Lorsque je me trompe, je le reconnais. J’avoue donc avoir fait un mauvais procès à
ORPH. Parce que c’est encore un
one-man band, parce que je ne sais pas quoi penser de la pochette de
Dead, parce que j’ai écouté rapidement les premières mesures du titre éponyme et que j’ai trouvé cela répétitif, redondant… Je n’étais pas dans le bon état d’esprit il semblerait. Bon, je ne crierai pas au génie méconnu non plus mais ces quatre compositions méritent davantage que le sort initial auquel je les destinais. De plus,
Johnny Thrash, le monsieur qui s’occupe donc de tout, bah il a un peu roulé sa bosse déjà, de 2004 à 2010 au sein de
MORPHOSS (deux démos puis un LP) puis dans le tout aussi confidentiel
ORDER OF ELEPHANTS… De l’expérience donc, ce qui à ma plus grande surprise s’entend durant ces dix-sept petites minutes.
Le style n’est pas bien compliqué, on navigue entre le
brutal thrash, le
death metal ainsi qu’un mince filet de
black pour l’ambiance de titres tels que « Evil ». Sur le papier, une formule usée jusqu’à la corde de tes espadrilles estivales et pour laquelle il faut frapper fort à la porte de la conscience pour qu’on daigne se lever pour ouvrir. Sauf que là, à force de persuasion, avec sa production hyper propre, ses riffs carrés et son chant en place, il finit par convaincre le bougre, te convaincre qu’une première partie dans un rade près de chez toi pourrait donner lieu à un chic moment houblonné, sans chichis… De plus, si je n’ai pas la berlue, le mec arbore un t-shirt
HYPNOSIS, ce qui le rend immédiatement sympathique, avenant, charmant, attachant. Et comme il se permet de balancer de bons directs pleine poire (« Pain »), c’est validé comme disent les jeunes !
À la limite j’apprécierais que le musicien se casse davantage la nénette au moment de nommer ses EP parce que
Born (2024) puis
Dead, à moins de cligner de l’œil vers
BODY COUNT, ça sonne un peu bâclé, idem concernant les titres des morceaux, le genre de mots qu’on marquait au tipex sur les trousses au collège. J’imagine que cela participe au concept, que
Johnny Thrash s’en branle un peu des fioritures et que tout ce qu’il souhaite c’est communiquer sa passion du gros
thrash qui tache sans s’embarrasser d’un quelconque décorum. À la bonne heure.
Tu sais quoi
ORPH ? Je vais même te dire merci car grâce à toi j’ai découvert
The Cursed King, le seul
full-length de
MORPHOSS, et que j’ai trouvé ça ultra
cool, bien radical, bien extrême, bien foutu tout simplement. Après, je ne sais pas quels sont les projets du bonhomme, s’il envisage de passer à l’étape supérieure (recruter des musiciens, enregistrer un disque…) où s’il se contentera de balancer un EP chaque année mais il trouvera chez moi une oreille bienveillante.
Par Cujo
Par AxGxB
Par Sosthène
Par Sosthène
Par Cujo
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Niktareum
Par Sosthène
Par Jean-Clint
Par Lestat
Par Samfisher
Par Sosthène
Par MoM
Par Raziel