chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
242 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer
Hail Of Bull... » Sebastian Grund »

Fuckhammer - Scorched Earth Prophets

Chronique

Fuckhammer Scorched Earth Prophets
Oui, bon, FUCKHAMMER, pris comme ça, c’est vraiment un nom à la con. Puis mon traducteur me renvoie à « marteau-piqueur » ou « marteau-pilon » et cela fait tout de suite davantage sens pour une formation de sludge death metal. Les quatre membres (deux Irlandais et deux Anglais) étant fortement engagés dans d’autres formations (rien de notable), cela expliquera sans doute la décennie d’écart entre « Fucked » (pourquoi s’emmerder à chercher des titres d’albums compliqués ? Toute la scène gore grind en PLS) et ce deuxième effort longe-durée qu’est « Scorched Earth Prophets ». Notons toutefois que c’est l’une des rares fois où le mot « fuck » n’apparait pas (« Hammered to Fuck » en 2011 ; « Fucked » en 2013 ; « Hammering Thy Fucking Grave » en 2016 ; « Cyancelled to Fuck » en 2022), ce qui en soit ressemble à un véritable petit exploit langagier.

Mais, en vrai de vrai comme disent nos érudits contemporains, le langage, on s’en cogne. En revanche, douze morceaux pour une durée totale de près de quarante-cinq minutes, cela reste un peu long une fois l’effet de surprise passé, les premiers titres s’avérant immédiatement accrocheurs dans leur simplicité virile. Il faut dire que ce mélange de death metal typé suédois avec un chant à la Jeff Walker sur fond de lourdeur crasse héritée du sludge, cela fait le taf sans sourciller en termes de matraquage. Et même si les musiciens s’autorisent des incartades bizarres (le pont central de « Curse of the Crimson Altar »), ce ne sont que des anecdotes au regard de la réalité du fond : le fongiforme. Donc, oui, les amateurs d’une formation telle que DOPETHRONE pourrait s’émouvoir de ce « Scorched Earth Prophets », si tant est qu’ils ne soient pas réfractaires à une bonne dose de death à l’ancienne, pris dans son jus rustique. Car ici, nulle fioriture : tu veux du riff technique ? Touche à ton cul. Tout sent globalement le bon accord barré des familles avec un batteur qui cogne comme un sourd. Evidemment qu’on aime ça, d’autant que les membres n’ont pas pris la vilaine habitude d’étirer leurs chansons en longueur : à l’exception de « Irregularities », qui clôture avec ses huit minutes, nous dépassons rarement les cinq minutes, ce qui est pour moi un point fort de ce disque. Cela permet de conserver l’auditeur en alerte en lui proposant, non pas de la variété, il ne faut pas non plus exagérer, mais tout du moins de multiples occasions de changer d’atmosphère, voire de faire une pause si le pilon se montrait trop dur.

Evidemment, avec son style de boxeur sanguinaire, FUCKHAMMER ne fera sans doute jamais la une des magazines et « Scorched Earth Prophets » ne figurera probablement pas dans les tops annuels des rédactions, cependant, je reste persuadé que l’expérience scénique doit être tellurique, tout en concédant qu’ici, simplicité n’est pas synonyme de paresse ou pauvreté. On s’y laisse prendre, à ce style de cogneur poids-lourd, qui est un peu au death que ce TAD fut au grunge en son temps : des mecs au-dessus du lot mais qui n’étaient ni assez beaux ni assez commerciaux ni assez carriéristes pour recevoir autre chose qu’une reconnaissance posthume. Dans dix ans, je serai certainement trop largué pour me souvenir de cette formation, aussi si une nouvelle galette pouvait paraître de mon vivant, j’en serai enchanté. A bon entendeur !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Fuckhammer
Sludge Death Metal
2024 - Indépendant
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Fuckhammer
Fuckhammer
Sludge Death Metal - 2011 - International
  

formats
tracklist
01.   Scorched Earth Profits  (03:33)
02.   Wrath of Cyans  (03:11)
03.   Impartial Agenda  (05:00)
04.   Vexillological Fixation  (02:45)
05.   Unmerciful Sisters  (01:18)
06.   Curse of the Crimson Altar  (05:26)
07.   Crisis Generator  (03:00)
08.   Hangman's Fracture  (03:14)
09.   Passage to the Afterworld  (03:45)
10.   Desolate Malaise  (04:05)
11.   Brain Turbulance  (01:41)
12.   Irregularities  (08:00)

Durée : 44:58

line up
parution
9 Août 2024

Essayez aussi
Fange
Fange
Perdition

2024 - Throatruiner Records
  
Fange
Fange
Pudeur

2020 - Throatruiner Records
  
Crowpath
Crowpath
Son Of Sulphur

2006 - Earache Records
  
Buried Souls
Buried Souls
Black Water (EP)

2024 - Indépendant
  
Ghost Brigade
Ghost Brigade
IV - One with the Storm

2014 - Season Of Mist
  

Misery Index
Discordia
Lire la chronique
Entretien avec CAGE FIGHT
Lire le podcast
Entretien avec DEATH DECLINE
Lire le podcast
Motocultor 2026 - Live Report
Lire le dossier
Exumer
Death Mask Messiah
Lire la chronique
Interview avec HEART ATTACK
Lire le podcast
La photo mystère du 1 Septembre 2026
Jouer à la Photo mystère
Ninth Realm
Damnation's Veil
Lire la chronique
Mucky Pup
Lemonade
Lire la chronique
D.R.I.
4 Of A Kind
Lire la chronique
Orph
Dead (EP)
Lire la chronique
Maidenhead
Maximum Clonage
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warthrash
No Light Shall Remain
Lire la chronique
Uncontrolled
…No Hope (EP)
Lire la chronique
Forced Entry
Uncertain Future
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Eradikated
Wiring Of Violence
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Crossover
Lire la chronique
Abuser
Blood Marks
Lire la chronique
Carnivore A.D.
Transmutation (EP)
Lire la chronique
Vice & Rale
Infection fatale (EP)
Lire la chronique
Extinct
In Conspiracies We Trust
Lire la chronique
D.R.I.
Dealing With It!
Lire la chronique
Cro-Mags
Near Death Experience
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juillet 2026
Jouer à la Photo mystère
Hellfest 2026 - Tales From The Pit
Lire le dossier
Endless
Incantation of Darkness
Lire la chronique
Pro-Pain
The Truth Hurts
Lire la chronique
Bewitched
Diabolical Death Mass
Lire la chronique