N’ayant pas cherché à camoufler mon vif intérêt pour
THE BLEEDING lorsque j’avais évoqué
Monokrator (2023), j’avoue que j’étais assez impatient d’entendre ce que les Anglais allaient nous proposer au cours de cette quatrième sortie intitulée
Godless Communion. Une seule chose me faisait finalement craindre le pire : le remplacement de trois musiciens sur quatre, seul le soliste
Tasos restant du
line up précédent. S’il est le principal compositeur, cela pourrait être sans impact mais j’avais quand même bien accroché au timbre criard du précédent vocaliste, un mix entre
Mille Petrozza et
Jeff Walker. Aussi, afin d’avoir un avant-goût, je suis allé me repaître du
single « Altar of the Ram » en avance de phase, le titre se voyant rendu disponible en début d’été. À priori, la composition contient tous les éléments nécessaires pour lever les doutes éventuels, je retrouve dans ces quatre minutes à peu près tout ce qui rendait la bande si séduisante : une énergie
thrash metal branchée sur du mille volts, un renforcement des aspects
death notamment grâce au chant grave de
Craig Land dont la particularité est d’avoir joué dans
MALIGNANT SAVIOUR, un groupe d’Afrique du Sud. Cela dit, ne soyons pas trop optimiste, un bon
teaser est parfois l’arbre qui cache la forêt.
Il n’en sera rien concernant ces dix pistes hautement véloces, à commencer par l’ouverture « Immortal Flesh » qui blaste sévèrement la tronche d’entrée de jeu tout en proposant un délicieux ralentissement en son centre, exprimant ainsi en à peine plus de trois minutes tout le potentiel de la formation : de l’agressivité à revendre mais également capable de coagulations surpuissantes. Alors oui, le changement de vocaliste fait peut-être perdre aux Anglais un brin de leur singularité, en aucun cas de leur qualité. Difficile de résister aux assauts perfides d’un « Bestial Bloodlust » à la technicité perverse et qui, clairement, finit de faire pencher la bande dans la dimension
death metal, le
thrash n’étant plus qu’un souvenir pas encore trop lointain. Donc, de la violence, de la violence et encore de la violence. Massive, précise.
Guère surprenant d’ailleurs étant donné qu’en dépit du renouvellement des cadres, le groupe reste fidèle à des titres courts, entre trois et quatre minutes, condensant ainsi le meilleur de leurs idées et évitant la dispersion, la tentation de se lancer dans des choses alambiquées qui n’auraient pas forcément de sens dans ce contexte viril mais correct. Certes l’auditeur serait en droit de réclamer davantage de variations, histoire de ne pas avoir systématiquement le sentiment de se faire rouler dessus mais compte tenu de la durée totale fort raisonnable (trente-cinq minutes, à peine davantage que le précédent), c’est une douleur supportable, pour ne pas dire agréable.
Décidemment,
THE BLEEDING s’inscrit comme une valeur sûre de la scène extrême européenne avec finalement peu de concurrence sur son propre territoire anglais. Sans aucun temps mort ni une once de pitié le quatuor inflige l’une des leçons
death thrash de l’année, leçon à qui je réserve dès aujourd’hui une place sur mon podium personnel. En effet, le vocaliste s’avère d’une grande versatilité, passant allègrement du
growl au criard, les riffs sont tendus comme le slip d’un obèse, les solos concis simplement excellents dans l’intensité qu’ils insufflent et le batteur se montre généreux dans les blasts.
What else?
Par AxGxB
Par Sosthène
Par xworthlessx
Par Sosthène
Par coreandcoupdate
Par Jean-Clint
Par Cujo
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène