chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
399 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Heresie - Po... » Christian Kühn »

Korn - See You On The Other Side

Chronique

Korn See You On The Other Side
On a pu constater que certaines chroniques de groupes officiants dans un style similaire ont fait couler beaucoup d'encre. La faute à l'album ou à la chronique ? Un peu des deux, sûrement. Mais, ceci n'est pas notre présent problème ; du moins pas exactement. Je vous propose juste un petit jeu : combien y aura-t-il de commentaires débiles suite à cette chronique (peut être aussi débile, qui sait) ? Le gagnant se verra offert une bise sur la fesse gauche par Kleim Antyne. Jeu sans obligation d'achat, image non contractuelle.

Avant d'entamer quoi que ce soit à propos de ce 7e album, une petite rétrospective s'impose. Fin 2003, le groupe sortait Take a Look in the Mirror, album considéré par plusieurs comme un retour aux sources trop facile, fade et sans relief. En 2004, pour finir son contrat avec Epic/Sony, Korn sort son Greatest Hits plus que facultatif. Et c'est en février 2005, à la surprise générale, au grand damne de presque tous les fans, que Head quitte la barque, préférant dorénavant un clochard de 2000 ans plutôt qu'un autre de 40 ans. C'est alors que certaines n'hésitèrent pas à proclamer la mort de Korn. Et bien, mesdames et messieurs, avec la sortie de See You On The Other Side, je dois vous dire une chose : prout (oui ça devient une habitude, mais ce mot est surpuissant).

A ceux qui n'appréciaient déjà pas la voix de Jonathan Davis sur Untouchables, ne comptez même pas accrocher à cet album. En effet, celui-ci m'a permis de me rendre compte d'une chose : dorénavant (du moins sur cet album) et plus que jamais, la voix de Davis EST Korn. Elle est l'élément incontournable du groupe ; la condition sine qua non quant à l'existence (survie dirons certains) du combo. C'est elle qui fait toute la personnalité de l'album, elle est l'instrument principal. Il n'y a qu'à écouter un (mauvais) titre comme Twisted Transistor par exemple : qu'est ce qui sauve le morceau ? Je vous le donne en mille. Le clip ? Oui bon, certes, mais quand t'écoutes l'album, tu vois pas le clip, d'accord ? C'est donc, par élimination, la voix. Enfin, ne crachons pas trop dans la soupe quand même, David a rehaussé son niveau de jeu, nous offrant des plans plus complexes, et Fieldy, bien que bénéficiant d'une production un peu plus discrète, est toujours là pour apporter sa dose de groove habituelle.

Cependant, résumer cet album à la voix de Jon reviendrait à affirmer l'absence d'une quelconque autre recherche musicale, et donc à affirmer l'existence d'une pauvreté musicale certaine, et à fortiori celle d'innovations. Les mauvaises langues me soutiendront justement que Korn et pauvreté musicale riment ensemble. D'un, la sonorité « corn » est différente de celle de « ale », qu'on pourrait plutôt ramener à un mot bien connu des Le cul entre Issues et Untouchables, ce 7e album nous fait montre d'un aspect auquel le groupe ne nous a pas habitué : l'utilisation d'autres instruments que les sempiternels guitare/basse/batterie/cornemuse. Au rendez-vous, on comptera présent la scie musicale (Open Up), le clavier (Love Song), et le violoncelle (Seen it All, et encore Open Up). Si si (la princesse). Et vous êtes bien entrain de lire une chronique de Korn. Plus que jamais, les effets sont omniprésents, ce qui confère à SYOTOS un côté électro assez novateur pour le groupe. Dans le genre, on retiendra des morceaux comme sur Throw Me Away, Love Song, ou bien la vigoureuse Getting Off (où l'on observera un Jon dans une même forme que sur Break Some Off du précédent album).

Dans l'ensemble, ce disque offre une ambiance relativement sombre, que ce soit par la présence d'interlude angoissante (à la fin de 10 Or A 2-Way ou Open Up, avec respiration de Dark Vador et cornemuses « folles », voix oppressantes et tutti quanti), ou par des morceaux assez mélancolique, avec Love Song (à l'ambiance assez gothique), ou les superbes Seen It All (avec la voix gémissante de Jon, ses notes de piano cristallines, sa cornemuse majestueuse) et Tearjerker (calme, enfantine, triste, spatiale, inquiétante, rappelant parfois la magnifique Hollow Life sur Untouchables), ce dernier concluant l'album en apothéose, comme de règle chez Korn.

Cependant, il faut voir que l'album possède un niveau assez inégal : on s'ennuie assez facilement en écoutant les 3 premiers morceaux, et d'autres sont somme toute assez facultatifs, comme For No One ou Coming Undone (prochain single du groupe en passant…), et la tendance étant à des chansons de 4 minutes en moyenne (oh non !), c'est-à-dire plus que d'habitude, cela représente souvent une voire deux minutes où l'on s'ennuie, ce qui n'est pas rien (je pense notamment à Souvenir). Mais bon, lorsque Korn brille et nous offre des morceaux comme Love Song, Throw me Away, Open Up, Liar, Seen it All ou Tearjerker, ne boudons pas notre plaisir. Cet album est bon, mais possède malheureusement trop de morceaux ou de passages facultatif. En tout cas, si le groupe continue sur cette lancée, ça ne peut que laisser présager du bon pour la suite.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Korn
Nu Metal
2005 - EMI
notes
Chroniqueur : 6.5/10
Lecteurs : (17)  5.94/10
Webzines : (18)  6.53/10

plus d'infos sur
Korn
Korn
Nu Metal - 1992 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Twisted Transistor  (04:12)
02.   Politics  (03:17)
03.   Hypocrites  (03:50)
04.   Souvenir  (03:50)
05.   10 Or A 2-way  (04:41)
06.   Throw Me Away  (04:41)
07.   Love Song  (04:19)
08.   Open Up  (06:15)
09.   Coming Undone  (03:20)
10.   Getting Off  (03:25)
11.   Liar  (04:14)
12.   For No One  (03:37)
13.   Seen It All  (06:19)
14.   Tearjerker  (05:05)

Durée : 61:03

line up
parution
6 Décembre 2005

voir aussi
Korn
Korn
The Nothing

2019 - Roadrunner Records
  
Korn
Korn
Untouchables

2002 - Elektra Records
  
Korn
Korn
Korn

1994 - Epic Records
  

Essayez plutôt
Deftones
Deftones
Adrenaline

1995 - Maverick Records
  
Coal Chamber
Coal Chamber
Chamber Music

1999 - Roadrunner Records
  
Deftones
Deftones
Ohms

2020 - Reprise Records
  
Shovel
Shovel
Latitude 60° Low

1999 - Headstrong Records
  
Kült 45
Kült 45
Mauvaises influences

2026 - Indépendant
  

Déception de l'année
Havok
Unnatural Selection
Lire la chronique
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique