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Beastmilk + Daniel Bay + In Solitude

Live report

Beastmilk + Daniel Bay + In Solitude Le 14 Octobre 2014 à Paris, France (Glazart)
Deux semaines après le trio Stallion, Striker, Bullet, c'est à nouveau du heavy metal qui me faisait venir au Glazart. IN SOLITUDE revenait en effet en France en tête d'affiche après son passage réussi au dernier Hellfest. Du heavy metal mais pas que puisque les excellents BEASTMILK faisaient aussi partie de l'affiche, eux qui étaient déjà passés dans cette même salle en début d'année.

Et en ouverture, c'est un certain DANIEL BAY qui était chargé de remplacer à la dernière minute Obnoxious Youth, démissionnaire. Un choix étonnant qui s'explique sans doute par ses relations avec ses compatriotes d'IN SOLITUDE. Parce que musicalement, je ne vois pas ce que faisait le Suédois sur cette affiche. Le public non plus apparemment puisqu'une petite vingtaine de personnes a fait l'effort d'assister au show solitaire du grand scandinave dont seul le look perfecto/jean troué rappelle qu'il s'agit bien d'un concert organisé par Garmonbozia. Le bonhomme vie sa musique à fond et ne manque pas de passion dans sa façon de jouer, jusqu'à se faire saigner les doigts, mais je n'ai pas été emballé par sa musique. Par ses lignes de guitare acoustique génériques et ennuyantes du moins (malgré quelques accélérations et tapements de pied) parce que sa voix rocailleuse passe beaucoup mieux. On reste toutefois loin de la prestation envoûtante de Rob Coffinshaker au Metal Magic dans une configuration similaire.

Changement total d'ambiance avec BEASTMILK et son "post-punk apocalyptique" ultra catchy évoquant Joy Divison ou The Cure en plus "pop". Comme lors de son dernier passage au Glazart, le groupe réunit pas mal de fans, notamment un public plus féminin que mes concerts habituels qui se déhanche aux rythmes irrésistiblement dansants des Finlandais. Enfin, Finlandais... le chanteur Kvohst (Hexvessel, ex-Code, ex-Dødheimsgard...) est britannique et la nouvelle seconde guitariste, la splendide Linnéa Olsson (Sonic Ritual, ex-The Oath), vient de Suède! Et en parlant de nouveaux, le combo a également recruté un batteur tout neuf. Bref, ça bouge chez BEASTMILK et pas que sur le dancefloor! Niveau jeu de scène et setlist, c'est quasiment la même chose que la dernière fois mais on ne va pas s'en plaindre tant le show se montre à nouveau efficace et le frontman charismatique (quelle voix envoûtante!). La formation enchaîne ainsi les tubes, quasiment tous issus de son premier et foutrement jouissif full-length Climax, excepté l'aérienne "Void Mother" et l'entraînante "Children Of The Atom Bomb", le hit nucléaire qui m'a fait découvrir et adoré BEASTMILK, tous deux tirés du génial EP Use Your Deluge. Petite préférence personnelle pour l'ensorcelante "You Are Now Under Our Control" qui porte bien son nom, l'éthéré "Ghosts Out Of Focus", la sombre "Nuclear Winter" et l'imparable "Death Reflects Us". Juste dommage de finir sur "Love In A Cold World", un peu trop mollasson pour une tombée de rideau que je préfère endiablée.

Setlist BEASTMILK:

The Wind Blows Through Their Skulls
You Are Now Under Our Control
Void Mother
Fear Your Mind
Ghosts Out Of Focus
Surf the Apocalypse
Children Of The Atom Bomb
Nuclear Winter
Death Reflects Us
Genocidal Crush
Love In A Cold World

Ça enchaîne vite ce soir! Il est vrai que le Glazart est loin d'être rempli, les organisateurs ont peut-être envie d'en finir au plus vite avec une nouvelle date qui ne remplira pas les caisses. Il y aura d'ailleurs moins de monde pour le headliner IN SOLITUDE que pour BEASTMILK! Forcément, c'est moins dansant! Surtout que, comme au Hellfest, les Suédois ont joué beaucoup d'extraits de leur dernier album Sister plus porté sur une ambiance gothique dark déprimée que sur les galopades heavy old-school sautillantes (pour ça, il y avait l'excellent "Witches Sabbath" tiré du 1er album, mon préféré car le plus typé Mercyful Fate meets Iron Maiden). Une prestation que j'avais beaucoup apprécié contrairement à ma première rencontre avec le combo au Hell's Pleasure 2013 qui m'avait pas mal déçu. Malheureusement, j'ai plutôt retrouvé le IN SOLITUDE de l'Allemagne l'année dernière. En première ligne le son, pourtant très correct sur BEASTMILK, qui s'avère brouillon avec des leads quasi inaudibles et un chant trop en retrait. Le frontman Pelle Åhman, qui s'était montré plus sobre et pro au festival clissonnais cet été, a refait dans l'imprécision au niveau de son chant (pas de renard mort autour du coup par chance toutefois). J'ai aussi trouvé le coup des roses blanches, placées autour des amplis, du micro et de certains éléments de la batterie, assez ridicule, même quand le grand dadet s'est mis à les arracher et les jeter vers la fin du show. Le reste des musiciens s'est montré remuant aussi mais sans en faire trop. Musicalement, pas grand chose à redire si on adhère à l'évolution heavy goth-rockisé de Sister. Ce qui est mon cas, aussi surprenant que cela puisse paraître. J'aime l'aura très sombre que dégage cet opus prenant. Le meilleur morceau étant l'incroyable "A Buried Sun" que les Scandinaves n'ont pas manqué d'interpréter aux côtés de "Death Knows Where", "Lavender", "Sister", "Horses In The Ground" et "He Comes". Petit tour sur le sympathique mais déjà moins purement heavy The World. The Flesh. The Devil avec "Demons" et "To Her Darkness". Plus surprenant, cette version de "Jesus I Betong" de Cortex (sans Minus) reprise à la sauce Sister. Tout ça c'est du bon mais je n'arrive pas à rentrer dedans totalement, la faute au son médiocre, au chant maladroit et à la prestation remarquable de BEASTMILK dans laquelle je me trouve encore plongé.

Setlist IN SOLITUDE:

Death Knows Where
Witches Sabbath
Lavender
A Buried Sun
Demons
Jesus I betong (reprise de Cortex)
Sister
To Her Darkness
Horses In The Ground
He Comes


Un concert étrange (un DANIEL BAY déguenillé et un peu perdu tout seul avec sa guitare acoustique et devant une poignée de personnes), un parfait (BEASTMILK, le groupe qui monte et qui fait danser toute l'assistance) et un mi-figue mi-raisin (IN SOLITUDE tantôt excellent, tantôt énervant, pas non plus aidé par un son moyen), le bilan peut sembler passable, d'autant que l'affluence n'a pas été à la hauteur des espérances. Mais BEASTMILK m'a tellement fait plaisir que je quitte le Glazart le sourire aux lèvres, impatient de les retrouver sur scène ou sur de nouveaux morceaux.

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