chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
324 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Atavisma - Where Wolves Once Dwelled

Chronique

Atavisma Where Wolves Once Dwelled (Démo)
Atavisma est un jeune groupe parisien formé en 2013 et auteur d’une première démo intitulée Where Wolves Once Dwelled. Sortie le 31 janvier 2014, celle-ci a depuis connu plusieurs éditions allant ainsi de la version digitale indépendante au pressage CD officiel (Dead Center Productions) en passant par la version digitale labélisée (Senseless Life Records) pour terminer en juin dernier par la version cassette via le label français Nihilistic Holocaust. De quoi contenter à peu près tout le monde si ce n’est, pour une fois, les amateurs de vinyles.

Evoluant sous la forme d’un duo, Atavisma (dont on peut d’ailleurs saluer le très chouette logo) pratique un Death Metal rugueux dont les racines s’étirent jusqu’à la Suède. Une influence qui se manifeste sans trop de surprise par un son de guitare granuleux façon HM-2 (on pense d’ailleurs pas mal à Dismember) mais faisant cependant l’impasse sur la rythmique effrénée qui marque en général le genre. En effet, à l’exception de quelques passages plus soutenus (cette double pédale sur "The Savage One", "Forsaken" à 0:21 et 1:28, "Where Wolves Once Dwelled" à 2:13 et 5:30 et le bien plus frontal "Nature‘s Warfare"), Atavisma préfère opter pour un mid-tempo rampant et entêtant, laissant ainsi de côté tchouka-tchouka et autres séquences thrashisantes. Un choix plutôt intéressant puisque rares sont les groupes à combiner ce son de guitare particulièrement abrasif à ce type de patterns rythmiques sombres et écrasants. Il en découle ainsi une atmosphère poisseuse et suffocante marquée par un growl particulièrement caverneux et monolithique dont l’absence de variation n’est pas un défaut, en tout cas pas ici.

Et si l’ambiance n’est pas à la franche rigolade, c’est aussi grâce à des riffs plutôt bien ficelés. Ainsi, sans briller par leur originalité ou leur efficacité, ces derniers n’en sont pas moins suffisamment inspirés pour insuffler sur l’ensemble de cette première démo un vent glacial et sinistre du meilleur effet. N’attendez pas à y trouver de grands moments de bravoure mais plutôt un ensemble de riff convaincant et suffisamment ambiancé pour rendre l’écoute de Where Wolves Once Dwelled tout à fait agréable. Atavisma se fend également de quelques solos fort bien sentis apportant leur part de noirceur à cette œuvre déjà bien sombre ("The Savage One" à 2:26, "Forsaken" à 2:37, "Where Wolves Once Dwelled" à 4:08 et 5:37).

Quelques fausses notes sont cependant à signaler à commencer par ce break atmosphérique plutôt quelconque sur "Where Wolves Once Dwelled" à 4:45 ou encore cette production assez désagréable au niveau du chant. En effet, si la touche suédoise est plutôt bien amenée, c’est à dire sans excès, à travers des guitares rugueuses ou que la batterie jouit d’un son tout à fait naturel, le chant vient quelque peu gâcher la fête car trop saturé à mon goût, trahissant au passage le côté "démo" de l’objet. C’est dommage car le growl profond et imposant de L. aurait gagné en impact à être plus précis.

Premier essai transformé pour Atavisma qui propose avec Where Wolves Once Dwelled une première démo assez convaincante entre Death Metal old school à la sauce scandinave et Death/Doom bien plus massif. Le duo aura cependant encore quelques efforts à faire notamment pour que ses riffs puissent faire une réelle différence. En l’état, Atavisma réussit à attiser la curiosité mais je ne suis pas certain, si les choses demeurent en l'état, que ce sera toujours le cas, surtout sur un plus long format. A bon entendeur.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Atavisma
Death / Doom
2014 - Nihilistic Holocaust
notes
Chroniqueur : 3/5
Lecteurs :   -
Webzines : (6)  3.84/5

plus d'infos sur
Atavisma
Atavisma
Doomed Death Metal - 2013 - France
  

tracklist
01.   The Savage One
02.   Forsaken
03.   Where Wolves Once Dwelled
04.   Nature's Warfare

Durée : 19:47

parution
28 Juin 2014

voir aussi
Atavisma
Atavisma
The Chthonic Rituals

2018 - Memento Mori
  

Essayez plutôt
Officium Triste
Officium Triste
Hortus Venenum

2024 - Transcending Obscurity Records
  
Ataraxie
Ataraxie
Résignés

2019 - Weird Truth Productions / Deadlight Entertainment / Xenokorp
  
Inborn Suffering
Inborn Suffering
Wordless Hope

2006 - Sound Riot Records
  
Novembers Doom
Novembers Doom
The Pale Haunt Departure

2005 - The End Records
  
Extreme Cold Winter
Extreme Cold Winter
World Exit

2021 - Hammerheart Records
  

Machine Head
Catharsis
Lire la chronique
Sledgehammer
Destroy/Rebuild
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique