chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
207 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Ahmad Ali » Kenneth Cris... »

Disguised Malignance - Entering The Gateways

Chronique

Disguised Malignance Entering The Gateways
Si le nord de l’Europe a toujours été une terre fertile en matière de Metal celui-ci connaît depuis la crise Covid une émergence sans précédents de nouvelles formations menées par des musiciens très jeunes mais particulièrement talentueux et déterminés, et dont certains d’entre eux ont pu déjà se faire une petite réputation. Si la Norvège et la Suède sont les fers de lance de cette pouponnière bruyante le voisin Finlandais n’a rien à leur envier, tant le pays des mille lacs a vu débouler avec force quelques noms très qualitatifs comme CRYPTIC HATRED, HEXING et aussi désormais avec DISGUISED MALIGNANCE qui frappe lui-aussi particulièrement fort dès son premier opus. Car si ses membres oscillent entre dix-huit et vingt ans on ne croirait jamais qu’ils sont aussi jeunes quand on entend le résultat final, car à l’instar des deux autres combos précités (dans lesquels ont joué d’ailleurs certains des musiciens ici présents) on a clairement la sensation d’être en présence de vieux briscards expérimentés et aguerris, tant la musique y est particulièrement réussie et dense et nous renvoie en plein dans le Death Américain des années 90. Car outre une production granuleuse et une batterie au son très sec typiquement d’époque, on va se retrouver plongé dans des ambiances et influences qui sentent bon les débuts notamment de SUFFOCATION, CANNIBAL CORPSE et MALEVOLENT CREATION avec cette même hargne et noirceur incandescente, qui vont se retrouver tout au long de cette demi-heure qui va passer à toute allure sans aucune apparition de répétition et de lassitude auditive.

Il faut dire que dès le départ les gars vont donner le ton de ce qui va se produire durant tout ce temps, avec une musique fluide et remuante où la technique ne déborde jamais dans la branlette de manche et où le groove prime sur le reste en jouant sur les variations rythmiques. En effet que ce soit sur « Gates To Nihil » (qui fait office d’ouverture) comme « Remnants Of Serenity » les choses vont être simples et basées sur une alternance continue où ça tabasse aussi vite que ça n’écrase sur la pédale de frein, tout en gardant un feeling permanent et des points de repères où s’accrocher... notamment grâce à une durée globale qui ne s’éternise jamais trop longtemps. Et si ici on a vu que le quintet aime jouer vite il ne fait pour autant que cela vu qu’il sait varier son propos, et la suite va le démontrer plus fortement en mettant en avant sa facette plus lourde et lente qui va progressivement s’imposer sur les compositions qui vont suivre. Il suffit d’écouter « Confined » au grand-écart imposant pour s’en apercevoir, et cela va être plus flagrant encore sur les rampants et oppressants « The Fading Path Of Existence » et « Malignant Visions » où l’obscurité est renforcée dans cet océan putride et froid au tempo largement bridé... mais d’où émerge quelques explosions de violence pour ne pas tomber dans une espèce de faux-rythme pépère. Car que ça joue à fond la caisse comme sur le bridage l’accroche y est impeccable et le groove permanent, donnant ainsi souvent l’envie de taper du pied comme de secouer la tête comme à l’instar du monstrueux « Unearthly Extinction » à l’envie de se dandiner implacable et au dynamisme de dingo qui ne cesse de monter en pression et de la relâcher dans la foulée. Cependant les mecs vont aussi montrer qu’ils savent la jouer plus accessible, c’est le cas de « Beyond (Entering The Gateways) » qui mise prioritairement sur le médium assez pépère sans pour autant y perdre en virulence prouvant ainsi qu’en faisant les choses un peu différemment ils arrivent à garder leur ligne de conduite et leur agressivité.

D’ailleurs sur ce point le summum est atteint sur l’étonnant et long « Disengagement Into Eternity » où après un début et une fin très classique la partie centrale va aller carrément lorgner vers des accents Jazz et Progressif typiquement 70’s, tant les ambiances spatiales vont y être exacerbées sur fond de basse chaude et de batterie barrée où tout plane tranquillement. Si cela va logiquement surprendre on s’aperçoit que les craintes fondées vont s’évaporer rapidement vu que ces éléments trouvent facilement leur place au sein de ceux violents et haineux et qu’ils ne dépareillent pas, même si les raccourcir un peu aurait été plus bénéfiques. Mais à part cela on n’a absolument rien à reprocher à l’entité qui livre un premier jet sans fausses notes et qui montre un très potentiel à suivre et des énormes promesses pour le futur, tant ses créateurs sont à l’aise chacun dans leur registre et nul doute qu’avec encore plus de vécu et d’expérience la suite ne pourra qu’être encore plus impressionnante (tant ils ont déjà tout compris et assimilé les bases pour mieux les sublimer et les mettre en valeur). Affaire à suivre donc comme on dit et on se demande bien quelle sera la prochaine révélation venant des cours de récréation à venir chatouiller nos oreilles, car il est certain qu’il y’en aura d’autres et surtout qualitativement comme aussi impressionnante... tout ça n’est qu’une question de patience et de temps, ce dont on s’accommodera volontiers.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Disguised Malignance
Death Metal
2023 - Prosthetic Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8.57/10

plus d'infos sur
Disguised Malignance
Disguised Malignance
Death Metal - 2021 - Finlande
  

tracklist
01.   Gates To Nihil
02.   Confined
03.   Unearthly Extinction
04.   The Fading Path Of Existence
05.   Malignant Visions
06.   Remnants Of Serenity
07.   Disengagement Into Eternity
08.   Beyond (Entering The Gateways)

Durée : 34 minutes

line up
parution
29 Septembre 2023

Essayez aussi
Ectoplasma
Ectoplasma
White-Eyed Trance

2019 - Memento Mori
  
The Lurking Fear
The Lurking Fear
Death, Madness, Horror, Decay

2021 - Century Media Records
  
Infra
Infra
Initiation On The Ordeals Of Lower Vibrations (EP)

2014 - Nuclear War Now! Productions
  
Sulphur Aeon
Sulphur Aeon
Gateway To The Antisphere

2015 - Ván Records / Imperium Productions
  
Fluids
Fluids
Not Dark Yet

2021 - Hells Headbangers Records
  

Entombed
Clandestine
Lire la chronique
Forced Entry
As Above, So Below
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Combat Shock
Nightmare Fuel
Lire la chronique
HateSphere
Guillotine
Lire la chronique
Violent Omen
Locomotive of Chaos
Lire la chronique
Razorvoid
Into The Void
Lire la chronique
30 Years of Humanity is the Devil
Integrity + Ringworm + Worl...
Lire le live report
Dissimulator
Artifice Dissolves
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Octobre 2026
Jouer à la Photo mystère
Critical Defiance
Rivers Of Blood
Lire la chronique
Death Feast Open Air 2026
Annotations Of An Autopsy +...
Lire le live report
The Bleeding
Godless Communion
Lire la chronique
Miscreance
Reminiscence
Lire la chronique
Harlott
Exsequiis
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Phantom Corporation / Catbreath
Commando / Die By The Claw ...
Lire la chronique
Crashdeath
Loverbone
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique