La Nouvelle-Aquitaine, plus spécifiquement le Pays Basque, est une nouvelle fois à l’honneur grâce à la sortie du deuxième album de
DEATH FROM ABOVE. Faisant suite au prometteur
Altered Dimension (2021) qui avait permis aux Bayonnais de faire connaître leur nom, justifiant au passage une signature chez
Great Dane Records, le quatuor peut une nouvelle fois s’appuyer sur les solides expériences accumulées au sein de
CAN OF WORMS,
SCORN ou encore
RED DEAD pour nous proposer un
death metal furibard, légèrement technique et fortement empreint de
groove.
Ainsi, l’offrande
Reckoning of the Damned bénéficie de quelques améliorations notables par rapport à son grand frère. Déjà, la production. C’est évidemment ce qu’il y a de plus immédiatement audible mais il y avait par le passé un peu trop de compression pour un manque pénalisant de force qui nuisait cruellement à des titres qualitatifs largement inspirés par
DEATH. Aujourd’hui, le mixage ainsi que le
mastering assurés par
Éric Dorléans (
Notos Productions) délivrent juste ce qu’il faut de clarté à ce
death toujours soumis à l’influence du père fondateur mais avec en prime une dimension
brutal death qui ressort davantage, une influence accrue de
SUFFOCATION peut-être ? Nombre de
breaks et de ralentissements brutaux le laissent à penser.
Toujours au rayon des améliorations, le niveau technique affiché a lui aussi fait un sacré bond en avant, sur tous les plans : la précision des rythmiques, la qualité des solos, l’ampleur du chant, la richesse des structures, la puissance de la sulfateuse, tout est définitivement meilleur sachant que la formation partait sur des bases très solides. Là, quatre ans plus tard, c’est sans conteste d’une qualité supérieure. À la fois plus inspiré car plus personnel et autrement agressif,
DEATH FROM ABOVE semble avoir digéré ses références, l’enregistrement mettant même enfin en valeur un
feeling thrash metal hautement corrosif dans la façon d’attaquer les riffs (« Dread Fear Terminate » par exemple). Cela y était peut-être déjà dans
Altered Dimension mais le son trop sourd ne le laissait hélas pas transparaître.
Grosse performance donc de la part d’un groupe qui parvient en neuf compositions à parfaitement équilibrer son goût pour le
old school tout en écrivant une musique actuelle, typique du
tech death moderne, sans jamais se départir d’un côté
cool, comme si les musiciens ne forçaient pas leur talent, jouaient à l’instinct. Il faut dire que la fluidité d’un titre tel que « Death Factor », malgré ses changements multiples, ou encore la brutalité frontale de « Echoes of Sacrifice » s’expliquent probablement par un long travail d’écriture afin que le résultat semble logique. Pas d’accumulations bêtes de riffs idiotement véloces, juste une assise ultra solide qui, en cela, pourra évoquer les années 90. Et puis il faut dire que j’adore ce genre de
death essentiellement rythmique qui te roule dessus, te piétine avec des semelles bien épaisses (« Blood of the Fallen »). Je relèverai également pour conclure la prestation vocale intense de
Manu Iriarté dont le chant gras et guttural fait vraiment honneur au genre.
Je l’avoue, j’avais des réserves avant de découvrir les Bayonnais. Sans aucune raison puisque la renommée du label ainsi que les nombreux concerts (dont une tournée en Asie je crois) auraient au contraire dû m’appâter. Je me repends donc platement, les trente-huit minutes de
Reckoning of the Damned faisant probablement partie des meilleurs moments
death metal hexagonaux de l’année.
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