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Interview de WARSIDE pour l'album "Cognitive Extinction"

Interview

Interview de WARSIDE pour l'album "Cognitive Extinction" Entretien avec Jérôme Camus (Basse) (2026)
Salut Jérôme et merci de consacrer un peu de temps à ces quelques questions, tout d’abord pour ceux qui ne vous connaissent pas encore peux-tu me faire une petite biographie rapide du groupe et son histoire ?

Salut et merci à toi pour le soutien !

WARSIDE a démarré en 2018, et on a sorti un premier EP en 2020. Depuis, le line-up a pas mal évolué, et aujourd’hui, il ne reste plus que Vince (Vincent Morelle - Guitare) et moi de cette période.

En 2023, on a passé un vrai cap avec l’opportunité de tourner en Europe aux côtés de VADER et VOMITORY. Cette tournée nous a permis de franchir une étape et de gagner énormément en expérience. La fin d’année 2023 a aussi marqué un tournant avec l’arrivée de Thomas à la batterie. Grâce à lui, on a pu repartir encore plus solides en 2024 pour la seconde partie de la tournée anniversaire de VADER, puis enchaîner plusieurs beaux festivals, notamment au Portugal et en Allemagne. En 2025, on a choisi de ralentir les concerts pour se concentrer pleinement sur l’enregistrement de notre premier album, avec l’arrivée de Mathieu au chant et moi qui passe désormais à la basse.

Vous avez pris votre temps pour enregistrer ce passage vers l’album, il faut dire que le line-up a été profondément remanié avec les arrivées des frères Jarret au chant et à la batterie. Comment s’est passé leur intégration ? Leur recrutement a-t-il été simple ?

La première maquette de l’album était prête dès 2022. Entre-temps, on a eu la chance de beaucoup tourner et d’accumuler de l’expérience sur scène. Mais surtout… Thomas est arrivé à la batterie. Avec ce qu’on avait vécu sur les deux tournées et l’envie d’intégrer pleinement son jeu à la composition, On finalement tout remis à plat pour repartir de zéro. Mathieu est arrivé au chant en 2025, pendant l’enregistrement de l’album. Il avait déjà partagé la scène avec nous en Pologne et en Allemagne en 2024. Et dès son arrivée, il a fait un boulot énorme ! Il a apporté cette touche qui a vraiment fait monter les morceaux d’un cran. Avec les deux frangins, tout s’est mis en place simplement et avec beaucoup de fun. Leur arrivée a donné un nouvel élan au groupe et l’a poussé vers le haut.

Ils ont en tout cas amené une sacrée hausse du niveau technique… tu confirmeras je pense ?!

Oui, clairement. Au-delà de l’apport musical, ils ont amené énormément au groupe sur le plan humain. Leur arrivée a renforcé la cohésion et la dynamique du groupe.

Ce qui m’a instantanément marqué par rapport à l’Ep c’est que les éléments plus modernes ont été gommés au profit d’une musique plus brute, directe et old-school… est-ce l’arrivée des deux nouvelles recrues qui a motivé cela ou c’était déjà dans les tuyaux auparavant ?

Avec Thomas, on a rapidement gagné un son plus gras, plus brutal et plus précis en live. Les morceaux ont commencé à changer sur scène et on nous faisait régulièrement la remarque que le rendu live n’avait plus grand-chose à voir avec l’EP. Quand Mathieu est arrivé sur les premiers concerts, il a tout de suite ajouté une couche supplémentaire de brutalité et de groove qui a définitivement transformé notre set en quelque chose de plus direct et sans compromis. Vincent qui a beaucoup d’influences old-school, s’est aussi très investi dans l’écriture de l’album, en composant certains titres complets et en apportant des riffs sur d’autres morceaux. Tout ça a naturellement tiré l’album vers quelque chose de plus brut. On souhaitait vraiment avoir un rendu final proche de ce que l’on peut proposer sur scène.

Sur cet opus les premières influences qui m’ont immédiatement marqué sont HATE ETERNAL, DYING FETUS et GORGASM… bref que du nom d’outre-Atlantique, y en a-t-il d’autres qui vous ont inspirés (qu’ils soient des Etats-Unis ou d’ailleurs) ?

On peut citer des groupes comme SUFFOCATION, ARCHSPIRE ou CATTLE DECAPITATION pour certains, CANNIBAL CORPSE pour d’autres. De mon côté, j’ajouterais aussi MISERY INDEX et VOMITORY.

Ce que j’ai trouvé flagrant c’est la pochette visuellement très proche de celle de l’excellent « Homicidal Therapy » de BLEEDSKIN, elle est d’ailleurs signée aussi par le Vénézuélien Jesus Lhysta. A-t-il eu carte blanche pour votre long-format ? Pourquoi avez-vous fait appel à lui ?

On avait déjà collaboré avec lui sur l’EP. En cinq ans, il est devenu un ami du groupe et on aime beaucoup son travail. Du coup, c’était évident de faire appel à lui pour l’album. Et il avait exactement ce qu’il nous fallait.

Vous êtes désormais signés chez les Portugais de Gruesome Records qui commence à avoir quelques groupes sympas sur son catalogue (HURONIAN, GOD DISEASE), comment vous êtes-vous retrouvés chez eux ?

Je suis tombé sur leur site un peu par hasard, à la base parce qu’ils proposaient une cassette de la première démo de HIDEOUS DIVINITY. J’ai tout de suite accroché à l’esprit du site avec des groupes vraiment solides, un esprit entièrement underground avec une vraie démarche de passionnés.

Je les ai contactés par mail, on a échangé quelques messages et le courant est tout de suite bien passé. On s’est rapidement mis d’accord.

Les premiers retours concernant « Cognitive Extinction » sont particuliers bons, je suppose que ça doit vous faire plaisir ?!

Oui ça fait plaisir. C’est la première fois qu’on enregistrait de cette manière. On a fait la majorité des prises nous-mêmes, sauf la batterie en studio, et en plus il y a eu des changements de line-up pendant l’enregistrement.

Au final, ça nous a pris plus d’un an de boulot, avec pas mal de doutes. On était plutôt habitués à entrer en studio cinq ou dix jours et tout boucler d’un coup. Là, ça a été beaucoup plus long et parfois compliqué. Donc oui, avoir les retours positifs sur le premier morceau aujourd’hui, ça fait vraiment du bien.

La scène de Lyon et de ses alentours est remplie de formations de qualité du côté du Death Metal… on pense instantanément à DESTINITY, BENIGHTED (pour rester dans le même secteur géographique) ou encore HYSTERIA et DEADFUCK. Y a-t-il selon toi d’autres noms moins connus qui méritent le détour ?

Je pense à WARFUCK. Ils évoluent dans un Grind très sauvage, à la ROTTEN SOUND. Je les ai découverts sur un festival en Allemagne où on jouait ensemble. Ils sont pourtant du coin… mais je ne les avais encore jamais vus sur scène. Et honnêtement, ils ont tout détruit et ils ne sont que deux ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris une telle claque en live.

Vous avez eu l’occasion début janvier de jouer trois concerts au Japon à Tokyo et Osaka en première partie d’ABORTED, que retiens-tu de cette expérience et du contact avec le public nippon ?

C’était une expérience à la fois intense et magique. Entre les rencontres, la découverte du Japon et l’ambiance sur place…tout était incroyable. On partageait l’affiche avec les Indiens de GUTSLIT, les Mexicains d’ANETHERON et bien sûr ABORTED, un mélange musical et international vraiment énorme.

Les salles étaient plutôt underground, mais avec un son et des lights de fou. On s’est éclaté sur scène ! Le public japonais a été super réactif et curieux, vraiment content de nous découvrir. D’ailleurs, on nous a rapidement donné un surnom là-bas, “French Butchers”… des souvenirs qu’on gardera toute notre vie.

