Gormoth - Winterfall
Chronique
Gormoth Winterfall
Parler d’un album de GORMOTH, c’est aussi compliqué que de parler d’un Premier ministre durant le second mandat de Macron. Vous travaillez dessus, vous vous renseignez sur ce qu’il raconte, et lorsque vous êtes enfin prêt, BAM, un nouveau l’a déjà remplacé. À la base, j’avais prévu de faire une chronique de Carved Your Name into the Trees, EP sorti en mars 2025. Seulement voilà, un autre EP est paru trois semaines plus tard : A Lament for the Dying Earth. Trois semaines plus tard encore, c’est l’album Spring qui apparaissait et devenait ma priorité. Jusqu’au mois suivant et un nouvel EP… Et cette spirale ne s’est pas arrêtée de mois en mois, jusqu’à arriver en décembre… Alors si le Hongrois Adam est incapable de se poser et de passer tout de suite à autre chose, il fallait bien que je me décide, de mon côté, à écrire quelque chose. Alors voilà, ce sera celui-ci, ce sera Winterfall.
Mais là aussi, il va falloir se méfier, car cet album est paru en deux éditions différentes. Une version intitulée Winterfall (Ambient), parue le 2 décembre, avec une pochette différente de la version suivante, parue le 24. C’est cette dernière qui m’intéresse, parce que j’ai toujours eu du mal à considérer les projets instrumentaux comme des projets finis (je suis vilain). Et puis je préfère cette pochette, même si elle a une nouvelle fois été empruntée à un artiste célèbre : Julius Sergius von Klever. GORMOTH est un grand amateur de peinture, et il trouve toujours des œuvres qui servent sa musique. Gustaf Cederström pour l’EP My Own Funeral, Santiago Rusiñol pour l’album Oh My Bitter Addictions, ou encore Alphonse Osbert pour l’album Life, Death and the Universe.
Celle choisie cette fois-ci est à nouveau parfaitement dans le thème, puisque les quatre nouvelles compositions évoquent la neige. Les ambiances y sont pleinement consacrées, avec un black metal atmosphérique et ambiant très reposant, car particulièrement évocateur. Tout y est beau et serein, avec même quelques chants d’oiseaux sur « Winterfall III ». Rien n’est menaçant, rien n’est malfaisant, tout est plénitude totale, jusqu’à ces vocaux growlés mais très doux, comme s’ils avaient pour simple but d’éviter le froid. Ils réchauffent suffisamment les ambiances pour nous mettre encore plus à l’aise, pour nous rassurer encore davantage.
Il n’y a pas grand-chose à dire de plus. GORMOTH fait une musique à destination de ceux qui veulent de la plénitude, et il le fait bien. Cela pourra paraître insuffisant aux oreilles de certains, et d’autres diront que tant de miel les agace à plus haut point, au moins autant que les interventions de l’un des Premiers ministres de Macron. Par contre, dépêchez-vous de l’écouter, le prochain album est déjà annoncé pour février 2026 !
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