1928 - L'appel du spectre
Chronique
1928 L'appel du spectre
Avant, 1928 s’appelait 1927 et avait sorti en 2024 un EP nommé Les meutes séditieuses. Petit changement de nom, avant sans doute de devenir 1929 la prochaine fois. On ne sait pas, même l’un des membres a changé de nom entre-temps… Il s’agit de notre Marie de Transcendance légendaire, qui passe ici de son pseudo habituel, Brouillard, à Shaåkråky. Elle y assure les vocaux, dont on reconnaît le timbre, ainsi que la basse, laissant le reste à un jeune homme aux cheveux courts et amateur de vin (selon la pochette de l’album) : Déclin. C’est lui qui est derrière les compositions et se charge des guitares ainsi que de la programmation des batteries.
Avant même d’écouter un morceau, ceux qui connaissent Marie peuvent déjà imaginer plus ou moins à quoi ressemble ce jeune projet. Elle aime le black qui conserve des sonorités et une approche raw, avec un esprit underground. Elle sait aussi créer des atmosphères tantôt désespérées, tantôt perdues dans une immensité, l’espace ou la brume… Mais attention, ce n’est pas elle qui est à la barre, mais bien son comparse Déclin. Cela pourrait donc être différent et, effectivement, ils se décrivent de manière très précise : du « raw punk black finnish-scene-like » ! « Finnish-scene-like », mais tout de même en français, avec des compositions intitulées « Le royaume inondé », « Au cœur de la folie », « Sous l’ombre décharnée » ou encore « Le soleil blanc se meurt ». Sur les neuf compositions, une seule rend hommage à la Finlande : « Liekkien värinän takana », qui signifie Derrière le frémissement des flammes.
De mon côté, c’est surtout ce terme qui fait plaisir dans la description, parce qu’il annonce des cavalcades et des riffs de guitare bien plaisants. En revanche, je suis moins chaud avec le « punk ». Finalement, ce n’est qu’un zeste, et ce n’est clairement pas le style dominant sur ces neuf compositions. L’influence s’entend seulement sur de courts passages, comme l’introduction de « Le royaume inondé » ou la première minute de « Sous l’ombre décharnée ». Je n’aurais pas mis ce terme dans l’étiquette du groupe pour si peu.
Du coup, on est face à un black metal nerveux et excité, avec un rythme qui passe généralement de rapide à plus rapide, pour revenir à du rapide. C’est effectivement très raw, avec des vocaux raclés de circonstance et des mélodies qui ne sont pas révolutionnaires. Le tout reste très efficace et l’ennui n’est jamais là, même si la formule demeure un peu trop similaire sur 43 minutes. Seul « Le royaume inondé » se démarque véritablement et s’impose comme le meilleur morceau de l’album, dévoilant davantage de contrastes et laissant percer des sensations de faiblesse et de douleur plus marquées. "Au cœur de la folie" n'est pas loin cependant...
C’est un bon album, et le contraire aurait été étonnant pour une sortie Transcendance…
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