En plus de ça, cette tournée nous a permis d’officialiser notre collaboration avec l’agence de booking (SWD Japan) de Bastien, aux côtés de groupes comme ARCHSPIRE ou MARDUK… Une étape importante pour nous.

Ça n’était d’ailleurs pas votre première tournée à l’étranger puisque vous avez joué en compagnie de VADER et VOMITORY en 2023 et 2024 pour les deux parties de « 40 years of the apocalypse » dans une quinzaine de pays différents, ça devrait être incroyable de côtoyer ces légendes durant autant de dates !

Pour des gars comme nous, partager le quotidien de musiciens qui font partie des groupes qui nous ont donné envie de faire cette musique, c’était fou...

En un an, on a traversé une quinzaine de pays et appris énormément, sur la scène bien sûr, mais aussi sur tous les aspects de la vie d’un groupe en tournée. Et au-delà de ça, on a créé de vraies relations, des amitiés fortes.

Je me souviens de la première date en 2023. On arrive devant le tour bus en Tchéquie, un peu intimidés, sans trop savoir comment ça allait se passer. Et c’est Peter qui vient nous accueillir, avec le sourire. Tout de suite, on a senti beaucoup de simplicité et d’humilité, avec en même temps un niveau de professionnalisme impressionnant… il y a eu beaucoup de moments d’échange avec tout le monde, des retours sur notre musique, des conseils, des moments vraiment fun avec les groupes et l’équipe tech… Et il y a une phrase du tour manager qui nous est restée : “Votre musique est brutale, ne lâchez rien.”...

On a pris une vraie claque sur ces deux tournées, c’est là qu’on a vraiment compris pourquoi on faisait tout ça !

Cette année vous serez à l’affiche du désormais traditionnel Lions Metal Fest en compagnie notamment de PRIMORDIAL, HATE, SETH et HIMINBJORG… pas trop la pression de jouer à domicile et entouré de grands noms ?

Pas vraiment de pression, surtout de l’impatience. Ça fait presque huit ans qu’on relance Mike pour jouer sur ce festival à domicile, qui est devenu le rendez-vous Metal incontournable à Lyon. L’équipe fait un travail énorme chaque année, avec un super cadre et de très belles affiches. Pour un groupe local, c’est une étape importante.

J’en ai d’ailleurs parlé avec Mike récemment, et avec le recul, c’est une bonne chose que ça arrive seulement maintenant. Le groupe est plus mature, plus solide, et on va pouvoir en profiter pleinement. On a vraiment hâte et on est très heureux de faire partie de l’édition 2026 avec un tel line-up.

Quels sont les autres projets pour 2026 ? Et à l’avenir le HELLFEST, le MOTOCULTOR ?

Pour le moment, on se concentre surtout sur la sortie de l’album, ainsi que sur la mise en place des nouveaux morceaux dans le set live.

On a aussi quelques beaux projets à l’étranger dans les tuyaux, mais ce sont des choses qui prennent du temps à se concrétiser. Peut-être pour l’automne, ou plutôt courant 2027.

Concernant des festivals comme le Hellfest ou le Motocultor, ce serait évidemment incroyable pour nous, mais je pense que c’est encore un peu tôt. Finalement, on a encore peu joué en France et le groupe n’est pas forcément très connu ici, donc ce n’est pas simple de se positionner pour ce genre d’événements.

La prochaine étape serait déjà de pouvoir intégrer des festivals comme le Muscadeath ou le Brutal Swamp Fest. Ce serait une très belle progression pour nous sur la scène française

On est arrivés au bout de cette interview, je te laisse le mot de la fin...

Un grand merci à nos familles qui nous soutiennent dans cette aventure, ainsi qu’à notre team qui nous aide en coulisses sur de nombreux aspects, en particulier Pedro, Julien (ex team du Rock n’Eat de Lyon), Thibault (Convulsound Studio) et notre « Frero » Bastien (SWD Japan).

Je souhaite également remercier Thomas, notre ancien chanteur et Gab, notre ancien bassiste. Leur implication avant leur départ a joué un rôle important dans l’évolution du groupe.

À très bientôt sur la route !

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