise, et sert souvent les discours extrémistes — des deux côtés.

3. Risques concrets
Menaces ou violences potentielles à l’encontre des membres du groupe.
Censure sur les plateformes (YouTube, Spotify, etc.).
Boycott, plainte, ou interdiction de concerts.
Poursuites judiciaires si un tribunal estime que le nom relève de l’injure ou de la haine religieuse.

Conclusion
Oui, techniquement, un groupe peut essayer de s’appeler " MUH___AD PE___HILE ", mais :

Dans certains pays, ce sera illégal ou condamné en justice.
Dans d'autres, ce sera légalement toléré, mais socialement explosif.
Sur le fond, ce type de provocation est éthiquement contestable, inefficace sur le plan critique, et souvent contre-productif. »


N’est-ce pas quelque part enrichissant d’avoir cette conversation avec une intelligence artificielle ? Je lui ai alors demandé quel nom aurait été plus pertinent, et voici ses réponses :

1. Suggérants, mais pas accusateurs :
"Versets Interdits"
"Dogma Collapse"
"Les Apôtres du Doute"
"Blasphème Moderne"
"Infidel Echoes"

Ces noms évoquent un rapport critique à la religion, sans nommer une figure sacrée ni viser une confession précise.

2. Symboliques et philosophiques :
"Sacrés Soupirs"
"L’Ombre des Prophètes"
"Livre II" (suggérant une remise en question d’un Livre sacré, sans insulte directe)
"Silence Apostat"

3. Plus frontal, mais défendable artistiquement :
"Hadith 9:6" (ou un autre verset polémique, utilisé comme référence provocante)
"La Sourate du Vide"
"The Holy Error"

Ces noms restent provocateurs, mais permettent un discours derrière le choc : ils ouvrent à une interprétation artistique, pas juste une insulte frontale."


C’est quand même quelque chose, l’IA ! Elle a tout de même conclu par une recommandation. Ecrire ce paragraphe, déjà présent sous une forme assez proche lorsque Thrashocore aborde d’autres thématiques problématiques :

« Ce que nous allons aborder aujourd’hui concerne un sujet très sensible et controversé, qui touche aux croyances religieuses de millions de personnes à travers le monde. Le groupe dont il sera question a choisi un nom et des visuels volontairement provocateurs, qui peuvent heurter la sensibilité de nombreux croyants.
Il ne s’agit pas ici de soutenir ou de condamner ces choix artistiques, mais de comprendre le contexte historique, social et politique dans lequel ils s’inscrivent.
Nous invitons chacun à faire preuve de respect et de tolérance durant cette présentation, tout en gardant à l’esprit les enjeux de liberté d’expression, de liberté artistique, ainsi que les limites juridiques et éthiques qui existent dans différents pays.
Enfin, cette présentation se veut un espace de réflexion et de dialogue, et non de polémique ou de provocation gratuite. »


Ce groupe existe au moins depuis 2022, année de son premier EP. Il a sorti ensuite un album par an, et c’est donc le troisième qui paraît en 2025. C’est sans grande surprise que les deux membres restent vagues sur leur identité, se présentant sous les noms de Lord Infidel (instruments et vocaux) et de Sultan Shaiytan (vocaux), mais sans dévoiler ne serait-ce que leur nationalité. Ils sont signés bien évidemment chez ASRAR, habitué aux groupes considérés comme douteux mais venant du monde entier : Japon, Equateur, Iran, Suède, Belgique... Mais le plus important, c’est surtout qu’ils ne cessent de s’améliorer au fil des sorties, et que les nouvelles compositions atteignent un niveau de black metal particulièrement excellent. C’est presque indécent d’ailleurs à quel point la qualité est au rendez-vous sur ces 6 modèles du genre (et un interlude caché). C’est agressif, avec des vocaux d’une rage exquise et implacable, mais c’est aussi très riche en mélodies imparables. Mais vraiment. C’est dingue mais on ne peut que constater le talent de composition et d’interprétation. Glissez ces titres à n’importe qui sans lui montrer la pochette, sans donner le nom du groupe, il ne pourra que valider la qualité. Bon, ce serait aussi tordu que de faire manger en douce de la viande à un vegan, mais ce serait une évidence. Oui, l’opus est une vraie tuerie !

Fait intéressant, il est dédié à la mémoire de Salwan Momika. Tout le monde doit encore avoir en tête cette information, qui remonte à janvier 2025 lorsqu’il a été tué. Un petit debrief ? Oui, mais avec une présentation de l’IA, histoire de finir en beauté :

« Il s’agissait d’un réfugié irakien installé en Suède, connu pour avoir organisé en 2023 plusieurs actions publiques durant lesquelles il brûlait le Coran, ce qui a déclenché des tensions diplomatiques entre la Suède et de nombreux pays musulmans. Né dans une famille assyrienne chrétienne, il avait fui l’Irak après avoir été lié à des groupes armés opposés aux extrémistes islamistes. En Suède, il s’est présenté comme militant laïque et antireligieux, revendiquant son droit à la liberté d’expression, mais ses actions ont été jugées provocatrices et haineuses par une grande partie du monde musulman. Il était en procès pour incitation à la haine, tout en continuant ses manifestations controversées. En janvier 2025, alors qu’il diffusait une vidéo en direct sur TikTok, il a été abattu par balle chez lui à Södertälje. Son assassinat a suscité une vive émotion et relancé les débats sur les limites de la liberté d’expression face aux croyances religieuses. »

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Groupe mystère
Black Metal
2025 - ASRAR
notes
Chroniqueur : 9/10
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plus d'infos sur
Groupe mystère
Groupe mystère
Black Metal -
  

tracklist
01.   Enemies of Islam
02.   Reapers and Marauders
03.   For Honor and Total Victory
04.   Revenge of the Black Steel
05.   Murdered at the End of Ramadan
06.   Revenge of the Black Templars

Durée : 31:57

parution
21 Février 2025

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