chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
224 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Benny Richter » Denis Diaz »

Therion - Leviathan

Chronique

Therion Leviathan
Deux, trois fois par an, Sakrifiss sort de sa petite zone de confort et chronique autre chose que du black metal. Il n’écoute effectivement que rarement d’autres styles, mais il ne va pas se gêner de donner son avis quand c’est le cas, et il a donc eu l’occasion de parler de GWAR, IRON MAIDEN et plus récemment de KORN dans les pages de Thrashocore. Et en 2021, c’est de THERION qu’il a décidé de parler.

Un monument qui a sorti son premier album il y a tout juste trente ans, et qui n’a pas chômé durant toutes ces années. Il a un peu levé le pied dans les années 2020 en ne sortant que trois albums. Tout d’abord il y avait eu Sitra Ahra en 2010 qui m’avait beaucoup déçu, puis une grosse surprise en 2012 avec Les fleurs du mal qui proposait des reprises de notre patrimoine français : des chansons de France Gall, Marie Laforêt, Sylvie Vartan, Serge Gainsbourg. Un outrage qui avait quand même quelque chose de fascinant, et qui a aussi de mon côté changé ma façon de voir le groupe. Pour moi, il était une interprétation du beau, du lyrique, du moelleux, et tout de même un peu du mièvre, mais les clips qu’il proposait pour illustrer ces recompositions étaient malsains, laids, dépravés, et un peu gênants. Bon, ils ont aussi le même problème que DEATHSTARS, tout aussi suédois qu’eux, à savoir de continuer à se déguiser et à se maquiller comme des ados, mais avec leurs têtes de vieux. Ça leur donne un peu le même air que FADADES, et bien qu’on aimerait dire qu’ils sont cools d’être toujours jeunes dans leur âme, ils font malheureusement un peu cringes. Oui, c’est un gars qui se met un jean sur la tête qui dit ça, mais bon, THERION m’a cramé les yeux avec « Initials BB », « Mon amour mon ami » et surtout « Poupée de cire, poupée de son » qui m’a plongé dans une ambiance de groupe échangiste allemand pour seniors.

Depuis, je n’avais que ça en tête. L’impression de regarder un vieux porno dégueulasse en écoutant THERION. Alors quand le groupe est revenu 6 ans avec Beloved Antichrist, je l’ai zappé. Je ne lui ai donné aucune chance malgré la générosité de son contenu. 3CD ! 46 pistes ! Les avis ont apparemment été bien divisés, j’irai peut-être un jour rattrapé mon retard en l’écoutant… En attendant c’est avec une nouvelle trilogie, celle de Leviathan, que j’ai décidé de me remettre à écouter la troupe de Christofer Johnson, qui personnellement m’aura jusqu’à maintenant le plus plu avec sa doublette Lemuria / Sirius B en 2004. C’est effectivement une trilogie qui est annoncée, mais pas en un seul jet. Ce qui va nous permettre de mieux digérer l’ensemble. 11 morceaux sont présents sur cette première partie, pour un total de 45 minutes. Durée parfaite, et les compositions ne trainent pas non plus en longueur. La plus longue ne fait même que 5:37. Et quand on se veut aussi riche qu’un groupe mêlant metal et opéra, il vaut mieux ne pas en faire trop pour être digeste, efficace, convaincant.

Eh bien ce 17ème album a ces qualités. Bien entendu, il faut à la base être attiré par le concept de musiques douces un peu trempées dans le metal pacifique, heavy / glam. Ou alors il faut être un amoureux des vocaux multiples et de la beauté des voix, toujours la marque de fabrique de THERION. Sur cet album encore, il y a en a un paquet et pour tous les goûts ! Déjà, il y a ceux des membres à part entière de la formation : Thomas Vikström (tenor) et Lori Lewis (soprano) et puis il y a les invités… On liste :

Marco Hietala de NIGHTWISH, TAROT et RASKASTA JOULUA
Mats Leven de CANDLEMASS, YNGWIE MALMSTEEN
Noa Gruman de SCARDUST
Taida Nazraic de THE LOUDEST SILENCE
Chiara Malvestiti de CRYSALYS
Hellscore qui a aussi donné de la voix pour les chœurs d’AMORPHIS ou ORPHANED LAND
Rosalia Sairem de… je ne sais pas, mais elle est espagnole, complétant un peu la collection de nationalité puisque les précédents venaient de pays aussi variés que l’Italie, Israël ou la Finlande.

Des invités, il y en a d’autres, qui eux sont aux instruments. Citons seulement la violoniste allemande Ally Storch-Hukriede et le batteur suédois légendaire Snowy Shaw… Les autres sont tout aussi méritants, à l’orgue, au clavier ou quoi qu’ils fassent, et participent à ce mélange musical d’un équilibre délicieux. C’est vraiment bon. Certes, c’est sans surprise depuis le temps qu’on connaît THERION et son style « salade de fruits », mais il n’y a rien à reprocher à Leviathan. Si on est dans l’état d’esprit, on apprécie. On tape du pied par moment, on remue la tête parfois, on se surprend à fredonner certains passages par la suite ou en même temps que les artistes… Bon, il y a bien des fois où on sent un peu de ringardise, mais ça fait partie du monde des Suédois.

Alors cet album, je l’ai écouté sans y revenir à reculons. Je sais que c’est uniquement par périodes que je me sens capable de plonger dans ce genre de styles, mais c’était le bon moment, et cette fois-ci même les clips ne sont pas mauvais, au contraire. Alors je repose l’album, et même si je ne le remettrai pas avant quelques semaines, il m’a en tout cas donné envie d’écouter ceux qui suivront, et convaincu que THERION avait encore des mélodies à nous livrer malgré ces 30 ans d’existence…

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Therion
Metal symphonique
2021 - Nuclear Blast Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (13)  7.58/10

plus d'infos sur
Therion
Therion
Metal symphonique - 1988 - Suède
  

vidéos
Die Wellen der Zeit
Die Wellen der Zeit
Therion

Extrait de "Leviathan"
  
Tuonela
Tuonela
Therion

Extrait de "Leviathan"
  

tracklist
01.   The Leaf on the Oak of Far
02.   Tuonela
03.   Leviathan
04.   Die Wellen der Zeit
05.   Aži Dahāka
06.   Eye of Algol
07.   Nocturnal Light
08.   Great Marquis of Hell
09.   Psalm of Retribution
10.   El Primer Sol
11.   Ten Courts of Diyu

Durée : 45:33

parution
22 Janvier 2021

voir aussi
Therion
Therion
Secret Of The Runes

2001 - Nuclear Blast Records
  

Essayez aussi
Symphony X
Symphony X
Underworld

2015 - Nuclear Blast Records
  
Rhapsody
Rhapsody
Power Of The Dragonflame

2002 - Nothing To Say
  
Nightwish
Nightwish
Angels Fall First

1997 - Spinefarm Records
  
Rhapsody
Rhapsody
Legendary Tales

1997 - Nothing To Say
  
Nightwish
Nightwish
Oceanborn

1998 - Spinefarm Records
  

Exmortus
Slave To The Sword
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Intoxicated
The Dome
Lire la chronique
Shadowspawn
Cadaver Dogs
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Cro-Mags
Alpha Omega
Lire la chronique
Slyther
Chronicles of Despair
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Violent Pacification (EP)
Lire la chronique
Nukem
The Grave Remains
Lire la chronique
Aborcja
Do krzyża abarotem
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Sunovrat
Kuluk
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Perpetual Warfare
The Age of War
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Cryptic Shift
Overspace & Supertime
Lire la chronique
Deathraiser
Forged In Hatred
Lire la chronique
R.I.P. Soldier
The True Soldiers Never Die
Lire la chronique
Cro-Mags
Best Wishes
Lire la chronique